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puce DEPIGMENTATION DE LA PEAU : LES CONGOLAIS SE DONNENT DES COULEURS. (le 03/05/2008 à 12h24)

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hommes, femmes, enfants sont au coude à coude dans la course vers des produits éclaircissants

 

Au marché, à la télévision, dans les services administratifs, les supermarchés, les hôtels et dans les rues, ce qui frappe le visiteur qui se rend pour la première fois à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, c'est le nombre de personnes qui ne sont plus véritablement noires. Mais qui ne sont pas vraiment blanches non plus. Cette identification de peau est rendue difficile par le " décapage ", qui a pignon sur rue ici. Ceux qu'on appelle "Akomi tshoko" (en lingala, "ceux qui enlèvent leur peau") permettent de voir quelle a été l'étendue des dégâts de la colonisation. "La Belgique n'a jamais eu l'intention de quitter la  RDC. En dehors des nouveaux quartiers périphériques, tous les autres sont tracés, les concessions sont faites en matériaux définitifs. Toutes les rues sont numérotées. Les Belges ont installé le Congolais dans une position de "sous-homme", destiné à des tâches d'exécutant. Aujourd'hui, cette mentalité d'esclave n'est pas partie ; d'ailleurs, il faut observer comment ceux qui sont complexés par la peau du blanc essayent de l'avoir sans succès", explique Joseph Mbombo, enseignant à l'université de Kinshasa. Le " décapage " ici est une religion. Ses adeptes se recrutent dans toutes les classes sociales.

Que l'on soit dans les quartiers défavorisés comme N'djili, Ista, Barongu ou Bandal, en remontant vers Gombé le quartier résidentiel et administratif, en passant par Limété, les ouailles de la dépigmentation sont reconnaissables. La belle peau noire a laissé la place à beaucoup de variantes. Il y en a effectivement que l'on peut aisément identifier. Il y a au premier plan ces femmes qui ont eu raison de leur couleur de peau originelle grâce aux tubes dépigmentant, laits éclaircissants et savons aux extraits de citron et carotte. Ces nouvelles " blanches ", ou plus précisément "jaunes" uniformisent le teint avec des injections. Pour celles qui ont moins de réussite, qu'on qualifie "Azali tshoko", elles ont les doigts, les coudes, les talons qui refusent d'adopter, même avec l'application de l'hydroquinone, la couleur des " gens biens". Enfin, il y a celles qu'on ne peut classer, les cosmétiques ayant tellement agressé la peau qu'elles virent au rouge tomate ou au vert grisâtre. Dégoûtant.

 

Egalité oblige

 

Sylvie Mutemba, partisane de cette pratique, sourit quand on présente le phénomène sous l'angle de l'autodestruction physique et identitaire, parce qu'elles seront toujours noires pour ceux à qui elles veulent ressembler, malgré le " décapage ". Dans sa tête, tout est simple et clair : "Il est toujours préférable d'être la lumière que les ténèbres. Les femmes à la peau jaune ont beaucoup de réussite. Les produits coûtent cher. On sait que vous êtes une personne aisée quand vous n'êtes plus noire. Pourquoi dois-je abandonner ? Tout être humain tend au mieux être". D'ailleurs, pour justifier cet aspect de choses, Sylvie Mutemba indique que " Même [son] époux s'y est mis…"
Ce dernier, responsable commercial à la Brassicole Congo (Bracongo) ne dément pas. Au contraire, il adresse un sourire complice à sa femme avant de dire " qu'il n'y a rien de scandaleux ". Devant l'étonnement de voir une telle harmonie sur un sujet qui fâche ailleurs et le besoin de savoir comment ça se passe concrètement après le bain, le couple, qui porte des stigmates du "décapage", comme beaucoup d'autres couples congolais, éclate d'un rire bruyant. On n'est évidemment pas au Cameroun !

 

En s'essuyant les larmes qui commençaient à perler de ses yeux, Désiré Mutemba veut dire sa part de vérité sur son choix de vouloir changer de peau : " Quand vous vous rendez coquette, c'est pour plaire à qui ? Quand nous prenons soin de nous, c'est pour vous conquérir ". Désiré Mutemba poursuit sur la genèse de cette pratique qu'il a adoptée : " un matin, il y a six ans, mon lait de toilette était fini. J'ai utilisé celui de mon épouse pendant une semaine. Et c'est dans mon lieu de service que les gens ont commencé à me trouver plus beau et à me faire des remarques flatteuses. Je me suis accroché ". Il a fini par devenir accro car sa trousse de toilette est plus épaisse que celle de son épouse.

 

 

Il n’est pas exclu que des disputes éclatent souvent.


Elles conduisent même à des bagarres. Pour le chef de la famille Mutemba, il y a des entorses aux principes de vie notamment dans la gestion des produits de beauté qui doivent être sanctionnées. Il ne faut pas, d'après lui, traverser la ligne rouge : " Je me oint moins que ma femme ; quand son lait de toilette finit, elle prend le mien et me fauche ainsi dans mes calculs car il faut débourser entre 15 et 20.000 Francs Congolais (entre 17.000 et 22.000 francs Cfa) par mois pour maintenir son teint. Je ne supporte pas ces manquants. J'ai souvent levé la main". Sylvie explique que c'est parfois à tort, « car nous avions trois adolescents à la maison, en dehors de nos quatre enfants qui, pour éclaircir leur teint, utilisaient en douce les produits de leur oncle. J'ai été injustement accusé jusqu'au jour où l'un d'eux s'est levé avec le visage qui tirait et se craquelait par endroits. Il avait raté la composition en abusant du tube à l’hydroquinone ».  Irréel.

 

 

Marketing


Pourtant on avait conduit le jeune homme au marché central de Kinshasa à quelques kilomètres de l'hôtel Memling. Le conseiller esthétique avait donné une autre potion pour calmer les brûlures et avait recommandé de laisser reposer la peau un mois avant toute autre application du même produit. Mais les consignes n'avaient pas été suivies. Joseph Kabunda a aujourd'hui un visage dont le front et les contours des yeux sont plus foncés que les joues, le nez et le menton. Le souci de cet étudiant de l'Institut national des arts (Ina) est de ressembler à ceux qui posent pour les publicités des cosmétiques.



En effet, le marché des cosmétiques est florissant en RDC, surtout à Kinshasa qui concentre une population que l'on dit proche de huit millions. Généralement, les prix de ces produits sont adaptables à la bourse des Congolaises : entre 2000 et 3500 francs Cfa, pour la matière première, la pommade à base d'hydroquinone. D'après Jean-Marie Nkumba, journaliste au quotidien L'Avenir, « ce sont des produits qui proviennent de Côte d'Ivoire, du Nigeria et de France. D'autres par contre sont fabriqués en RDC. Les autorités compétentes, ministre de l'Industrie et celui de la Santé publique, ont interdit la commercialisation et l'exportation des produits fabriqués sur base d'hydroquinone.  Malheureusement, cette mesure manque de suivi »

 


Le "décapage" en RDC respecte le Gender equity, car même les hommes sont de gros consommateurs et sont parfois recrutés pour être les testeurs d'un nouveau produit. Les entreprises qui commercialisent ces produits décapants à base d'hydroquinone ont compris que le marché est très porteur puisqu'il touche plusieurs cibles : à savoir les femmes, les hommes et les enfants. "Les enfants ne peuvent pas être épargnés par ce phénomène. Ils sont les victimes innocentes des agissements malheureux de leurs parents. Comment pensez vous qu'on puisse laisser un enfant noir avoir des parents jaunes ? Il faut donc rectifier l'erreur, au prix de la destruction de la mélanine d'une enfant. Je ne sais pas comment nous allons nous y prendre pour réussir à changer les mentalités, surtout que le gouvernement ne condamne pas cela", explique, courroucé, Joseph Mbombo. Le business ne s'embarrasse pas de sentiments…

