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puce CAMEROUN : DÉPRAVATIONS DES MŒURS ET INTERNET : UNE INDUSTRIE DU SEXE EN DEVENIR. (le 17/06/2009 à 15h27)

 

 

Rencontres, téléchargements et échanges d’images pornographiques, réseaux de prostitution sont autant de systèmes développés sur Internet. Le marché est en pleine expansion dans le pays.

 

 

 

 

Carrefour Ange Raphaël à Douala, mardi 19 mai 2009. Il est un peu plus de 19 heures. L’endroit grouille de monde. Certains sont en train de rentrer chez eux après une dure journée de labeur. Les gérants des cybercafés quant à eux se préparent à une énième longue nuit. Louis Paul en est un. Le large sourire dont il nous gratifie lorsque nous lui annonçons l’objet de notre reportage laisse penser qu’il pourrait avoir beaucoup de choses à dire au sujet du sexe sur Internet au Cameroun.

 

A l’intérieur, vingt trois machines (parmi lesquelles huit dans des box d’isolation) sont toutes occupées par des gens connectées sur Internet. Premier constat : dix huit sont des femmes. « Généralement, entre 18 heures et 23 heures, nous recevons plus de clients que tout le reste de la journée », explique notre hôte. Il connaît bien les habitudes de ses clients, surtout les plus réguliers. « Celle-là, par exemple, vient ici tous les jours et en a pour au moins deux heures. Au début, je lui servais de moniteur et je lui ai appris à surfer, à tchatcher, etc. », explique Louis Paul. Elle, c’est Sandrine, 25 ans, étudiante en 2e année de droit à l’université. Pas du tout gênée quand on l’aborde, elle explique ce qu’elle recherche sur Internet : « comme beaucoup d’autres femmes, je viens m’amuser à faire des rencontres avec des hommes du pays ou d’ailleurs ».

 

Si certaines comme Sandrine souhaitent juste des rencontres, d’autres y viennent pour des choses pas toujours avouables. Dans un autre cybercafé situé non loin de là, une jeune femme refuse catégoriquement de parler. Certainement outrée par notre intrusion dans son box alors qu’elle regardait une vidéo très érotique qu’elle venait de télécharger. La gérante, pas très dérangée par ce petit incident qui a causé des éclats de voix, veut bien faire partager ce qu’elle vit quotidiennement. « De plus en plus, des gens explorent d’autres choses sur Internet. Dans nos box, il y a parfois des bruits de voix qui nous font deviner qu’une personne vient d’arriver à la jouissance par la masturbation, soit en regardant une vidéo porno téléchargée, soit en interagissant avec un correspondant via la messagerie instantanée », raconte en effet Aimée.



 

 

À  LA  RECHERCHE DES  SENSATIONS  FORTES

 

Les personnes rencontrées dans des cybercafés de Douala, hommes et femmes, clients comme gérants, expliquent que « les gens sont à la recherche des sensations fortes ». Elles affirment que l’envie de s’adonner à ce type de pratiques est accrue par la large ouverture des populations aux médias occidentaux. Et encore plus par les récits des  « mbuenguistes », ces Camerounais qui vivent à l’étranger et qui viennent de temps en temps au pays. Avec ce qu’ils apprennent comme pratiques sexuelles et autres fantasmes, il est facile pour eux de les appliquer dans leur pays d’origine, surtout que les proies sont faciles. Argent et sexe vont de pair. « Très souvent, ces gens éblouissent les filles avec les euros et réussissent à leur faire faire des trucs sexuellement obscènes qu’ils échangent ensuite sur Internet », explique Marcel K., propriétaire de trois cybercafés dans la capitale économique.

