KaZeo
Fermer
  Créer son blog KaZeo     Créer un blog gratuit Samedi 25 mai 2013   Ste Sophie  
Africdossier
 

puce Sommaire des articles de cette rubrique

   

puce L’ESCLAVAGE POST-MODERNE : QUAND LA FRANCE VOLE AU SECOURS DE L’ARCHE DE ZOE. (le 06/11/2007 à 07h33)

 

 

Le 26 juillet 2007 à Dakar au Sénégal, le président français Nicolas Sarkozy livrait à la jeunesse africaine un discours fleuve dans lequel il accusait les Africains d’avoir vendu leurs frères aux négriers européens. Ce discours, il le prononça dans le temple de Cheick Anta Diop, à un jet de pierre de l’île de Gorée (tout un symbole!) où se suicidèrent les millions d’esclaves noirs qui refusèrent d’embarquer dans les négriers français en partance pour l’Amérique. Voilà que trois mois après, le 29 octobre 2007, survient au monde un évènement qui, comme commandé par les forces de la Nature, rappelle exactement ce qui s’était réellement passé pendant l’esclavage. Cet évènement, c’est l’enlèvement de 103 enfants tchadiens, organisée par l’Ong française dénommée l’arche de Zoé, sous le prétexte humanitaire que ceux-ci étaient des orphelins. Pourtant, même dans le cadre des activités de l’Onu en zone de guerre, on n’a jamais vu une opération d’envergure impliquant l’enlèvement officieux de plus de 100 enfants en plein jour.

 

Le président français a officiellement critiqué l’action de l’arche de Zoé, la Secrétaire d’État aux affaires étrangères a présenté la France sous un beau jour, le ministre de la justice a évoqué l’aspect illégal de la procédure de l’ONG, mais aucun membre du gouvernement français n’a pu, au nom la France, demander les excuses officielles auprès du gouvernement tchadien, et personne n’évoquera la question des réparations aux familles tchadiennes. Ce qui a paru plutôt beaucoup plus simple et évident aux yeux du président français, c’était d’appeler le président tchadien, Idriss Déby, et de lui demander de libérer les membres de l’arche de Zoé impliqués dans l’opération.

Pourtant, la réalité est plus grave qu’elle ne parait. Car, en effet, il n’existe pas un autre terme plus parlant pour décrire les activités de l’arche de Zoé en Afrique que celui de l’« esclavage », entendu comme commerce des Noirs. Comment croire en cet humanisme qui veut qu’en 2007 de l’ère chrétienne, des négriers aéroportés soient encore à quitter la France pour aller au Tchad arracher à leurs parents des centaines d’enfants âgés de deux à cinq ans ? Les Français peuvent-ils s’imaginer un seul instant l’inverse, pour avoir une idée claire de ce que ressentent les Africains face à ce crime? Les familles françaises dormiraient-elles si les avions tchadiens atterrissaient dans les campagnes de France et arrachaient les petits enfants français pour les vendre aux familles tchadiennes – Car, il faut le dire, l’arche de Zoé ne remet pas ces enfants gratuitement aux familles françaises – ? On a l’impression d’assister à de scènes de capture dans la jungle, et on ne résiste plus à la question de savoir si nous sommes encore vraiment des hommes.

Nous avons désormais la preuve de ce que décrit l’historien guadeloupéen Jean-Philippe Omotunde, lorsqu’il démontre que c’est en créant les conditions de guerre civile en Afrique que la France et ses alliés européens trouvèrent le moyen de remplir leurs cargaisons d’esclaves noirs, et que ce furent les quatre cents ans que dura le crime qui permirent à l’Europe de construire sa fortune actuelle sur  le  dos de l’Afrique.

