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puce LE CABINET NOIR DES RENSEIGNEMENTS GENERAUX (RG) OU LES CLASSEURS D’UNE ENQUÊTE EXPLOSIVE. (le 25/10/2008 à 13h15)

 

                                                                                                    

  

Une  affaire  à  scandale  révélée  par  Yves  Bertrand,  ancien  patron  des  renseignements  généraux et  propriétaire  d’un cabinet  noir  d’investigation  pourra  faire  des  émules  dans  l’avenir.  Côté  africain,  les  classeurs  de  Yves  Bertrand  soulignent,  Omar  Bongo  et  Pascal  Lissouba,  comme  étant  des  généreux  donateurs  qui  avaient  engraissés  quelques  personnalités  politique  françaises.  Indiscutablement,  Omar  Bongo  comme  dans  son  habitude,  a  toujours  arrosé  les  hommes  politiques  de  gauche  comme  de  droite,  selon  les  enquêtes,  mais  les  mêmes  enquêtes  épinglent  Pascal  Lissouba  d’avoir  financé  Noël  Mamère,  (le  militant  qui se  bat  aux  côtés  des  collectifs  contre  la  Françafrique  et  la  corruption),  pour  Noël  Mamère,  l’accusation  est  absurde,  et  qualifie  Yves  Bertrand : «  de  face  obscure  du  pouvoir  tentant  pour  contrer  son  combat  contre  la  France-Afrique ».  Appolinaire  Noël  KOULAMA,  vous  invite  à  lire  l’enquête,  ci-dessous,  inscrite  sur  les  carnets  personnels  de  l’ancien  patron  des  renseignements  généraux  (RG),  qui  seraient,  peut-être,  loin  d’être  des  simples  brouillons :

 

 

Les carnets noirs de la République

Yves Bertrand

 

« Bongo remet 900 000 francs à X » (un important ministre socialiste) : c'est ce que l'on peut lire sous la plume d'Yves Bertrand, le 29 janvier 2001. Dans les carnets noirs du patron des Renseignements  généraux  (RG), le Père Noël s'appelle Omar Bongo. Celui qui distribue l'argent aux politiques, à droite comme à gauche.

Peu importe que les informations qu'ils contiennent ne soient confortées par aucune preuve, les cahiers à spirale d'Yves Bertrand sont une boîte à poison qu'il suffit d'utiliser au bon moment pour paralyser l'adversaire. Mais depuis que Le Point a soulevé le couvercle, en révélant le contenu de ces carnets noirs, le 9 octobre 2008, une avalanche de plaintes risque de polluer la fin de carrière de celui qui a dirigé les Renseignements  généraux  (RG) pendant près de douze ans. Dans le sillage de Nicolas Sarkozy, l'homme d'affaires Jean-Noël Tassez a porté plainte, rejoint cette semaine par le député socialiste Arnaud Montebourg, lequel réclame une commission d'enquête parlementaire (lire Note  ci-dessous) [1]. Quant à Lionel Jospin, qui a violemment réagi dans nos colonnes la semaine dernière, il se réserve le droit d'en appeler à la justice. Dans ses carnets, le patron des Renseignements  généraux  (RG) avait habillé pour l'hiver Dominique Strauss-Kahn, l'actuel patron du FMI, n'hésitant pas à scruter sa vie privée et à imaginer des affaires de corruption. Comme avec l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua.

 

ARNAUD  MONTEBOURG  EN  LIGNE  DE  MIRE : 

Pour ramener du « biscuit » sur le Tout-Paris, Yves Bertrand comptait sur son cabinet noir. Un groupe d'enquêtes réservées dont les membres apparaissent le long des pages. Cette poignée de fonctionnaires dirigée par le propre chef de cabinet de Bertrand était chargée des basses oeuvres. Autant de manipulations et de coups tordus que le patron des Renseignements  généraux  (RG) archivait soigneusement dans ses cahiers à spirale. Lorsque, en 2001, Yves Bertrand se passionne pour le député socialiste Arnaud Montebourg, qui vient alors de créer « l'association VIe République », c'est un commandant de police, membre de son cabinet noir, qui pêche des infos. Fin mai, Yves Bertrand consigne ainsi dans ses carnets à propos de Montebourg : « Avocat d'irréguliers marocains, a du fric, ouvre des cercles 6e dans tous les circons ». Dans Le Monde, Daniel Vaillant, ancien ministre de l'Intérieur socialiste, raconte que, lorsqu'il a voulu remplacer Bertrand par Pierre Debue, le président Jacques Chirac s'y est opposé, notamment à cause d'Arnaud Montebourg. « Le président m'a reçu. Il m'a dit : "Je ne connais pas ce monsieur Debue. Je n'ai pas confiance. Et, avec ce Montebourg qui me cherche des histoires, il n'en est pas question. " » Toujours est-il que de 2000 à 2003 le nom du virulent opposant à Jacques Chirac réapparaît une dizaine de fois dans les cahiers à spirale. Bertrand s'intéresse aussi à l'épouse du député : « Sa femme, Hortense de Labriffe, wer chez Christie », peut-on lire fin 2000. En clair, elle travaille chez Christie. Ou encore : « Montebourg complote contre les RG », puis « La cellule Montebourg s'étoffe », note en mai 2003 le patron des Renseignements généraux. Contrairement à d'autres personnalités épinglées dans les carnets, le député socialiste n'est gratifié d'aucune turpitude sexuelle.

Un ancien commissaire des RG a raconté le fonctionnement de ce cabinet noir du patron des Renseignements  généraux  (RG). Dans une lettre-confession adressée le 10 avril 2003 au rival de Bertrand aux RG, Bernard Squarcini, aujourd'hui patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), ce commissaire décrit « un réseau très cloisonné de fonctionnaires et de journalistes travaillant dans l'ombre sans se connaître ». Tout en précisant que « les agents composant ce réseau étaient chargés de recueillir des renseignements à l'intention exclusive d'Yves Bertrand, soit parce qu'ils étaient impossibles à recueillir dans le strict cadre de l'institution, soit parce qu'ils étaient destinés à l'usage personnel du patron ». Le commissaire en question, Hubert Marty-Vrayance, a été révoqué de la police, non pour avoir travaillé dans le cabinet d'Yves Bertand, mais pour une affaire de « tricoche », la vente de renseignements piochés dans les fichiers de police.

Dans les carnets d'Yves Bertrand, cet ancien commissaire occupe une place de choix. C'est à lui que Yves Bertrand, qui ne connaît rien au dossier corse et rêve de doubler le spécialiste maison, Bernard Squarcini, confie la mission de localiser Yvan Colonna. Au fil des pages, le berger corse est repéré au Venezuela puis en Auvergne ! C'est ce même Marty-Vrayance qui sera chargé par le chef du cabinet noir d'Yves Bertrand de faire publier un livre sur le passé trotskiste de Jospin. Un passé sur lequel Yves Bertrand tartine dès 2001. Ecrit par un journaliste indépendant, omniprésent dans les carnets à spirale d' Yves Bertrand, le livre sera finalement rétorqué par l'éditeur approché. Ce manuscrit dont Le Point s'est procuré une copie est annoté par le propre chef de cabinet du patron des Renseignements généraux.

De nombreuses personnalités politiques de premier ordre ont eu les honneurs des carnets d'Yves Bertrand. Le Point peut ainsi révéler que François Bayrou apparaît plusieurs fois sous la plume du responsable des RG. La première fois en mars 2001 avec un ragot sur sa vie privée. L'informateur n'est autre que la commissaire Brigitte Henri, l'un des soldats de l'ombre d'Yves Bertrand, dont les initiales jalonnent les carnets. Par exemple lorsque Brigitte Henri  rapporte à son patron en décembre 2000 des éléments d'enquête sur la soeur du Premier ministre Lionel Jospin (Le Point n° 1882). Quelques mois plus tard, le graphomane des RG note : « C'est Borloo qui amène le fric occulte à Bayrou. » A l'automne de la même année, ce sont cette fois les chevaux de course du président du  MoDem qui intéressent Bertrand. Des calomnies que François Bayrou, joint  par Le Point, ne souhaite pas commenter, tout en rappelant qu'à la tribune de l'Assemblée il avait dénoncé avec véhémence, sur fond d'affaire Clearstream, la « République des officines ».