 

Mais, il ne s’agit pas toujours de tromperie, mais aussi de la recherche des sensations fortes, réplique Gisèle, une jeune femme de 27 ans. Cette résidente du quartier Ndogbong raconte qu’elle s’est  « retrouvée en train de tourner des vidéos avec un de mes gars. Nous avions l’habitude de voir ces scènes dans des films ou sur des sites Internet. Et finalement, nous avons décidé de passer le cap ». Seulement, le gars de Gisèle a posté ces vidéos à des amis…Dans les couples, les comportements sexuels ont profondément été modifiés. Les gens s’adonnent de plus en plus au triolisme, à l’échangisme, au sado masochisme, etc. Même si la quête d’argent est le mobile le plus courant, l’on veut trouver le nirvana autrement  « que nos grands-parents ». Les plus accros, surtout les hommes, sont d’ailleurs prêts à débourser de l’argent pour trouver des partenaires. Ce qui a rapidement créé ce qu’il convient de dire  « prostituées virtuelles ». Elles accrochent leurs futurs clients, les conduisent sur la messagerie instantanée, et usent de tous les moyens possibles (strip-tease en live, envoi des photos de nu, etc.) pour extorquer de l’argent à leurs correspondants. Celles qui parviennent à la rencontre physique s’en sortent plus facilement. Seulement, les photos et les vidéos faites au cours de ces rencontres circulent sur Internet. Les jeunes élèves de Saker concernées par le scandale (voire article ci-dessus) ne sont pas forcément des prostituées du Net. Mais, par la force des choses, et surtout des perversions, elles se retrouvent dans le même lot. Dommage !

 

 

Cliquez ci-dessous, pour lire dans la même rubrique, l'article suivant :

 

CAMEROUN : DÉRIVES DES MŒURS, PHOTOS PORNOGRAPHIQUES À SCANDALE.

 

 

Auteur :  Alain Noah AWANA

Publié   le :   17  juin  2009

Rubrique :  Cameroun - Société

Source : http://www.cameroonechos.com 

 

 

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puce CAMEROUN : DÉRIVES DES MŒURS, PHOTOS PORNOGRAPHIQUES À SCANDALE. (le 17/06/2009 à 15h26)

 

 

DES SCÈNES PORNOGRAPHIQUES QUI SCANDALISERAIENT MÊME LES ACTEURS PORNOS

L’affaire ne date pas de maintenant. Elle serait même vieille de plusieurs mois. Et encore, le fait n’est pas totalement nouveau au Cameroun : celui d’une vingtaine de photos qui circulent de mail en mail sur Internet. Elles sont parvenues au sein de notre rédaction à Douala le lundi 18 mai 2009. Nous nous passerons des détails, tellement elles sont scabreuses, scandaleuses.

 A cause de ce qu’on y voit et à cause des acteurs. La plupart de ces photos ont été prises dans une même chambre, avec le même homme mais à chaque fois avec des filles différentes consentantes.


Sur ces photos dont la faible netteté prouve qu’elle pourraient bien avoir été prises par un téléphone portable (technologie oblige !), l’on reconnaît facilement le même sol carrelé noir et blanc, le même poste de télévision, la même literie, etc. Mais, surtout des filles en train de poser des actes qui scandaliseraient même Larry Flint (roi de la pornographie aux Usa). Sur toutes ces photos, le même ventre bedonnant et poilu d’un homme manifestement beaucoup plus âgé que « ses proies ». Dernier détail, on ne voit jamais le visage de celui qui est avec ces filles…

L’on se sent alors étreint par le besoin d’en savoir un peu plus. Le mail a pour titre : « La magie des élèves de Saker au pays ». Il a traversé les méandres de la magie des télécommunications avant de nous parvenir grâce à la technique du « forward », c’est-à-dire “ faire suivre ”. En regardant de plus près pour savoir qui a reçu ce mail avant nous, nous tombons sur des noms plus ou moins connus dans le monde du sport, des affaires, des études, etc. Ce sont des personnes qui vivent aussi bien au Cameroun (au pays) qu’à l’étranger. Quelques indices nous font penser en tout cas qu’il s’agit d’un e-mail destiné à la diaspora camerounaise : le titre précise.

