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TCHAD : LES REBELLES PRENNENT LA CAPITALE, IDRISS DEBY, UN DES PARRAINS DE LA FRANCAFRIQUE RESISTE. (le 02/02/2008 à 18h37)
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Le Président tchadien, arrivé au pouvoir en 1990, à la suite d’un coup d’état, vient de tomber entre les mains de rebelles, qui encerclent, désormais, son palais. Cette victoire des rebelles tchadiens coïncident avec le sommet de l’Union Africaine (UA), qui se déroule, actuellement à Addis-Abeba en Ethiopie et, coïncident aussi à un jour du déploiement de la force européenne (EUFOR) dans le Darfour. Les rebelles tchadiens ont engagé leur plus grande offensive de l’histoire et sont composés de 3 mouvements rebelles formés en Alliance. Appolinaire Noël KOULAMA décrit toute la scène de guerre et ses conséquences diplomatiques.
1) DEROULEMENT DE L’OFFENSIVE DES REBELLES :
Tout à commencer depuis lundi 28 février 2008, que les rebelles sont partis de leurs bases au Soudan, munis de 300 pick-up Toyota camouflés contenant 15 rebelles chacun. après avoir progresser pendant 5 jours sur plus de 800Km sans rencontrer de fortes résistances, les rebelles se sont lancés davantage en direction de N’Djamena, la capitale tchadienne. La progression de ces rebelles hostiles au Dictateur Président tchadien, a été stoppée le vendredi 1er février 2008, par de violents combats opposés par l’armée gouvernementale dans la zone de Massaguet, (à 50Km à vol d’oiseau de N’Djamena) sur la route reliant l’est de la frontière tchado-soudanaise à la capitale
Et pourtant, dès leurs départs de leurs bases soudanaises, les services de renseignements français ont alerté le Tchad, car, la France et le Tchad entretiennent des accords de défense. Toutes-fois, la progression des rebelles était localisée au fur et à mesure que les rebelles avançaient vers la capitale, par les forces françaises installées au Tchad, appelées « Dispositif Militaire Français Epervier ». Les autorités tchadiennes vont bénéficier de ces informations depuis le départ des rebelles des bases soudanaises, récoltées par le Dispositif Militaire Français Epervier.
Le Dictateur Président tchadien, qui a toujours l’habitude de diriger les combats au front, s’était rendu dans la zone de Massaguet, pour diriger les combats. Ces violents combats vont durer 1 journée. La colonne dirigée par le Dictateur Président tchadien Idriss Deby sera défait dans l’après-midi, en conséquences, Idriss Deby va rejoindre la capitale N’Djamena.
Après la chute de la zone de Massaguet, ce samedi 2 février 2008 au matin, le Dispositif Militaire Français Epervier fort de 1100 hommes installés depuis 1986 et renforcés pour l’occasion de 150 hommes venus de la base française de Libreville au Gabon, ont sécurisé tous les points de la capitale N’Djamena pour protéger ses ressortissants et d’autres étrangers. Notons que, 1500 ressortissants français vivent dans N’Djamena. En somme les rues de la capitale était désertée par ses habitants et étaient quadrillées par l’armée française et des troupes gouvernementales tchadiennes. On pouvait y voir dans le ciel de la capitale des hélicoptères de combat de l’armée régulière. Selon le Dispositif Français Epervier, les rebelles étaient plus difficiles à localisés par les renseignements aériens, à leur approche de la capitale. Officiellement, la France s'est gardée d'intervenir, car, les accords de défense liant Paris à son ancienne colonie prévoient un appui logistique, de santé et de renseignement, mais pas un soutien militaire direct au régime.
Dans leurs progressions, les rebelles tchadiens arrivent, enfin, dans la capitale ce même samedi 2 février. Près de 2000 rebelles de première ligne pénètrent dans la capitale, les combats avec les troupes gouvernementales vont durer 3 heures à l’avantage des rebelles, les principaux combats éclatent aux abords du palais présidentiel et aux abords du parlement, après l’irruption des insurgés. Ces insurgés, vêtus de treillis vert olives, arboraient des brassards blancs ou jaunes, étaient embarqués à bord de pick-up Toyota camouflés montés, notamment de mitrailleuses lourdes, Lance-roquettes et Kalachnikovs.
Les rebelles contrôlent désormais, toute la capitale en fin de matinée de ce samedi 28 février 2008, les opérations de nettoyage des derniers militaires du gouvernement prenaient fin. ET, en fin d’après-midi, le Dictateur Président Idriss Deby fait tirer les chars contre les rebelles, mais, la résistance du pouvoir autour du palais présidentiel est contenue par les rebelles, qui l’encerclent. Conséquence des condamnations internationales contre la force, les rebelles négocient avec le Dictateur Président tchadien, son départ d’exil.