 

LES  CHEVAUX  DE  FRANCOIS  BAYROU :

Peu importe la véracité de l'information, pourvu que le poison de la rumeur fasse son effet. Dans les carnets à spirale d'Yves Bertrand, l'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing, le député UMP Alain Madelin ou l'actuelle ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, sont épinglés sans aucune preuve pour des magouilles financières. L'ex-grand maître du Grand Orient Alain Bauer se voit, lui, décrit comme « manipulé par une fille de la CIA ». Yves Bertrand surveille comme le lait sur le feu ce proche de Nicolas Sarkozy.

En mars 1999, Yves Bertrand écrit que Pascal Lissouba, l'ancien président du Congo-Brazzaville, dont il indique le domicile à Paris, a « donné du fric à Noël Mamère ». Avec cette précision : « Il y a un an entre 3 et 6 MF. » Un peu plus loin, il ajoute : « 4 autres députés avaient bénéficié des largesses. » Contacté par Le Point, Noël Mamère a immédiatement fait le lien avec ses prises de position sur les pétroliers  et  les marchands d'armes qui attisaient  la  guerre civile au Congo-Brazzaville : «  A l'époque, j'étais l'un des plus critiques sur la politique menée par la France en Afrique. L'accusation est absurde, mais le ragot est une arme redoutable parce que celui qui l'entend se dit qu'il n'y a pas de fumée sans feu. » Et le député vert d'ajouter : « Yves Bertrand incarne la face obscure du pouvoir. Sous son règne les RG sont devenus l'officine officielle des ragots. »

On aimerait croire, comme l'affirme Yves Bertrand, que ses cahiers à spirale ne sont que des brouillons (lire Note  ci-dessous) [2]. Sauf que le patron des RG y note scrupuleusement les enquêtes qu'on lui commande. Avec parmi les donneurs d'ordres Philippe Massoni, ancien préfet de police puis conseiller auprès de Jacques Chirac, ou encore Dominique de Villepin. Le premier a rencontré 14 fois le patron des RG entre 2001 et 2002, les seconds 33 fois…

Auteurs :  Jean-Michel  DECUGIS,  Christophe  LABBE,  et  Olivia  RECASENS

Publié  le :  25  octobre  2008

Rubrique :  International

Source :  http://wwww.lepoint.fr

 

Note :

[1]  Suite  à  cette  information  ci-dessus,  le  député  socialiste  Arnaud  Montebourg  vient  aussitôt  de  réagir  et  demande  l’ouverture  d’une  enquête judiciaire :

REACTION  DE  ARNAUD  MONTEBOURG,  DEPUTE  SOCIALISTE  DE  SAÔNE-ET-LOIRE

Le député socialiste Arnaud Montebourg figure lui aussi dans les carnets noirs d'Yves Bertrand. Au nom du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, dont il est le numéro deux, il demande une commission d'enquête parlementaire pour faire la lumière sur cette affaire.

« L'ampleur et la nature des informations recueillies font penser irrésistiblement à une petite Stasi à la française. Nous sommes face à une très grave affaire de forfaiture et de trahison. Un haut fonctionnaire, directeur de la police, a enquêté sur son Premier ministre, en l'occurrence Lionel Jospin. Ce n'est pas une petite affaire de surveillance aux portes des chambres à coucher, mais une organisation méthodique d'espionnage, d'intimidation et de déstabilisation d'opposants politiques au coeur du ministère de l'Intérieur, et donc de l'Etat.

Je découvre que ma femme a été prise pour cible et que mes voyages ont été surveillés. C'est aussi hallucinant que scandaleux. Je commence à comprendre pourquoi l'étude de mon notaire a été cambriolée tout comme le local de la Convention pour la VIe République. Et pourquoi j'ai été obligé de changer de modèle de téléphone plusieurs fois en quelques mois. Je commence à comprendre également pourquoi mes multiples plaintes pour menaces de mort ne semblent jamais avoir vraiment intéressé les services de police...

Le directeur des Renseignements généraux s'est intéressé à moi en tant que député de la majorité puis de l'opposition. Cela en raison sans doute du travail que j'avais accompli pour faire traduire Jacques Chirac devant la Haute Cour et de l'enquête que j'avais menée contre les paradis fiscaux où beaucoup d'argent provenant du RPR était entreposé, comme l'indique le juge Eric Halphen dans son ordonnance de renvoi dans le dossier des HLM de la Ville de Paris. C'est une affaire d'Etat qui porte une atteinte grave à la Constitution et-en ces temps de multiplication des fichages à l'exercice des libertés par les citoyens. Il faut qu'une commission d'enquête parlementaire fasse la lumière là-dessus. Je vais demander au groupe PS d'en faire une priorité. L'enjeu est d'éviter que de si graves dérives ne se reproduisent.

[2]  Suite  aux  tournures  inquiétantes  de  ces  révélations,  Yves  Bertrand  se  défend  de  son  travail  de  basse  police  sous  les  jupes  de  la république :

REACTION  D’YVES BERTRAND,  ANCIEN PATRON DES  RENSEIGNEMENTS  GENERAUX

Ce n'est pas parce que j'écris sur untel ou unetelle que c'est parole d'Evangile. Ces carnets qui ont un caractère privé sont à considérer comme des brouillons. Il s'agit d'un outil de travail, on ne peut pas en interpréter le contenu. Il est normal que le patron des RG soit informé très en amont des affaires. Cela veut dire que j'étais bon. Les destinataires de mes notes étaient le cabinet du ministre de l'Intérieur, Matignon et l'Elysée. Quant à la vie privée, je n'ai pas dû écrire beaucoup de choses et si je l'ai fait, c'était certainement pour protéger les membres du gouvernement. »

 

 

 

 

 

 

 

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puce 12ème SOMMET DE LA FRANCOPHONIE : LE REGARD CRITIQUE D’UN CITOYEN AFRICAIN. (le 23/10/2008 à 23h36)

 

   

 

L’Organisation  Internationale  de  la  Francophonie  (OIF)  qui  a  réunit  les  chefs  d’états  et  de  gouvernements du  17 au  19  octobre  2008  au  Québec,  n’est  qu’un  véritable  soutien  politique  au  projet  prioritaire  de  la  France,  pour  un  sommet  international  sur  la  crise  financière  mondiale,  et  pour  le  reste,  le  sommet  s’est  contenté  à  prendre  des  engagements  environnementaux  et  linguistiques.  Après  la  clôture  de  ce  XIIème  sommet,  le  tour  nous  revient,  simples  citoyens  du continent  africain,  à  nous  poser  la  question,  quelles  leçons pouvons-nous tirer  de  ce  XIIème  sommet  de  la  francophonie ?  Par  Appolinaire  Noël  KOULAMA.

 

 

Organisation internationale de la Francophonie

 

1)    ENGAGEMENTS  POLITIQUE  ET  ENVIRONNEMENTAL :

 

Le  sommet  de  l’Organisation  Internationale  de  la  Francophonie  (OIF) [1]  s’est  déroulée  dans  une  environnement  international  exceptionnel,  notamment,  la  crise  financière  internationale  a  contribué  à  l’idée,  de  fonder  ce  sommet  sur  des  problèmes  concrets,  auxquels,  l’humanité  est  actuellement  confrontée,  ainsi,  la  partie  réservée  à  la  culture  et  à  la  langue  française  a  été  pour  la  première  fois  la  plus  mince.

 

Il  ressort  de  ce  XIIème  sommet,  un  engagement  de  l’ensemble  des  Chefs  d’états  et  de  gouvernements  réunis  au Québec  de  soutenir  un  sommet  international  sur la  crise  financière, projet  cher  à  Nicolas  Sarkozy,  qui  s’est empressé  d’aller  convaincre  son  homologue  américain,  Georges  Bush.  Ce  projet  pour  un  sommet  international  sur  la  crise  financière  prévoit : un  premier  sommet  qui  impliquera  d’abord  le  G8  et  dans  un second  temps,  on  adjoindra  au  G8,  le  groupe  G5  composé  de  Chine,  Inde,  Afrique  du  sud,  Mexique  et  le  Brésil,  et,  les  institutions  internationales  comme :  La  banque  mondiale  (BM) et  le  fond  monétaire Internationale  (FMI).