 

DES IMAGES PORNOGRAPHIQUES SUR INTERNET ET SUR LES CLÉS USB

Quoiqu’il en soit, Le Messager a décidé d’aller voir de plus près. Et la vérité est assez surprenante. D’abord, la mise en circulation de ces photos sur Internet n’est pas récente. Selon Francis, un habitant de la Cité Sic, un quartier proche de l’université de Douala, cela date de l’année dernière. L’affaire serait partie d’un cybercafé situé dans cette zone lorsqu’un homme, dont l’identité n’a pas été révélée, oublie sa clé Usb après y avoir travaillé. Celui qui la retrouve est assez curieux pour l’ouvrir et « tombe » sur les photos. La  « légende » veut même qu’un jeune journaliste ait réussi à mettre la main sur ces photos et tenté de faire du chantage à son propriétaire. On ne va pas plus loin. Dans tous les cas, « l’affaire a chauffé dans le coin, surtout quand ces photos se sont retrouvées sur le Net », affirme Jérôme, un gérant de cybercafé de la Cité Sic.

Tout le monde en parlait. Sauf au célèbre Collège Alfred Saker, sis à Deïdo, le quartier le plus chaud de la capitale économique camerounaise. Ici, toute tentative pour retrouver les filles s’est avérée vaine, malgré les photos que nous avons montrées à de nombreuses personnes. En cette fin d’année scolaire où la tradition veut que les salles de classe se vident, les quelques élèves rencontrés ne donnent pas d’indices suffisants pour retrouver les jeunes filles. Au sein de l’administration, difficile aussi d’en savoir plus. L’on a vaguement eu vent de cette affaire et tenté de découvrir ce qui se passait. Sans suite. Dans tous les cas, les élèves concernées, même si ces photos pourraient s’être retrouvées sur Internet sans leur accord préalable, auraient été punies ou exclues de l’établissement. Pour préserver l’image du collège. Quoiqu’il en soit, de nombreuses photos du même genre d’autres jeunes élèves camerounaises sont aussi en circulation. La perversion sexuelle des jeunes élèves du Cameroun sur le Net est véritablement en marche.  

 

Cliquez ci-dessous, pour lire dans la même rubrique, l'article suivant :

CAMEROUN : DÉPRAVATIONS DES MŒURS ET INTERNET : UNE INDUSTRIE DU SEXE EN DEVENIR.  

 

Publié   le :   17  juin  2009

Rubrique :  Cameroun - Société

Source : http://camedevelop.netover-blog.com

 

 

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puce RD CONGO : TRAFIC DE JEUNES FILLES POUR SOLDATS ANGOLAIS. (le 19/04/2009 à 01h08)

 

 

La vice-présidente de l'Assemblée provinciale du Bas-Congo, Josiane Mfulu Massaka, a confirmé le 15 avril dernier dans un rapport remis en séance plénière le trafic des jeunes filles entre la République Démocratique du Congo (RDC) et la province angolaise de Cabinda, notamment à travers les Forces armées angolaises (FAA). Une enquête a été ordonnée pour démanteler le réseau de trafiquants congolais qui forcent de jeunes filles à épouser des soldats angolais en contrepartie des dots et biens en nature, alors que la plupart de ces jeunes filles sont victimes de violences sexuelles.

 

 

Une élue de la province du Bas-Congo vient de publier un rapport qui met en lumière un important trafic de jeunes filles congolaises, «vendues» en mariage à des soldats angolais et victimes de violences sexuelles.

 

La vice-présidente de l’Assemblée provinciale de la province du Bas-Congo, Josiane Mfulu Massaka, a remis son rapport lors de la séance plénière du 15 avril dernier, dans lequel elle exige notamment des sanctions exemplaires contre les auteurs de ce trafic.

 

Madame Mfulu, qui était également présidente de la Commission d'enquête de l'Assemblée provinciale du Bas-Congo, dépêchée dans les localités frontalières des deux pays pour des investigations sur cette pratique, a confirmé le 15 avril à Matadi, chef-lieu de la province du Bas-Congo, la véracité de ces faits commis.

 

Le rapport fait état de la situation dans le secteur de Lubolo, notamment dans les localités de Kimbenza-Mbenza qui servent de lieux de transaction entre les membres du réseau des trafiquants et les éventuels preneurs pour la plupart des éléments des forces armées angolaises (FAA).