Après s’être livrée au pillage, après la fin des affrontements, le calme est revenu dans la capitale tchadienne.
1) CONSEQUENCES DIPLOMATIQUE :
Vendredi dernier (1er février 2008), l’envoie d’une soixantaine de soldats autrichiens et irlandais de la Force Européenne (Eufor), a été repoussé en raison de l’instabilité du pays. Cette force était destinée à l’est du Tchad et à l’est de la Centrafrique, pour apporter protection à un total de 450 000 refugiés du Darfour (ouest du Soudan) et de déplacés tchadiens et centrafricains.
Paris condamne fermement la prise de pouvoir par la force, par des groupes armée rebelles venus de l’extérieur, a déclaré ce samedi 2 février 2008, le Ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, dans un communiqué et a appelé les 1.500 résidents français dans le pays à « s'abriter dans leurs habitations ».
Paris appelle également a « l’apaisement et à la réconciliation » et « apporte son soutien à la médiation que vient d’engager l’Union Africaine en ce sens ». La France est attachée à l’unité et à la stabilité du Tchad, dans cet esprit, elle appelle à la fin des violences, à la reprise sans délai du dialogue politique et à l’accélération des efforts visant à la stabilité régionale.
L’Union Africaine (UA) lors de son assemblée de ce jour samedi 2 février 2008 condamne fermement, l’attaque perpétrée par les groupes armés contre le gouvernement tchadien et exige qu’un terme soit mis, immédiatement, à ces attaques et au bain de sang qui en résulte, selon le communiqué.
Le sommet de l’Union Africaine rappelle son rejet de tout changement inconstitutionnel et appelle à toutes les parties tchadiennes à renoncer à l’usage de la force et à s’engager dans un dialogue constructif, afin de trouver une solution pacifique au problème, auxquels le pays est confronté.
Par ailleurs, l’Union Africaine (UA) a mandaté le Président Sassou N’Guesso et le Président libyen Mouammar Kadhafi, de conduire les efforts visant à trouver une solution négociée à la crise actuelle, en coordination avec le Président en exercice de l’Union Africaine (UA) et le Président de la Commission, poursuit le texte.
On ignore, pour le moment, où se trouve le président Idriss Déby, qui a rejeté les offres de partage du pouvoir des rebelles.
Un transall de l'armée de l'air est attendu à N'Djamena en fin de journée. Quelques 700 ressortissants français et étrangers pourraient commencer à être évacués dès samedi après-midi, a-t-il indiqué, précisant avoir dépêché dans la nuit une équipe de renfort « de 9 personnes accompagnées de matériel médical et de moyens communication ». « La première évacuation aura lieu vers 20H00 (19H00 GMT), en avion de transport militaire Transall jusqu'à Libreville, puis vers Paris à bord d'un Boeing 777 affrété par la France », a annoncé le ministre français de la Défense, Hervé Morin.
L'Organisation de Nations Unies (ONU) a commencé l'évacuation de son personnel de N'Djamena et Washington a autorisé certains personnels de l'ambassade et leurs familles à quitter le pays.
2) CONCLUSION :
Plusieurs experts estiment que le Soudan, parrain des rebelles tchadiens, les a incités à attaquer pour perturber le déploiement de la Force Européenne (Eufor).
Auteur : Appolinaire Noël KOULAMA
Publication : 02 février 2008
Rubrique : Afrique centrale
Source : Africdossier.oldiblog.com
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ANALYSE SUR LES RESPONSABILITES DE LA RDC, DU CONGO ET DU PORTUGAL SUR LE GENOCIDE CABINDAIS. (le 22/12/2007 à 02h40)
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Chers amis et lecteurs, je vous invite à partager ensemble, cet article d’un ami qui défend les droits civiques au Cabinda. L’article est édifiant, il nous éclaire les dessous de cartes: de la politique coloniale portugaise, à la politique coloniale angolaise. Pour compléter encore, l’information que nous livre cet article, je vous conseille de lire le livre de Alban Monday KOUANGO « Cabinda Un Koweït africain » paru chez L’Harmattan. Voici l’intégralité de l’article :

N'ayant aucune frontière commune avec l'Angola de Monsieur José Eduardo des Santos, le petit territoire de l'Enclave portugaise du Cabinda n'a que deux voisins immédiats qui empêchent son existence, en tant qu'Etat à se libérer. Il s'agit de la République Démocratique du Congo dirigée actuellement par le Président Joseph KABILA KABANGE et la République Populaire du Congo sous la direction de Monsieur Dénis SASSOU N’GUESSO.