 

En  matière  de  l’environnement,  la  francophonie  s’engage  à  une  coopération,  de  sorte  que  chaque  pays  mette  au  point  une  politique  nationale,  en  vue  de  réaliser  l’objectif  commun  de  la  francophonie,  à  réduire  de  50%,  les  émissions  mondiales  des  gaz  à  effet  de  serre, d’ici  2050.  En  acceptant,  cette  formulation,  l’ensemble  des  états  membre  de  l’Organisation  Internationale  de  la  francophonie  (OIF)  s’engage  à  tous  pris,  de  développer  chacun  des  mesures  qui permettront  d’atteindre  les  objectifs  mondiaux :  réduire  les  émissions  polluantes  de  moitié  (50%)  d’ici  2050,  en  conformité  avec  les  recommandation  du  Groupe  d’Expert  Intergouvernemental  sur  l’Evolution  du Climat (GEIEC). 

 

Les  pays  africains  ont  profité  de  ce  sommet,  pour  présenter  leurs  doléances,  à  l'organisation,  concrnant  la  crise  financière  internationale,  ils  craignent,  en  effet,  de  subir  une  diminution  de  l’aide  publique  au  développement  et  des  incidences  de  la  crise  financière  internationale  sur  leurs  économies.

 

Par  ailleurs,  le  premier  ministre  canadien,  Monsieur  Harper  a  annoncé  une  aide  de  plus  de  100  millions  de  dollars  aux  pays  en  voie  de  développement  particulièrement  vulnérables,  pour  les  permettre  de  mieux  conduire  les  politiques  contre  les  changements  climatiques,  une aide  qui  sera  surtout  destinées  aux  petits  états  en  Afrique,  dans  les  caraïbes  et  le  pacifique.

 

Au  delà  de  ce  beau  décor  de  discours  sympathiques,  se  cachent  d’autres  réalités  nauséabondes  de  la  francophonie,  le  manque  de volonté  d’enrayer   la  dictature  en Afrique,  la  maison  de  la  francophonie  appartient  d’abord  à  la  France,  qui  voit  par  la  francophonie,  l’occasion  de  défendre  la  langue  française,  contre  l’américanisme  technique,  scientifique  et  culturel  qui  envahi  le  monde  entier.

 

L’ancien  Président  français  François  Mitterrand,  défendait  la  francophonie  en  ces  thèses :  « Il  ne  faut  pas  laisser  le  Coca-cola,  Mickey  et  Hollywood  nous  envahir,  pour  éviter  un  monde  culturel  unipolaire  dominé  par  les  américains »   le  président  Jacques  Chirac,  s’inscrivait  sur  le  même  registre,  selon  lui :  « Il  ne  faut  pas  laisser  aux  américains,  la  domination  culturelle  du  monde,  afin  de  protéger  les  cultures  des  peuples  et des  tribus »

 

Même  si  Abdou  Diouf  est  le  secrétaire  générale  de  la  francophonie,  la  France  demeure  les  fondements  de  cette  maison  « Francophone »,  or  l’OIF,  ne  se  contente  pas  seulement  des  questions  culturelles,  mais  aussi  des  questions  politiques.  Cette  organisation  vient  de  regrouper,  au  Québec,  tous  les  dictateurs  africains [2]  des  états  membres,  qui  ont,  suffisamment,  démontré  leur  preuves  d’incapacité  et  d’incompétence  d’appliquer  les  politiques  judicieuses  de  développement.

 

Dans  notre  article  intitulé  « Décolonisation  et  Coopération :  Lorsque  l’Angleterre  devance  la  France  de  plusieurs  pas [3] »  nous  dénonçons  l’attitude  de  la  France  et  de  sa  francophonie,  n’excluant  pas  les  états  membres  qui  ne  respectent  l’état  de  droit,  mais  cette  année  et  pour  la  première  fois,  dans  son  histoire,  la  francophonie  vient  d’exclure,  curieusement,  un  premier  pays :  La  Mauritanie,  pour  des  raisons  de  putsch  contre  les  institutions  établies.   Faut-il  pas  voir  dans  cette  attitude,  pourtant  louable,  un  positionnement  à  l’Union  Africaine ?  dès  lors,  ce  conglomérat  composé,  en  son  sein  du  lobby  des  dictateurs  africains,  amis à  la  France,  qui  prohibent  le  renversement  par  la  force  des  institutions  établies  dont,  leurs  présidences  à  vie.

 

Ainsi,  dans  cette  même  optique,  on  a,  bien  vu,  la  France  de  Nicolas  Sarkozy  et  de  Bernard  Kouchner,  être  en  accord  avec  les  dictateurs  francophones,  de  l’Union  Africaine,  en  apportant  un  soutien  militaire  et  international ,  après  le  raid  des  rebelles  tchadiens,  sous  les  prétextes  de  protéger  des  institutions  établies  par  Idriss  Deby,  qui  tient  son  pays  d’une  main  de  fer,  contre  l’état  de  droit  et  qui  est  accusé  des  violations  inhumaines  et  dégradantes.   Et  c’est  cette  même  France  qui  apporte  son  soutien  au  renversement,  des  dirigeants  peu  arrangeant  de  ses  intérêts.

 

Cet  acte  d’exclusion  de  la  Mauritanie  de  l’OIF,  ne  saurait  être  considérée  comme  la  volonté  de  la  France  et  la  francophonie  d’inciter  à  un  état  de  droit  dans  les  pays  africains,  dont  les  dictateurs  sont  en  collision  avec  les  intérêts  (politique, économique  et  culturel)  de  la  France,  et,  qui  est  désengagée  à  imposer  la  démocratie  et  les  élections  propres,  au  sein  des  pays  africains  membres  de  l’OIF  et  de  la  France-Afrique.  Ce  XIIème   sommet  de  la  francophonie  a  échappé,  d’affirmer  de  façon  concrète,  qu’il  est  inacceptable  que  les  dictateurs  continuent,  sans  inquiétude,  de bloquer  les  processus  d’alternances  démocratiques,  par  les  intimidations,  la  force,  la  Fraude,  les  arrestation  et  les  disparitions,  au  contraire,  le  souci  principal  affirmé  par  le  Québec,  c’est  la  mobilisation  internationale,  pour  plus  de  pays  membres  dans l’OIF,  peu  importe,  qu’ils  soient  des  dictatures  ou  des  démocraties. 

 

 

2)    ENGAGEMENTS  CULTUREL  ET  LINGUISTIQUE :

 

La  défense  de  la  langue  française  dans  le  monde,  est  un  sujet  beaucoup  cher,  pour  les  québécois,  le  premier  ministre québécois,  Jean  Charest  l’a  rappelé :  «  Il  nous  faut  un  appel  à  la  mobilisation  internationale »  et  soulignant  « Qu’au  Québec  la  défense  de  la  langue  française  est  un combat  de  tous  les  jours  de  génération  en  génération  depuis  400  ans ». 

 

A  la  différence  avec  les  africains,  les  québécois  sont  des  descendants  de  français  qui  avaient immigré  dans  cette  partie  de  l’Amérique  du  nord,  et  le  français  a  toujours  été  leur  langue,  mais,  en  400  ans,  elle  a  évolué  différemment  avec  le  français  du  vieux  pays.

 

En  effet,  le  Québec  est  un  pays  enclavé  par  des  vastes  territoires  ayant  l’anglais  pour  langue,  et  pour  éviter  toute  disparition  de  la  langue  française,  le  Québec  a  pris  des  lois  draconiennes  et  contraignantes :  interdiction  de  mettre  dans  la  langue  française,  des  mots  anglais,  pour  cela,  les  linguistes  québécois,  ne  manquent  pas  d’imagination,  ainsi  pour  éviter  de  parler  de  « e-mail »,  ils  ont  inventé  « courriel »,  de  même  pour  éviter  de  prononcer  « Spams »,  ils  ont  inventé  « Pourriels »,  tout  comme  les  panneaux  routiers  écrits  « Stop »  ont  été  remplacés  par l’écriteau  « Arrêt ».