 

Les trafiquants qui donnaient en mariage les filles mineures à leur insu aux soldats des troupes angolaises, percevaient en retour la dot d'environ 15 000 kwanza (monnaie angolaise), soit près de 100 000 francs CFA, ainsi que des biens en nature.

 

Des policiers et des agents de l'Etat de la RDC, notamment ceux de la Direction générale de la migration (DGM) commis à la garde de la frontière ont été accusés de complicité dans ce trafic.

 

Le rapport affirme par ailleurs que des femmes victimes qui ont réussi à s'échapper et regagner le pays, ont dénoncé les sévices subis pendant leur captivité et la manière dont elles avaient été livrées à leurs bourreaux angolais.

 

Prises en charge médicale à l'hôpital de Pangi à Tshela, chef-lieu du district du Bas-Fleuve, ces femmes, considérées comme des ex-esclaves sexuelles, se plaignent sur leur état de santé et souhaitent un contrôle médical plus sérieux.

 

Cette pratique avait été dénoncée en premier lieu par l'Ambassade chrétienne pour la paix au Congo, une ONG de défense des droits de l'homme, basée au Bas-Congo. Le district du Bas-Fleuve, situé à la rive droite du fleuve Congo, dans la région du Mayombe, est voisin à la province angolaise de Cabinda ainsi qu'à la République du Congo.

 

 

Publié   le :   18  avril  2009

Rubrique :  Afrique-société

Source : RDPG.org

 

 

 

 

 

 

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puce LORSQUE SE RENCONTRENT LA PENURIE DE TRAVAILLEURS SANITAIRES EN AFRIQUE ET LE VIH/SIDA. (le 04/12/2008 à 18h42)

 

 

  • Le Programme du personnel de santé africain de la Banque mondiale a été créé pour faire face à la pénurie, la faible productivité et la mauvaise répartition des agents de la santé à travers l'Afrique
  • En Afrique, les agents de la santé sont moins fidélisés par les salaires que par des logements améliorés, des centres de santé bien équipés et l'éducation de leurs enfants.

 

  • Une stratégie fondée sur le travail d'équipe pour la prévention, le traitement et la prise en charge du VIH/SIDA est recommandée à la place du modèle dépassé du médecin et de l'infirmière.

 

 

« OU  SONT   LES  MEDECINS ? »  « OU  SONT  LES  INFIRMIERES ? »

 

On pouvait entendre le chant des militants du SIDA durant toute la réunion mondiale sur le SIDA qui s’est tenue en 2006 à Toronto (Canada). « Où sont les médecins ? »


« Où sont les infirmières ? » Le coût des médecines antirétrovirales a baissé fortement et désormais la principale barrière aux soins des personnes atteintes par le VIH/SIDA est la pénurie de travailleurs sanitaires en charge d’appliquer le traitement.

 

 

LA  BANQUE  EN  ACTION

 

La Banque mondiale dispose déjà d’une équipe travaillant sur ce sujet. En 2005, le Programme de la Banque des travailleurs sanitaires en Afrique a reçu 1,6 million de dollars de la fondation Bill & Melinda Gates et du gouvernement de la Norvège afin de faire face à la pénurie, à la faible productivité et à la mauvaise distribution des travailleurs sanitaires en Afrique. Le programme a effectué une recherche sur la manière de former un grand nombre de travailleurs sanitaires et de garder et motiver le personnel actuel travaillant dans des domaines où il existe un besoin important. Une des principales réalisations de l’équipe du programme des travailleurs sanitaires en Afrique est la détermination des mesures incitatives pour motiver ces travailleurs à rester sur le continent africain.

 

Un grand nombre de surprises se sont présentées tout au long de ce parcours.

