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Sommaire des articles de cette rubrique
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LE CABINET NOIR DES RENSEIGNEMENTS GENERAUX (RG) OU LES CLASSEURS D’UNE ENQUÊTE EXPLOSIVE. (le 25/10/2008 à 13h15)
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Une affaire à scandale révélée par Yves Bertrand, ancien patron des renseignements généraux et propriétaire d’un cabinet noir d’investigation pourra faire des émules dans l’avenir. Côté africain, les classeurs de Yves Bertrand soulignent, Omar Bongo et Pascal Lissouba, comme étant des généreux donateurs qui avaient engraissés quelques personnalités politique françaises. Indiscutablement, Omar Bongo comme dans son habitude, a toujours arrosé les hommes politiques de gauche comme de droite, selon les enquêtes, mais les mêmes enquêtes épinglent Pascal Lissouba d’avoir financé Noël Mamère, (le militant qui se bat aux côtés des collectifs contre la Françafrique et la corruption), pour Noël Mamère, l’accusation est absurde, et qualifie Yves Bertrand : « de face obscure du pouvoir tentant pour contrer son combat contre la France-Afrique ». Appolinaire Noël KOULAMA, vous invite à lire l’enquête, ci-dessous, inscrite sur les carnets personnels de l’ancien patron des renseignements généraux (RG), qui seraient, peut-être, loin d’être des simples brouillons :

Yves Bertrand
« Bongo remet 900 000 francs à X » (un important ministre socialiste) : c'est ce que l'on peut lire sous la plume d'Yves Bertrand, le 29 janvier 2001. Dans les carnets noirs du patron des Renseignements généraux (RG), le Père Noël s'appelle Omar Bongo. Celui qui distribue l'argent aux politiques, à droite comme à gauche.
Peu importe que les informations qu'ils contiennent ne soient confortées par aucune preuve, les cahiers à spirale d'Yves Bertrand sont une boîte à poison qu'il suffit d'utiliser au bon moment pour paralyser l'adversaire. Mais depuis que Le Point a soulevé le couvercle, en révélant le contenu de ces carnets noirs, le 9 octobre 2008, une avalanche de plaintes risque de polluer la fin de carrière de celui qui a dirigé les Renseignements généraux (RG) pendant près de douze ans. Dans le sillage de Nicolas Sarkozy, l'homme d'affaires Jean-Noël Tassez a porté plainte, rejoint cette semaine par le député socialiste Arnaud Montebourg, lequel réclame une commission d'enquête parlementaire (lire Note ci-dessous) [1]. Quant à Lionel Jospin, qui a violemment réagi dans nos colonnes la semaine dernière, il se réserve le droit d'en appeler à la justice. Dans ses carnets, le patron des Renseignements généraux (RG) avait habillé pour l'hiver Dominique Strauss-Kahn, l'actuel patron du FMI, n'hésitant pas à scruter sa vie privée et à imaginer des affaires de corruption. Comme avec l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua.
ARNAUD MONTEBOURG EN LIGNE DE MIRE :
Pour ramener du « biscuit » sur le Tout-Paris, Yves Bertrand comptait sur son cabinet noir. Un groupe d'enquêtes réservées dont les membres apparaissent le long des pages. Cette poignée de fonctionnaires dirigée par le propre chef de cabinet de Bertrand était chargée des basses oeuvres. Autant de manipulations et de coups tordus que le patron des Renseignements généraux (RG) archivait soigneusement dans ses cahiers à spirale. Lorsque, en 2001, Yves Bertrand se passionne pour le député socialiste Arnaud Montebourg, qui vient alors de créer « l'association VIe République », c'est un commandant de police, membre de son cabinet noir, qui pêche des infos. Fin mai, Yves Bertrand consigne ainsi dans ses carnets à propos de Montebourg : « Avocat d'irréguliers marocains, a du fric, ouvre des cercles 6e dans tous les circons ». Dans Le Monde, Daniel Vaillant, ancien ministre de l'Intérieur socialiste, raconte que, lorsqu'il a voulu remplacer Bertrand par Pierre Debue, le président Jacques Chirac s'y est opposé, notamment à cause d'Arnaud Montebourg. « Le président m'a reçu. Il m'a dit : "Je ne connais pas ce monsieur Debue. Je n'ai pas confiance. Et, avec ce Montebourg qui me cherche des histoires, il n'en est pas question. " » Toujours est-il que de 2000 à 2003 le nom du virulent opposant à Jacques Chirac réapparaît une dizaine de fois dans les cahiers à spirale. Bertrand s'intéresse aussi à l'épouse du député : « Sa femme, Hortense de Labriffe, wer chez Christie », peut-on lire fin 2000. En clair, elle travaille chez Christie. Ou encore : « Montebourg complote contre les RG », puis « La cellule Montebourg s'étoffe », note en mai 2003 le patron des Renseignements généraux. Contrairement à d'autres personnalités épinglées dans les carnets, le député socialiste n'est gratifié d'aucune turpitude sexuelle.
Un ancien commissaire des RG a raconté le fonctionnement de ce cabinet noir du patron des Renseignements généraux (RG). Dans une lettre-confession adressée le 10 avril 2003 au rival de Bertrand aux RG, Bernard Squarcini, aujourd'hui patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), ce commissaire décrit « un réseau très cloisonné de fonctionnaires et de journalistes travaillant dans l'ombre sans se connaître ». Tout en précisant que « les agents composant ce réseau étaient chargés de recueillir des renseignements à l'intention exclusive d'Yves Bertrand, soit parce qu'ils étaient impossibles à recueillir dans le strict cadre de l'institution, soit parce qu'ils étaient destinés à l'usage personnel du patron ». Le commissaire en question, Hubert Marty-Vrayance, a été révoqué de la police, non pour avoir travaillé dans le cabinet d'Yves Bertand, mais pour une affaire de « tricoche », la vente de renseignements piochés dans les fichiers de police.
Dans les carnets d'Yves Bertrand, cet ancien commissaire occupe une place de choix. C'est à lui que Yves Bertrand, qui ne connaît rien au dossier corse et rêve de doubler le spécialiste maison, Bernard Squarcini, confie la mission de localiser Yvan Colonna. Au fil des pages, le berger corse est repéré au Venezuela puis en Auvergne ! C'est ce même Marty-Vrayance qui sera chargé par le chef du cabinet noir d'Yves Bertrand de faire publier un livre sur le passé trotskiste de Jospin. Un passé sur lequel Yves Bertrand tartine dès 2001. Ecrit par un journaliste indépendant, omniprésent dans les carnets à spirale d' Yves Bertrand, le livre sera finalement rétorqué par l'éditeur approché. Ce manuscrit dont Le Point s'est procuré une copie est annoté par le propre chef de cabinet du patron des Renseignements généraux.