Idriss déby et les membres de l'ONG Arche de Zoé
Nous assistons donc là aux derniers gémissements d’une pratique qui n’a que trop duré et dont la France a de la peine à s’en défaire. Car, tout comme les esclavagistes du 15ème au 20ème siècle, l’arche de Zoé ne s’est pas souciée de l’état d’esprit dans lequel se retrouveront ces enfants une fois qu’ils auront pris conscience de leur vraie histoire. Et comme elle ne doit certainement pas être à son premier coup, l’arche de Zoé ne s’est pas souciée des pleurs des parents, des lamentations des femmes qui les ont mis au monde, du mal qu’elle cause à la démographie africaine, de l’illégalité qui entoure sa pratique. Ce dont elle s’est souciée, c’est encore et toujours cet orgueil qui vient de la race ; c’est encore et toujours et cette appartenance à un grand pays : la France. Si l’arche de Zoé avait vraiment aimé l’Afrique et ses enfants, si son œuvre avait vraiment été humanitaire, elle n’aurait pas contribué à valider la pauvreté et les dictatures qu’ont toujours soutenues les gouvernements français en Afrique. Elle n’aurait pas exploité le contexte de pauvreté dans lequel vivaient ces enfants pour se faire de l’argent auprès des familles françaises. Non, elle n’aurait pas fait de cette pauvreté la raison d’être de ses propres pratiques esclavagistes: elle aurait lutté pour l’instauration de véritables démocraties en Afrique; elle aurait approché les gouvernements de France et d’Europe leur aurait dit : « L’Afrique n’est pas pauvre. Elle a plutôt été appauvrie. Et nous sommes pour une grande part responsables de son malheur. Ayons le courage de contribuer à changer son destin. » L’arche de Zoé serait alors devenue, pour les Africains, l’arche de Noé.

La France s’est donc empressée de sommer le président Idriss Déby de libérer les neuf Français de cette opération épervier. Elle s’est contentée de dire que les conditions d’un procès impartial ne seront pas réunies au Tchad. Or, ce n’est pas en France qu’elles le seront. La partialité de la justice française sera à la mesure du service que l’arche de Zoé, à travers cet enlèvement, lui aurait rendu. Examinons de plus près à quoi aurait pu ressembler ce service.

Les femmes françaises et les enfants adoptés : On n’a jamais suffisamment critiqué l’action de ces Français qui, au lieu de lutter auprès de leurs gouvernements pour changer le destin de l’Afrique francophone, se contentent des solutions rafistolées en adoptant les enfants de ces pays appauvris. Lorsque ces femmes et ces hommes, nombreux qu’ils étaient dans cet aéroport parisien à attendre les 103 enfants tchadiens, privilégient les plaisirs de la vie et la profession au détriment de la maternité, ils ne rendent pas justice à l’humanité, car par leurs actes, ils soutiennent la chasse aux enfants dans les pays appauvris au nom de la satisfaction d’un certain rêve; ils font mal aux femmes d’autres pays qui ont connu les douleurs d’enfantement, au nom d’un certain droit à l’adoption. Déjà, par leur attente organisée à l’aéroport parisien, ils ont légitimé la complicité du gouvernement français et on se demande si cette complicité n’est pas liée à la politique de l’immigration  choisie.

L’Immigration choisie et l’esclavage post-moderne : Si l’esclavage du 15ème au 20ème siècle consistait à vider l’Afrique des hommes et des femmes adultes pour des besoins pratique de main d’œuvre, il se trouve qu’une telle pratique aujourd’hui est presque impossible en raison de la mondialisation et de l’augmentation du niveau d’intellectualité des peuples. Dans les démocraties occidentales, on recourt depuis un certain temps à la politique d’immigration qui consiste à attirer les intellectuels. Or, en Amérique du nord par exemple, les études ont démontré qu’il faudrait au moins deux cents ans à une population immigrante pour se sédentariser au point d’adopter les mœurs locales. Du coup, les candidats à l’immigration ayant des enfants sont les plus sollicités et les mieux traités. Ils jouissent des avantages sociaux énormes et les administrateurs ne manquent d’affirmer que l’avenir de la nation repose non sur eux, mais sur leurs enfants.