 

Le bon sens semble indiquer que l’augmentation des salaires est le facteur le plus important afin de garder et motiver les travailleurs sanitaires, en particulier dans les pays d’Afrique de l’Est et Australe qui sont fortement touchés par l’épidémie du VIH/SIDA. Dans ces pays, un grand nombre de travailleurs sanitaires sont morts du VIH/SIDA, et d’autres, face à l’augmentation de la charge de travail due à l’augmentation des besoins sanitaires des personnes atteintes par le VIH/SIDA, ont décidé d’émigrer vers d’autres pays. Ceux qui sont restés ont des conditions de travail difficiles, disposent d’une formation insuffisante et sont isolés.

 

Toutefois, l’équipe du programme des travailleurs sanitaires en Afrique a découvert que l’amélioration des équipements, la sécurité des établissements et la formation étaient souvent les facteurs qui motivaient le personnel à rester. Les facteurs cités plus haut ainsi qu’une éducation dispensée à leurs enfants étaient souvent plus importants que l’augmentation des salaires. Ce résultat était particulièrement patent dans de nombreux pays africains où l’augmentation des salaires des travailleurs sanitaires est onéreuse et entraîne souvent des demandes similaires des fonctionnaires des autres secteurs.

 

 

LA  SECURITE  D’ABORD

 

Lorsque l’équipe de la campagne antisida pour l’Afrique (ACTafrica), dirigée par Mme Elizabeth Lule, et Mme Kate Tulenko de l’équipe des travailleurs sanitaires en Afrique conduite par Mme Agnès Soucat, a rencontré les représentants des syndicats mondiaux en 2007, ses membres ont eu une grande surprise. Lorsqu’on leur a demandé quelle serait la mesure la plus importante afin d’améliorer le maintien en fonction et la satisfaction professionnelle des travailleurs sanitaires, les représentants syndicaux ont indiqué qu’il ne s’agissait pas des promotions ou des salaires. La principale question était la protection à l’exposition au VIH/SIDA dans le cadre de leur travail. La plupart des membres des syndicats n’avaient pas la formation, les équipements ou les systèmes adéquats pour se protéger de manière efficace contre les piqûres accidentelles de seringues et des autres expositions au VIH, dans le cadre du travail. Ceci était particulièrement vrai dans les hôpitaux où plus de la moitié des patients étaient séropositifs. S’ils se piquaient accidentellement avec une seringue, il n’y avait pas, le plus souvent, de traitement préventif d’urgence ou de traitements antirétroviraux s’ils contractaient le VIH.

 

Afin de répondre à la demande des syndicats, Mme Tulenko et Bekir Onrusal, du Groupe de sauvegarde de la Banque mondiale, ont rédigé des directives préliminaires afin d’intégrer la mise au rebut des produits « tranchants » dans les réglementations en matière d’hygiène de la Banque, des mesures qui sont entrées dans le cadre du programme des travailleurs sanitaires en Afrique. Les plans sur les déchets de la Banque traitaient déjà la question de la mise au rebut des produits tranchants, mais ils le faisaient sans prendre en compte la protection des travailleurs sanitaires. Des mesures simples, telles que l’utilisation de gants et de récipients imperforables pour les produits tranchants, peuvent réduire de manière considérable le nombre d’infections VIH dans le cadre du travail et protéger la santé des travailleurs sanitaires au cours de leur activité professionnelle.

 

 

COLLABORER  POUR  PROTEGER  LES  TRAVAILLEURS  SANITAIRES

 

L’équipe a également travaillé avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans le cadre de sa directive « Traiter, former, fidéliser » destinée à aider les pays à augmenter le nombre de travailleurs sanitaires fournissant des soins VIH/SIDA. Ces directives portent sur « Le changement de tâche ». Il s’agit d’une approche par équipe afin de prévenir, traiter et soigner le VIH/SIDA, qui remplace le modèle suranné médecin-infirmière.

 

D’après Mme Tulenko, « C’est le nec plus ultra en matière d’amélioration de l’efficacité ». « Au lieu de ne disposer que de deux types de travailleurs sanitaires, une équipe entière est en place, avec une division efficace du travail. Chaque membre de l’équipe se spécialise dans une partie des soins du VIH/SIDA. Ces approches ont été couronnées de succès dans divers pays développés et en développement, y compris au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Malawi et en Ouganda », a-t-elle indiqué.