De nombreuses personnalités politiques de premier ordre ont eu les honneurs des carnets d'Yves Bertrand. Le Point peut ainsi révéler que François Bayrou apparaît plusieurs fois sous la plume du responsable des RG. La première fois en mars 2001 avec un ragot sur sa vie privée. L'informateur n'est autre que la commissaire Brigitte Henri, l'un des soldats de l'ombre d'Yves Bertrand, dont les initiales jalonnent les carnets. Par exemple lorsque Brigitte Henri rapporte à son patron en décembre 2000 des éléments d'enquête sur la soeur du Premier ministre Lionel Jospin (Le Point n° 1882). Quelques mois plus tard, le graphomane des RG note : « C'est Borloo qui amène le fric occulte à Bayrou. » A l'automne de la même année, ce sont cette fois les chevaux de course du président du MoDem qui intéressent Bertrand. Des calomnies que François Bayrou, joint par Le Point, ne souhaite pas commenter, tout en rappelant qu'à la tribune de l'Assemblée il avait dénoncé avec véhémence, sur fond d'affaire Clearstream, la « République des officines ».
LES CHEVAUX DE FRANCOIS BAYROU :
Peu importe la véracité de l'information, pourvu que le poison de la rumeur fasse son effet. Dans les carnets à spirale d'Yves Bertrand, l'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing, le député UMP Alain Madelin ou l'actuelle ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, sont épinglés sans aucune preuve pour des magouilles financières. L'ex-grand maître du Grand Orient Alain Bauer se voit, lui, décrit comme « manipulé par une fille de la CIA ». Yves Bertrand surveille comme le lait sur le feu ce proche de Nicolas Sarkozy.
En mars 1999, Yves Bertrand écrit que Pascal Lissouba, l'ancien président du Congo-Brazzaville, dont il indique le domicile à Paris, a « donné du fric à Noël Mamère ». Avec cette précision : « Il y a un an entre 3 et 6 MF. » Un peu plus loin, il ajoute : « 4 autres députés avaient bénéficié des largesses. » Contacté par Le Point, Noël Mamère a immédiatement fait le lien avec ses prises de position sur les pétroliers et les marchands d'armes qui attisaient la guerre civile au Congo-Brazzaville : « A l'époque, j'étais l'un des plus critiques sur la politique menée par la France en Afrique. L'accusation est absurde, mais le ragot est une arme redoutable parce que celui qui l'entend se dit qu'il n'y a pas de fumée sans feu. » Et le député vert d'ajouter : « Yves Bertrand incarne la face obscure du pouvoir. Sous son règne les RG sont devenus l'officine officielle des ragots. »
On aimerait croire, comme l'affirme Yves Bertrand, que ses cahiers à spirale ne sont que des brouillons (lire Note ci-dessous) [2]. Sauf que le patron des RG y note scrupuleusement les enquêtes qu'on lui commande. Avec parmi les donneurs d'ordres Philippe Massoni, ancien préfet de police puis conseiller auprès de Jacques Chirac, ou encore Dominique de Villepin. Le premier a rencontré 14 fois le patron des RG entre 2001 et 2002, les seconds 33 fois…
Auteurs : Jean-Michel DECUGIS, Christophe LABBE, et Olivia RECASENS
Publié le : 25 octobre 2008
Rubrique : International
Source : http://wwww.lepoint.fr
Note :
[1] Suite à cette information ci-dessus, le député socialiste Arnaud Montebourg vient aussitôt de réagir et demande l’ouverture d’une enquête judiciaire :
REACTION DE ARNAUD MONTEBOURG, DEPUTE SOCIALISTE DE SAÔNE-ET-LOIRE
Le député socialiste Arnaud Montebourg figure lui aussi dans les carnets noirs d'Yves Bertrand. Au nom du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, dont il est le numéro deux, il demande une commission d'enquête parlementaire pour faire la lumière sur cette affaire.
« L'ampleur et la nature des informations recueillies font penser irrésistiblement à une petite Stasi à la française. Nous sommes face à une très grave affaire de forfaiture et de trahison. Un haut fonctionnaire, directeur de la police, a enquêté sur son Premier ministre, en l'occurrence Lionel Jospin. Ce n'est pas une petite affaire de surveillance aux portes des chambres à coucher, mais une organisation méthodique d'espionnage, d'intimidation et de déstabilisation d'opposants politiques au coeur du ministère de l'Intérieur, et donc de l'Etat.
Je découvre que ma femme a été prise pour cible et que mes voyages ont été surveillés. C'est aussi hallucinant que scandaleux. Je commence à comprendre pourquoi l'étude de mon notaire a été cambriolée tout comme le local de la Convention pour la VIe République. Et pourquoi j'ai été obligé de changer de modèle de téléphone plusieurs fois en quelques mois. Je commence à comprendre également pourquoi mes multiples plaintes pour menaces de mort ne semblent jamais avoir vraiment intéressé les services de police...
Le directeur des Renseignements généraux s'est intéressé à moi en tant que député de la majorité puis de l'opposition. Cela en raison sans doute du travail que j'avais accompli pour faire traduire Jacques Chirac devant la Haute Cour et de l'enquête que j'avais menée contre les paradis fiscaux où beaucoup d'argent provenant du RPR était entreposé, comme l'indique le juge Eric Halphen dans son ordonnance de renvoi dans le dossier des HLM de la Ville de Paris. C'est une affaire d'Etat qui porte une atteinte grave à la Constitution et-en ces temps de multiplication des fichages à l'exercice des libertés par les citoyens. Il faut qu'une commission d'enquête parlementaire fasse la lumière là-dessus. Je vais demander au groupe PS d'en faire une priorité. L'enjeu est d'éviter que de si graves dérives ne se reproduisent.
[2] Suite aux tournures inquiétantes de ces révélations, Yves Bertrand se défend de son travail de basse police sous les jupes de la république :
REACTION D’YVES BERTRAND, ANCIEN PATRON DES RENSEIGNEMENTS GENERAUX
Ce n'est pas parce que j'écris sur untel ou unetelle que c'est parole d'Evangile. Ces carnets qui ont un caractère privé sont à considérer comme des brouillons. Il s'agit d'un outil de travail, on ne peut pas en interpréter le contenu. Il est normal que le patron des RG soit informé très en amont des affaires. Cela veut dire que j'étais bon. Les destinataires de mes notes étaient le cabinet du ministre de l'Intérieur, Matignon et l'Elysée. Quant à la vie privée, je n'ai pas dû écrire beaucoup de choses et si je l'ai fait, c'était certainement pour protéger les membres du gouvernement. »
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12ème SOMMET DE LA FRANCOPHONIE : LE REGARD CRITIQUE D’UN CITOYEN AFRICAIN. (le 23/10/2008 à 23h36)
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L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) qui a réunit les chefs d’états et de gouvernements du 17 au 19 octobre 2008 au Québec, n’est qu’un véritable soutien politique au projet prioritaire de la France, pour un sommet international sur la crise financière mondiale, et pour le reste, le sommet s’est contenté à prendre des engagements environnementaux et linguistiques. Après la clôture de ce XIIème sommet, le tour nous revient, simples citoyens du continent africain, à nous poser la question, quelles leçons pouvons-nous tirer de ce XIIème sommet de la francophonie ? Par Appolinaire Noël KOULAMA.

1) ENGAGEMENTS POLITIQUE ET ENVIRONNEMENTAL :
Le sommet de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) [1] s’est déroulée dans une environnement international exceptionnel, notamment, la crise financière internationale a contribué à l’idée, de fonder ce sommet sur des problèmes concrets, auxquels, l’humanité est actuellement confrontée, ainsi, la partie réservée à la culture et à la langue française a été pour la première fois la plus mince.