Ces deux Etats, qui se disent souverains, mais sans armées protégées par les Forces Armées Angolaises (FAA), savent très bien que le Cabinda n'est pas l'ANGOLA, mais, oppriment le Cabinda pour des intérêts politiques individuels et claniques.
Ces deux Pays, voisins directs de l'Enclave portugaise du Cabinda ont des grandes et importantes responsabilités sur le drame du peuple Cabindais et l'avenir de ce territoire, maintenu de puis 1974 sous le joug néo-colonial de Luandahttp://www.oldiblog.com/ Angola.
Il faut ajouter à ces deux nations d' Afrique Centrale. La complicité manifeste du Portugal et celle des Etats-Unis d'Amérique, à travers leurs compagnies pétrolières Golf / Chevron.
S'il faut le dire clairement, la RDC et le Congo-Brazzaville pour les intérêts politiques et claniques, le Portugal et les USA maintiennent l'Enclave du Cabinda dans l'oppression et sous la dépendance totale de l’Angola pour des intérêts politico-économiques.
Ces quatre Pays sont complices dans le génocide du peuple Cabindais. Des investigations menées parallèlement avec quelques organisations humanitaires révèlent que plus de 1660 sujets Cabindais sont morts depuis 1976 à 2007, sans compter les victimes d’avant cette date.
COMPLOT :
Au départ, le complot (passé par des accords secrets) était d'ordre politique. Il fallait installer ou créer en Afrique Centrale, un réseau d'Etats communistes.
Le Congo-Brazzaville ‘était déjà avec Marien N’GOUABI son socialisme scientifique), l'Angola le devenait avec le M.P.L.A d'Agostino NETO. Il a fallu coûte que coûte annexer l'Enclave du Cabinda pour isoler l'ex-Zaïre où trônait Joseph Désiré MOBUTU (Le capitaliste).
En cette même période, une junte militaire d'obédience communiste prend le pouvoir au Portugal, après avoir renversé le général CAETANO. Le M.P.L.A a profité de cette occasion pour signer les accords secrets dans le cadre communiste avec la junte militaire portugaise.
Le M.P.L.A, Le Congo-Brazzaville et la junte militaire portugaise (au pouvoir), se concertent et décident d'occuper militairement l'Enclave du Cabinda et d'y installer le régime communiste, avant la date de l'indépendance de l’Angola, prévue le 11 novembre 1975.
C'est ainsi qu'en 1974, les troupes du MPLA accompagnées des soldats portugais entrent sur le territoire Cabindais, en provenance de Pointe-Noire, ville portuaire du Congo-Brazzaville, sous le régime de Marien N’GOUABI, avec comme Premier Ministre, Alfred RAOUL, (un fils Cabindais de sang), alors que Dénis SASSOU NGUESSO était Ministre de l'Intérieur et de sécurité du territoire. Donc, le Président SASSOU NGUESSO connaît trop bien le dossier Cabindais et tous ses dessous de cartes.
A leur entrée à Tchowa, capitale du Cabinda, les combattants du MPLA et les soldats portugais ont saccagé le Bureau du FLEC (Front de Libération de l'Enclave du Cabinda) qui y existait depuis 1973, sous la direction de M. NZITA H. TIAGO. Pour mâter, mais en vain, la résistance de la guérilla du FLEC, le MPLA a demandé des renforts des soldats Cubains qui envahirent le territoire Cabindais, où plusieurs des leurs ont laissé leurs peaux.
Ayant perdu son Bureau à Tchowa, M. NZITA et sa suite, entrent dans la forêt du Mayombe y organisent une résistance armée avec le concours des jeunes Cabindais patriotes. Des combattants sont vite formés dans divers Centre militaires de l'ex – Zaïre, avec la bénédiction de MOBUTU. Plus de 5.000 hommes étaient enrôlés.
REVENONS A LA RESPONSABILITE DU CONGO-BRAZZAVILLE :
A la mort de Marien NGOUABI, son remplaçant, YOMBI OPANGO n'a pas dérangé les Cabindais. C'est à la venue de SASSOU NGUESSO au pouvoir que débute le martyr des réfugiés Cabindais. Ces derniers étaient arrêtés, maltraités et emprisonnés, comme aujourd'hui encore. Certains sont morts des suites du mauvais traitement ou en prison.