Ces entreprises spécialisées dans les cosmétiques font un marketing agressif. Le quart des panneaux publicitaires dans la ville de Kinshasa, à partir de l'aéroport, est réservé à Angel et Viva clair, les plus importantes, à côté d'une vingtaine d'autres. Le premier a développé, dans les actions pour couvrir le marché congolais, une gamme aux produits éclaircissants pour homme, baptisée "Clarmen". En dehors des panneaux d'affichage, il y a des spots publicitaires de deux minutes qui présentent un jeune métis au volant d'une belle voiture qui va être assailli à son arrivée par une nuée de magnifiques filles. Le secret du charme de ce jeune homme, c'est "Clarmen". Viva Clair quand à lui promet "une peau sans tâches, ni boutons" à toutes les femmes qui l'utiliseront. Les spots publicitaires sont diffusés en boucle sur une dizaine de chaînes de télévision, à intervalle de 30mn. Les ambassadeurs et ambassadrices de ces marques sont régulièrement invités dans des émissions de télé et de radio et font des apparitions dans les spectacles avec des atouts d'aisance matérielle qui agissent comme un catalyseur dans le conscient des Congolais. Se "décaper" devient donc une nécessité pour exister.

 

Auteur :  Marion  Obam

Publication :  03  mai  2008

Rubrique :  Afrique-société

Source :  Mutations


 

VIDEO  SUR  LE  PHENOMENE   DE  LA  DEPIGMENTATION  DE  LA  PEAU  EN  AFRIQUE  NOIRE
Reportage:


 
Pris  le:  Mercredi  20  février  2008
Durée:  7mn 19 secondes

 

 

 

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puce CÔTE D'IVOIRE: POUR PLAIRE AUX HOMMES, ELLES FONT GROSSIR LEURS FESSES. (le 03/01/2008 à 14h35)

 

 

Côte d'Ivoire,(Topvisages)-Tassaba, awoulaba, amoudjou… Autant d’expressions pour désigner les formes généreuses des femmes ivoiriennes. Aujourd’hui, les filles plates n’ont plus à rougir : il existe désormais des méthodes pour acquérir une forme rondelette. Mais attention !

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Un jour, une femme baptisée Miss Lolo (par Meiway) est arrivée les seins débordant sa poitrine qu’elle exhibait fièrement. Depuis, tous les «obus» jusque-là comprimés ont explosé sur les poitrines à Abidjan et ailleurs ; les femmes aux gros seins n’hésitant pas à les mettre en avant comme leur meilleur atout de séduction.

On le sait, les femmes aiment séduire. Et de nos jours, la lutte pour plaire est devenue de plus en plus âpre. Du coup, les jeunes filles rivalisant d’ardeur, ne lésinent pas sur les moyens pour faire subir à leur corps, toutes sortes de traitements afin de se doter de la meilleure arme pour attirer les hommes. A côté des produits décapant la peau, ou la chirurgie esthétique, il y a, depuis quelque temps, une nouvelle tendance : celle de se faire grossir les fesses et les seins. Sans avoir recours au bistouri. Il s’agit, grâce à l’application de produits, de donner des formes très généreuses à son corps. Avec, comme point culminant, les fesses. Parce que, avoir des lolos en «pim» (qui éclatent) c’est bien, mais ajouter à ça un postérieur qui en impose, c’est encore mieux.
A Abidjan, on rencontre de plus en plus des jeunes femmes qui se font remarquer par la proéminence de leurs fesses. En pagnes, en robe et surtout en pantalon, ça fait des vagues. Et comme en plus, la mode est au «bobaraba» (gros postérieur) en ce moment, en Côte d’Ivoire, imaginez le spectacle !

Mais pour les femmes qui ont fait grossir leurs fesses, c’est un soulagement. «Vous savez, avant, je me sentais vraiment mal dans ma peau. Maintenant, je n’ai plus de gêne», révèle Christina, visiblement heureuse.

Aujourd’hui, le phénomène prend de l’ampleur. Et on y retrouve des femmes de tous âges et de toutes les couches sociales. Pour répondre à une demande qui ne cesse d’augmenter, plusieurs salons de traitement se sont créés à Abidjan. Des plus huppés aux petites baraques. Mais, en tous les cas, les esthéticiennes sont formelles. «Nous n’utilisons pas de produits chimiques ou toxiques».

Dans son salon, à Cocody-Angré, l’esthéticienne Eva Tapé, qui reçoit régulièrement de nombreuses clientes assure que la métamorphose des femmes vient de la magie des plantes naturelles.

«Les produits que je prescris sont tous à base de plantes : écorces de bois, fruits, noix, beurre de karité ; et même le manioc ! Je les reçois d’Afrique du Sud et du Brésil».

En général, la méthode de traitement consiste en des massages réguliers qui vont de deux semaines à un mois, voire un peu plus. L’esthéticienne fait un massage de la zone concernée : la poitrine ou les fesses. Parfois, les deux en même temps. «On te fait d’abord un gommage du corps, de tout le corps. Ensuite, on applique une pommade et le massage peut se faire. Et ça se passe comme ça en plusieurs séances jusqu’à l’obtention du résultat escompté», explique Christina.

Selon l’organisme, le traitement peut être rapide. «Il y a des filles qui ont obtenu un bon résultat au bout de seulement deux semaines», revèle-t-elle. «D’autres, par contre, on dû attendre plusieurs semaines».

Situé dans un quartier populaire, le tradi-praticien Sounoukou Koné, lui, opère en plein cœur du marché d’Abobo. Avec des produits à base de plantes, précise-t-il. «J’utilise des médicaments africains que je mélange avec du beurre de karité. Quand une femme sort d’ici après les soins, vous n’allez pas la reconnaître !» C’est-à-dire qu’elle ressort avec des fesses rebondies, grosses ou larges selon le châssis ou la forme initiale de la patiente.

Jusque-là, on a vu des filles avec une poitrine explosive, mais (hélas !) avec des fesses plutôt rabotées. Sans doute qu’avec cette nouvelle méthode, demain, toutes les filles en auront en abondance devant et derrière ?

Mais, ces pratiques comportent de gros risques (Voir encadré). Et les femmes devraient donc se méfier des produits qu’on leur propose pour donner à leur corps un aspect qu’il n’avait pas à l’origine.

Auteur :  KK

Publication :  02  janvier  2008

Rubrique:  Afrique-société

Source:  http://www.planeteafrique.com

 

 

 

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puce ASSOCIATION DE SOUTIENT AUX CHEFS D’ETAT AFRICAINS (le 12/08/2007 à 00h24)

 

 

Jeunesse instrumentalisée, alternance piégée - Les associations créées ou qui naissent de manière spontanée à l’occasion d’un événement ou d’une crise sont un phénomène typiquement africain. Ailleurs, comme on l’a vu en Ukraine, c’est l’ensemble du peuple, ce qu’on appelle là-bas la rue, qui s’est mise debout pour dire non à la violation de ses droits, à la mal gouvernance et à la confiscation de sa victoire à l’issue d’un scrutin.