Il ressort de ce XIIème sommet, un engagement de l’ensemble des Chefs d’états et de gouvernements réunis au Québec de soutenir un sommet international sur la crise financière, projet cher à Nicolas Sarkozy, qui s’est empressé d’aller convaincre son homologue américain, Georges Bush. Ce projet pour un sommet international sur la crise financière prévoit : un premier sommet qui impliquera d’abord le G8 et dans un second temps, on adjoindra au G8, le groupe G5 composé de Chine, Inde, Afrique du sud, Mexique et le Brésil, et, les institutions internationales comme : La banque mondiale (BM) et le fond monétaire Internationale (FMI).
En matière de l’environnement, la francophonie s’engage à une coopération, de sorte que chaque pays mette au point une politique nationale, en vue de réaliser l’objectif commun de la francophonie, à réduire de 50%, les émissions mondiales des gaz à effet de serre, d’ici 2050. En acceptant, cette formulation, l’ensemble des états membre de l’Organisation Internationale de la francophonie (OIF) s’engage à tous pris, de développer chacun des mesures qui permettront d’atteindre les objectifs mondiaux : réduire les émissions polluantes de moitié (50%) d’ici 2050, en conformité avec les recommandation du Groupe d’Expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GEIEC).
Les pays africains ont profité de ce sommet, pour présenter leurs doléances, à l'organisation, concrnant la crise financière internationale, ils craignent, en effet, de subir une diminution de l’aide publique au développement et des incidences de la crise financière internationale sur leurs économies.
Par ailleurs, le premier ministre canadien, Monsieur Harper a annoncé une aide de plus de 100 millions de dollars aux pays en voie de développement particulièrement vulnérables, pour les permettre de mieux conduire les politiques contre les changements climatiques, une aide qui sera surtout destinées aux petits états en Afrique, dans les caraïbes et le pacifique.
Au delà de ce beau décor de discours sympathiques, se cachent d’autres réalités nauséabondes de la francophonie, le manque de volonté d’enrayer la dictature en Afrique, la maison de la francophonie appartient d’abord à la France, qui voit par la francophonie, l’occasion de défendre la langue française, contre l’américanisme technique, scientifique et culturel qui envahi le monde entier.
L’ancien Président français François Mitterrand, défendait la francophonie en ces thèses : « Il ne faut pas laisser le Coca-cola, Mickey et Hollywood nous envahir, pour éviter un monde culturel unipolaire dominé par les américains » le président Jacques Chirac, s’inscrivait sur le même registre, selon lui : « Il ne faut pas laisser aux américains, la domination culturelle du monde, afin de protéger les cultures des peuples et des tribus »
Même si Abdou Diouf est le secrétaire générale de la francophonie, la France demeure les fondements de cette maison « Francophone », or l’OIF, ne se contente pas seulement des questions culturelles, mais aussi des questions politiques. Cette organisation vient de regrouper, au Québec, tous les dictateurs africains [2] des états membres, qui ont, suffisamment, démontré leur preuves d’incapacité et d’incompétence d’appliquer les politiques judicieuses de développement.
Dans notre article intitulé « Décolonisation et Coopération : Lorsque l’Angleterre devance la France de plusieurs pas [3] » nous dénonçons l’attitude de la France et de sa francophonie, n’excluant pas les états membres qui ne respectent l’état de droit, mais cette année et pour la première fois, dans son histoire, la francophonie vient d’exclure, curieusement, un premier pays : La Mauritanie, pour des raisons de putsch contre les institutions établies. Faut-il pas voir dans cette attitude, pourtant louable, un positionnement à l’Union Africaine ? dès lors, ce conglomérat composé, en son sein du lobby des dictateurs africains, amis à la France, qui prohibent le renversement par la force des institutions établies dont, leurs présidences à vie.
Ainsi, dans cette même optique, on a, bien vu, la France de Nicolas Sarkozy et de Bernard Kouchner, être en accord avec les dictateurs francophones, de l’Union Africaine, en apportant un soutien militaire et international , après le raid des rebelles tchadiens, sous les prétextes de protéger des institutions établies par Idriss Deby, qui tient son pays d’une main de fer, contre l’état de droit et qui est accusé des violations inhumaines et dégradantes. Et c’est cette même France qui apporte son soutien au renversement, des dirigeants peu arrangeant de ses intérêts.
Cet acte d’exclusion de la Mauritanie de l’OIF, ne saurait être considérée comme la volonté de la France et la francophonie d’inciter à un état de droit dans les pays africains, dont les dictateurs sont en collision avec les intérêts (politique, économique et culturel) de la France, et, qui est désengagée à imposer la démocratie et les élections propres, au sein des pays africains membres de l’OIF et de la France-Afrique. Ce XIIème sommet de la francophonie a échappé, d’affirmer de façon concrète, qu’il est inacceptable que les dictateurs continuent, sans inquiétude, de bloquer les processus d’alternances démocratiques, par les intimidations, la force, la Fraude, les arrestation et les disparitions, au contraire, le souci principal affirmé par le Québec, c’est la mobilisation internationale, pour plus de pays membres dans l’OIF, peu importe, qu’ils soient des dictatures ou des démocraties.
2) ENGAGEMENTS CULTUREL ET LINGUISTIQUE :
La défense de la langue française dans le monde, est un sujet beaucoup cher, pour les québécois, le premier ministre québécois, Jean Charest l’a rappelé : « Il nous faut un appel à la mobilisation internationale » et soulignant « Qu’au Québec la défense de la langue française est un combat de tous les jours de génération en génération depuis 400 ans ».
A la différence avec les africains, les québécois sont des descendants de français qui avaient immigré dans cette partie de l’Amérique du nord, et le français a toujours été leur langue, mais, en 400 ans, elle a évolué différemment avec le français du vieux pays.
En effet, le Québec est un pays enclavé par des vastes territoires ayant l’anglais pour langue, et pour éviter toute disparition de la langue française, le Québec a pris des lois draconiennes et contraignantes : interdiction de mettre dans la langue française, des mots anglais, pour cela, les linguistes québécois, ne manquent pas d’imagination, ainsi pour éviter de parler de « e-mail », ils ont inventé « courriel », de même pour éviter de prononcer « Spams », ils ont inventé « Pourriels », tout comme les panneaux routiers écrits « Stop » ont été remplacés par l’écriteau « Arrêt ».
Cet exemple québécois peut servir d’exemple aux linguistes africains qui peuvent travailler ensemble pour un rapprochement linguistique du continent, en traduisant, des nouveaux mots communs pour toute l’Afrique. Lorsque l’on observe le vocabulaire technique et scientifique, le vocabulaire commercial, l’on s’aperçoit qu’il y a un panel important et varié des mots techniques a traduire pour s’en passer d’utiliser les mots anglais ou français.