 

Cet  exemple  québécois  peut  servir  d’exemple  aux  linguistes  africains  qui  peuvent  travailler  ensemble  pour un  rapprochement  linguistique  du  continent,  en  traduisant,  des  nouveaux  mots  communs  pour  toute  l’Afrique.  Lorsque  l’on  observe  le  vocabulaire  technique  et  scientifique,  le  vocabulaire  commercial,  l’on  s’aperçoit  qu’il  y a  un  panel  important   et varié  des  mots  techniques  a  traduire  pour  s’en  passer  d’utiliser  les  mots  anglais  ou  français.

 

Avec  le  développement  continu  de  la  science  et  de  la  technologie,  qui  a  entraîner  l’augmentation  de  la  consommation  et  de  l’utilisation  des  produits  de  plus  innovants,  l’homme  s’est  modernisé  d’avantage,  par  conséquent,  le  vocabulaire  technique  et  scientifique  ont  envahi  le  langage  de  l’homme  moderne,  même  si  nombreux  ne  s’en  rendent  pas  compte,  tous  le  jours,  quelle  que  soit  la  langue,  nous  utilisons  le  vocabulaire  technique  et  nous  défendons  inconsciemment  l’anglais  ou  le  français,  en  effet,  il  suffit  de  débattre  sur  l’environnement, sur  le  management,  sur  les découvertes,  sur  les  produits  etc.….   que  nous  utilisons  des  mots  français  et anglais,  que  les  africains  ont  oublié  d’inventer  pour  leurs  langues.

 

En  d’autres  termes,  on  peut  résumer  que  les  langues  africaines  suivent  très  lentement,  l’évolution  de  la  planète.

 

Dans  ces  contextes,  il  est  difficile  de  prétendre  donner  correctement,  un  enseignement  assez  typique  aujourd’hui,  dans  les  langues  africaines,  si,  la  grande  majorité  des  mots  qui  manquent  à  nos  langues,  ne  sont  pas  créées.

 

Le  Rwanda  par  exemple  est  un  pays  totalement  francophone,  mais  qui  opte  pour  l’anglais,  comme  langue  officielle  d’état, «  l’enseignement  secondaire  et  universitaire  seront,  désormais,  exclusivement  en  Anglais »  avait  déclaré  Madame  GAHAKWA,  ministre  de  l’éducation  nationale,  commentant  une  décision  du  gouvernement  du  jeudi 09  octobre  2008,  avant  d’ajouter,  « la  volonté  du  Rwanda  d’adhérer  prochainement  à  l’organisation  de  Commonwealth ».  D’ores  et  déjà,  le  prochain  sommet  de  Commonwealth  qui  se  tiendra  en  2009  à  Trinité-et-Tobago  prendra  une  décision,  sur  l’intégration  du  Rwanda  dans  cette  organisation  internationale. 

 

A  l’ère  de  la  mondialisation,    tous  les  domaines  sont  totalement  influencés  par  la  langue  anglaise,  il  nous  est  difficile  de  contredire  cette  décision rwandaise [4],  cependant  le  cas  du  Rwanda  est  révélateur  de  l’abondant  de  nos  langues  africaines  au  profit  des  langues  étrangères.  On  prend  des  décisions  favorables  pour  l’anglais  et  rien  n’est  fait  pour  la  lange  locale :  « le  Kinyarwanda »  qui  est  aussi,  une  langue  nationale  comme  le  français  et  l’anglais  désormais.  A  cette  allure,  nos  langues  africaines  ne  sont  pas  invitées  à  demeurer  pauvres  comme  actuellement ? 

 

Il  nous  semble  convaincant,  que  le  plurilinguisme  est  une  chance  pour  les  états  et  les peuples,  par  conséquent  apprendre  à  maîtriser  d’autres  langues  étrangères  est  un  atout  que  l’on  peut  servir  pour  notre  développement,  mais,  les  intégrations  aux  organisations  internationales  linguistiques  comme  le  Commonwealth  et  la  francophonie,  risquent  d’aveugler  nos  gouvernants,  qui  ne  penseront  qu’à  l’anglais et  le  français.  Le  piège  de  la  francophonie  et  du  Commonwealth,  c’est  l’asphyxie  des  langues  africaines [5],  si  l’on  n’y  prend  garde.

 

Au  moment,  où,  nous  pensons à  la  construction  de  l’Union  Africaine,  la  représentation  linguistique  du  continent  serait  un  vecteur  fort  de  l’identité  africaine  à  proposer  au  reste  du  monde,  comme  complément  de  l’évolution  et  de  la  richesse  de  notre  humanité.  

 

 

3)    CONCLUSION :

 

De  Gaulle  qui  avait  rêver  de  faire  de  la  France  la  petite  reine  du  monde,  il  l’avait  dotée  de  la  bombe  nucléaire  et  des  pays  satellites  (les  territoires  d’outre-mer  et  les  pays  africains),  ce  qui  lui  a  valut  la  place  au  Conseil  de  Sécurité  des  Nations Unies.  Aujourd’hui,  le  monde  a  changé,  et  la  France  entend  garder  cette  place  de  petite  reine :

 

Bernard  Kouchner,  alors  qu’il  était  militant  socialiste,  il  soutient  les  américains  pour  la  guerre  en  Irak,  il  est  le  défenseur  d’une  intervention  militaire  pour  faire  de  l’intervention  humanitaire.  Il  est  pour  que  la  France  continue  de  conserver  sa  place  de  petite  reine  dans  le  monde  et  dans  l’Europe.

 

Alain  Johandet  un  autre  adepte  de  la   petite  reine,  son  intervention  auprès  de  Omar  Bongo  va  être  déterminante  pour  préserver  le  pré-carré  français,  dont  Jean  Marie  Bokel  payera  de  son  poste  de  la  coopération.

 

Nicolas  Sarkozy  après  son  bluff  pour  la  rupture  par  rapport  à  la  politique  de  Jacques  Chirac,  il  continue  fidèlement  l’œuvre  de  Jacques  Chirac,  pour  conserver  la  place  de  petite  reine  à  la  France,  comme  l’avait  voulu  De  Gaulle.

 

L’Organisation  Internationale  de  la  Francophonie  (OIF)  représente,  avant  tout,  les  intérêts  culturels  de  la  France  et  du  Québec  (des  descendants  français  en  Amérique  du  nord),  pour  laquelle  la  figuration  des  états  africains  semblent  accompagner  la  France  à  conserver  sa  place  de  petite  reine  dans  le  monde  et  à  contribuer  à  aider  à  protéger  les  cultures  françaises  et  québécoises  contres  les  envahisseurs  anglo-saxons,  le  12ème  sommet  qui vient  de  s’achever  au  Québec  ne  montre  pas  les  signes de changement  de  cette  donne.

 

Cependant,  deux  pays  africains  se  sont  acharnés,  avec  une  concurrence  agressive,  pour  abriter  coûte  que  coûte  le  prochain  sommet  de  l’OIF,  c’est  la  RDC  et  le  Madagascar,  l’organisation  a,  finalement,  tranché  et  servi  les  deux  prétendants :  le  XIIIème    sommet  en  2010  se  déroulera  au  Madagascar  et  le  XIV ème   sommet  de  2012  en  RDC.      

 

 

 

Auteur :  Appolinaire  Noël  KOULAMA

Publié  le :  23  octobre  2008

Rubrique :  International

Source :  http://africdossier.oldiblog.com 

 

 

 

Note :

 

[1]  L’OIF  compte  désormais  70  pays  et  gouvernements  membres  et  observateurs  représentant,  plus  de  200  millions  francophone  dans  le  monde.  L’Arménie  est  devenue  membre  à  part  entière.  La  Thaïlande  et  la  Lettonie  sont  rentrées  dans  le  cercle  des  observateurs.  Son  équivalent  anglophone est  le  Commonwealth,  cette  association  internationale  regroupe   153  pays  totalement  ou  partiellement  anglophones  et  indépendants.

 

[2]  Dans son  article  titré :  « Sommet  de  la  Francophonie  au  Québec :  Combien  de  dictateurs  africains encore  à  la  table ? »,  Antoine  LATOUR  met  en  exergue,  les  comportements  fâcheux  et   non  démocratiques  des  dirigeants  africains  qui  font  le  nombre de  l’OIF.