 

Cette équipe est souvent composée de « médecins subsidiaires » tels que des médecins-assistants, des cadres moyens comme les médecins-conseils, les infirmières praticiennes et les sages-femmes, et des agents de première ligne, tels que les inspecteurs sanitaires et les agents sanitaires de communauté. Ces équipes peuvent fournir des soins de meilleure qualité à un coût par patient inférieur et à un nombre de patients plus important. L’équipe de la Banque a également recommandé des plans de financements et de coûts spécifiques à chaque pays relatifs aux coûts d’investissement à court terme, tels que la formation initiale des agents sanitaires, et aux coûts récurrents à long terme, tels que les salaires des nouveaux travailleurs recrutés. L’équipe a partagé avec l’OMS l’outil d’évaluation des coûts des agents sanitaires qu’elle avait développés. Ce tableur a été utilisé par l’Alliance mondiale des agents sanitaires de l’OMS (Global Health Workforce Alliance) comme la base de l’évaluation des coûts.

 

Cette semaine, à Mexico City seront présentés les résultats du Programme des agents sanitaires en Afrique sur le VIH/SIDA, dans le cadre du lancement du Changement du panorama du VIH/SIDA, un compendium de documents sélectionnés, préparé en coopération avec L’engagement de la Banque mondiale en Afrique dans le domaine du VIH/SIDA : notre plan d’action, 2007-2011. Cette annonce aura lieu lors de la XVIIème conférence internationale sur le SIDA.

 

 

Publication :  04  décembre  2008

Rubrique :  Afrique - société

Source :  http://web.worldbank.org

 

 

 

 

 

 

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puce OBAMA ET L’AFRIQUE : UNE AFFAIRE IRRATIONNELLE DE COULEUR OU D’ESPOIR REEL ? (le 10/11/2008 à 21h03)

 

  

 

Depuis  l’élection  de  Barack  Obama,  les  africains  se  posent  la  question,  à  savoir,  quelle  sera  la  personnalité  réelle  d’Obama  en  sa  qualité  d’africain-américain ?  Comment  pourra t-il  conduire  cette  double  personnalité,  dans  la  mesure où,  les  américains  l’ont  voté  pour  ses  qualités  et  les  africains  qui  attendent  aussi  de  lui,  une  reconnaissance  en  tant  que  fils  du  continent.  Je  vous  invite  à  lire  l’article  ci-dessous  du  journal  « les  dépêches » :

 

 

 Obama et l'Afrique: une affaire irrationnelle de couleur ou d'espoir réel ?

 

Pour les uns, Barak Obama est « LE » candidat car il est Noir, pour d'autres il est le meilleur et représente l'avenir. A une semaine du duel électoral historique aux Etats-Unis, l'Afrique balance entre l'espoir d'hypothétiques « retombées » sur son continent, et un réalisme froid.

Tout tourne autour d'une double question: Obama, dont le père est kényan, appartiendrait-il, ne serait-ce qu'un peu, à l'Afrique et pourrait-il être le défenseur du "continent oublié" une fois élu?

 

Obama et l'Afrique: une affaire irrationnelle de couleur ou d'espoir réel ? 

 

A la sortie de l'aéroport d'Abuja - la capitale du Nigeria - on ne peut pas le rater: un panneau de 10 mètres sur 8 avec un portrait géant d'Obama, une carte de l'Afrique avec comme légende "le monde entier pour Obama  « et »  « Obama , du rêve à la réalité ».

A longueur d'éditoriaux ou sur des tee-shirts dans les volutes de hasch d'un célèbre temple de la musique nigériane à Lagos, le sénateur métis de l'Illinois s'affiche dans le pays le plus peuplé d'Afrique.


 

Obama et l'Afrique: une affaire irrationnelle de couleur ou d'espoir réel ? 

