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La Conférence Nationale Souveraine (CNS) avait entériné les nouvelles bases du fonctionnement de la politique et de la république au Congo-Brazzaville, en occurrence, il était interdit de recourir aux armes comme moyens d’accéder au Pouvoir. Autrement dit, la jeune démocratie congolaise devrait donner la décision à son peuple de sanctionner ou de reconduire son Président, Et pourtant, le coup d’état a bien eu lieu, je vais vous relater ces faits chronologiquement sans entrer sur des analyses politiques.
1) Sassou N’guesso chargé par ELF d’orchestré une crise:
Dans sa paranoïa tactique, Sassou N’Guesso commence par persuader Bernard Kolélas et les militants de son propre parti le PCT, qu’ils seraient victime du pouvoir de Pascal Lissouba qui s’ignorent. Il importe, donc, d’organiser d’urgence la résistance. Une foule de manipulations et de fausses rumeurs, à connotation ethnique, concoctée par lui même, inonde le microcosme politique. Par exemple, les ressortissants des régions Niari, de la Bouenza et la Lekoumou (débaptisés ironiquement Nibolek et constitué d’une vingtaine d’ethnies différentes) auraient dissimilé des armes de guerre à leurs domiciles à Brazzaville, en vue d’attenter à leurs deux vies et pour pratiquer un génocide contre les ressortissants des régions du Pool et du nord du pays, et pourtant, de ce qu’affirme Sassou N’Guesso, nombreux de ces régions sont de la mouvance présidentielle. Sassou N’Guesso affirme encore, que, Bernard Kolélas serait le véritable vainqueur des élections perdues en 1992, remporté démocratiquement par Pascal Lissouba, ensuite il continue, que ces résultas auraient été manipulés par une alliance anti région du Pool, autour de Pascal Lissouba, et qu’il serait mieux de revendiquer sa victoire et recouvrer ses droits.
Cette persuasion s’accompagne opportunément d’une générosité financière sans limite, bien ciblés. Bernard Kolélas persuadés, Sassou N’Guesso peut dès lors passer à l’étape suivante : fournir aux militants du Monvement pour la Démocratie et le Développement Intégral (MCDDI) de Bernard Kolélas des armes et des experts militaires, à la tête desquels se trouve le Colonel Pierre Oba et d’anciens militant du Parti Congolais de Travail (PCT) baptisé désormais en milice appelée « les ninjas ». Le Général Norbert Dabira (le Chef de la milice de Sassou N’Guesso appelée « les cobras ») confirme, le Colonel Oba se retrouve aux côtés de Bernard Kolélas pour organiser la résistance, porter aide et assistance aus résistants déterminés à enrayer la furie sauvage de la soldatesque du Président Pascal Lissouba. Comme l’assure les journaux proches de les personnalités proches de Bernard Kolélas, Sassou N’Guesso assure le soldes des miliciens ninjas.
Résultat, en juillet 1993 , les ninjas déclencheront une chasse à l’homme dans les quartiers sud de Brazzaville, à Bakongo et Makélékélé, fief de Bernard Kolélas, devenant ainsi la première milice créée et à agir sur le terrain, juste avant la milice « les cobras ».
2) Sassou N’guesso chargé par ELF créer sa propre milice:
Pour son coup de force, Sassou N’Guesso a aussi besoin de sa propre milice privée. Il s’adresse particulièrement aux soldats des Forces Armées Congolaises (FAC), les soldats de la FAC sont principalement issus de sa région. Déjà, après avir été battu démocratiquement par Pascal Lissouba en 1992, Sassou N’Guesso quitte le pouvoir en confisquant l’armement et les éléments de la garde présidentielle, désormais, il recrute aussi des civils. Un cobra, Boniface Andessa, alias Colonel Eyoma l’avoue : « je suis arrivé dans le millieu de cobra en 1992, j’ai été copté par mon feu frère Oko Camille,( lui même cobra) pour s’organiser autour de Sassou N’Guesso. J’étais enseignant et je percevais normalement un salaire, qui était suspendu, lorsque les tenants du pouvoir avaient eu vent que j’étais cobra, j’ai formé au CADD-MJ au quartier Moungali un certain Fréddy Koméka (le Défi n° 078, du 16 décembre 2003).