 

Les associations dont il est question ici sont le plus souvent suscitées par des "snippers", des tireurs embusqués pour les besoins de la cause. Car ces associations sont, dans la plupart des cas, un cheval de Troie pour des hommes et des femmes qui ambitionnent de faire une carrière politique. Mais ils n’ont pas encore le courage de leurs actes ou ne veulent, pour l’heure, affronter d’autres hommes dont ils savent qu’ils seront les grands perdants au bout du compte. Aujourd’hui, au Burkina, ces genres d’associations sont souvent composées par une jeunesse qui demande au président Blaise Compaoré de rester encore au pouvoir pendant 20 ans parce que le président leur assure café, thé, sucre, gadgets, parfois des postes, etc.

 

Toutes les associations de ce genre ont pour mission essentielle le soutien de l’action des chefs d’État qui les ont suscitées. Rarement, on a vu des associations se créer pour soutenir une personnalité en disgrâce, pour soutenir un opposant ou l’oeuvre d’un ancien chef d’État.

 

Dans le paysage des associations, l’association des Jeunes patriotes, la jeunesse du Front populaire ivoirien (FPI), parti du président Laurent Gbagbo, est un cas isolé. Les associations de soutien aux chefs d’État évoluent le plus souvent vers des formations de milices. Dans ces cas, elles deviennent un épouvantail entre les mains des présidents en place contre l’opposition politique que les milices répriment en toute impunité ; mais aussi contre certains membres du parti et le parti au pouvoir.

 

Les associations de soutien à l’action des chefs d’État seraient-elles une version modernisée, intellectualisée des troupes d’animation chantant à longueur de journée les louanges du président et de son régime lors de la visite de personnalités étrangères ou pendant les nombreux anniversaires des dictateurs ? Ce fut exactement le cas avec l’ancien président Étienne Eyadéma au Togo que les troupes d’animation ont déifié, et du maréchal Mobutu au Zaïre.

 

Les associations de soutien à X et Y ont un point commun : elles sont des structures prédatrices. Alors qu’elles devraient se cotiser pour soutenir l’action de leur mentor, ou au moins financer leurs activités, elles vivent exclusivement aux crochets de ce dernier. Le deuxième lien commun qu’on pourrait trouver entre elles, c’est qu’elles ont servi ou servent de refuge dans un premier temps à des jeunes quasiment désoeuvrés-s’ils ne le sont pas totalement- qui, par la suite deviennent des personnages influents et craints à cause de basses besognes dont on leur confie souvent l’exécution. Par leurs actions souterraines, elles brouillent énormément le jeu politique, créent des conflits entre des hommes du même parti dans le dessein de les opposer, parfois sous l’instigation d’un "attentiste". Elles échappent au contrôle du parti majoritaire, ne répondant seulement que du chef de l’État et de personne d’autre.

 

Que peuvent faire, que deviennent les partis de l’opposition ? Que deviennent leurs mouvements devant le "dynamisme" de ces thuriféraires du régime et son chef dont ils reçoivent les mots d’ordre ? Peu de choses, parce que disposant de peu de moyens ou pas du tout. Dans de nombreux cas, il n’est pas seulement question de moyens, mais d’engagement politique, de foi en la cause qu’on défend. Généralement, devant les méthodes barbares des associations qui se réclament du pouvoir, les autres mouvements baissent les bras. L’illustration a été donnée à l’issue des affrontements parfois rudes entre ces associations et le mouvement qui défendait le respect de la Constitution à quelques mois de l’élection présidentielle du 13 novembre 2005.

 

Un dernier point commun entre les diverses associations de soutien, c’est qu’elles ont toutes plus de visibilité que les véritables associations qui oeuvrent sur le terrain, même s’ils n’évoluent pas dans le même registre. Parce que disposant de moyens financiers sans commune mesure avec les autres associations, elles recrutent à tour de bras. Et ces associations fonctionnent comme des clubs dans lesquels toute critique de la gestion du pouvoir est une hérésie, une faute qui est sanctionnée comme telle. Ces associations sont des structures d’endormissement de la conscience des jeunes. Parce que sans véritables problèmes existentiels, en termes de besoins matériels, toute discussion sur la vie chère n’est pas possible.

 

C’est en cela que les associations qui se donnent pour seul but de soutenir l’action d’un chef d’État ou d’un parti sont des structures d’instrumentalisation de la jeunesse. Avec de telles associations, l’alternance n’est pas pour demain en Afrique. Ceci est grave ! Très grave !

 

 

Auteur :  LE  FOU

Publication :  10  août  2007

Rubrique: Afrique-société

Source :  www.lefaso.net

 

 

 

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puce L'AFRIQUE: LA FUITE DES CERVEAUX ET SES CONSEQUENCES COLLATERALES CONNUES. (le 17/06/2007 à 10h09)

 

 

 

 

La  fuite  des  cerveaux  africains  est  un  sujet,  toujours  d’actualité,  qui  est  défendu  par  les  institutions  internationales  des  Nations Unies,  par  les  Chefs  d’Etat  africains  à  travers  les  sommets  divers  et  par  les  intellectuels  africains.  Ce  sujet  intéressant  et  passionnant,  concerne  toutes  les  personnes  attachées  au  développement  du  Continent.  Pour  cela,  nous  allons  débattre  sur  ce  sujet  à  partir  des  questions  précises :  Pourquoi  la  fuite  de  ces  cerveaux ?  Quelles  sont  les  conséquences  collatérales ?  Qu’est  ce  qu’il  faut  faire  pour  inverser  cette  fuite ?

 

 

 

 

1)    DISPOSITIONS  SUR  LA  VALIDATION  DES  ACQUIS :

 

 

Pour  nous  permettre d’aborder  le  sujet,  en  toute  circonstance  de  cause,  je  vous  invite  à  aller  en  amont,  c’est-à-dire,  la  validation  d’un  diplôme  qui  est  la  reconnaissance  significative  de  possession  de  connaissance  ou  d’acquis  de  connaissance.  La  reconnaissance  de  la  validation  des  diplômes  varient  d’un  pays  à  un   autre.  Certains  pays  sont  plus  ouverts  à  la  facilitation  des  validations,  car  ils  prennent  en  considération  les  différentes  expériences  professionnelles  en  conformité  avec  le  niveau  des  diplôme.

 

Mais  dans  la  plus  part  des  cas,  la  validation  des  diplômes  étrangers,  sont  de  la  compétence  des  universités  ou  des  ministères  chargés  de  l’enseignement.  Dans  ces  conditions,  le  diplôme,  une  fois  validé,  le prétendant  peut  postuler  à  la   poursuite  de  ces  études.

 

Dans  certains  cas,  depuis  la  fin  de  la  seconde  guerre  mondiale,  des  accords  entre  pays  ou  intergouvernementaux  réglementent  le  système  des  validations, et  permettent  la  reconnaissance  systématique  des  acquis et  des  connaissances,  c’est  la  cas  dans  l’espace  francophone  entre  la  France  et  les  Etats  africains  francophones  et  dans  l’espace  anglophone   entre  l’Angleterre  et  les  Etats  africains  anglophones.

 

 

Selon  Fanela  Célestin  dans  son  article  intitulé  « l’Afrique  francophone,  la  question  des  diplômes  et  la  fuite  des  cerveaux »  paru  sur  Telema-congo,  il  précise,  A  partir  des  années  soixante  dix,  l’UNESCO  a  pris  des  initiatives  au  sujet  des  harmonisations  des  différents  systèmes  de  formation  internationale,  afin  de  permettre  à  l’ensemble  de  ces  universités  à  se  relier  entre  elles.  C’est  ainsi,  qu’ont  été  élaborées  des  conventions  régionales  pour  la  reconnaissance  des  études  et  des  titres  de  l’enseignement  supérieur.