 

[3]  Lire  notre  article  qui  fait  une analyse  comparable  entre  la  France  et  l’Angleterre,  à  travers  respectivement,  la  Francophonie  et  le  Commonwealth :  « Décolonisation  et  Coopération :  Lorsque  l’angleterre  devance la  France  de  plusieurs  pas ».

 

[4]  Le  FPR  est  un  parti  exilé  en  Ouganda  avec  plusieurs  de  ses  membres  devenus  anglophones,  avant  de  prendre  le  pouvoir  à  Kigali,  lors  du  génocide  et  mettant  fin  au  génocide  rwandais.  Le  Rwanda  a  rompu  fin  novembre  2006,  ses  relations  diplomatiques  avec  Paris,  après  que  le  juge  Jean  Louis Brugière  eut  réclamé  des  poursuites  contre  Monsieur  KAGAME  et  d’autres  responsables  rwandais,  pour  leurs  participations  présumées  à l’attentat  contre  l’avion  e  l’ex-président  rwandais,  Juvénile  Habyarimana,  le  06  avril  1996,  qui  avait déclenché  le  génocide.

 

[5] Il  nous  paraît,  cependant,  normal  de  partager  l’héritage  culturel  du  français  avec  l’ensemble  du  monde  francophone,  au sein  d’une  organisation  internationale,  par  contre,  le  risque,  est  de  voir  nos  états  complètement  acculturés  de  l’héritage  linguistique,  la  domination  culturelle  que  reproche   les  français  aux  américains  ne  se  trouve  t-elle  pas  entre  la  France  et  les  états  africains  francophones,  dans  ce  contexte,  Rodrigue  KPOGLI  est  plus  ferme  dans  son  article  intitulé :  « La  Francophonie :  Comment  les  langues  et  les  cultures  africaines  sont  asphyxiées »,  et  il  souligne  que  cette  maison  « francophone »  est  appelée  à  disparaître  du  continent  africain.

 

 

 

 

 

 

 

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puce ETATS-UNIS : PEU DE CHANGEMENT DANS LA POLITIQUE AFRICAINE QUEL QUE SOIT LE FUTUR PRESIDENT EN 2008. (le 19/10/2008 à 14h13)

 

   

La politique américaine en Afrique restera plus ou moins identique, quel que soit le vainqueur des présidentielles du 4 novembre aux Etats-Unis. Tel a été le consensus au séminaire de la Commission économique de l’Onu pour l’Afrique  à Addis Abeba sur les implications de ce scrutin pour le continent africain. 

 

 

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Le sénateur Obama et son colistier Joe Biden

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour l’analyste américain Steven Ekovitch, professeur de science politique à l’université américaine de Paris, les plates-formes politiques des deux principaux candidats à la présidence, à savoir le démocrate Barack Obama et le républicain John McCain, se ressemblent énormément. « J’ai non seulement eu l’impression de lire le même texte, mais je me suis aussi rendu compte que j’avais  déjà vu quelque chose de semblable », a déclaré en substance le professeur Ekovitch, en faisant allusion a la politique de l’administration Bush en Afrique.

 

Steven Ekovitch, l’une des têtes d’affiches du séminaire, a dit aux diplomates et officiels africains présents de ne pas s’attendre à une politique plus favorable en cas de victoire du candidat favori de l’Afrique,  Barack Obama, dont le père était Kenyan.

 

« Mais je vous dirai par contre ceci : un président africain-américain sera plus sévère a votre égard qu’un président blanc. Il peut vous traiter avec amour et rigueur, comme on dit aux Etats-Unis. Il pourra vous dire ce qu’un autre chef de

 

 

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Sen. John McCain (r), accompanied by his running mate, Alaska Gov. Sarah Palin, during a campaign rally in Bexley, Ohio, 29 Sep 2008

Le sénateur John McCain et

sa colistière Sarah Palin

en campagne à Bexley,

dans l'Ohio

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’exécutif ne pourrait: Mes frères et sœurs africains doivent faire mieux dans les domaines de la lutte contre la corruption, de la promotion de la démocratie et de la réduction de la violence », a souligné le professeur Ekovitch, en rappelant que Barack Obama n’a pas hésité à agir de la sorte à l’égard de ses compatriotes africains-américains.

 

Steven Ekovitc a fait remarquer que Barack Obama et John McCain sont tous deux contre les massacres au Darfour et en faveur de pressions accrues sur le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, pour qu’il cesse de réprimer son people.

 

« Cela veut dire qu’il n’y a aucun changement visible entre les deux postulants actuels à la Maison Blanche et les précédents candidats et présidents américains. Idem pour les résultats des prochaines élections. Il n’y a pas d’implications à attendre », a conclu le diplomate kenyan Michael Oyogi. Toutefois, cela n’empêche pas une énorme fascination dans beaucoup de régions d’Afrique concernant les prochaines présidentielles américaines, ont souligné les diplomates et officiels africains présents au séminaire d’Addis Abeba.    

 

 

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Publié  le :  19  octobre  2008

Rubrique :  International

Source :  http://www.voanews.com

 

 

Note :

 

Lire  aussi :  LA BULLE « OBAMA » QU’EST CE QUI SE CACHE A L’INTERIEUR

 

 

 

 

 

 

 

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puce LA BULLE « OBAMA » : QU’EST CE QUI SE CACHE A L’INTERIEUR ? (le 18/10/2008 à 17h24)

 

 

Dans  le  cadre  de  notre  sélection  d’opinions  ou  d’articles  à  vous  présenter,  nous  avons  choisit  le  cas  « OBAMA »,  eh  oui,  Obama  serait  le  président  naturel  des  américains  parmi  les  deux  principaux  candidats,  le  04  novembre  2008  en  Amérique.  L’élection  d’Obama serait  une  première  au  monde,  qu’un  « black »  soit  élu  Président,  dans  un  pays  majoritairement  blanc.   Les  africains  doivent  réfléchir,  si  Obama  pourra  t-il  avoir  une  politique  en  Afrique  et  dans  le reste  du  monde,  moins  expansionniste  et  plus  équilibré  dans  les  intérêts  des  peuples ?  Appolinaire  Noël  KOULAMA  vous  propose  de  partager  avec  vous,  l’article  ci-dessous,  écrit  par  Maurice  Gendre, qui  démontrent les collisions  politiques  et  économiques,  du  candidat  OBAMA  et  ses  intentions  dangereuses en  politique  internationale,  une  fois  Ptrésident :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et pourtant, les entreprises elles-mêmes n'ont pas le droit de donner de l'argent aux candidats.

Ses employés ne peuvent le faire qu'à titre individuel, ou au sein des structures prévues par la loi, les "PAC" (Politique Action Commitee).

 

 

« Selon toute vraisemblance, et sauf retournement exceptionnel de situation (crise grave avec la Russie qui bénéficierait à John McCain), ou un « bug » des machines à voter étrangement favorable au candidat républicain, Barack Hussein Obama sera le 4 novembre prochain le nouveau président de la « première puissance mondiale ». Faut-il s’en réjouir ? A cette question, l’écrasante majorité de la population européenne répond par l’affirmative. Mais pourquoi un tel engouement ? Très simple : le candidat d’origine kenyane jouit de deux à priori positifs très largement usurpés. »

 

Premièrement, Obama est Noir (métis pour être exact). Or, la vulgate antiraciste rabâchée depuis une vingtaine d’années, et qui s’est infiltrée insidieusement dans les esprits, a fini par produire ses fruits vénéneux. A savoir que pour bon nombre de Blancs culpabilisés, le Noir est ontologiquement bon et le Blanc est consubstantiellement une crapule. Vision débile et révoltante mais qui a le vent en poupe.


Pour réduire à néant ce présupposé idéologique grotesque, on se contentera de citer quelques noms en vrac : Bokassa, Mobutu, Amin Dada ou encore Paul Kagamé. Comme on peut donc très vite s’en rendre compte, une couleur de peau foncée de la corruption, de la folie et de la violence !...

 

Second poncif éculé, mais qui profite au sénateur de l’Illinois : il est Démocrate, donc conciliant et pacifique.