Avec le développement continu de la science et de la technologie, qui a entraîner l’augmentation de la consommation et de l’utilisation des produits de plus innovants, l’homme s’est modernisé d’avantage, par conséquent, le vocabulaire technique et scientifique ont envahi le langage de l’homme moderne, même si nombreux ne s’en rendent pas compte, tous le jours, quelle que soit la langue, nous utilisons le vocabulaire technique et nous défendons inconsciemment l’anglais ou le français, en effet, il suffit de débattre sur l’environnement, sur le management, sur les découvertes, sur les produits etc.…. que nous utilisons des mots français et anglais, que les africains ont oublié d’inventer pour leurs langues.
En d’autres termes, on peut résumer que les langues africaines suivent très lentement, l’évolution de la planète.
Dans ces contextes, il est difficile de prétendre donner correctement, un enseignement assez typique aujourd’hui, dans les langues africaines, si, la grande majorité des mots qui manquent à nos langues, ne sont pas créées.
Le Rwanda par exemple est un pays totalement francophone, mais qui opte pour l’anglais, comme langue officielle d’état, « l’enseignement secondaire et universitaire seront, désormais, exclusivement en Anglais » avait déclaré Madame GAHAKWA, ministre de l’éducation nationale, commentant une décision du gouvernement du jeudi 09 octobre 2008, avant d’ajouter, « la volonté du Rwanda d’adhérer prochainement à l’organisation de Commonwealth ». D’ores et déjà, le prochain sommet de Commonwealth qui se tiendra en 2009 à Trinité-et-Tobago prendra une décision, sur l’intégration du Rwanda dans cette organisation internationale.
A l’ère de la mondialisation, où tous les domaines sont totalement influencés par la langue anglaise, il nous est difficile de contredire cette décision rwandaise [4], cependant le cas du Rwanda est révélateur de l’abondant de nos langues africaines au profit des langues étrangères. On prend des décisions favorables pour l’anglais et rien n’est fait pour la lange locale : « le Kinyarwanda » qui est aussi, une langue nationale comme le français et l’anglais désormais. A cette allure, nos langues africaines ne sont pas invitées à demeurer pauvres comme actuellement ?
Il nous semble convaincant, que le plurilinguisme est une chance pour les états et les peuples, par conséquent apprendre à maîtriser d’autres langues étrangères est un atout que l’on peut servir pour notre développement, mais, les intégrations aux organisations internationales linguistiques comme le Commonwealth et la francophonie, risquent d’aveugler nos gouvernants, qui ne penseront qu’à l’anglais et le français. Le piège de la francophonie et du Commonwealth, c’est l’asphyxie des langues africaines [5], si l’on n’y prend garde.
Au moment, où, nous pensons à la construction de l’Union Africaine, la représentation linguistique du continent serait un vecteur fort de l’identité africaine à proposer au reste du monde, comme complément de l’évolution et de la richesse de notre humanité.
3) CONCLUSION :
De Gaulle qui avait rêver de faire de la France la petite reine du monde, il l’avait dotée de la bombe nucléaire et des pays satellites (les territoires d’outre-mer et les pays africains), ce qui lui a valut la place au Conseil de Sécurité des Nations Unies. Aujourd’hui, le monde a changé, et la France entend garder cette place de petite reine :
Bernard Kouchner, alors qu’il était militant socialiste, il soutient les américains pour la guerre en Irak, il est le défenseur d’une intervention militaire pour faire de l’intervention humanitaire. Il est pour que la France continue de conserver sa place de petite reine dans le monde et dans l’Europe.
Alain Johandet un autre adepte de la petite reine, son intervention auprès de Omar Bongo va être déterminante pour préserver le pré-carré français, dont Jean Marie Bokel payera de son poste de la coopération.
Nicolas Sarkozy après son bluff pour la rupture par rapport à la politique de Jacques Chirac, il continue fidèlement l’œuvre de Jacques Chirac, pour conserver la place de petite reine à la France, comme l’avait voulu De Gaulle.
L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) représente, avant tout, les intérêts culturels de la France et du Québec (des descendants français en Amérique du nord), pour laquelle la figuration des états africains semblent accompagner la France à conserver sa place de petite reine dans le monde et à contribuer à aider à protéger les cultures françaises et québécoises contres les envahisseurs anglo-saxons, le 12ème sommet qui vient de s’achever au Québec ne montre pas les signes de changement de cette donne.
Cependant, deux pays africains se sont acharnés, avec une concurrence agressive, pour abriter coûte que coûte le prochain sommet de l’OIF, c’est la RDC et le Madagascar, l’organisation a, finalement, tranché et servi les deux prétendants : le XIIIème sommet en 2010 se déroulera au Madagascar et le XIV ème sommet de 2012 en RDC.
Auteur : Appolinaire Noël KOULAMA
Publié le : 23 octobre 2008
Rubrique : International
Source : http://africdossier.oldiblog.com
Note :
[1] L’OIF compte désormais 70 pays et gouvernements membres et observateurs représentant, plus de 200 millions francophone dans le monde. L’Arménie est devenue membre à part entière. La Thaïlande et la Lettonie sont rentrées dans le cercle des observateurs. Son équivalent anglophone est le Commonwealth, cette association internationale regroupe 153 pays totalement ou partiellement anglophones et indépendants.
[2] Dans son article titré : « Sommet de la Francophonie au Québec : Combien de dictateurs africains encore à la table ? », Antoine LATOUR met en exergue, les comportements fâcheux et non démocratiques des dirigeants africains qui font le nombre de l’OIF.
[3] Lire notre article qui fait une analyse comparable entre la France et l’Angleterre, à travers respectivement, la Francophonie et le Commonwealth : « Décolonisation et Coopération : Lorsque l’angleterre devance la France de plusieurs pas ».
[4] Le FPR est un parti exilé en Ouganda avec plusieurs de ses membres devenus anglophones, avant de prendre le pouvoir à Kigali, lors du génocide et mettant fin au génocide rwandais. Le Rwanda a rompu fin novembre 2006, ses relations diplomatiques avec Paris, après que le juge Jean Louis Brugière eut réclamé des poursuites contre Monsieur KAGAME et d’autres responsables rwandais, pour leurs participations présumées à l’attentat contre l’avion e l’ex-président rwandais, Juvénile Habyarimana, le 06 avril 1996, qui avait déclenché le génocide.
[5] Il nous paraît, cependant, normal de partager l’héritage culturel du français avec l’ensemble du monde francophone, au sein d’une organisation internationale, par contre, le risque, est de voir nos états complètement acculturés de l’héritage linguistique, la domination culturelle que reproche les français aux américains ne se trouve t-elle pas entre la France et les états africains francophones, dans ce contexte, Rodrigue KPOGLI est plus ferme dans son article intitulé : « La Francophonie : Comment les langues et les cultures africaines sont asphyxiées », et il souligne que cette maison « francophone » est appelée à disparaître du continent africain.
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ETATS-UNIS : PEU DE CHANGEMENT DANS LA POLITIQUE AFRICAINE QUEL QUE SOIT LE FUTUR PRESIDENT EN 2008. (le 19/10/2008 à 14h13)
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La politique américaine en Afrique restera plus ou moins identique, quel que soit le vainqueur des présidentielles du 4 novembre aux Etats-Unis. Tel a été le consensus au séminaire de la Commission économique de l’Onu pour l’Afrique à Addis Abeba sur les implications de ce scrutin pour le continent africain.