En effet, dès septembre 1992, des centaines de militaires et des fonctionnaires de leur état, désertent illégalement leur poste de travail, tout en continuant de percevoir leur salaire, ils sont dans les camps d’entraînement de Sassou N’Guesso. Alerté, mais laxisme du régime oblige, ils ne commenceraient à être rayés de la fonction publique que quelques années plus tard
3) Préparatifs de la guerre (coup d’état) :
Voyage à Paris :
Profitons des bons offices de son gendre Omar Ondimba Bongo, qui met son avion présidentiel à disposition de Sassou N’Guesso, l’avion à bord duquel se trouve Sassou N’Guesso le 4 aoüt 1995 est surpris de ne pas pouvoir décoller et pour cause des canons y sont pointés, des militaires des forces antiaériennes prennent d’assaut la piste de l’aéroport international de Maya-Maya de Brazzaville, aucune explication d’encerclement n’est fournie par les officiels. Sur fond d’agitation Sassou N’Guesso prend place à bord, l’alerte aurait été déjà donné à M’Pila, son quartier résidentiel d’où affluent ces miliciens appelés « les cobras », ceux-ci menacent de faire sauter les dépôts de carburants situés aux environs de l’aéroport, si jamais les chars de combat ne dégagent pas la piste. Sassou N’Guesso sera ramené au salon d’honneur, et son départ sera négocié pendant près d’une heure avant de voir son avion décoller de la piste.
Paris :
Dès 1995, et durant 18 mois, Sassou N’Guesso s’installe à Paris, comme par hasard 2 ans avant les élections présidentielles et comme par hasard, Jacques Chirac vient d’être élu Président de la république française, pendant ce temps en Afrique l’expérience démocratique suit son cours normal. Mais le coup d’état du Congo est en cours de préparation, discrètement et simultanément à Paris.
Le 1er novembre 1996, bien qu’un jour férié, Sassou N’Guesso est reçu en secret à l’Elysée par Chirac, en compagnie du Président gabonnais Omar Ondimba Bongo. Jean François Probst (proche de Jacques Chirac) avoue avoir organisé un système autour de Sassou N’Guesso : Présentation aux hommes politiques, aux journaliste et aide à la préparation de la guerre et du matériel de combat (le Monde diplomatique de janvier 2000). Opportunément, des armes et des mercenaires sont acheminés discrètement vers Oyo, le village natal de Sassou N’Guesso, au nord du Congo), via France-ville (Gabon).
Le 24 avril 1997, sous couvert de la présidence gabonaise, Air Gabon reçoit le contrat d’affrètement pour réceptionner une cargaison de 36250 kilos pour 71,3 millions de francs CFA. Le 4 juin 1997, un avion DC 8, en provenance du Bourget en France, atterrit discrètement à Franceville, avec 25 tonnes de matériels de combat, d’un équivalent pondéral d’environ 30 voitures, qui ensuite sont acheminés en contrebande par camion vers Oyo (Le Canard enchaîné du 13 août 1997).
Au Congo :
En quittant le Congo, Sassou N’Guesso avait crée les Forces Démocratiques Unies (FDU), c’est une composition des micro partis du nord réunis autour du PCT, qu’il préside.
Et pendant l’année 1995, le Congo a réussit son processus de paix, auquel les FDU sont partie prenante, Mais Sassou N’Guesso cobnfie aux FDU le soin de prépare le putsch à l’intérieur en 3 points :
· Création de 2 états major clandestins (militaire et civils)
· Acquisition des armes de guerre et formation d’une milice dans l’ombre
C’est ce qu’avoue publiquement Jean Marie Tassoua (Cobra et désormais Ministre de Sassou N’Guesso), il m’avait confié la charge d’organiser clandestinement la résistance. Dès janvier 1995, de traficoter un peu pour s’armer, l’opération passera par ses amis personnels, en Angola, en Afrique du sud, en Namibie ou en France. Le Colonel Pierre N’Gombé multipliait les contacts à l’extérieur, il put acquérir, par-ci, par-là, des armes de guerre de tout calibre qui étaient stockés à mon domicile. Nous déchargions les camions de nuit inlassablement selon le figaro du 21 octobre 1997.