Les membres du parti de l’âne peuvent se satisfaire de l’indulgence des Européens à leur égard. Le Vieux Continent estime que les Démocrates ont une attitude moins hégémonique et moins belliqueuse que les Républicains... Dans ce cas, on rappellera aux amnésiques l’expédition vietnamienne définitivement lancée par Lyndon B. Johnson et les frappes contre la Serbie décidées sous Bill Clinton. Jusqu’à preuve du contraire, ces deux tristes sires n’ont jamais réglé une adhésion annuelle au Parti Républicain ! Historiquement, c’est plutôt  le

Parti de l’éléphant qui a défendu une vision isolationniste ou non-interventionniste.

 

Il est évident que huit insupportables années d’administration Bush ont provoqué un irrésistible besoin de changement et d’alternance. Mais est-ce une raison pour abdiquer tout esprit critique et soutenir sans modération un homme dont les zones d’ombres sont nombreuses ? Assurément pas.

 

En ce sens, le discours prononcé sur la Place de la Victoire à Berlin l’été dernier relevait plus d’une séance d’hypnose collective que d’un meeting classique. Du même coup, le cri de ralliement d’Obama « Yes we can » finit plus ressembler ce jour-là à une incantation vaudou qu’à un programme politique.

 

Cette séance berlinoise en dit d’ailleurs très long sur la manipulation des masses dans nos démocraties occidentales, ainsi que sur la soumission de l’Allemagne à l’Empire US, depuis la fin de la guerre. Sujétion de l’Allemagne qui donne parfois l’impression de voir cette ex-grande Nation réduite à un simple protectorat….

 

Mais quid des idées d’Obama ? Les observateurs les jugent « porteuses d’espoir ». Jugeons sur pièce.

 



LE  PROCHE-ORIENT  TOUT  D’ABORD :

 

 « Jérusalem devra rester la capitale d’Israël et devra demeurer indivisible. » Sentence définitive lâchée par Barack Obama devant le tout-puissant lobby pro-israélien AIPAC (American Israel public affairs committee), le 4 juin dernier, lors de sa première intervention publique, au lendemain de la fin des primaires démocrates, qu’il avait remportées, et qui faisaient de lui le futur candidat de son parti à l’élection présidentielle de novembre. Saëb Erekat, négociateur palestinien, dira d’ailleurs : « Il a fermé toutes les portes de la paix. »

 

Mais ce n’est pas tout. Obama, qui s’est engagé à fournir 30 milliards de dollars d’assistance militaire à Israël, a approuvé les bombardements du Liban en 2006 par l’Etat Hébreu, et a qualifié de « totalement justifié » le raid contre un site soupçonné d’abriter des « armes de destruction massives » en Syrie l’an dernier.

 

 « idées porteuses d’espoir »,

 

Et concernant l’Iran ? « Le danger de l’Iran est grave, il est réel et mon but sera d’éliminer cette menace. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour empêcher l’Iran d’obtenir une arme nucléaire, tout ! » On ne peut être plus clair.

 

Le Pakistan maintenant. Obama considère que c’est « le front central » de la guerre au terrorisme. Et il fanfaronne dans la foulée, tel un matamore : « Je n’hésiterai pas à faire usage de la force. » Pour rassurer son auditoire, il tempère tout de même son propos en ajoutant : « Mais nous devons utiliser notre armée de manière avisée ». Ouf, on respire. Qu’un candidat US puisse décocher une flèche de ce genre à l’encontre d’une puissance nucléaire n’en demeure pas moins inquiétant pour la stabilité internationale…

 

 

ET  LA  RUSSIE  QU’EN  PENSE  T-IL ?

 

Obama est plus mesuré sur cette question que son rival McCain et la psychopathe qui sert de colistière à ce dernier.

 

 

Dans le cas de la Russie, c’est plutôt l’entourage d’Obama qui fait craindre le pire. Obama n’a-t-il pas comme mentor l’ineffable Brzezinski, le grand apôtre de l’encerclement de la Russie (en compagnie de feu le père de la doctrine du containment, George Frost Kennan) ? N’a-t-il pas non plus comme grand ami George Soros, un homme qui entretient des liens très étroits avec Lord Malloch Brown du Foreign office britannique. Foreign office britannique, qui ne cache pas sa détestation de la Russie et s’évertue à entretenir une stratégie de la tension en promouvant des mouvements « révolutionnaires » en Europe de l’Est, mouvements connus pour leur grande hostilité AU Kremlin.


Les admirateurs de Barack Obama clament aussi qu’il incarne une façon « différente » de faire de la politique. Pourtant à y regarder de plus près, c’est très loin d’être évident.


Lors de sa campagne, il a pris pour cible l’ALENA. Cet accord de libre-échange nord-américain qui a tant fait souffrir les travailleurs américains, a provoqué du chômage et entraîné des baisses de salaires dans certains secteurs de l’économie. Aussitôt, ses proches conseillers se sont empressés de rassurer le « Big Business » en garantissant qu’il ne s’agissait que d’une « rhétorique de campagne ». Il ne faudrait tout de même pas affoler les marchés et les grandes entreprises.

 

Et que propose-t-il, notre Obama, pour juguler la démence et l’irrationalité du capitalisme financier ? A l’instar de son adversaire républicain, il vote les 700 milliards de dollars du plan de « sauvetage » Paulson. Par conséquent, il donne son consentement au creusement du déficit (déjà abyssal), il fait endosser aux contribuables américains les erreurs des gourous de Wall Street, n’assure aucunement la refondation du système sur des bases saines, mais au contraire encourage la récidive - et surtout fait courir aux Etats-Unis le risque d’une explosion hyper-inflationniste comparable à celle qui frappa la République de Weimar.

 

Autre sottise avancée par les inconditionnels d’Obama : « Obama est un homme intègre et honnête ». Les groupies du bonhomme n’ont sûrement jamais entendu parler du scandale Rezko…


Très proche d’Obama, Tony Rezko, un homme d’affaires et promoteur immobilier de Chicago, surnommé « le roi des taudis » [1], a été reconnu coupable de fraude, blanchiment d’argent et de corruption. Rezko, 52 ans, fut un généreux mécène pour les politiciers républicains et démocrates de l’illinois, dont Obama.

 

Obama n’est directement accusé d’aucune malversation, mais son nom est régulièrement mentionné car une partie des sommes détournées par Rezko a atterri dans les caisses de sa campagne. Gênant lorsqu’on se présente comme un modèle d’éthique et de probité.

 

Selon le Chicago Sun Times (juin 2007), en 1997 Obama avait écrit des lettres à des élus locaux et des Etats, les incitant à soutenir un projet de construction de logements sociaux pour retraités, géré par Rezko et son partenaire Allison Davis. Plus de 14 millions de dollars d’argent public ont été ainsi rassemblés, dont 885.000 ont été empochés par Rezko et Davis. Selon la même source, ce complexe de logements devait à l’origine être géré par un partenaire de longue date de Davis, William Moorehead. Mais celui-ci a été envoyé en prison en 2007, accusé d’avoir détourné un million de dollars sur les projets sociaux qu’il gérait, y compris ceux qu’il gérait avec Allison Davis. Le 21 décembre 2007, l’avocat général des Etats-Unis, Patrick Fitzgerald, chargé d’instruire le procès de Rezco, a accusé l’homme d’affaires d’avoir donné 10.000 dollars à un « candidat politique », provenant des dessous de table tirés du système de retraite des enseignants de l’Illinois. Le fait que Fitzgerald n’ait pas mentionné le nom de ce candidat n’a fait que redoubler les rumeurs sur la culpabilité d’Obama, car, à cette époque, Rezko faisait partie du comité de financement de la campagne d’Obama pour le Sénat des Etats-Unis.

 

Philippe Grangereau dans Libération écrit également ceci : « Obama, qui le connaît depuis une dizaine d’années (il avait travaillé pour Rezko comme avocat), décide en juin 2005 de lui demander conseil pour acheter une superbe demeure dans un quartier chic de Chicago.

 

Obama achète la propriété, d’une valeur de plus d’un million de dollars. Le même jour, Rezko acquiert le terrain adjacent, d’une valeur de 625 000 dollars. Les propriétaires de ces deux entités ont en effet mis pour condition que la vente ait lieu simultanément. A l’époque, Obama a été vu en train de visiter sa future maison en compagnie de Rezko.