 

A  l’heure  de  la  mondialisation,  il  nous  faut  distinguer  les  cas  ci-dessus  à  la  réalité  d’une   entreprise,  les  entreprises  se  fonderaient  notamment  sur  des  données  ou  des  réputations  de  certaines  grandes  écoles  de  formation,  c’est  pourquoi,  nous   assistons  actuellement,  à  une  meilleure  cotation  à  travers  le  monde,  des  diplômes  en  Informatiques  des  universités  indiennes  dans  les  grandes  entreprises  dans  le  monde.

 

Le  monde  de  l’entreprise,  possède  de  département  de  ressources  humaines,  il  est  donc,  compréhensible,  de  constater  que  la  validation  des  acquis,  comme  celle  des  diplôme  se  fait  au  moyen  d’un  test.

          

 

 

 

2)    CAUSES  DE  L’EXODE  DES  CERVEAUX  AFRICAINS :

 

 

Au  delà  des  migrations  pour  les  buts  universitaires,  recherches  et  projets,  le  problème  crucial  des  Etats  africains  est   dans  son  incapacité  à  ne  pas  maintenir  ses  citoyens  ou  les  attirer  vers  leurs  pays.

 

Les  sommes  colossales  dépensée  par  les  Etats  africains,  semblent  être  gaspillées :  car,  on  forme  pour  les  autres.  Finalement  ce  phénomène  compromet  aux  africains  compétents  de  servir  au  développement  de  leurs  pays. 

 

La  fuite  de  cerveaux  se  caractérise,  le  plus  souvent  par  le  chômage,  le  manque  du  bien  être  social,  les  Etats  africains  disposent  déjà  à  l’intérieur  un  chômage  important,  une  jeunesse  diplômé  et  désœuvrée  qu’on  ne  peut  donner  au  plus  grand  nombre  un  travail  décent.  Le  manque  de  la  bonne  gouvernance,  qui  se  traduit  par  le  népotisme,  le  manque  de  mérite,  le  tribalisme  et  le  faciès  dans  certains  pays,  conditionnent  d’autres  citoyens  à  quitter  son  pays.

 

Lorsque  nous  parlons  des  cerveaux,  nous  avons  l’habitude  de  nous  définir  sur  des  diplômes  universitaires,  or,  les Etats  africains  se  trouvent  encore  aux  étapes  en  voie  de  développement,  Est-il  possible  à  ces  Etats  d’utiliser  convenablement  ces  diplômes  universitaires ?  autrement  dit,  ne  pouvant  pas  les  utiliser  à  leurs  compétences  réelles,  ils  deviennent  la  proie  facile  de  l’émigration. 

 

Regardons  le  monde  économique,  il  a  besoin  de  toutes  les  formes  de  compétence,  en  effet,  pour  se  développer,  un  pays,  a  besoin  de  créer  de  la  valeur  ajoutée,  pour  créer  de  la  valeur  ajoutée,  il  faut,  aussi,  parmi  d’autres  critères,  produire  la  qualité  selon  la  satisfaction  client,  dans  ces  conditions  les  ouvriers  hautement  qualifiés  constituent  un  socle  important  de  cerveaux  pour  le  développement  d’un  pays.  Par  conséquent,  un   pays  qui  n’arrive  pas  à  résorber  le  chômage  des  jeunes,  voient   ces  ouvriers  qualifiés  fuir leur  pays,  c’est  le  cas  du  Portugal  pendant  la  dictature,  des  ouvriers  qualifiés  du  bâtiment  quittaient  leur  pays  pour  d’autres  Etats  européens.

 

Etant  donné  que  le  problème  des  migrations  est  un  problème  mondial  et  de  ressources  financières,  les  pays  développés  seront  toujours  attractifs,  car  l’Europe  qui  a  besoin  de  la  main  d’œuvre,  dans  les  secteurs    il  souffre  du  manque  de  main  d’œuvre  local,  pourront  toujours  engagés  des  africains  diplômés  ou  non,  qui  auront  besoin  de  travailler,  à  cause  du  manque  de  travail  dans  leurs  pays.

 

Aujourd’hui,  la  baisse  de  taux  de  natalité  dans  les  pays  occidentaux,  nécessitera,  demain,  une  demande  importante  de  main  d’œuvre  étrangère,  cette  main  d’œuvre  étrangère  sera  probablement  fournie  par  les  pays  qui  n’arrivent  pas  à  donner  du  travail  à  leurs  citoyens,  les  cerveaux  africains  ne  résisteront  pas  à  cet  appel.

 

Certains  pays  étrangers  se  sont  lancés  dans  la  publicité  pour  faire  immigrer  chez  eux  les  cerveaux  étrangers :  Le  Québec  avec  l’immigration  francophone  par  l’étude  de  fond  des  dossiers,  Les  Etats-Unis  par  la  promotion  et  la  loterie  du  Green-card     

 

Résumons  les  causes  de  la  fuite  des  cerveaux  africains  par :  Les  guerres  civiles,  les  crises  économiques,  les  dictatures,  la  mauvaise  gouvernance,  le  manque  de  bien  être  social,  l’exil  forcé  des  intellectuels  et   des  ouvriers.   

 

 

 

 

3)    CAUSES  DU  NON  RETOUR  DES  CERVEAUX  AFRICAINS :

 

 

Après  leurs  études  à  l’Etranger,  certains  étudiants  africains,  choisissent  le  chemin  de  la  liberté  d’expression  et  des  critiques  contre  la  mauvaise  gouvernance,  tout  de  suite,  ils  deviennent  aux  yeux  des  régimes  locaux  dictatoriaux  comme  des  dangereux  à  rechercher.  Pour  ne  pas  exposer  leurs  vies  en  danger,  s’ils  retournent  dans  leurs  pays,  nombreux  de  ses  ex-étudiants  diplômés,  préfèrent  rester  et  y  travailler  à  l’étranger. 

 

Selon  Monsieur  Chernor  jalloh  de  l’Organisation  Internationale  de  Migrations  (OIM),  le  durcissement  sur  les  lois  d’immigrations  dans  les  pays  d’accueil  occidentaux,  sont  autant  de  motifs  d’inquiétude,  pour  tenter  aux  émigrés  africains  de  tenter  de  rentrer  dans  leurs  pays,  en  effet,  certaines  législations  des  pays  d’accueil  exigent  une  certaine  période  de  séjour  à  l’étranger,  au  risque  de  perdre  son  statut  de  résident,  d’une  part  et  d’autre  part,  certains  Etats  africains,  ne  reconnaissent  pas  la double  nationalité,  ce  qui  rend  difficile  la décision  sur  le  choix  à  prendre,  pour  les  africains  naturalisés.

 

Certaines  causes  sont  d’ordre  structurelles,  de nombreux  africains  ne  se  trouvent  plus  capables  de  vivre  chez  eux,  après  de  nombreuses  années  de  vie  passée  en  Europe.  On  peut  parler  de  l’acculturation,  qui  est  originaire  d’influence  interactive  avec  la  culture  d’accueil,  ce  qui  peut  se  traduire  par  des  chocs  culturels :  On  a  du  mal  par  exemple,  a  supporter  la  dictature,  on  du  mal  à  supporter  l’incompréhension,  tant  avec  ses  citoyens,  qu’avec  les  dirigeants.

 

D’autres,  ayant  poursuivis  des filières,  qui  n’ont  aucun  débouché  dans  leurs  pays,  la  peur  de  se  retrouver  au  chômage,  les  contraint  de  rester  travailler  dans  son  domaine  dans  le  pays  d’accueil,  souvent,  en  vue  d’épanouissement,  à  partir  de  son  métier  qu’il  a  appris  et  qu’il  aime.