D’autre armes proviennent de pillage de dépots militaires, pillage conduit par Blaise Adoua (futur Chef de la garde présidentielle de Sassou N’Guesso), alerté par les enquêtes parlementaires, le pouvoir de Pascal Lissoubas ne réagit pas. E 1997, du matériel de guerre est aussi opportunément abandonné par les légionnaires farnçais, dans le nord du Congo, fief de Sassou N’Guesso, à la suite de manœuvre milita ire, 500 seulement d’entre eux étaient déployés à Brazzaville en prévision de l’évacuations des étrangers de Kinshasa (capitale de la République Démocratique du Congo RDC et ex Zaïre).
Quand son allié de l’alliance de l’opposition, Bernard Kolélas, évoque que, certains affirment que Sassou N’Guesso d’une base d’entraînement militaire, non loin d’Oyo, son village natal, et que les armes y arrivent en provenance des pays voisins et ailleurs, immédiatement les Forces Démocratiques Unies (FDU) rembarre « Il n’en est rien et le pouvoir le sait », le pouvoir de Pascal Lissouba ne s’est pas intéressé.
En somme, Depuis 1994, la paix est en cours au Congo et les Forces Démocratiques Unies (FDU) de Sassou N’Guesso y contribuent , le pacte de la pais avec le régime de pascal Lissouba est célébré le 24 décembre 1996, pendant l’installation de la paix, les Forces Démocratiques Unies (FDU) de Sassou N’Guesso préparent la guerre et récrute 1800 miliciens.
4) Retour de Sassou N’guesso au Congo après son séjour de France:
Le 26 janvier 1997, l’organisation du putsch est fin prêt. Sassou N’Guesso peut donc rentrer au Congo, librement pour visiblement accomplir sa mission. Ironie de l’histoire, c’est même le Ministre d’état du Président Pascal Lissoubas qui vient l’accueillir, Victor Tamba-Tamba. Dès son arrivé Sassou N’Guesso déclare à la télévision congolaise (Télé Congo) « le Président Pascal Lissouba sera responsable des violences qu’il y aura dans le pays, si les élections prévues le 27 juillet 1997 ne sont pas organisées dans les délais ». pour autant, cette décision sur le report ou non de la date des élections ne dépend pas du Président Pascal Lissouba, mais de la Commission Spéciale de recensement.
Bref, on l’aura compris, Sassou N’Guesso cherche un prétexte pour déclencher la guerre, car non seulement, il l’a préparé, il est prêt pour cela, plus que tous les autres, en effet, il redoutait déjà l’élection présidentielle, il n’a jamais gagné même une élection locale en 40 ans de vie politique.
Provocation de Sassou N’Guesso :
A mesure que l’on s’approche des élections, les tensions s’accroissent, à Oyo, les miliciens cobras s’octroient de leur propre gré toute une zone de non-droit autour de leur fief d’Oyo, village natal de Sassou N’Guesso, il se pratique entraînement militaire, contrebande, racket des villageois, trafic d’armes de guerre, accueil des mercenaires de fausse monnaie et de drogue. La police et l’armée locale débordée n’étaient pas assez dissuasives, elles ont été délaissées par la hiérarchie militaire.
Sassou N’Guesso prépare un prochain voyage électoral au nord du pays, il envoie l’un des Chefs cobra de sa milice à Owando le nommé Pierre Aboya, détenteur illégale d’une arme de guerre, commandant des Forces Armées Congolaises (FAC) déserteur depuis 1992, pour servir Sassou N’Guesso. Le 9 mai 1997, il arrive à Owando et tut à bout portant et sans raisons, devant de nombreux témoins, un agent des Forces Armées Congolaises (FAC), N’Gassaki Makoye ex-milicien « les faucons » du Général Joachim Yhombi Opango (ex-Premier ministre du pouvoir et Directeur de campagne de Pascal Lissoubas au moment des faits). Sassou N’Guesso depuis son village natal d’Oyo clame qu’il vient d’être victime d’un coup d’état pendant son absence sur Owando, bilan officiel : 12 morts et 4000 sinistrés.