 

Par ailleurs, quelques mois après cette vente, Rezko revend une partie de sa parcelle à Obama, qui souhaite agrandir son jardin. Le sénateur, qui s’est empressé en janvier de faire don à des organisations de charité des sommes apportées par Rezko à ses campagnes, a démenti avoir retiré le moindre avantage. Il a en même temps reconnu avoir été idiot de s’associer à lui.

 

De fait, lorsqu’Obama fait appel à Rezko, en juin 2005, des articles accusant celui-ci de corruption circulent déjà dans la presse. Le promoteur est aussi l’objet d’une douzaine de plaintes de ses nombreux créanciers, et Obama ne pouvait l’ignorer. Beaucoup se demandent pourquoi Rezko a pris autant de risques pour donner un coup de main à son ami le Sénateur. »

 

Pour faire bonne figure, Obama a donc reversé à des œuvres caritatives une partie des sommes engrangées grâce à son gentil donateur mais la rumeur de « magouilles » n’en est pas moins persistante et encombrante pour la suite de sa carrière. A tel point, que ses détracteurs avouent qu’en cas d’élection d’Obama, ils n’hésiteront pas une seconde à utiliser le « cas Rezko » pour enclencher une procédure d’impeachment à son encontre.

 

Mais plus grave que tout cela, c’est aussi, et surtout, sa désignation comme candidat du parti de l’âne qui restera entachée de forts soupçons d’irrégularités et de manigances. Un fait très peu évoqué dans la presse hexagonale et européenne : la campagne calomnieuse et diffamatoire qui a jalonné toute la Primaire, et dont a été victime Hillary Clinton.

 

Howard Dean et Nancy Pelosi, deux figures majeures du Parti Démocrate, sont les artisans de cette campagne assassine. D’aucuns y voient la résurgence du vieux clivage qui traverse le parti entre sa tendance rooseveltienne (incarnée par la sénatrice de New-York) et la faction oligarchique (dont Obama ne serait qu’une marionnette).



HYPOTHESE  TRES  PROBABLE  ET  NON  DENUEE  DE  BON  SENS…

 

Mais le plus incroyable fut très probablement cette prise en compte partielle (et non totale) des résultats du Michigan et de la Floride, et ce pour des motifs extrêmement discutables. Clinton avait réalisé d’excellents scores dans ces deux Etats. La validation incomplète des ces deux primaires scellera sa défaite définitive à la Convention.

 

Pour les soutiens de Clinton, la pilule a été très dure à avaler. Parmi ses supporters, certains ont lancé le PUMA (party unity my ass) [2], faisant bien comprendre qu’ils ne voteront pas pour Obama le Jour-J, mais s’abstiendront ou iront même jusqu’à glisser un bulletin Mc Cain dans l’urne.

 

Politique impérialiste à peine déguisée, mœurs politiques suspectes, conseillers dangereux, honnêteté à géométrie très variable, tricherie électorale et probablement simple homme de paille : inutile de préciser que les aficionados d’Obama risquent de très vite déchanter.

 

 « Existe-t-il alors une lueur d’espoir quelque part ? », demanderont quelques personnes abattues par la tristesse et le chagrin.

 

Oui, l’Espérance est toujours là. La preuve par ce rassemblement des candidats anti-système qui a eu lieu voilà quelques semaines, et qui réunissait la très prometteuse Cynthia McKinney (Green party), l’inoxydable Ralph Nader (« indépendant et écologiste »), l’inusable Ron Paul (« libertarien ») et l’intransigeant Chuck Baldwin (Parti constitutionnaliste). Ils ont montré un autre visage des Etats-Unis. Une Amérique attachée à la Constitution, se reconnaissant dans les valeurs des Pères Fondateurs, et éloignée de toute velléité expansionniste.

 

Le temps travaille pour eux.

 

 

Auteur :  Maurice  GENDRE

Publié  le :  18  octobre  2008

Rubrique :  International

Source :  Agoravox

 

 

 

Notes :

[1]  Il a fait fortune sur le dos des déshérités en construisant des logements sociaux en amassant au passage pots-de-vin et dessous de table.

 

[2]  Comprendre : « L’unité du parti mon cul ! »

 

 

 

 

 

 

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puce SOMMET DE LA FRANCOPHONIE AU QUEBEC : COMBIEN DE DICTATEURS AFRICAINS ENCORE A LA TABLE ? (le 17/10/2008 à 20h50)

 

 

Encore une  autre  retrouvaille  autour  du  sommet  de  l’Organisation  Internationale  de  la  Francophonie  (OIF),    se  côtoient  les  dictateurs  francophones,  dont  la  majorité  de  ces  dictateurs  viennent  du  continent  africain.  Nicolas  Sarkozy  est  arrivé  ce    17  octobre  2008  au  Québec,  pour  y  participer  aux  côtés  des  dictateurs  africains,  c’est  l’occasion  de  vous  rappeler,  quels  sont  les  Chefs  d’état  francophones  qui  participent  à   renforcer  l’image  d’une  Afrique  qui  incapable  de  respecter  les  principes  élémentaires  de  l’état  du  droit  et  de  la  démocratie.  Appolinaire  Noël  KOULAMA  vous  invite,  par  conséquent,  à  lire  l’article  ci-dessous  d'Antoine  LATOUR.

 

 

Carla Bruni viendra-t-elle au Québec avec son mari le président français? Une question qui a préoccupé les médias jusqu'à ce que la décision de l'Élysée vienne briser les fantasmes des paparazzis : non, elle ne sera pas dans le portrait. Le 12e Sommet de la Francophonie, qui se tiendra dans la ville de Québec du 17 au 19 octobre 2008, sera quand même une pépinière d'histoires croustillantes pour qui désire se pencher sur le parcours de certains chefs d'État et délégations qui représentent des pays parmi les plus répressifs et corrompus de la planète.

Malgré la venue de plusieurs dictateurs, la Sûreté du Québec a indiqué que, selon les informations dont elle dispose, il ne devrait pas y avoir de manifestation d'envergure et encore moins de débordement. À ce titre, les «précautions» prisent lors du Sommet des Amériques de 2001 n'auront pas lieu. Périmètre de sécurité, oui. Clôture imperméable, non.

Peut-être si le président américain, George W. Bush – que certains tiennent responsable de tous les maux de la Terre – parlait la langue de Molière, la police aurait été plus sur les talons. Malheureusement pour la gauche québécoise, M. Bush ne sera pas de la partie. Mais la venue du président français, Nicolas Sarkozy, pourrait échauder certains esprits. Un billet publié sur le site du Centre des médias alternatifs du Québec (CMAQ) lance les hostilités : «... le kingpin néo-fasciste français Nicolas Sarkozy viendra salir le sol montréalais de ses bottes pour la première fois...  Or, il sera à notre portée ! »

 
Dans le contexte de la Francophonie, où la France trône au sommet en tant qu'ancienne puissance coloniale (pas entièrement repentie diront certains), le débat sur l'évolution et le développement des membres de l'organisation peut constituer une source de discorde. Un siècle d'exploitation et de répression peut-il expliquer les maux d'un pays jusqu'à aujourd'hui? Qu'est-ce qui explique que certains s'en tirent plutôt bien alors que d'autres ont un dossier pitoyable? Ficelles tirées par la métropole et le «grand ordre mondial» ou élites locales corrompues? Ce n'est pas tout noir ou tout blanc.


L'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) devrait cependant, officiellement, œuvrer à faire progresser tous les membres de sa communauté. Ses missions sont : «Promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique; promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l’Homme; appuyer l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche; développer la coopération au service du développement durable et de la solidarité. »

Montrant qu'elle n'allait pas laisser ses principes se faire piétiner, l'OIF a suspendu la Mauritanie – victime d'un coup d'État au mois d'août 2008 – et elle ne devrait pas être représentée à Québec  au 12eme  Sommet.

Les vieux dictateurs seraient-ils plus accommodants, moins gênants et... plus démocratiques? Car un bref tour de piste des visiteurs attendus dans la ville du 400e révèle que de nombreux  chefs d'État sont d'abord arrivés au pouvoir par un putsch. Si certains ont été «élus» depuis, avec des scores à la 95 %, leur maintien en place relève souvent de la force brute, du népotisme et de la cleptocratie.
 