 

Il  est  aussi,  intéressant  de  comprendre  que  l’homme  est  à  la  quête  de  la  réussite  sociale,  surtout  après  ses  études,  mais  les  pays  africains  n’offrent  pas  beaucoup  de  possibilités  attractives,  pour  leurs  citoyens  en  fin  d’étude,  les  dictatures  africaines  ont  montré  leurs  incapacités  et  insuffisance,  à  ne  pas  pouvoir,  sortir  l’Afrique  du  sous  développement  depuis  les  indépendances et  y  voient  sur  les  expressions  contradictoires  de  leurs  citoyens  comme  un  moyen  de  porter  atteinte  au  régime.

 

Les  conditions  sociales  en  Afrique :  les  rémunérations,  les  métiers,  les  conditions  de  travail  ne  sont  pas  améliorées,  comme  en Occident,  qui  prouvent  que  ces  phénomènes  de  fuite  de  nos  cerveaux  seront  difficiles,  tant  les  environnements  adéquats  aux  travail  ne  seront  pas  réglés  en  Afrique.

 

Nous  pouvons  donc  résumer,  les  mêmes  causes  des  fuites  des  cerveaux,  sont,  aussi,  parmi  les  causes  du  non  retour  des  cerveaux  africains  dans  le  Continent,  à  savoir :  Crises  économiques,  Taux  de  chômage  élevé,  violation  des  droits  de  l’homme,  conflits  armés  et  services  sociaux  inadaptés.    

 

 

 

 

4)    CONSEQUENCES  COLLATERALES :

 

 

Les  conséquences  latérales  sont   multiformes :

 

Les  pays  manqueront,  inéluctablement,  d’un  capital  humain  de  matières  grises  locales,  suffisant  pour  faire  face  aux  défis,  tels  que  l’éducation,  la  lutte  contre  les  maladies  ou  la  lutte  contre  la  pauvreté. 

 

Avec  l’exode  de  ses  cerveaux,  les  pays  africains  souffrent  du  capital  humain  insuffisant,  de  matières  grises,  qui  normalement  s’avère  aussi,  efficace,  en  terme  de  propositions  locales,  de  formation  d’élites  locales  ou  des  cadres,  pour  permettre  la  continuité  du  savoir  et  de  la  connaissance,  et  donc,  s’assurer  de  la  relève  de  l’intelligentsia  de  demain,  par  la transmission  de  savoir.

 

Or,  l’indépendance  économique  et  le  développement  d’un  pays  dépendent  de  la  capacité  de  s’organiser,  autour  de  son  potentiel  humain  bien  formé,  et,  en  conséquence,  sa  fuite,  constitue  un  désastre  économique  qui  compromet  au  développement  économique,  social  et  culturel  des  pays

 

Dans  le  cas  d’espèce  du  manque  de  disponibilité  constante et  suffisantes  des  cerveaux,  les  associations,  peuvent,  difficilement,  disposer  des  cerveaux  bénévoles  ou  volontaires,  nécessaires,  pour  aider  les  régions où  les  populations  désireuses,  d’un  pays,  dans  des  domaines,  aussi  variées,  comme  la  médecine,  l’enseignement… 

 

Par  ailleurs,  il  existe  dans  certains  pays  riches,  des  réseaux  qui  se  sont  constitués,  pour  exploiter  les  cerveaux  étrangers  à  des  salaires  moins  rémunérateurs,  ce  qui   permet  de  réaliser  à  court  terme,  la  réalisation  de  la  valeur  ajoutée  de  certaines  entreprises  malveillantes,  en  exemple,  certaines  entreprises  recrutent  des  africains  à  des  postes  moins  qualifiés  et  au  fil  des  temps,  on  lui  confie  des  taches  qui  nécessitent  des  connaissances.  L’administration  française  aussi,  est  sur  la  ligne  de  mire,  elle  ne  rémunère  pas  au  même  niveau  les  diplômes  étrangers  et  les  diplômes français  dans  l’enseignement  et  surtout  dans  la  médecine.  Dans  ces  deux  cas,  la  fuite  des  cerveaux  devient  un  désastre,  pour  l’individu  surtout,  sur  le  plan  psychologique

 

L’émigration  et  l’immigration,  n’a  pas  que  d’effets  négatifs  pour  le  pays  exportateur,  comme  pour  le  pays  de  destination,  elle  se  présente  à  la  fois,  comme,  une  richesse  incontournable.  La  chine,  par  exemple,  avec  son  plus  de  milliards  d’âme,  voit  la  prolifération  de  ses  ressortissants,  au  quatre  coins  du  monde,  ces  chinois,  contribue  au  dynamisme  et  au  développement  de  l’économie  chinoise,  par  une  représentation  commerciale et  économique  des  produits  chinois  et  par  l’envoie  des  économies  pour  nourrir  leurs  familles  pauvres et  en  contre  partie  le  pays  d’accueil  peut  bénéficier  du  dynamisme  chinois. 

 

Concernant  l’immigration  africaine  en  Occident,  nous  découvrons  des  phénomènes comparables,  les  ressortissants  maliens  par  exemple,  s’organisent  autour  des  associations,  dans  lesquelles  sont  organisées  des  cotisations,  qui  contribuent  au  développement  humain  des  villages :  construction  des  forages  d’eau,  construction  des  écoles  etc.….  Pendant  la  campagne  électorale,  le  Gouvernement  malien  réélu  avait  promis,  protéger  et  défendre  l’immigration malienne.

 

On  observe  à  travers  le  monde  entier,  de  l’organisation  des  immigrés  de  même  origine  en  communauté,  essentiellement,  qui  établissent  des  rapports  avec  leurs  pays  d’origine,  ainsi,  la  diaspora  africaine  par  exemple  s’organise  autour  des  associations  ou  ONG,  qui  sont  actives  en  Afrique  à  diverses  fins :  échange,  apport  du  savoir,  entraide.

 

La  diaspora  de  type  scientifique,  technique  et  intellectuelle,  apporte  aux  pays  d’origine,  ses  connaissances,  pour  contribuer  au  développement,  à  partir  des  fonds  propres  collectés  ou  économisés,  ils  oeuvrent  au  développement  par  le  financement  des  équipements  divers.

 

 

 

 

5)    CONCLUSION  ET  PROPOSITIONS :

 

 

Les  économies  modernes  ont  besoin  du  savoir-faire  scientifique,  technique  ou  technologique,  pour  maintenir  la  productivité,  résister  à la  concurrence  mondiale  et  pour  se  développer.  Le  discours  de  Monsieur  Sarkozy,  sur  sa  politique  d’immigration,  à  l’époque  Ministre  de  l’intérieur  et    candidat  aux  présidentielles,  sert  à contenir  l’immigration  sur  la  base  des  cerveaux.  Le  bénéfice  de  ces  cerveaux  aura  un  caractère,  purement,  unilatéral.

 

Or  en  Afrique,  c’est  l’éducation  ou  plus  particulièrement  l’enseignement  supérieur,  la  médecine,  et  les  ingénieurs,  sont  les  filières  qui  constituent,  le  socle  de  l’exode  des  cerveaux  vers  l’occident.  Paradoxalement,  c’est  dans  ces  domaines,  que  l’Afrique  doit   fondé  sa  politique  de  développement.  Autre  paradoxe,  dans  nos  Etats  africains,    il  manque  ces  compétences,   on  importe,  souvent,  des  cerveaux  étrangers  qui  coûtent  très  chers  aux  contribuables,  pour  remplacer  la  main  d’œuvre  locale  déficitaire  et  qui  a  émigré.