Pour tenter de mettre un terme, le Président Pascal Lissouba signe un décret qui réglemente la présence d’hommes en armes autour des personnalités politiques. Thierry Saussez (Conseiller de Sassou N’Guesso proche du Président français Jacques Chirac) déclare « Sassou N’Guesso nous avait reçu fin mai 1997, dans sa résidence de son village natal d’Oyo, et sans aucun signe d’inquiétude, nous avons pu noter un renforcement de la sécurité devant sa propriété, un véritable mur humain des miliciens cobras, Sassou N’Guesso détaille calmement son projet : il précise « dans 48 heures c’est-à-dire le 2 juin 1997 qu’il attaquera les Forces Armées Congolaises (FAC) et quand l’armée ripostera, sera déclenché une guerre qu’il n’aurait jamais voulu, en même temps qu’une partie de l’armée me rejoindra. Evidemment le 2 juin 1997, la milice « les cobras » attaque délibérément un convoi des Forces Armées Congolaises (FAC) de passage à Oyo, sur le route nationale 2, partant d’Owando vers Brazzaville, Ambroise Noumazalay (Secrétaire général du Part Congolais du Travail PCT de Sassou N’Guesso) nie la responsabilité des miliciens cobras et les attribut à une attitude provocatrices des forces de l’ordre, bilan : 4 morts et 8 blessés. Nianga M’Bouala (Colonel des Forces Armées Congolaises FAC et déserteur et l’un des Chefs cobra), parle franchement, que des jeunes cobras ont été installés sur la route nationale du 2,3, au 5 juin 1997. Malgré tout, l’attaque sanglante ne suscite aucune réaction immédiate d’un gouvernement, comme d’habitude, dit-on, par souci d’apaisement.
5) Putsch et Guerre de 5 juin 1997:
Le 31 mai 1997, le Conseil des ministre du Gouvernement d’union nationale (lequel ne participe pas Forces Démocratiques Unies FDU de Sassou N’Guesso) décidait enfin de faire respecter l’autorité de l’état :
· Soutient à la justice contre les auteurs de crimes de policiers depuis 1 mois
· Mise hors d’état de nuire de tout non-régulier détenteur d’arme de guerre
· Radiation de déserteurs de la force publique et de l’armée
· Protection des candidats relevant de la responsabilité de la force publique et non par des milices privées.
Ceci, conformément à l’engagement solennel initié par par le Comité de paix, parrainé par l’UNESCO et signé le 31 mai 1997 par tous les leaders (Lissouba, Kolélas, Thystère…)
Enfin Sassou N’Guesso réussit son prétexte de la guerre :
Tout commence par sa visite électorale à Owando, quelques jours avant un accueil est préparé pour porter Sassou N’Guesso par des porteurs, à cette occasion un officiel de Yhombi déclare que « que tous les moyens seront mis en marche pour empêcher Sassou N’Guesso d’entrer comme Jules César. Le 10 mai 1997, un homme de sassou N’Guesso tire sur une personne dans le cordon de sécurité, considéré comme un infiltré, c’est la guerre qui commence avec des vendettas et des contre-vendettas, en une semaine, 4000 personnes sont chassées d’Owando pour se réfugier à Oyo.
A la fin du mois de mai 1997, Sassou N’Guesso vient officiellement le renfort des officiers écartés de l’armée, Sassou N’Guesso revendique « combien de temps vont-ils encore bafouer l’honneur de l’armée ? Combien de temps encore vont-ils s’attaquer à ma personne ? », le 31 mai 1997, le Directeur de l’UNESCO, Frederico Mayor, fait signer aux candidats « un Acte de Paix ».
Et le 5 juin 1997, les Chefs des cobras, meurtriers des policiers, le Commandant Pierre Aboya et le lieutenant-colonel Bonaventure Engobo seront convoqués par le procureur de la région d’Owando. Ainsi devant les deux refus successifs de se rendre aux convocations du Procureur d’Owando, six blindés légers, épaulant les agents de la police judiciaire, tentent de les appréhender, dont l’objectif est surtout de faire respecter « le mandat d’amener » délivré par le Procureur et de saisir d’éventuelles armes de guerre illégalement détenues.