Les réfugiés Cabindais ont connu un calure total sous le régime de Pascal LISSOUBA qui a tout fait pour réunifier les mouvements de libération du Cabinda. Mais la vaste corruption de Luanda aidant, ce fut un échec. En effet, certains Cabindais ont préféré toucher des dollars (US) à la place de l’indépendance de leurs pays.
Lors des événements de Brazzaville en 1997, opposant les forces loyaliste de Pascal LISSOUBA et les soldats rebelles de SASSOU NGUESSO, quelques 50 éléments Cabindais seulement de l'escadron « Dragons rouges (guerriers) ont joué un grand rôle du côté de Pascal LISSOUBA.
Il a fallu l'intervention de l'aviation des Forces Armées Angolaises (FAA) avec des armes lourdes pour que SASSOU redevienne Chef de l'Etat Congolais pour la deuxième fois. En bref, c'est grâce au gouvernement Français, qui avait négocié avec mandant, pour que les FAA interviennent vite à Brazzaville pour sauver SASSOU en difficultés. Les FAA protègent le Président Congolais jusqu’à ce jour.
Et depuis, le Président SASSOU NGUESSO, mis au parfum, déteste les sujets Cabindais, pour avoir lutté aux côtés de Pascal LISSOUBA. Ainsi, l'actuel Président du Congo-Brazzaville a donné l'ordre au FAA en séjour à Brazzaville de pourchasser, torturer et tuer les sujets Cabindais reconnus sur son territoire. Les FAA ont en l'occasion de massacrer les réfugiés dans les 4 camps construits dans le Kouilou par le HCR, mais, qu'il a abandonnés sur ordre de Luanda afin d'obliger les Cabindais de regagner leur pays, mis à feu et à sang par les mêmes angolais.
En résumé, les responsabilités du Président SASSOU NGUESSO dans le génocide du peuple Cabindais sont :
a) Avoir favorisé le passage des troupes du MPLA et les soldats portugais par Pointe–Noire pour atteindre le sol Cabindais, en sa qualité de Ministre de l’intérieur.
b) Avoir facilité le massacre des réfugiés Cabindais dans leurs camps installés dans ce pays.
c) Avoir étouffé toutes les activités des mouvements patriotiques Cabindais sur le territoire Congolais.
RESPONSABILITE DE LA RDC DANS LE CONFLIT CABINDAIS
Au Zaïre, sous feu le Président MOBUTU, tous les mouvements politiques ou culturels Cabindais et surtout, le FLEC/FAC étaient reconnus, appuyés et fonctionnaient pour lutter contre le régime communiste d'Angola, au même titre que l'UNITA de DR. SAVIMBI.
Les difficultés ont apparu en 1996 a l'arrivée du Président LAURENT DESIRE KABILA qui, avant même d'atteindre Kinshasa, avait déjà signé à partir de Lubumbashi, un accord secret, avec M. Dos Santos, pour neutraliser toutes les activités des mouvements Cabindais en RDC. En revanche, une importante aide militaire (Armes, Avions de chasse et troupes) a été remise à L.D. KABILA pour réussir à chasser tous les restes de Mobutu.
Pour concrétiser cet accord secret, L.D KABILA avait arrêté 6 dirigeants Cabindais durant 22 mois, sans jugement et qu'il a tenter d’extrader vers l'Angola, mais, en vain, grâce aux organisations des droits de l'homme qui ont fait trop de tapages médiatiques.
Laurent Désiré KABILA a fermé toutes les frontières qui séparent la RDC du cabinda. Il y a placé des soldats angolais qui ont tué tous les ressortissants Cabindais pouvant traverser la frontière. L.D. KABIILA avait même oublié que les populations tout de la RDC, du Cabinda et du Sud Congo-Brazzaville forment un seul peuple Kongo.
Et LD. KABILA a fait massacré plusieurs Kongo. C'est un génocide qu'il portait sur son dos.
Joseph KABILA vient de faire la même chose en massacrant les adeptes de « Bunda dia Kongo ».
La situation n'a pas changé même à l'arrivée de Joseph KABILA à la tête de la RDC. Bien au contraire, des Divisions militaires entières des FAA ont été déversées sur la RDC et le Cabinda pour tenter de mettre fin à l'existence des maquis tenus par le FLEC/FAC depuis 1974 et protéger le pouvoir de Joseph KABILA.
L'oppression du peuple Cabindais se poursuit tout à l'intérieur qu'à l'extérieur. Nous devons signaler que dans la garde rapprochée de KABILA figurent encore plusieurs dizaines de soldats angolais jusqu'à ce jour.
Malheureusement peine perdue dans le Cabinda profond, les séquelles existent toujours.