Une photo visible sur le site Internet de l'Arche de Zoé

La pratique de l’immigration choisie dans sa formule actuelle en France semble donc présenter des lacunes sérieuses, car l’intellectuel africain adulte qui arrive en Hexagone ne peut se laisser transformer en dix ou vingt ans. À faire de lui une marionnette de chef d’État africain ne garantit nullement la poursuite de la politique postcoloniale française. La nouvelle génération des hommes d’États africains ne sera pas faite d’enfants de cœur. Elle sera constituée des jeunes nés après les indépendances, des jeunes qui n’ont pas connu le fouet colonial et la subordination aux ordres du « maître » blanc. Ce sera donc une génération différente de celle de Paul Biya, de Omar Bongo, de Sassou Nguesso, d’Eyadema, etc. Pour le prolongement de sa politique postcoloniale, la France ne saura certainement pas faire avec elle. Il faudra d’autres stratégies, il lui faudra des enfants qui n’auront pas connus leurs parents géniteurs, des enfants qui n’auront connu de pères et de mères que les «Blancs» et les «Blanches» de France et qui, ayant subit « la bonne éducation », pourront, d’une part, mieux intégrer les valeurs de la France pour ne pas avoir à mettre les banlieues à feu, et, d’autre part, rentrer gouverner le pays africain pour lequel, arbitrairement ou non, il aura, depuis le bas âge, reçu la nationalité. Il pourra alors gouverner un pays comme le Tchad en ne rendant de compte qu’à Paris, ou encore un grand pays comme le Congo-Belge, qui regorge tant de richesses et où trône le Non-Congolais  le Président Kabila.


L’arche de Zoé nous rappelle ainsi les souffrances de nos pères et de nos mères. Elle nous rappelle les conditions dans lesquelles l’esclavage et la colonisation eurent lieu et comment ce fut possible que quatre cents millions d’Africains fussent déportés et déplacés pendant plus de quatre siècles. Voici qu’au cinquième siècle de la déportation, nous vivons la même pratique et souffrons de la même souffrance.

Mais nous espérons qu’un de ces jours, l’Afrique se libérera et cessera de considérer la France comme la malédiction qui s’abattit sur elle.

 

 

Auteur :  Maurice  N’Gueppe

Publication :  05  novembre  2007

Rubrique:  Afrique-politique

Source :  Secrétariat  exécutif  de  la  JAC  (Jeunesse  Africaine  du  Canada)

 

 

 

Google Groupes
Abonnement au groupe Africdossier
E-mail :
Visiter ce groupe

 

[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer | Permalien ]

puce AFRIQUE : LA POLITIQUE AFRICAINE DE LA FRANCE, LES ERREMENTS DE SARKOZY. (le 14/10/2007 à 11h16)

 

 


Les relations entre la France et l'Afrique passionnent tant par ses rapports historiques que par les chambardements qu'elles suscitent à travers le temps. Cette intimité qui, jadis existait entre ce grand contient et la France n'existe maintenant que de nom. L'attitude nombriliste de la France et le sort réservé aux africains en France ont fini par agacer les gouvernants africains et leurs populations. Les politologues s'accordent aujourd'hui pour reconnaître que la France a perdu de sa superbe et de son influence en Afrique.

 

Les récentes sorties du président français, Sarkozy, au sujet de l'Afrique ne font qu'empirer une situation déjà délétère. Nous proposons de nous appesantir sur ce qu'il est convenu d'appeler « les  trois  errements  de  Sarkozy  à  propos  de  l’Afrique ».

 

Il s'agit d'abord, de sa déclaration sur une France qui n'aurait pas besoin économiquement de l'Afrique, ensuite de ses accointances avec les dictateurs africains et enfin son discours sur l'homme africain du 26 juillet 2007 à Dakar. Cette dernière déclaration a fini par mettre le feu aux poudres. Ces propos à connotation raciste méritent une réponse claire car c'est avec l'expression d'un  blâme  qu’il  s’adressa  en  ces  termes  à  l’Afrique.  Voici  les  errements  du  Président  Français :

 

 

1)    L'Afrique ne représenterait que 2% dans ses échanges commerciaux avec l'hexagone