Les 2 Chefs cobra meurtriers de policiers sont localisés à M’pila à la résidence de Sassou N’Guesso qui les protège, seulement les blindés envoyés ne vont jamais tiré, aucune villa ne va recevoir le moindre impact, pas même d’armes légères, bien avant de s’en approcher sans aucune sommation, les miliciens cobras tirent la 1ère slave de guerre sur les forces de l’ordre, usant d’armes de guerre (Kalachnikovs, Lance-roquettes antichar..) sur les forces de l’ordre, selon les aveux de Sassou N’Guesso dans le journal « Libération du 10 juin 1997 ». La réplique immédiate des miliciens cobras vont surprendre les forces de l’ordre, qu’elles repoussent avant d’ériger rapidement les barrages dans les quartiers nord de Brazzaville fief de Sassou N’Guesso, l’offensive est bien menée, les miliciens cobra investissent massivement les casernes de la base militaire de M’Pila, celles du régiment blindé et de la marine, ainsi les quartiers de la Primature, coupant ainsi rapidement, la ville en deux, c’est le début de l’escalade.
Selon Justin Lekoundzou dans « Jeune Afrique du 25 juin 1997 », l’offensive des cobras conçus d’avance est alors immédiatement déclenchée, d’après le Général Norbert Dabira, Inspecteur des armées des Forces Armées Congolaises (FAC), le premier engin blindé qui était touché, était attendu au niveau du dépôt d’hydrocarbure Hydro-Congo, par un tireur de lance-roquettes antichar par un cobra qu y état positionné.
Les zoulous (miliciens proches du Président Pascal Lissouba) s’organisent contre et résistent à la pression des miliciens cobras de Sassou N’Guesso, , un 1er appel au cessez-le-feu est lancé par la Premier ministre David Charles Ganao le 7 juin 1997 qui n’est pas suivi d’effet par les miliciens cobras. En dépit des combats, le gouvernement prend un décret portant convocation du corps électoral pour le 27 juillet 1997 et fixant les conditions de candidature et de campagne. Un autre décret daté du même jour le 7 juin 1997, nommait les membres d’une Commission préélectorale composée des représentants de la mouvance présidentielle, de l’opposition proche de Bernard Kolélas et de la Société civile.
Le 9 juin 1997, des obus sont tirés dans les quartiers sud de Brazzaville, fief de Bernard Kolélas où sont retranchés les membres du Gouvernement. C’est ce même jour que les obus tombent sur Kinshasa (Capitale de la RDC) cette même journée sera la mise en place officielle de la radio et télé « Liberté » de Sassou N’Guesso, organe audiovisuel des Forces Démocratiques unies (FDU). En ce moment Pascal Lissoubas comprend, enfin, qu’il s’agit d’un coup d’état. Finalement le cessez-le-feu intervient le 11 juin 1997 sous la seule condition de Sassou N’Guesso que la médiation ne peut se faire que le Président gabonais Omar Ondimba Bongo.
Le 17 juin, pendant que les négociations battent le plein à Libreville au Gabon, l’Ambassade de France conclut un cessez-le-feu, au moment où Sassou N’Guesso était à court de munitions, ce que témoigne Jean-Marie Tassoua, conseiller militaire de Sassou N’Guesso, nous avions accepter de décréter un cessez-le-feu, parce qu’il nous restait que 700 munitions. Le 21 juillet 1997, parallèlement aux pourparlers et à la guerre, Le Président Pascal Lissouba entreprend par le truchement du Conseil constitutionnel et à la suite d’une requête introduite par le Premier ministre David Ganao le 16 juillet 1997, la prolongation de son mandat présidentielle et du report du scrutin présidentiel. L’organe de régulation constitutionnel n’avait pas vu le jour pendant tout le mandat de Pascal Lissoubas, il crée donc des dissensions, le 26 juillet 1997, les deux parties se rencontrent encore à Libreville, pour une conciliation qui permet l’entée des Ministres de Sassou N’Guesso, propositions acceptées par Pascal Lissouba, Mais Sassou N’Guesso demande plus un Premier ministre de ses rangs, très vite les partisans de Pascal Lissouba voit en cela une revanche sur La Conférence Nationale Souveraine CNS.