 

Si vous me demandez si je soutiens Obama à cause de la couleur de sa peau, la réponse est non non et non. Il est l'avenir du monde", assure à l'AFP Tom Obulu, responsable d'un comité de soutien local à Abuja.

 

« C'est un fils de l'Amérique, pas de l'Afrique! Je ne m'attends pas à des changements radicaux des relations avec l’Afrique s’il est élu », poursuit-il,

 

Joseph Ebode, professeur camerounais de sciences politiques à Yaoundé, estime également qu' »Obama est avant tout américain et est là pour renforcer les intérêts américains ».

 

A l'appui de sa démonstration « non raciale », Tom Obulu souligne que beaucoup de Blancs américains vont voter pour le premier Noir ayant une chance réelle d'entrer à la Maison Blanche.

Pas si simple à en croire le quotidien nigérian The Nation qui affirme que le facteur racial va jouer jusqu'au dernier moment: « dans les sondages, les Blancs se disent prêt à voter pour un Noir mais dans le secret de l’isoloir, ils voteront blanc ».

 

Même jugement d'un politicien tchadien: « les blancs feront tout pour l’empêcher de gagner ».

 

Alors, « Obama l’africain » ?

 

Responsable du groupe nigérian « les Africains pour Obama », Ndi Okereke-Onyiuke affirme qu'il est « 50% africain et 50% américain »

 

En Guinée équatoriale, les « Obamaphiles » lui trouvent des racines fangs, l'ethnie majoritaire où Obama signifie « l'aigle ou l'épervier ». C'est un « fils du pays », assure un vieux fonctionnaire.

Au Kenya, les gens gardent la tête froide: Obama ne changerait pas leur ordinaire, mais ils ne seraient pas peu fiers de voir un Noir membre de l'ethnie Luo (par son père) devenir l'homme le plus puissant de la planète.

 

Au Gabon, des inconditionnels ont créé un fan-club, tandis qu'à Malabo un bar porte son nom.

« J'espère qu'il n'oubliera pas les enfants pauvres d'Afrique! », lance Abdoulaye, un gamin qui garde les voitures sur un parking d’Abidjan pour quelques piécettes.

 

Mais c'est surtout l'Afrique de la rue, celle des pauvres, qui fait d'Obama le symbole irrationnel du « rêve afro-américain ». « En haut », on est nettement moins rêveur et beaucoup plus réaliste, surtout en ces temps de crise économique mondiale.

 

« Les retombées pour l'Afrique (...) ne sont pas liées aux origines des candidats, cela dépend des tendances lourdes que doit gérer le locataire de la Maison Blanche. Il n'y aura pas de changement significatifs », prédit un haut responsable de l’Union Africaine, Ramtane lamamra.

 

« Obama est un Américain avant d'être autre chose. Il n'est pas le seul à avoir ses racines hors des Etats-unis (...) Mais au finish, ils sont tous Américains! », affirmait en juin le président sénégalais Abdoulaye Wade.

 

« L'Afrique et le monde vont gagner beaucoup avec Obama. Je crois qu'il va accorder plus d'attention aux problèmes africains », déclare prudemment à l'AFP le ministre de l'Intérieur de Sao Tomé et principe, Raul Cravid.

 

« Mais qu'il gagne ou qu'il perde, il a déjà gagné. Cela a déjà changé quelque chose pour l'Afrique car, qu'on le veuille ou non, la race est toujours une chose très sentimentale et puissante », estime un influent politicien nigérian du nord du pays.

 

Pays enfin, s'il en est, où la question raciale a façonné violemment l'histoire, l'Afrique du Sud reste étonnamment neutre. Le Congrès national africain (ANC), tombeur de l'Apartheid avec Nelson Mandela, refuse de prendre parti publiquement, et surtout sur le « paramètre » de la couleur. « La politique de l'ANC veut que nous ne soutenions ni le candidat démocrate ni le candidat républicain », déclare à l’AFP son porte-parole, Brian Sokutu.

 

 

Publié  le :  10  novembre  2008

Rubrique :  Afrique-société

Source :   http://www.ladepeche.fr

 

 

 

 

 

 

 

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