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| Le sénateur Obama et son colistier Joe Biden |
Pour l’analyste américain Steven Ekovitch, professeur de science politique à l’université américaine de Paris, les plates-formes politiques des deux principaux candidats à la présidence, à savoir le démocrate Barack Obama et le républicain John McCain, se ressemblent énormément. « J’ai non seulement eu l’impression de lire le même texte, mais je me suis aussi rendu compte que j’avais déjà vu quelque chose de semblable », a déclaré en substance le professeur Ekovitch, en faisant allusion a la politique de l’administration Bush en Afrique.
Steven Ekovitch, l’une des têtes d’affiches du séminaire, a dit aux diplomates et officiels africains présents de ne pas s’attendre à une politique plus favorable en cas de victoire du candidat favori de l’Afrique, Barack Obama, dont le père était Kenyan.
« Mais je vous dirai par contre ceci : un président africain-américain sera plus sévère a votre égard qu’un président blanc. Il peut vous traiter avec amour et rigueur, comme on dit aux Etats-Unis. Il pourra vous dire ce qu’un autre chef de
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Le sénateur John McCain et
sa colistière Sarah Palin
en campagne à Bexley,
dans l'Ohio |
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L’exécutif ne pourrait: Mes frères et sœurs africains doivent faire mieux dans les domaines de la lutte contre la corruption, de la promotion de la démocratie et de la réduction de la violence », a souligné le professeur Ekovitch, en rappelant que Barack Obama n’a pas hésité à agir de la sorte à l’égard de ses compatriotes africains-américains.
Steven Ekovitc a fait remarquer que Barack Obama et John McCain sont tous deux contre les massacres au Darfour et en faveur de pressions accrues sur le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, pour qu’il cesse de réprimer son people.
« Cela veut dire qu’il n’y a aucun changement visible entre les deux postulants actuels à la Maison Blanche et les précédents candidats et présidents américains. Idem pour les résultats des prochaines élections. Il n’y a pas d’implications à attendre », a conclu le diplomate kenyan Michael Oyogi. Toutefois, cela n’empêche pas une énorme fascination dans beaucoup de régions d’Afrique concernant les prochaines présidentielles américaines, ont souligné les diplomates et officiels africains présents au séminaire d’Addis Abeba.
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Publié le : 19 octobre 2008
Rubrique : International
Source : http://www.voanews.com
Note :
Lire aussi : LA BULLE « OBAMA » QU’EST CE QUI SE CACHE A L’INTERIEUR
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LA BULLE « OBAMA » : QU’EST CE QUI SE CACHE A L’INTERIEUR ? (le 18/10/2008 à 17h24)
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Dans le cadre de notre sélection d’opinions ou d’articles à vous présenter, nous avons choisit le cas « OBAMA », eh oui, Obama serait le président naturel des américains parmi les deux principaux candidats, le 04 novembre 2008 en Amérique. L’élection d’Obama serait une première au monde, qu’un « black » soit élu Président, dans un pays majoritairement blanc. Les africains doivent réfléchir, si Obama pourra t-il avoir une politique en Afrique et dans le reste du monde, moins expansionniste et plus équilibré dans les intérêts des peuples ? Appolinaire Noël KOULAMA vous propose de partager avec vous, l’article ci-dessous, écrit par Maurice Gendre, qui démontrent les collisions politiques et économiques, du candidat OBAMA et ses intentions dangereuses en politique internationale, une fois Ptrésident :
Et pourtant, les entreprises elles-mêmes n'ont pas le droit de donner de l'argent aux candidats.
Ses employés ne peuvent le faire qu'à titre individuel, ou au sein des structures prévues par la loi, les "PAC" (Politique Action Commitee).
« Selon toute vraisemblance, et sauf retournement exceptionnel de situation (crise grave avec la Russie qui bénéficierait à John McCain), ou un « bug » des machines à voter étrangement favorable au candidat républicain, Barack Hussein Obama sera le 4 novembre prochain le nouveau président de la « première puissance mondiale ». Faut-il s’en réjouir ? A cette question, l’écrasante majorité de la population européenne répond par l’affirmative. Mais pourquoi un tel engouement ? Très simple : le candidat d’origine kenyane jouit de deux à priori positifs très largement usurpés. »
Premièrement, Obama est Noir (métis pour être exact). Or, la vulgate antiraciste rabâchée depuis une vingtaine d’années, et qui s’est infiltrée insidieusement dans les esprits, a fini par produire ses fruits vénéneux. A savoir que pour bon nombre de Blancs culpabilisés, le Noir est ontologiquement bon et le Blanc est consubstantiellement une crapule. Vision débile et révoltante mais qui a le vent en poupe.
Pour réduire à néant ce présupposé idéologique grotesque, on se contentera de citer quelques noms en vrac : Bokassa, Mobutu, Amin Dada ou encore Paul Kagamé. Comme on peut donc très vite s’en rendre compte, une couleur de peau foncée de la corruption, de la folie et de la violence !...
Second poncif éculé, mais qui profite au sénateur de l’Illinois : il est Démocrate, donc conciliant et pacifique.
Les membres du parti de l’âne peuvent se satisfaire de l’indulgence des Européens à leur égard. Le Vieux Continent estime que les Démocrates ont une attitude moins hégémonique et moins belliqueuse que les Républicains... Dans ce cas, on rappellera aux amnésiques l’expédition vietnamienne définitivement lancée par Lyndon B. Johnson et les frappes contre la Serbie décidées sous Bill Clinton. Jusqu’à preuve du contraire, ces deux tristes sires n’ont jamais réglé une adhésion annuelle au Parti Républicain ! Historiquement, c’est plutôt le
Parti de l’éléphant qui a défendu une vision isolationniste ou non-interventionniste.
Il est évident que huit insupportables années d’administration Bush ont provoqué un irrésistible besoin de changement et d’alternance. Mais est-ce une raison pour abdiquer tout esprit critique et soutenir sans modération un homme dont les zones d’ombres sont nombreuses ? Assurément pas.
En ce sens, le discours prononcé sur la Place de la Victoire à Berlin l’été dernier relevait plus d’une séance d’hypnose collective que d’un meeting classique. Du même coup, le cri de ralliement d’Obama « Yes we can » finit plus ressembler ce jour-là à une incantation vaudou qu’à un programme politique.
Cette séance berlinoise en dit d’ailleurs très long sur la manipulation des masses dans nos démocraties occidentales, ainsi que sur la soumission de l’Allemagne à l’Empire US, depuis la fin de la guerre. Sujétion de l’Allemagne qui donne parfois l’impression de voir cette ex-grande Nation réduite à un simple protectorat….
Mais quid des idées d’Obama ? Les observateurs les jugent « porteuses d’espoir ». Jugeons sur pièce.
LE PROCHE-ORIENT TOUT D’ABORD :
« Jérusalem devra rester la capitale d’Israël et devra demeurer indivisible. » Sentence définitive lâchée par Barack Obama devant le tout-puissant lobby pro-israélien AIPAC (American Israel public affairs committee), le 4 juin dernier, lors de sa première intervention publique, au lendemain de la fin des primaires démocrates, qu’il avait remportées, et qui faisaient de lui le futur candidat de son parti à l’élection présidentielle de novembre. Saëb Erekat, négociateur palestinien, dira d’ailleurs : « Il a fermé toutes les portes de la paix. »
Mais ce n’est pas tout. Obama, qui s’est engagé à fournir 30 milliards de dollars d’assistance militaire à Israël, a approuvé les bombardements du Liban en 2006 par l’Etat Hébreu, et a qualifié de « totalement justifié » le raid contre un site soupçonné d’abriter des « armes de destruction massives » en Syrie l’an dernier.