Le président français commence ses allégations à l'égard de l'Afrique par son discours à Cotonou (en mai 2006), où il déclare que "la France n'avait économiquement plus besoin de l'Afrique". Cette phrase est injurieuse en ce sens que l'auteur ne pense pas vraiment ce qu'il dit. Se peut-il qu'on puisse faire de telle déclaration alors que les multinationales, noyau dur du CAC40, ne s'enrichissent qu'en Afrique. La liste est longue mais on pourrait citer pêle-mêle le groupe TOTAL-FINA-ELF, Bouygues, AREVA, SDV, France Telecom, Bolloré etc.... nul n'est censé ignorer les profits colossaux que fait Total en Afrique. Quelles sont les entreprises françaises, du moins les plus importantes, qui ne sont pas résolument tourné vers l'Afrique ? Comme le rappelle le président du groupe Bolloré, « ce qui fait la spécificité de notre groupe, c'est son implantation en Afrique ».

Il y compte pas moins de 70 sociétés, implantées dans 35 pays (21 francophones et 14 anglophones). Il emploie 15 000 personnes (parmi lesquelles 250 expatriés) dans le transport et la logistique, et 3 000 dans la branche tabac (en 1997). Dans les principaux pays où Bolloré est présent, on retrouve le même schéma d'implantation : des usines de cigarettes et parfois la culture du tabac, comme en Côte d'Ivoire, le contrôle des transports (le chemin de fer, la manutention portuaire, les activités de transit et les navires), les plantations (hévéa, caoutchouc, huile de palme, banane, coton et cacao) ; à quoi s'ajoute l'exploitation forestière en Afrique centrale. Ce groupe est présent partout sur le continent. Il est représenté en Côte d'Ivoire, au Gabon, au Burkina Faso, au Cameroun, au Mali, au Togo, au Bénin, au Congo-Brazzaville, au Nigéria, en Afrique du Sud, en Angola, en l'Afrique de l'Est avec le Kenya, en Madagascar et l'île de la Réunion, où il assure la moitié du trafic maritime. Et dire que Sarkozy explique que l'Afrique ne compte que pour environ 2% dans ses échanges commerciaux avec l'hexagone.
 
Il a renchéri en disant que la France ne vend pas ses Airbus à l'Afrique. Ce que l'avocat des affaires, devenu président a oublié c'est que les africains sont libres de payer les avions qu'ils veulent. Il est de notoriété public que l'expulsion du patron d'Areva (c'est-à-dire de son directeur, Dominique Pin, le 25 juillet) au Niger, cache des arrières pensées mercantiles. Areva est accusé de soutenir les rebelles du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) en conflit ouvert avec Niamey depuis des mois. Partenaire privilégié du gouvernement nigérien il y a encore quelques mois, les Français subissent la concurrence des investisseurs chinois et du géant australien Rio Tinto.

L'uranium nigérien est stratégique pour Areva. Avec une production, pour l'année 2006, de 4 000 tonnes sur ses sites d'Arlit et d'Imouraren, il représente plus de la moitié de la production totale du groupe. Nous savons de même que Nicolas Sarkozy et son homologue nigérien, Mamadou Tandja, se seraient expliqués au téléphone, le mardi 31 juillet. En outre, la visite à Niamey du secrétaire d'Etat à la coopération, Jean-Marie Bockel, le samedi 4 août, n'était rien d'autre qu'un voyage de négociation.  Pourquoi  courir  si  l’Afrique  ne  représente  rien ?

 

 

2)    Son  soutien  aux  dictateurs  africains

 

Alors qu'on croyait à une bourde médiatique, aux lendemains de son élection, le président Sarkozy reçoit à l'Elysée, Omar Bongo et Sassou N'guesso. Peut-être, parce qu' ayant la mémoire courte, le président français tournait ainsi le dos à ses propres propos. En effet, il ne cessait de dire qu'il fallait « refonder la politique africaine de la France sur des relations transparentes et officielles entre pays démocratiques », et « tourner la page des complaisances, des secrets, des ambigüités » et donc «cesser de traiter indistinctement avec des démocraties et des dictatures».
 