Les soldats Angolais (FAA) meurent mystérieusement dans la forêt du Mayombe qu'ils n'arrivent pas à occuper entièrement.
Les responsabilités de Joseph KABILA ou de la RDC dans le génocide du peuple Cabindais (les Kongo) se résument comme suit :
a) Avoir facilité le massacre de plusieurs combattants Cabindais le long des frontières, dans les Centres des réfugiés et à Kinshasa.
b) Avoir permis aux FAA de nettoyer les Centres des réfugiés Cabindais situés en RDC.
c) Avoir emprisonné à Kinshasa et à Boma les dirigeants Cabindais, illégalement, sans jugement durant 22 mois dont certains sont morts.
d) Avoir étouffé, opprimé et neutralisé toutes les activités des mouvements politiques ou culturels Cabindais à travers la RDC.
RESPONSABILITE DU PORTUGAL DANS LE DRAME CABINDAIS :
La plus grande responsabilité dans le drame qui frappe le peuple Cabindais revient au Portugal, puissance coloniale qui a abandonné le Cabinda entre les mains de Luanda, sans document juridique justifiant son annexion à l'Angola. Pourtant, lors de la conférence d'alvar, le FLEC, qui devait représenter les intérêts Cabindais, existait. Il a été évité de justesse. Ce ne sont que les partis Angolais seuls qui y ont pris part (le FNLA, le MPLA, et l'UNITA), avec la complicité de la junte militaire portugaise.
En cédant verbalement le territoire de l'Enclave du Cabinda aux angolais, le Portugal est classé parmi les pays ayant facilité le génocide du peuple Cabindais.
Par cet acte irresponsable, le Portugal a violé quatre (4) faits très importants, à savoir :
a) Sa propre constitution (titre 1er , alinéa 2, distinguant visiblement le territoire, du Cabinda à celui de l'Angola
b) Le contenu (Articles) du traité de SIMULAMBULO
c) Le décret-loi portugais n°203-74 (lois constitutionnelle – voir 7e intitulé politique d’outre-mer)
d) La déclaration n°1514 de la session de l'ONU du 14 décembre 1960.
Dans la décolonisation portugaise, il faut relever un précèdent démontrant la mauvaise foi du Portugal et son comportement de celle-ci en ce qui concerne le Cabinda.
Puisqu'il s'agissait d'un complot communiste la junte militaire portugaise avait fermé les yeux et s'est laissé prendre par la machination angolaise, en annexant, illégalement, le Cabinda, sans consultation populaire (référendum) ou par de son mouvement nationaliste le FLEC bien disposé à négocier.
Partout le PAIGC (mouvement de libération de la Guinée– Bissau et les Iles du Cap vert), s'est buté à l'opposition du Portugal décidé, qui a tenu à dissocier les deux territoires, sous prétexte que le peuple des Iles du Cap vert devait lui–même se prononcer sur son destin. Voilà la décision du Portugal sur les Iles du Cap–vert.
S'agissant de l'Enclave du Cabinda, le même Portugal feint d'ignorer le statut spécial, le liant au Cabinda qui devait déboucher sur l'indépendance et refuse aux Cabindais le droit de se prononcer sur leur avenir.
Le même Portugal a usé des manœuvres sordides pour maintenir le peuple Cabindais sous l'assujettissement d’un néo-nationalisme luso-angolais.
Mais, devant ces manœuvres occultées, le Portugal s'est glissé sans répit.
Et les Cabindais se demandent : « Pourquoi deux poids, deux mesures ? »
Donc, le Portugal est et demeure, le premier responsable du génocide du peuple Cabindais.
Auteur : Jean-Claude N’ZITA
Publication : 22 décembre 2007
Rubrique: Afrique centrale
Source : http://cabinda.skyrock.com
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CONGO: UNE VERITABLE FARCE ELECTORALE EN COURS, INITIEE PAR SASSOU N'GUESSO. (le 28/05/2007 à 12h02)
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A l’approche des élections législatives, les sites, les blogs et les journaux congolais se sont emparés de la question pour dénoncer le hold-up électoral en cours, l’opposition congolaise s’en est, aussi, saisie, de la question pour demander plus de transparence, mais en vain, s’offrant au refus du Gourou au pouvoir depuis plus de 25 ans maintenant. Le 24 juin 2007 est le début des élections législatives, tandis que l’élection présidentielle aura lieu en 2009. C’est pour moi l’occasion, amis et lecteurs de ce blog, de partager avec vous ces moments forts, en vue d’information et de sensibilisation, et, voyons ensemble, le contexte et les conditions, que le Congo-Brazzaville se dirige vers les législatives.