« idées porteuses d’espoir »,
Et concernant l’Iran ? « Le danger de l’Iran est grave, il est réel et mon but sera d’éliminer cette menace. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour empêcher l’Iran d’obtenir une arme nucléaire, tout ! » On ne peut être plus clair.
Le Pakistan maintenant. Obama considère que c’est « le front central » de la guerre au terrorisme. Et il fanfaronne dans la foulée, tel un matamore : « Je n’hésiterai pas à faire usage de la force. » Pour rassurer son auditoire, il tempère tout de même son propos en ajoutant : « Mais nous devons utiliser notre armée de manière avisée ». Ouf, on respire. Qu’un candidat US puisse décocher une flèche de ce genre à l’encontre d’une puissance nucléaire n’en demeure pas moins inquiétant pour la stabilité internationale…
ET LA RUSSIE QU’EN PENSE T-IL ?
Obama est plus mesuré sur cette question que son rival McCain et la psychopathe qui sert de colistière à ce dernier.
Dans le cas de la Russie, c’est plutôt l’entourage d’Obama qui fait craindre le pire. Obama n’a-t-il pas comme mentor l’ineffable Brzezinski, le grand apôtre de l’encerclement de la Russie (en compagnie de feu le père de la doctrine du containment, George Frost Kennan) ? N’a-t-il pas non plus comme grand ami George Soros, un homme qui entretient des liens très étroits avec Lord Malloch Brown du Foreign office britannique. Foreign office britannique, qui ne cache pas sa détestation de la Russie et s’évertue à entretenir une stratégie de la tension en promouvant des mouvements « révolutionnaires » en Europe de l’Est, mouvements connus pour leur grande hostilité AU Kremlin.
Les admirateurs de Barack Obama clament aussi qu’il incarne une façon « différente » de faire de la politique. Pourtant à y regarder de plus près, c’est très loin d’être évident.
Lors de sa campagne, il a pris pour cible l’ALENA. Cet accord de libre-échange nord-américain qui a tant fait souffrir les travailleurs américains, a provoqué du chômage et entraîné des baisses de salaires dans certains secteurs de l’économie. Aussitôt, ses proches conseillers se sont empressés de rassurer le « Big Business » en garantissant qu’il ne s’agissait que d’une « rhétorique de campagne ». Il ne faudrait tout de même pas affoler les marchés et les grandes entreprises.
Et que propose-t-il, notre Obama, pour juguler la démence et l’irrationalité du capitalisme financier ? A l’instar de son adversaire républicain, il vote les 700 milliards de dollars du plan de « sauvetage » Paulson. Par conséquent, il donne son consentement au creusement du déficit (déjà abyssal), il fait endosser aux contribuables américains les erreurs des gourous de Wall Street, n’assure aucunement la refondation du système sur des bases saines, mais au contraire encourage la récidive - et surtout fait courir aux Etats-Unis le risque d’une explosion hyper-inflationniste comparable à celle qui frappa la République de Weimar.
Autre sottise avancée par les inconditionnels d’Obama : « Obama est un homme intègre et honnête ». Les groupies du bonhomme n’ont sûrement jamais entendu parler du scandale Rezko…
Très proche d’Obama, Tony Rezko, un homme d’affaires et promoteur immobilier de Chicago, surnommé « le roi des taudis » [1], a été reconnu coupable de fraude, blanchiment d’argent et de corruption. Rezko, 52 ans, fut un généreux mécène pour les politiciers républicains et démocrates de l’illinois, dont Obama.
Obama n’est directement accusé d’aucune malversation, mais son nom est régulièrement mentionné car une partie des sommes détournées par Rezko a atterri dans les caisses de sa campagne. Gênant lorsqu’on se présente comme un modèle d’éthique et de probité.
Selon le Chicago Sun Times (juin 2007), en 1997 Obama avait écrit des lettres à des élus locaux et des Etats, les incitant à soutenir un projet de construction de logements sociaux pour retraités, géré par Rezko et son partenaire Allison Davis. Plus de 14 millions de dollars d’argent public ont été ainsi rassemblés, dont 885.000 ont été empochés par Rezko et Davis. Selon la même source, ce complexe de logements devait à l’origine être géré par un partenaire de longue date de Davis, William Moorehead. Mais celui-ci a été envoyé en prison en 2007, accusé d’avoir détourné un million de dollars sur les projets sociaux qu’il gérait, y compris ceux qu’il gérait avec Allison Davis. Le 21 décembre 2007, l’avocat général des Etats-Unis, Patrick Fitzgerald, chargé d’instruire le procès de Rezco, a accusé l’homme d’affaires d’avoir donné 10.000 dollars à un « candidat politique », provenant des dessous de table tirés du système de retraite des enseignants de l’Illinois. Le fait que Fitzgerald n’ait pas mentionné le nom de ce candidat n’a fait que redoubler les rumeurs sur la culpabilité d’Obama, car, à cette époque, Rezko faisait partie du comité de financement de la campagne d’Obama pour le Sénat des Etats-Unis.
Philippe Grangereau dans Libération écrit également ceci : « Obama, qui le connaît depuis une dizaine d’années (il avait travaillé pour Rezko comme avocat), décide en juin 2005 de lui demander conseil pour acheter une superbe demeure dans un quartier chic de Chicago.
Obama achète la propriété, d’une valeur de plus d’un million de dollars. Le même jour, Rezko acquiert le terrain adjacent, d’une valeur de 625 000 dollars. Les propriétaires de ces deux entités ont en effet mis pour condition que la vente ait lieu simultanément. A l’époque, Obama a été vu en train de visiter sa future maison en compagnie de Rezko.
Par ailleurs, quelques mois après cette vente, Rezko revend une partie de sa parcelle à Obama, qui souhaite agrandir son jardin. Le sénateur, qui s’est empressé en janvier de faire don à des organisations de charité des sommes apportées par Rezko à ses campagnes, a démenti avoir retiré le moindre avantage. Il a en même temps reconnu avoir été idiot de s’associer à lui.
De fait, lorsqu’Obama fait appel à Rezko, en juin 2005, des articles accusant celui-ci de corruption circulent déjà dans la presse. Le promoteur est aussi l’objet d’une douzaine de plaintes de ses nombreux créanciers, et Obama ne pouvait l’ignorer. Beaucoup se demandent pourquoi Rezko a pris autant de risques pour donner un coup de main à son ami le Sénateur. »
Pour faire bonne figure, Obama a donc reversé à des œuvres caritatives une partie des sommes engrangées grâce à son gentil donateur mais la rumeur de « magouilles » n’en est pas moins persistante et encombrante pour la suite de sa carrière. A tel point, que ses détracteurs avouent qu’en cas d’élection d’Obama, ils n’hésiteront pas une seconde à utiliser le « cas Rezko » pour enclencher une procédure d’impeachment à son encontre.