LE  DOYEN  OMAR  BONGO DU  GABON:


Pour débuter l'examen des mains de fer, il faut inévitablement passer par le doyen des chefs africains, l'illustre Omar Bongo. Ce dernier, au pouvoir depuis 1967 et ne cachant pas son désir de gouverner à vie, n'a que faire des éloges posthumes : il a rebaptisé sa ville de naissance Bongoville et l’université de la capitale porte son nom.

Toutes ces années au pouvoir lui auront valu plus que ces auto-hommages : on dit que Omar Bongo est l'un des chefs d'État les plus fortunés de la planète. II est toujours bien en vue dans la «Françafrique» et malgré la «rupture» prêchée par Nicolas Sarkozy, le président français s'est assuré de maintenir de solides liens avec l'ancienne colonie. «Omar Bongo est le doyen des chefs d'État et, en Afrique, le doyen, cela compte», a déclaré Sarkozy lors d'une visite officielle au Gabon en juillet 2007, selon Le Monde. Si Omar Bongo vient à Québec, les deux hommes pourront certes s'échanger une poignée de main chaleureuse.

 

 

LE  CONTESTÉ  PAUL  BIYA  DU  CAMEROUN:

 

Selon différents sites camerounais, le président du Cameroun, Paul Biya, pourrait faire l'objet de contestations à Québec. On rapporte que son personnel serait actif au Canada pour sonder la communauté camerounaise et récolter des appuis afin d'offrir à M. Paul Biya un «accueil chaleureux». Mais cet homme politique n'est pas porté dans tous les cœurs. Au pouvoir depuis 1982, il a provoqué de violentes émeutes plus tôt cette année lorsqu'il a décidé de briguer un autre mandat en 2011. On peut donc lire sur Internet que «plusieurs Camerounais du Canada comptent profiter du séjour de Paul Biya au Canada pour lui réclamer des réponses sur les questions liées à la décrépitude du Cameroun ».

 

 

LE  PIRE THEODORO  OBIANG  NGUEMA  MBASOGO  DE  LA  GUINÉE  EQUATORIALE :

 
La Guinée équatoriale de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo  figure parmi les pays les plus mal en point du monde. Teodoro Obiang Nguema Mbasogo  est arrivé au pouvoir en 1979 en assassinant son propre oncle. Depuis, il a été élu en 2002, mais avec un score de 97 %. Malgré des réserves de pétrole qui en font le troisième pays producteur en Afrique, les habitants de la Guinée équatoriale sont des plus pauvres. La raison est fort simple : le pays se classe 168e sur 180 sur l’échelle de corruption de l’organisme « Transparency Internatinal ».

 

 

LES  PRINCES  HERITIERS  DU  POUVOIR :

 

·          Roi  MOHAMED  VI  du  Maroc

·          Joseph  KABILA  de  la  RD-Congo

·          Faure  GNASSINGBE  du  Togo

 
La Francophonie, malgré ses principes de démocratie, n'est pas exempte de princes héritiers. Étrangement, c'est probablement un vrai prince, descendant d'un vrai roi dans un régime monarchiste, qui a amené son pays à faire le plus de progrès en devenant le nouveau souverain, le roi Mohamed VI du Maroc.

Quant aux faux princes, il faut désigner Joseph Kabila en République démocratique du Congo, ayant succédé à son père Laurent-Désiré Kabila, assassiné en 2001. Bien qu'élu en 2006 dans des élections ayant marqué un pas vers l'avant, Kabila fils n'a pu instaurer un climat de bonne entente et il est accusé de ne tolérer aucune opposition. Le pays est déchiré par des conflits armés internes, largement motivés par ses immenses ressources naturelles.

L'autre prince est Faure Gnassingbe du Togo. Placé au pouvoir par l'armée en 2005 après la mort de son père, Eyadema, qui avait dirigé le pays durant 38 ans, il a été «élu» la même année dans un processus marqué de violences. Les crimes commis par le pouvoir dans cet épisode demeurent impunis.
 

Quant à Hosni Mubarak, à la tête de l'Égypte depuis 1981, on soupçonne qu'il lèguera le pouvoir à son fils Gamal.

 

 

NON  LES  MOINDRES :

 

·          Denis  SASSOU  NGUESSO  du  Congo-Brazzaville

·          Paul  KAGAMÉ  du  Rwanda

·          Idriss  DEBY  du  Tchad

·          Blaise  CAMPAORÉ  du  Burkina  faso

·          Lansana  CONTÉ  de  Guinée  Konakry

 
Plusieurs autres dirigeants de pays membres de la Francophonie ne donnent pas leur place en matière de mauvaise gouvernance, de répression des droits fondamentaux et de corruption.
 

Le Congo Brazzaville de Denis Sassou-Nguesso se classe 141e sur 150 dans l'évaluation de la démocratie de WorldAudit.org

Paul Kagame, aux commandes du Rwanda, est loin de faire l'unanimité dans ce pays traumatisé par la rivalité ethnique. Lors de sa visite à Montréal en 2006, des membres de la communauté rwandaise l’avaient accueilli avec une brique et un fanal.

Idriss Déby du Tchad est arrivé au pouvoir par un coup d'État en 1990. À deux reprises, dernièrement, son régime, menacé par des rebelles, a été protégé par une intervention de l'armée française.
 

Ben Ali en Tunisie, Blaise Compaore au Burkina Faso et Lansana Conte en Guinée ne donnent pas leur place non plus, littéralement. Ces hommes sont au pouvoir depuis respectivement 1987, 1987 et 1984. Ben Ali est, selon Reporters sans frontière, un «prédateur» de la liberté de la presse.
 


LA  FILIERE  INDOCHINE :

 

·          NGuyen  THI  DOAN  Vice-président  de  la  Dictature  communiste  vietnamienne

 
Pour corriger cette image d'une Afrique damnée par la dictature, il est utile de souligner la présence dans la Francophonie de régimes asiatiques totalitaires. En premier lieu, la dictature communiste du Laos, un des pays les plus répressifs et corrompus de la planète. En deuxième lieu, la dictature communiste du Vietnam. D'abord, une âpre lutte des nationalistes et communistes vietnamiens pour expulser la France. Ensuite, un combat sans merci pour mettre
dehors les États-Unis... Beaucoup de sang versé des Vietnamiens pour gagner une liberté qui n'est jamais venue.

Selon une agence gouvernementale vietnamienne, Québec devrait recevoir en fin de semaine la vice-présidente du Vietnam, Nguyên Thi Doan. Celle-ci aurait «émis le souhait que les deux pays ne laissent pas leurs différences, en termes de démocratie et de droits de l’Homme, perturber les relations bilatérales». Bien entendu, rien ne devrait faire obstacle au commerce….

En troisième lieu, le Cambodge. Moins pire que ses voisins, mais néanmoins autoritaire et corrompu.
 


PAS  QUE  DU  NEGATIF :

 

·          Manuel  Pinte  DA  COSTA  de  Sao  tomé  et  Principe

·          Marwane  BEN  YAMED  de  l’île  Maurice

·          Boni  YAYI  de  bénin

·          Pédro  PIRES  du Cap-Vert

·          Amadou  TOUMANI  TOURÉ  du  mali

·          Abdoulaye  WADE  du  Sénégal

·          Georgui  PARVANOV  de  la  Bulgarie

·          Traian  BÄSESCU  de  Roumanie

 
Malgré ce sombre portrait, il y a quand même des États membres de l'OIF qui ont mérité le respect. En Afrique, on note Sao Tomé et Principe, l’île Maurice, le Bénin, le Cap-Vert, le Mali et le Sénégal. En Europe, deux anciens satellites soviétiques, la Bulgarie et la Roumanie, ont réussi leur transition vers la démocratie.

 

 

EN  CONCLUSION : 

Voyons si le Sommet de la Francophonie à Québec pourra inciter les pires à tendre vers le bon, plutôt que de produire une simple opportunité de copinage pour dirigeants en manque d'amour populaire.

 

 

Auteur :  Antoine  LATOUR

Publié  le :  17  octobre  2008

Rubrique :  International

Source :  La  Grande  Epoque

 

 

Note :

 

Les  sous-titres  et  les  écrits  en  gras  et  bleu,  sont  de  « Africdossier »

 

 

 

 

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