 

Tant  que  la  pauvreté  financière,  matérielle  et  sociale  sévira  en  Afrique,  les  diplômés  africains  seront  tentés  de  s’expatrier  pour  des  emplois  plus  rémunérateur,  la  mondialisation  y  contribue  aussi,  les  entreprises  de  dimension  internationale,  ont  besoin  de  mobilités  humaines  et  de  leurs  savoirs  faire,  Il  apparaît,  finalement,  difficile  de stopper  ce  phénomène,  mais  les  Etats  doivent  trouver  des  solutions  face  à  ce  phénomène.

 

Ce  phénomène  de  fuite  des  cerveaux  est  mondial,  ainsi  l’Europe,  voit  aussi  ses  compatriotes  immigré  vers  les  Etats-Unis,  qui  offre  plus  d’avantage  sur  le  plan  financier  et  du  travail,  dans  la  recherche  essentiellement.  Mais  en  revenons,  en  ce  qui  nous  concerne  l’Afrique,  ce  phénomène  est  criard,  des  l’instant  où nous  sommes  des  pays  pauvres,  qui  finançons  les  études  et  la  formation  dont  les  bénéficiaires  sont  les  pays  plus  riches,  et  qui  en  contrepartie  l’Afrique  ne  bénéficie  rien  de  ces  montants  colossaux   alloués  pour  la  formation  de  ses  cadres.

 

Comment  utiliser  la  fuite  des  cerveaux ?  Dans  la  difficulté  que  nous  avons  compris,  pour  faire  venir,  en  Afrique,  les  cerveaux  africains,  la  solution  que  propose  l’Organisation  Internationale  de  Migrations  (OIM)  est  louable,  dans  son  nouveau  programme  intitulé :  « Migration  pour  le  Développement  Africain  (MDA »  préconise  de  séjours  réguliers,  ponctuels  et  de  courte  durée  pour  répondre  à  des  besoins  précis  et  ponctuels,  par  exemple,  une  demande  de  spécialiste,  revenant  en  fonction  de  besoins  pour  apporter  leurs  aides  ou  leurs  savoir  faire aux  équipes  déjà  en  place.

 

Certains  Etats  africains  ont  pris  conscience  que  le  développement  du  continent  passe  aussi  par  sa  diaspora,  ainsi,  il  faut  concevoir  des  structures  solides  et  adaptées,  entre  le  pays  et  ses  ressortissants  à  l’étranger.  Actuellement  les  africains  de  la  diaspora  contribuent  au  moyen  des  structures,  comme  les  associations,  pour  fournir  des  ordinateurs,  des   équipements,  mais  cela  est  encore  insuffisant,  au regard  des  enjeux  importants  pour  le  continent.

 

Envisager  un  partenariat  entre  les  Etats  et  la  diaspora,  pour  utiliser  les  africains  de  la  Diaspora,  dans  des  moments  bien  précis  et  bien  ponctuels,   par  exemple  lancer  des  appels,  a  partir  des  structures  de  partenariat,  pour  des  séjours,  ayant  pour  but  d’aider  ou  de  contribuer  à  un  besoin  précis

 

Comment  inverser  la  fuite  des  cerveaux ?    Pour  que  les  Etats  africains  espèrent  un  retour  significatif  de  ses  expatriés,  l’Afrique  devra  afficher  et  affirmer  sa  volonté  pour  le  développement,  il  est  difficile  de  nos  jours,  d’appréhender  le  développement  sans  démocratie  et  sans  la  bonne  gouvernance,  c’est  la  raison  pour  laquelle,  l’enracinement  à  la démocratie  et  à  la  pluralité  des  idées  restent  une  des  conditions  sine  qua  none.  Elle  devra  aussi  faire  des  efforts  sur  l’amélioration  des  conditions  financières  et  matérielles,  pour  inciter  aux  cerveaux  de  rester.

 

Dans  les  rapports  entre  l’Afrique  et  l’Europe,  la  fuite  des  cerveaux  concerne  uniquement  de  migration  de  l’Afrique  vers  l’Europe,  ce  phénomène  important,  prend,  donc,  en  conséquence,  devient  donc  politique,  qu’il  va  falloir  résoudre  par  une  approche  politique  de  son  volet  sur  la  coopération  bilatérale,  afin  que  les  pays  du  sud  comme  les  pays  du  nord,  bénéficient  bilatéralement  de  ses  fuites  de  cerveaux.

 

La  revalorisation  du  travail  par  des  conditions  financières  et  matérielles  adaptées.  L’application  d’une  politique  vigilante  sur  le  chômage  des  cadres  et  des  ouvriers,  en  effet,  certains  pays,  ont  embauché  un  nombre  de  médecin,  d’enseignant  occidentaux  et  dans  le  même  temps,  le  nombre  de  médecin  et  d’enseignant  locaux  aussi  bien  et  mieux  formés,  au  chômage  ne  fait  que  croître.

 

Les  pays  africains,    la  démocratie  est  plus  propre,    en  voie  d’enracinement  réelle,  comme  le  Mali,  le  Niger,  le  Botswama  etc.…  seront  plus  aptes,  a  créer  les  structures  solides  et  adaptées  entre  la  Diaspora et  le  pays  d’origine,    ces  structures  permettront  à  la  diaspora  de  mieux  contribuer,  ceci  passe,  donc,  par  la  critique,  la  transparence,  la  bonne  gouvernance  et  au  contraire  les  pays  dictatoriaux  comme  le  Zimbabwe,  le  Congo-Brazzaville,  le  Tchad,  le  Soudan  etc.…  auront  plus  de  mal  à  consolider  ses  structures,  qui  nécessitent,  en  fait,  l’adhésion  et  le  goût  de  la  politique conduite dans  un  pays.

 

 

 

 

 

Auteur :  Appolinaire  Noël  KOULAMA

Publication :  17  juin  2007

Rubrique:  Afrique-société

Source :  Africdossier.oldiblog.com

 

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puce AFRIQUE: L'EUROPE DEVRAIT ASSUMER SA RESPONSABILITE DE L'IMMIGRATION AFRICAINE SUR SON SOL. (le 25/03/2007 à 23h08)

 

 

 

 

Les  africains  continuent  de  défier  les  risques  au  péril  de  leurs  vies,  ils  n’hésitent  pas  à  tout  abandonner,  à  faire  de  petit  boulot  dans  leurs  respectifs  pays  pour  rejoindre  les  pays  européens,  ces  pratiques  ont  engendré  l’apparition  des  mafias  locales,  une  sorte  d’entreprise  ou  de  réseaux  informels  qui  s’enrichissent  sur  le  dos  des  personnes  démunies,  en  leur  proposant  des  conditions  précaires  de  voyage.  C’est  pourquoi,  nous  devons  aborder  ce  sujet  avec  beaucoup  de  lucidité  et  sereinement  pour  pouvoir  dégager  les  responsabilités  des  uns  et  des  autres  sur  ce  phénomène.

 

 

 

1)    Immigration  et  Emigration  entre  l’Afrique  et  l’Europe:

 

 

La  première  migration  est  bien  européenne,  elle  s’est  faite  de  l’Europe  vers  l’Afrique,  tout  a  commencé  au  15ème  siècle,  les  portugais  furent  les  premiers  à  arriver  en  Afrique,  ils s’installèrent  surtout  sur  la  côte  atlantique,  dans  le  golfe  de  Guinée  et  ils  ont  commencé  à  christianiser  des  royaumes  entiers. 