Mais plus grave que tout cela, c’est aussi, et surtout, sa désignation comme candidat du parti de l’âne qui restera entachée de forts soupçons d’irrégularités et de manigances. Un fait très peu évoqué dans la presse hexagonale et européenne : la campagne calomnieuse et diffamatoire qui a jalonné toute la Primaire, et dont a été victime Hillary Clinton.
Howard Dean et Nancy Pelosi, deux figures majeures du Parti Démocrate, sont les artisans de cette campagne assassine. D’aucuns y voient la résurgence du vieux clivage qui traverse le parti entre sa tendance rooseveltienne (incarnée par la sénatrice de New-York) et la faction oligarchique (dont Obama ne serait qu’une marionnette).
HYPOTHESE TRES PROBABLE ET NON DENUEE DE BON SENS…
Mais le plus incroyable fut très probablement cette prise en compte partielle (et non totale) des résultats du Michigan et de la Floride, et ce pour des motifs extrêmement discutables. Clinton avait réalisé d’excellents scores dans ces deux Etats. La validation incomplète des ces deux primaires scellera sa défaite définitive à la Convention.
Pour les soutiens de Clinton, la pilule a été très dure à avaler. Parmi ses supporters, certains ont lancé le PUMA (party unity my ass) [2], faisant bien comprendre qu’ils ne voteront pas pour Obama le Jour-J, mais s’abstiendront ou iront même jusqu’à glisser un bulletin Mc Cain dans l’urne.
Politique impérialiste à peine déguisée, mœurs politiques suspectes, conseillers dangereux, honnêteté à géométrie très variable, tricherie électorale et probablement simple homme de paille : inutile de préciser que les aficionados d’Obama risquent de très vite déchanter.
« Existe-t-il alors une lueur d’espoir quelque part ? », demanderont quelques personnes abattues par la tristesse et le chagrin.
Oui, l’Espérance est toujours là. La preuve par ce rassemblement des candidats anti-système qui a eu lieu voilà quelques semaines, et qui réunissait la très prometteuse Cynthia McKinney (Green party), l’inoxydable Ralph Nader (« indépendant et écologiste »), l’inusable Ron Paul (« libertarien ») et l’intransigeant Chuck Baldwin (Parti constitutionnaliste). Ils ont montré un autre visage des Etats-Unis. Une Amérique attachée à la Constitution, se reconnaissant dans les valeurs des Pères Fondateurs, et éloignée de toute velléité expansionniste.
Le temps travaille pour eux.
Auteur : Maurice GENDRE
Publié le : 18 octobre 2008
Rubrique : International
Source : Agoravox
Notes :
[1] Il a fait fortune sur le dos des déshérités en construisant des logements sociaux en amassant au passage pots-de-vin et dessous de table.
[2] Comprendre : « L’unité du parti mon cul ! »
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SOMMET DE LA FRANCOPHONIE AU QUEBEC : COMBIEN DE DICTATEURS AFRICAINS ENCORE A LA TABLE ? (le 17/10/2008 à 20h50)
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Encore une autre retrouvaille autour du sommet de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), où se côtoient les dictateurs francophones, dont la majorité de ces dictateurs viennent du continent africain. Nicolas Sarkozy est arrivé ce 17 octobre 2008 au Québec, pour y participer aux côtés des dictateurs africains, c’est l’occasion de vous rappeler, quels sont les Chefs d’état francophones qui participent à renforcer l’image d’une Afrique qui incapable de respecter les principes élémentaires de l’état du droit et de la démocratie. Appolinaire Noël KOULAMA vous invite, par conséquent, à lire l’article ci-dessous d'Antoine LATOUR.
Carla Bruni viendra-t-elle au Québec avec son mari le président français? Une question qui a préoccupé les médias jusqu'à ce que la décision de l'Élysée vienne briser les fantasmes des paparazzis : non, elle ne sera pas dans le portrait. Le 12e Sommet de la Francophonie, qui se tiendra dans la ville de Québec du 17 au 19 octobre 2008, sera quand même une pépinière d'histoires croustillantes pour qui désire se pencher sur le parcours de certains chefs d'État et délégations qui représentent des pays parmi les plus répressifs et corrompus de la planète.
Malgré la venue de plusieurs dictateurs, la Sûreté du Québec a indiqué que, selon les informations dont elle dispose, il ne devrait pas y avoir de manifestation d'envergure et encore moins de débordement. À ce titre, les «précautions» prisent lors du Sommet des Amériques de 2001 n'auront pas lieu. Périmètre de sécurité, oui. Clôture imperméable, non.
Peut-être si le président américain, George W. Bush – que certains tiennent responsable de tous les maux de la Terre – parlait la langue de Molière, la police aurait été plus sur les talons. Malheureusement pour la gauche québécoise, M. Bush ne sera pas de la partie. Mais la venue du président français, Nicolas Sarkozy, pourrait échauder certains esprits. Un billet publié sur le site du Centre des médias alternatifs du Québec (CMAQ) lance les hostilités : «... le kingpin néo-fasciste français Nicolas Sarkozy viendra salir le sol montréalais de ses bottes pour la première fois... Or, il sera à notre portée ! »
Dans le contexte de la Francophonie, où la France trône au sommet en tant qu'ancienne puissance coloniale (pas entièrement repentie diront certains), le débat sur l'évolution et le développement des membres de l'organisation peut constituer une source de discorde. Un siècle d'exploitation et de répression peut-il expliquer les maux d'un pays jusqu'à aujourd'hui? Qu'est-ce qui explique que certains s'en tirent plutôt bien alors que d'autres ont un dossier pitoyable? Ficelles tirées par la métropole et le «grand ordre mondial» ou élites locales corrompues? Ce n'est pas tout noir ou tout blanc.
L'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) devrait cependant, officiellement, œuvrer à faire progresser tous les membres de sa communauté. Ses missions sont : «Promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique; promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l’Homme; appuyer l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche; développer la coopération au service du développement durable et de la solidarité. »
Montrant qu'elle n'allait pas laisser ses principes se faire piétiner, l'OIF a suspendu la Mauritanie – victime d'un coup d'État au mois d'août 2008 – et elle ne devrait pas être représentée à Québec au 12eme Sommet.
Les vieux dictateurs seraient-ils plus accommodants, moins gênants et... plus démocratiques? Car un bref tour de piste des visiteurs attendus dans la ville du 400e révèle que de nombreux chefs d'État sont d'abord arrivés au pouvoir par un putsch. Si certains ont été «élus» depuis, avec des scores à la 95 %, leur maintien en place relève souvent de la force brute, du népotisme et de la cleptocratie.
LE DOYEN OMAR BONGO DU GABON:
Pour débuter l'examen des mains de fer, il faut inévitablement passer par le doyen des chefs africains, l'illustre Omar Bongo. Ce dernier, au pouvoir depuis 1967 et ne cachant pas son désir de gouverner à vie, n'a que faire des éloges posthumes : il a rebaptisé sa ville de naissance Bongoville et l’université de la capitale porte son nom.