Le Gabon et le Tchad vont servir de trafic d’armes et de mercenaires pour Sassou N’Guesso, respectivement pour les troupes angolaises pour le Gabon et pour les troupes françaises et tchadiennes pour le Tchad.
Le 26 et 27 août, Jacques Chirac envoie plusieurs navires pour protéger les plates forme pétrolières, le 31 août 1997, la physionomie du Combat se modifie, les hélicoptères MI118 et MI24, pilotés par les pilotes ukrainiens bombardent les positions des cobras, bilan nombreuses pertes civiles et militaires cobras. Le président Jacques Chirac déclare « l’Élysée et Matignon ne recevront plus Pascal Lissouba, car son mandat à la Présidence du Congo s’est déjà expiré depuis le 31 août et je ne considère plus Président (Le Canard enchaîné du 10 septembre 1997) ». Le 8 septembre, Bernard Kolélas est nommé Premier ministre par Pascal Lissouba et le 13 septembre 1997, Michel Dupuch, conseiller de Jacques Chirac aux affaires africaines demande à Bernard Kolélas de lâcher Pascal Lissoubas et d’accepter la proposition que fera Omar Ondiba Bongo le 15 septembre 1997 à savoir que Sassou N’Guesso soit Vice président etr Ministre de la défense selon le canard enchaîné du 17 septembre 1997, Bernard Kolélas refuse.
Le 8 octobre 1997, la guerre de libération totale s’annonce, 4 avions angolais, avaient auparavant bombardé la capitale et les quartiers sud de la capitale, au même moment les mirages de l’armée française font leurs apparitions sur l’espace aérien au Congo les mercenaires et les barbouzes affrétés par l’Elysée, les troupes angolaises, tchadiennes, l’ancienne garde présidentielle de Mobutu et les génocidaires Hutus mettent fin à la guerre dans la capitale. Le 15 octobre 1997 sont débarqués au terminal pétrolier, à Djéno vers la ville de Pointe-Noire, par les bateaux de la société pétrolière ELF, la ville de Pointe-Noire est envahie par l’armée angolaise, le coup d’état est réussit, Sassou N’Guesso s’autoproclame Président du Congo.
Conclusion:
Les pays africains ne doivent plus concevoir l’alternance, que par les coup d’état, à l’ère de la mondialisation et ce début du siècle, les Nations-Unies, les Institutions internationales informent que la démocratie est une bonne forme de bonne gouvernance.
Aujourd’hui, tous les africains aspirent à la démocratie et aux élections propres, dépourvues de toute suspicions, la confiscation de la démocratie et de l’alternance est le plus grand risque que prennent actuellement les dictateurs.
Pleins de cerveaux africains sont exilés, parce qu’ils n’ont plus la foi dans leurs pays, les Chefs d’état africains doivent recevoir ce geste comme une expression à tenir compte et à trouver les solutions pour y remédier, ce qui passe naturellement à la conscience de l’application de la démocratie dans le respect des jeux sacrés de la démocratie.
La France qui était partie prenante de ce coup d’état n’a fait que renforcer son désamour dans le continent, il est temps que les africains revisitent toute leurs histoires et dégagent les responsabilités des uns et des autres, pour enfin dire, plus jamais ça.
Notes (Résumés des différents livres suivants):
(1) Pétrole et Violences au Congo-Brazzaville - Les suites de l’affaires ELF de Yitzhak KOULA (point de vue, les éditions L’HARMATTAN).
(2) La guerre civile du Congo-Brazzaville - 1993-2002 « chacun aura sa part » de Patrice Yengo (les éditions KARTHALA)
Auteur : Appolinaire Noël KOULAMA
Publication : 22 mars 2007
Rubrique: Afrique centrale
Source : http://infopagecongo.oldiblog.com
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