1) Installation, destruction de la démocratie et retour de la dictature :
Après la chute de mur de Berlin et le discours de la Baule prononcée par l’ancien Président français François Mitterrand, le vent de la démocratie qui avait soufflé en Afrique, avaient emporté le Président congolais, Sassou N’Guesso de lâcher de lest, ainsi, une Conférence Nationale Souveraine (CNS) et consensuelle verra le jour. La Conférence Nationale Souveraine et consensuelle, après de long et houleux, va donner des grandes orientations de fonctionnement du pays et les coups d’état comme mode de gouvernance sont prohibés, une nouvelle constitution sur la base de consensus sera proposé au référendum et voté par le peuple.
La jeune démocratie congolaise est en marche, une période de transition sera conduite par un ancien fonctionnaire de la Banque mondiale, Monsieur André Milongo pour préparer les élections libres, honnêtes et transparentes. En 1992, le professeur Pascal LISSOUBAS sera élu au deuxième tour de l’élection présidentielle, mais sa Présidence sera entachée d’innombrables embûches d’une opposition sauvage, destructrice que constructive, manipulée par Sassou N’Guesso, l’ancien Président déchut de l’élection présidentielle.
Au bout de multiples crises politiques, qui ont émaillées le pouvoir du Professeur Pascal Lissoubas, sur les incompréhensions entre sa majorité et l’opposition, un consensus sera trouvé et approuvé par les opposants de l’époque, dont l’ancien Président Sassou N’Guesso :
· Crise de 1992, donnant lieu aux élections législatives : Une Commission Nationale de Supervision des Elections Législatives (CONOSEL) sera créée par consensus entre le pouvoir et l’opposition, afin que les élections soient justes. le Chef de cette Commission était issue de l’opposition.
· Crise de 1997, portant sur l’organisation des élections présidentielles : Une Commission Electorale Indépendante (CEI) sera créée, encore par consensus entre le pouvoir et l’opposition, cette commission, réclamée et obtenue pourtant par Sassou N’Guesso, était chargée d’organiser le recensement, de fixer les dates et d’organiser les élections, à la tête de cette Commission, se trouvait un membre de l’opposition.
Et, malheureusement, l’ancien Président Sassou N’Guesso, (sous la bénédiction de l’Elysée à sa tête Monsieur Jacques Chirac, Président de la France et de la multinationale ELF) revient au pouvoir au moyen d’un coup d’état sanglant, ayant entraîné une guerre civile de plusieurs mois, du 05 juin 1997 au 15 octobre 1997. les congolais n’avaient pas eu le temps de voter un nouveau Président constitutionnel que la jeune démocratie congolaise s’était, rapidement, ébranlée par le vainqueur de la guerre, chasse le Professeur pascal Lissoubas du pouvoir, L’Elysée par le biais de Jacques Chirac approuve, il ne reste qu’au putschiste Sassou N’Guesso, d’installer sa dictature.
- 1ère mesure : Il s’autoproclame Président de la République
- 2ème mesure : L’abrogation de la constitution consensuelle adoptée par le peuple
- 3ème mesure : le remplacement de tous les représentants locaux élus par le peuple
2) Farces électorales initiées par le putschiste Sassou N’Guesso en 2002 :
Le pouvoir militaire et dictatorial conduit par Sassou N’Guesso va s’enliser dans une autre guerre, qu’elle va déclencher délibérément pour s’assurer la main mise totale dans tout le pays, cette guerre sera conduite contre les populations civiles de sud du pays, qui traditionnellement, favorable au régime chassé du pouvoir, aux termes de génocide, de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Le monde entier observe le génocide avec silence. Mais, néanmoins, Sassou N’guesso est actuellement dans le collimateur des juridictions à compétence universelles sur les crimes qu’il avait commis : la justice française et la justice belge.
Après la fin de cette guerre, obtenue généralement, sous forme de négociation ou de reddition par corruption, le régime de Sassou N’Guesso s’emploie désormais à avoir une légitimité par les urnes, dans le but de se débarrasser de l’image du Président putschiste. C’est ainsi, le 10 décembre 2001, il promulgue une loi électorale qui institut une Commission Nationale des Elections (CONEL), dans ses mauvaises intentions, Sassou N’Guesso prévoit que cette Commission ne pourra assurer qu’un rôle d’observation ou de proposition (article 17). Seul le Ministère intérieur dans son département Affaires électorales, sera chargé (article 16) :
- De l’établissement et la distribution des listes électorales et des bulletins de vote
- De l’attribution et de la distribution du matériel électoral, ainsi que la centralisation des candidatures.