 

Les  autre  Etats  européens  furent  attirés  par  l’Afrique  pour  pratiquer  de  l’esclavage,  les  premiers  comptoirs  européens  sont  installés  et  deviennent  concurrents  aux  comptoirs  arabes  arrivés  de  l’Arabie  pour  envahir  l’Afrique  au  7ème  siècles.  Et  l’esclavage  transatlantique  à  ciel  ouvert  se  renforce,  au  moyen  d’une  nouvelle  vague  d’immigration.

 

Après  l’abolition  de  l’esclavage  et  à  partir  du  19ème  siècle,  les  Etats  européens  envahissent  le  continent  africain  pour   le  coloniser,  c’est  une  nouvelle  forme  de  l’immigration  des  européens  dans  le  continent,  de  nombreux  européens  sont  envoyés  dans  tout  le  continent  pour  signer  des  traités,  pour  s’accaparer  des  terres.  Grâce  à  leurs  avancés  technologiques  indéniables  sur  l’Afrique,  les  Etats  européens,  déjà  présents  pendant  la  traite  négrière  transatlantique,  dominent  encore  l’Afrique,  et  pour  cause,

 

Les  sociétés  de  concessions  investissent  en  Afrique  pour  exploiter  les  matières  premières  africaines :  les  investissements  sur  les  constructions  des  routes,  des  chemin  de  fer   ou  les  aménagements  des  voies  fluviales,  contribuent  à  transporter  les  matières  premières.  Bon  nombre  d’africains  périssent  sur  les  mauvais  traitements  ou  sur  les  mauvaises  conditions de travail  liées  à  tous  ces  travaux…

 

En  1884,  la  première  conférence  de  Berlin  réfléchit  sur  les  conditions,  de  conquérir  le  continent  africain  et  d’éviter  les  guerres  de  territoire  entre  européens,  l’année  1885,  est  la  deuxième  conférence  de  Berlin,  qui  entérine  les  frontières,  dont  les  résultats  de  ces  tracés  sont  la  dislocation  et  la  disparition  de  nombreux  royaumes  africains :  l’Empire  du  mali,  l’Empire  Songhaï,  les  Royaumes  Mossis,  le  Royaume  Haoussa,  le  Royaume  Yoruba,  le  Royaume  ou  Empire  Kongo,  l’Empire  Zoulou…

 

Les  tracés  coloniaux  sont  l’une  des  causes  de  la  déstructuration  du  tissu  social  et  traditionnel  africain.  Il  se  dégage,  finalement,  une  responsabilité  européenne  d’appropriation  illégale  des  territoires  africains,  en  se  servant  de  leur  avancé  technologique  et  en  faisant  des  territoires  africains,  une  continuité  des  territoires  européens  (les  colonies).

 

Au  fil  des  temps,  l’histoire  évolue  et  dans  une  France  occupée  et  envahie par  les  allemands,  le  Général  De  Gaulle  quitte  Londres  ou  il  s’était  réfugier  pour  conduire  la  résistance,  pour  l’Afrique,  et  précisément  pour  Brazzaville,  d’où  il  lance  l’appel  de  mobilisation  des   africains  pour  l’aider  à  libérer  la  France,  les  africains  mobilisés  vont  donc  rejoindre  les  mères  patries  (l’Europe)c’est  pourquoi,  pour  combattre  les  allemands  en  vue  de  libérer  la  France  lors  de  la  guerre  mondiale  de  1945,  c’est  ainsi,  que  seront  constituées  des  troupes  africaines  appelées  « tirailleur  sénégalais ».   

 

D’autre  part,  au  lendemain  des  indépendances,  des  contrats  de  coopération  seront  proposés  par  la  France  et  signés  par  les pays  africains  francophones,  l’Afrique maghrébine  et  de  l’Ouest  vont  fournir  la  main  d’œuvre  destinée  à  la  reconstruction  de  la  France,  les  jeunes  africains  de  l’époque,  vont  venir  en  Europe  pour  y  faire  ses  études,  à  la  fin  de  leurs  études,  la  quasi  d’étudiant  préférait  rentrer  travailler  dans  leurs  pays  que  de  rester  en  France.  Les  français,  étaient ,  à  leur  tour  convier  à  travailler,  comme  coopérant,  en  Afrique.

 

 

 

2)    Causes  des  migrations  actuelles  de  l’Afrique  vers  l’Europe:

 

 

L’immigration  actuelle  se  déroule  sur  des  contextes  tout  à  fait  particuliers,  En  ayant  écouter  les  africains  sans  papiers,  les  africains  résidents,  je  suis  arrivé  à  la  conclusion  suivante :  L’Europe  crée  de  l’immigration,  qu’elle  s’efforce  à  réprimer  lâchement  et  sans  raisons  valables,  alors  qu’elle  est  responsable  de  la  mauvaise  gouvernance  en  Afrique,  par  son  soutient  aux  régimes  coupables  de  malversation  et  la  responsabilité  européenne  de  cette  immigration  se  situe  de  façon  réelle  et  en  amont  par  une  simple  relation  de  cause  à  effet.  En  effet,  les  causes  migratoires  vers  l’Europe,  sous  jacent  d’immigration  illégale  sont  essentiellement  sous  forme  de  réfugié  économique,  ou  sous  forme  de  réfugiés  politiques.

 

A  partir  de  1986,  la  Banque  Mondiale  cherche  à  faire  aboutir  au  mieux,  ses  programmes  d’ajustement  structurel  dans  les  états  du  sud  et  une  méthode  est  définie :  La  Gouvernance,  un  ensemble  des  normes,  traditions  et  institutions  à  travers  lesquels,  un  pays  utilise  son  autorité  pour  la  gestion  des  biens  communs.  Il  faut  attendre  1999,  pour  que  la  Banque  mondiale  impose  la  bonne  gouvernance  et  en  définit  comme  suit :  La  bonne  Gouvernance  est  la  capacité  d’un  gouvernement  ou  d’un  régime  a  gérer  efficacement  ses  ressources,  à  mettre  en  œuvre  des  politiques  pertinentes,  que  le  respect  des  citoyens  et  de  l’état  pour  les  institutions,  ainsi  que  l’existence  d’un  contrôle  démocratique  sur  les  agents  chargés  de  l’autorité.

 

Autrement  dit,  selon  la  Banque  Mondiale,  la  bonne  gouvernance  c’est  l’association  de  la  capacité  de  mieux  gérer  les  ressources  nationales  et  l’existence  d’une  démocratie.  Mais  qu’est  ce  qui  se  passe  en  Afrique  en  réalité ?  En  effet,  les  conditions  de  bonne  gouvernance  ne  sont  jamais  remplies  dans  la  plus  part  des  pays  francophone  d’Afrique  (le  fameux  pré carré  français).

 

 

De  la  décolonisation,  les  analystes  politiques  témoignent  que  les  pratiques  de  la  France  envers  les  Etats  africains  francophone,  relève  de  la  néo-colonisation.  La  France  a  contribué  de  façon  énergique  à  la  déstabilisation  des  Etats  africains,  en  se  servant,  de  ses  services  de  renseignements  et  de  ses  sociétés  françaises  installées  en  Afrique.  On  peut  noter  l’existence  de  cette  attitude,  du  Général  De  Gaulle  jusqu’à  présent,  et  le  fonctionnement  de  la  françafrique  en  est  le  baromètre :

 

·          De  l’organisation  massive  des  fraudes  électorales  tenues  par  les  barbouzes  des  agents  de  la  mairie  de  paris,  véritables  mépris  contre  les  africains  qui  aspirent  aux  élections  propres.