Toutes ces années au pouvoir lui auront valu plus que ces auto-hommages : on dit que Omar Bongo est l'un des chefs d'État les plus fortunés de la planète. II est toujours bien en vue dans la «Françafrique» et malgré la «rupture» prêchée par Nicolas Sarkozy, le président français s'est assuré de maintenir de solides liens avec l'ancienne colonie. «Omar Bongo est le doyen des chefs d'État et, en Afrique, le doyen, cela compte», a déclaré Sarkozy lors d'une visite officielle au Gabon en juillet 2007, selon Le Monde. Si Omar Bongo vient à Québec, les deux hommes pourront certes s'échanger une poignée de main chaleureuse.
LE CONTESTÉ PAUL BIYA DU CAMEROUN:
Selon différents sites camerounais, le président du Cameroun, Paul Biya, pourrait faire l'objet de contestations à Québec. On rapporte que son personnel serait actif au Canada pour sonder la communauté camerounaise et récolter des appuis afin d'offrir à M. Paul Biya un «accueil chaleureux». Mais cet homme politique n'est pas porté dans tous les cœurs. Au pouvoir depuis 1982, il a provoqué de violentes émeutes plus tôt cette année lorsqu'il a décidé de briguer un autre mandat en 2011. On peut donc lire sur Internet que «plusieurs Camerounais du Canada comptent profiter du séjour de Paul Biya au Canada pour lui réclamer des réponses sur les questions liées à la décrépitude du Cameroun ».
LE PIRE THEODORO OBIANG NGUEMA MBASOGO DE LA GUINÉE EQUATORIALE :
La Guinée équatoriale de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo figure parmi les pays les plus mal en point du monde. Teodoro Obiang Nguema Mbasogo est arrivé au pouvoir en 1979 en assassinant son propre oncle. Depuis, il a été élu en 2002, mais avec un score de 97 %. Malgré des réserves de pétrole qui en font le troisième pays producteur en Afrique, les habitants de la Guinée équatoriale sont des plus pauvres. La raison est fort simple : le pays se classe 168e sur 180 sur l’échelle de corruption de l’organisme « Transparency Internatinal ».
LES PRINCES HERITIERS DU POUVOIR :
· Roi MOHAMED VI du Maroc
· Joseph KABILA de la RD-Congo
· Faure GNASSINGBE du Togo
La Francophonie, malgré ses principes de démocratie, n'est pas exempte de princes héritiers. Étrangement, c'est probablement un vrai prince, descendant d'un vrai roi dans un régime monarchiste, qui a amené son pays à faire le plus de progrès en devenant le nouveau souverain, le roi Mohamed VI du Maroc.
Quant aux faux princes, il faut désigner Joseph Kabila en République démocratique du Congo, ayant succédé à son père Laurent-Désiré Kabila, assassiné en 2001. Bien qu'élu en 2006 dans des élections ayant marqué un pas vers l'avant, Kabila fils n'a pu instaurer un climat de bonne entente et il est accusé de ne tolérer aucune opposition. Le pays est déchiré par des conflits armés internes, largement motivés par ses immenses ressources naturelles.
L'autre prince est Faure Gnassingbe du Togo. Placé au pouvoir par l'armée en 2005 après la mort de son père, Eyadema, qui avait dirigé le pays durant 38 ans, il a été «élu» la même année dans un processus marqué de violences. Les crimes commis par le pouvoir dans cet épisode demeurent impunis. Quant à Hosni Mubarak, à la tête de l'Égypte depuis 1981, on soupçonne qu'il lèguera le pouvoir à son fils Gamal.
NON LES MOINDRES :
· Denis SASSOU NGUESSO du Congo-Brazzaville
· Paul KAGAMÉ du Rwanda
· Idriss DEBY du Tchad
· Blaise CAMPAORÉ du Burkina faso
· Lansana CONTÉ de Guinée Konakry
Plusieurs autres dirigeants de pays membres de la Francophonie ne donnent pas leur place en matière de mauvaise gouvernance, de répression des droits fondamentaux et de corruption. Le Congo Brazzaville de Denis Sassou-Nguesso se classe 141e sur 150 dans l'évaluation de la démocratie de WorldAudit.org
Paul Kagame, aux commandes du Rwanda, est loin de faire l'unanimité dans ce pays traumatisé par la rivalité ethnique. Lors de sa visite à Montréal en 2006, des membres de la communauté rwandaise l’avaient accueilli avec une brique et un fanal.
Idriss Déby du Tchad est arrivé au pouvoir par un coup d'État en 1990. À deux reprises, dernièrement, son régime, menacé par des rebelles, a été protégé par une intervention de l'armée française. Ben Ali en Tunisie, Blaise Compaore au Burkina Faso et Lansana Conte en Guinée ne donnent pas leur place non plus, littéralement. Ces hommes sont au pouvoir depuis respectivement 1987, 1987 et 1984. Ben Ali est, selon Reporters sans frontière, un «prédateur» de la liberté de la presse.
LA FILIERE INDOCHINE :
· NGuyen THI DOAN Vice-président de la Dictature communiste vietnamienne
Pour corriger cette image d'une Afrique damnée par la dictature, il est utile de souligner la présence dans la Francophonie de régimes asiatiques totalitaires. En premier lieu, la dictature communiste du Laos, un des pays les plus répressifs et corrompus de la planète. En deuxième lieu, la dictature communiste du Vietnam. D'abord, une âpre lutte des nationalistes et communistes vietnamiens pour expulser la France. Ensuite, un combat sans merci pour mettre dehors les États-Unis... Beaucoup de sang versé des Vietnamiens pour gagner une liberté qui n'est jamais venue.
Selon une agence gouvernementale vietnamienne, Québec devrait recevoir en fin de semaine la vice-présidente du Vietnam, Nguyên Thi Doan. Celle-ci aurait «émis le souhait que les deux pays ne laissent pas leurs différences, en termes de démocratie et de droits de l’Homme, perturber les relations bilatérales». Bien entendu, rien ne devrait faire obstacle au commerce….
En troisième lieu, le Cambodge. Moins pire que ses voisins, mais néanmoins autoritaire et corrompu.
PAS QUE DU NEGATIF :
· Manuel Pinte DA COSTA de Sao tomé et Principe
· Marwane BEN YAMED de l’île Maurice
· Boni YAYI de bénin
· Pédro PIRES du Cap-Vert
· Amadou TOUMANI TOURÉ du mali
· Abdoulaye WADE du Sénégal
· Georgui PARVANOV de la Bulgarie
· Traian BÄSESCU de Roumanie
Malgré ce sombre portrait, il y a quand même des États membres de l'OIF qui ont mérité le respect. En Afrique, on note Sao Tomé et Principe, l’île Maurice, le Bénin, le Cap-Vert, le Mali et le Sénégal. En Europe, deux anciens satellites soviétiques, la Bulgarie et la Roumanie, ont réussi leur transition vers la démocratie.
EN CONCLUSION :
Voyons si le Sommet de la Francophonie à Québec pourra inciter les pires à tendre vers le bon, plutôt que de produire une simple opportunité de copinage pour dirigeants en manque d'amour populaire.
Auteur : Antoine LATOUR
Publié le : 17 octobre 2008
Rubrique : International
Source : La Grande Epoque
Note :
Les sous-titres et les écrits en gras et bleu, sont de « Africdossier »
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