Et le 13 mars 2002, Sassou N’Guesso est proclamé Président de la république au premier tour du scrutin du 10 mars 2002, par son ministère de l’intérieur. Il ressort de cette élection :
· Un ensemble de réunion d’organisations opaque
· Distribution des attestations d’identités au mépris des lois et règlement de la république
· Une discrimination dans les médias
· D’intimidation et de corruption des électeurs
· Boycott de plusieurs candidats
· Manipulation des résultats et discrédit du processus électoral
Cette élection qui a conduit à la victoire de Sassou N’Guesso, dont le score est de 89,41%, n’est pas du tout crédible, en effet, elle est décidée et organisée unilatéralement par le gouvernement, tous les rouages de l’état sont sous son contrôle, la Commission Nationale des Elections (CONEL) est créée par le même gouvernement, sans aucune effervescence des électeurs constatés. Au niveau international, on peut remarquer le soutient sans faille du Président Jacques Chirac, par son porte parole du quai d’Orsay François Rivasseau, je cite « Jacques Chirac adresse ses plus vives et chaleureuses félicitations à son cher Denis Sassou N’Guesso le Président du Congo (RFI) du 13 mars 2002 », en revanche, les ONG internationales, toute la société civile et les membres de l’opposition dénoncent et contestent tout le processus électoral et demande à l’Union Européenne et les Etats-Unis à ne pas soutenir ce processus électoral entaché de fraudes et d’opacité.
3) Farces électorales initiées par le putschiste Sassou N’Guesso en 2007 :
A nouveau, le pouvoir de Sassou N’Guesso n’est pas prêt de lâcher de l’est, ce pouvoir issu des armes vient d’en démontrer leurs réelles intentions. Le découpage électoral issu des institutions consensuelles de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) qui est le seul reconnu d’être juste et honnête, a été envoyé aux calendes grecques, pour imposer par la force un nouveau découpage électoral injuste et calqué sur mesure, sur les bases régionales et ethniques.
Pour mieux vous démontrer le caractère abusif de la loi électorale calquée pour le compte de monsieur Sassou N’Guesso, la loi électorale fondamentale du 21 janvier 1992 juste, honnête et consensuelle, qui est abrogée prévoyait une distinction nette entre les agglomérations rurales et les agglomérations urbaines. La répartition adoptée en 1992 répartissait les sièges de la façon suivante: 1 siège de député pour les agglomérations rurales d’au plus 15 000 habitants et 1 siège de député pour les agglomérations urbaines d’au plus 30 000 habitants. Par conséquent, cette méthode a aboutit à un nombre total de 125 députés.
Par contre la loi électorale du décembre 2001 établit, arbitrairement et sans les règles adéquates, le nombre de sièges de l’Assemblée nationale à 137 députés par l’exécutif. En même temps, elle ne fixe pas les critères qui déterminent les découpages par rapport au nombre d’habitants en la matière, en gros, le tripatouillage grossier et criard constaté n’est qu’une injustice qui profite au régime en place.
C’est avec cette loi controversée, injuste que le gouvernement vient d’imposer à nouveau au peuple congolais, justifiant encore le mépris du régime envers ses concitoyens. Plusieurs lettres de plusieurs partis politiques, des sociétés civiles ont été envoyées au Président Sassou N’Guesso lui interpellant que sa loi de sa loi électorale du 10 décembre 2001 ne permettait pas à l’apaisement pour son injustice et qu’il fallait revenir à la électorale consensuelle du 21 janvier 1992, jusqu’aujourd’hui en vain.
De multiples manifestations ont été organisées par l’opposition dénonçant l’injustice et l’opacité totale de cette loi, qui met seul le régime au pouvoir maître de la supervision des élections, mais le Président Sassou N’Guesso reste encore muet.
Je tenais à vous signaler, par ailleurs, que Le Ministère de l’intérieur et La Commission Nationale des Elections (CONEL) sont habiletés par la loi de contrôler les élections, mais cette CONEL n’est mise en place que par le régime, au grand dam de l’opposition, pour faire croire au yeux du monde que les élections sont propres, libres et honnêtes.
Or, la principale revendication de l’opposition, se résume à la création consensuelle d’une véritable Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) sur la base des seules élections libres et honnêtes qu’auraient connues notre pays en 1992, afin de garantir le bon recensement des populations, la vraie neutralité dans le contrôle, la supervision et la publication des résultats. La réponse du Ministre de l’intérieur est inébranlable, « les élections auront bien lieu, selon la loi électorale de 10 décembre 2001 (La Semaine Africaine n° 2689 du 24 avril 2007».