 

·          Des  coups  d’état  organisés  par  la  France,  qui  nous  rappelle  l’époque  féodale  que  l’Europe  à  vaincue  à  partir  au  18ème  siècle,  avec  ses  valets  locaux

 

·          Du  soutient  militaire  des  régimes  dictatoriaux  qui  ne  respectent  pas  les  conditions  de  la  bonne  gouvernance,  et  ceci,  contre  les  volontés  des  peuples  d’Afrique,  conduisant  parfois  aux  guerres  civiles  ethniques  avec  son  cortége  de  morts,  de  génocide,  de  crimes  contre  l’humanité  et  de  crimes  de  guerre.

 

·          Du  soutient  des  systèmes  mafieux,  via  les  multinationales    l’époque  par  les  entreprises  d’état  européennes)  qui  pillent  et  détournent  impunément  nos  ressources  nationales  par  intimidation  des  Etats  faibles,  par  la  contrainte  des  Etats  faibles,  par  la  corruption  des  Etats  faibles  et  par  le  chantage.

 

L’addition  de  ces  4  points  ne  permettent  pas  l’installation  des  fondements  d’une  politique  de  bonne  gouvernance,  dont  l’Europe  est  en  grande  partie  responsable,  par  le  soutient  de  ses  amis  dictateurs  qui  ne  respecte  aucun  des  deux  éléments  de  la  bonne  gouvernance :  la  démocratie  et  la  gestion  efficace  des  ressources  nationales.

 

Finalement  les  causes  des  migrations  actuelles  de  l’Afrique  vers  l’Europe  sont  à  la  fois  économiques   ou  politiques.  Dans  certains  Etats  africains,  on  assiste  aux  brimades  fondées  sur  les  expressions  ou  les  engagements  politiques  des  uns  et  des  autres,  mais  ces  Chefs  d’états  continuent  de  recevoir  les  largesses  et  les  complicités  des  politiques  occidentales.  On  a  vu  dernièrement  au  Tchad,  la  France  portée  son  secours  militairement,  à  un  régime  n’ayant  pas  de  crédit,  ceci  contre  les  mouvements  rebelles,  au  nom  des  accords  de  défense  entre  la  France  et   le  Tchad.  Et  pourtant,  les  rebelles  reprochent  légitimement,  le  pouvoir  de  leur  Président,  Idriss déby,  de  tripatouiller  l’ancienne  constitution,  lors  de  son dernier  mandat  constitutionnel,  pour  se  représenter,  et  se  faire  réélire  à  coup  de  fraude  massif.

 

C’est  avec   raison,  qu’il  faut  se  poser  des  questions,  pourquoi  le  soutien  de  la  France  à  ces  régimes?  dont  les  conséquences  de  leurs  politiques  est  la  cause  de  l’immigration  clandestine  (économique  et  politique)  vers  l’Europe.  Souvent,  lorsque  les  clandestins  arrivent  à  pénétrer  les  frontières  européennes,  la  même  France  hypocrite  et  ingrate  leur  refuse,  pour  certains,  la  qualité   de  réfugié  politique.                   

 

 

 

3)    Conclusion:

 

 

La  première  immigration  est  bien  européenne,  elle  était  fondée  sur  la  domination  des  peuples  (esclavage)  et  le  pillage  des  ressources  africaines  (colonisation),  aujourd’hui,  l’immigration  a  changé  de  sens,  à  cause  des  conditions  de  vie  déplorable  en  Afrique.  Beaucoup  d’africains  ne  viennent  pas  en  France, avec  une  ambition  de  domination  des  peuples  ou  de  pillage,  comme  jadis  les  européens,  mais  de  vivre  avec  décence  et  aider  les  familles  laissées  au  bled,  victimes  des  économies  délabrées,  dont  les  états  européens  possèdent  aussi  une  responsabilité.

 

La  France  par  exemple,  par  ses  connivences  avec  les  Chefs  d’états  africains,  a  failli  à  une  politique  cohérente  de  co-développement,  l’aide  publique  au  développement  de  la  France,  tant  décriée,  envers  les  Etats  africains  est  détournée  entre  français et  chef d’état  africains  du  système  de  la  françafrique,  et  cette  aide  peine  à  arriver,  dans  sa  totalité  à  la  bonne  destination.  Seuls  les  contribuables  africains  supportent,  aujourd’hui,  le  poids  de  cette  malversation  financière,  en  remboursant  progressivement  la  dette.  Par  cette  attitude,  la  France  contribue  au  viol  au  principe  sacré  de  la  bonne  gouvernance  que  défend  la  Banque  Mondiale. 

 

En  d’autres  termes,  les  européens  garantissent  le  fonctionnement  et  la  pérennité  des  systèmes  odieux  en  Afrique.  Du  point  de  vue  de  la  morale,  elle  devrait  traitée  les  migrants,  sans  aucune  lois  de  discrimination,  selon  l’ancien  Premier  ministre  français,  Michel  Rocard,  « la  France  n’a  pas  la  vocation  de  recevoir  toute  la   misère  du  monde »  et  je  permet  simplement  de  me  poser  la  question,  pourquoi,  cette  France  installe  et  soutien  des  régimes  qui  sont  à   l’origine  des  guerres,  des  dictatures,  de  la  misère,  de  la  pauvreté  dans  les  pays  africains ?

 

Malgré  les  murailles  anti-immigrations  dressées  par  l’Europe  pour  se  protéger  de  plus  en  plus  contre  l’immigration,  et  malgré  des  lois  de  plus  en  plus  discriminatoires,  dont  certaines  ont  franchi  le  seuil  de  l’inhumanité  et  de  l’indignité  humaine,  il  est  triste  de  constater  que  la  jeunesse  africaine  continue  toujours  de  déferler  en  occident,  pour  trouver  un   eldorado  ou  une  protection  politique,  il  faut  donc  résoudre  ce  problème  à  la  racine. 

 

La  question  des  flux  migratoires  devrait  être  traitée  avec  les pays  fournisseurs  de  l’immigration  dans  une  coopération  gagnant-gagnant,  on  peut  donc  imaginer  de  nouvelles  politiques  de  co-développement  bien  adaptées,  et  bien  ciblées,  ces  politiques  devront  être  mises  en  œuvre  en  collaboration  avec  la  société  civile,  pour  garantir  toute  la  transparence.  Il  va  falloir  aussi  intégrer  des  formations  qualifiantes  pour  équilibrer  les  échecs  scolaires  des  jeunes. 

 

En  somme,  le  monde  devient  un  village  planétaire,  avec  l’arrivée  des  multimédias,  Paris  devient  à  moins  d’une  seconde  de  Tokyo,  les  migrations  internationales  ont  largement  progressées,  les  diasporas  sont  parfois  une  source  de  contribution  pour  les  pays,  l’UA  devra  en  tenir  compte,  défendre  et  protéger  ses  ressortissants  à  l’étranger.

 

Les  pays  africains  doivent  s’unir  pour  espérer  un  développement,  les  Etats-Unis  d’Afrique  me  paraît  être  une  solution  incontournable,  pour  que  l’Afrique  pèse  fort  au  niveau  international,  protège  et  développe  les  économies  endogènes.  C’est  en  proposant  à  ses  enfants  de  l’espoir,  que  le  combat  de  l’immigration  sauvage  avec  son  flot  de  morts  sera  contenu. 

 

 

 

Auteur :  Appolinaire  Noël  KOULAMA

Publication :  25  mars  2007

Rubrique:  Afrique-société

Source :  Africdossier.oldiblog.com

 

 

 

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