Après de nombreux refus inquiétants du régime, les opposants en exil chassés du pays par le coup d’état, tentent de rentrer timidement un après un au pays et de s’organiser. Pour ne pas laisser le gouvernement raclé tous les pouvoirs, un regroupement traditionnel des partis de l’opposition l’UPADS, l’UDR-Mwinda et le RDD sous l’appellation Alliance pour une nouvelle République (ANR) vient de voir le jour le 11 mai 2007. Mais, une question s’est posée, devront-nous participer aux élections dans ces conditions d’opacité et de contrôle total par le régime ? de ce débat, comme à l’accoutumé certains sont pour la participation et d’autres pour le boycott, c’est dans ces conditions déplorables que le Congo-Brazzaville se dirige progressivement vers les élections législatives prévues pour le 24 juin 2007.
De l’ancien aveu même de Sassou N’Guesso, en Afrique le ridicule ne tue pas, les médias ont crié au hold-up électoral, mais le Président répond à la sourde oreille, dernièrement, un ancien résistant d’arme de la région du pool, Monsieur François Bitsangou allias N’Toumi vient de revendiquer, à son tour une véritable Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et viens de recevoir un non recevoir de la part du Ministre Alain Akouala (RFI du 25 mai 2007).
4) Critique :
Interprétation A :
Les antagonismes congolais sont répartis entre deux pôles : le Nord favorable au président Sassou N’Guesso et le sud favorable à l’opposition disparate et hétérogène. En lisant attentivement le premier tableau, il ressort, clairement, que la population dans le sud est largement majoritaire que la population de la partie Nord du pays.
Interprétation B :
Il indique de façon claire les machinations politiciennes, ethniques et honteuse du régime de Sassou N’Guesso, en effet, comme nous l’avons constaté que les localités qui lui sont favorables sont moins peuplées, mais il crée de arbitrairement, de nouvelles circonscriptions dans les régions Nord en 2002, et en réduit au grand mépris des populations du Sud, des circonscriptions, ce qui à pour corollaire, un nombre de députés plus élevé dans les circonscriptions du nord, pourtant moins peuplé que les circonscriptions du Sud qui sont plus peuplées.
D’autre part, dans la capitale, le seul arrondissement qui lui est favorable est la localité Talangaï qui bénéficie injustement d’un député de plus que d’autres localités de la capitale moins favorable à Sassou N’Guesso.
5) Conclusion :
Sassou N’Guesso refuse le dialogue et appose un refus obstinément à tous les pays, curieusement, les congolais ne descendent pas dans la rue, comme les guinéens l’ont fait récemment, et ont obtenu, un gouvernement de transition indépendant de leur Président Lansana Konté, à la passivité des populations reste la confiance qu’elle peut témoigner sur les partis politiques, dans ce passage force conduit par Sassou N’Guesso.
Le CRON (Cercle des résistants) du Général Ngouélondélé, l’ancien chef de l’état major des armées a choisit le chemin de boycott pour des élections jouées d’avance par le Gouvernement au pouvoir dit-il, et l’Alliance pour l’opposition conduite par l’ancienne majorité chasée au pouvoir a choisit, par contre, le chemin inverse.
Il est utile de se présenter aux élections, car en effet, l’alliance pour l’opposition pourra espérer plusieurs sièges de députés, sauf, au cas où la tricherie que nous réserve l’opacité de ces élections, soient très importante.
Aussi, l’opposition doit montré son unité et sa fermeté, c'est dans la fermeté des propos qu’elle peut traiter d’égal à égal avec le dictateur, c’est dans la fermeté des propos qu’elle peut mobiliser et sensibiliser. La capacité de mobilisation devrait faire appel à une autre forme de communication, car le peuple a besoin de charismatique et de leader à faire confiance, celui qui doit leur redonner la confiance à la politique, de cela dépendra la capacité de parler dans la vérité de parler très haut des mots forts qu’il faut : c'est comme cela, on fera trembler celui qui se méprise le pays, l’espèce Sassou N’Guesso.
C’est en siégeant au Parlement, que le débat sérieux et rigoureux sera conduit, en vue cette fois-ci de préparer avec beaucoup plus de tonus, de courage, de critique sur les échecs de Sassou N’Guesso, de parler franc aux populations avec un programme politique cohérent.
Plus que jamais, la vigilance doit rester de rigueur, face à cette aventure, que Sassou N’Guesso entraîne avec lui le Congo-Brazzaville.
Auteur : Appolinaire Noël KOULAMA
Publication : 28 mai 2007
Rubrique: Afrique centrale
Source : http://infopagecongo.oldiblog.com
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