Bongo est-il un modèle ? Ce tyran domestique qu'est monsieur Omar Bongo (intronisé en 1967 par Jacques Foccart, l'homme de l'ombre du Général De Gaulle) est pourtant apprécié par le président français, qui trouve encore les ressources pour proclamer à l'ONU, son « new deal » pour le monde. Après le gendre, c'est le beau-fils, Denis Sassou Nguesso (dictateur du Congo-Brazzaville de 1979 à 1991 et depuis 1997), qui est reçu le 5 juillet 2007 à l'Elysée. Pourtant, l'hôte de l'Elysée n'est pas un sain. En 2006, la justice américaine donnait raison aux fonds d'investissement qui démontraient l'ampleur des détournements opérés par le régime Sassou sur les revenus pétroliers : environ 20% du budget parti se cacher, avec la complicité de banques et d'entreprises françaises, dans les circuits opaques de la finance mondiale. Un mécanisme parfaitement huilé décrit avec talent par Xavier Harel dans Afrique, pillage à huis clos (Fayard, 2006).
 
Le 19 juin 2007, le Parquet de Paris donnait raison aux associations Survie, Sherpa et la Fédération des Congolais de la Diaspora (FCD) qui accusaient Sassou de profiter en France d'argent détourné au Congo, en ouvrant une enquête préliminaire sur son patrimoine immobilier en Île-de-France. Quelques jours plus tard, l'ONG Global Witness mettait à jour les dépenses somptuaires, financées par le pétrole, du fils du dictateur, Denis Christel Sassou Nguesso. A cela, il faut ajouter l'épineuse affaire des disparus du Beach, massacre perpétré en 2000 contre des civils congolais et pour lequel une instruction judicaire est en cour en France. En dépit de tous ces faits probants, le Zorro français  a  renié  ses  propres  confessions.

 

 

3)    L’Afrique  qui  ne  serait  pas  entré  dans  l’histoire…

 

En France, parler de « l'homme blanc » serait choquant. C'est pourtant à ce genre de généralisation abusive que s'est livré Sarkozy dans son discours de Dakar, le 26 juillet 2007. Certainement, n'ayant que des appendices de connaissances en Histoire, le président français a poussé son inculture jusqu'à nier que ce fameux «homme africain» ait pu avoir une histoire : «Le drame de l'Afrique, pérore-t-il, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire. Jamais il ne s'élance vers l'avenir, jamais il ne lui vient à l'idée de sortir de la répétition pour s'inventer  un  destin »


Il n'est pas opportun d'épiloguer longuement sur ce sujet car le plus souvent, ceux qui font de la gesticulation intellectuelle sont ménopausée intellectuellement. Dire qu'un homme qui a fait les bancs, à qui, on a répété à l'école que l'Afrique est le berceau de l'humanité, avance de telles affabulations n'est que le reflet d'une civilisation complexée. Mon vœu c'est que la jeunesse africaine ne lui pardonne pas ses errements philosophico - anthropologiques sur l'âme noire. Après avoir débité des contrevérités sur les Africains en terre africaine, il est temps que les historiens africains conformément à la proposition de Madame KONARE écrivent leurs parts de vérité sur l'histoire africaine. Dans tous les cas, dans ce débat, aucun jury ne donnera le verdict mais bien le tribunal  de  l’histoire.



4)    La  France  de  Sarkozy :  L’Afrique  te  tourne  le  dos !

 

On dit souvent que l'erreur est permisse mais lorsqu'on persévère dans l'erreur cela devient une faute. Trois fois, le président français a renié l'Afrique. Il n'aura jamais grâce aux yeux des jeunes africains. S'il est vrai qu'il fut vite amené à résipiscence par ses vaines tentatives d'édulcorer son langage à propos de l'Afrique, l'Histoire a déjà retenu ses errements. La France de Sarkozy doit savoir qu'elle a tout perdu en Afrique. La perte d'influence de la France est globale, générale, même dans toute l'Afrique. C'est justement ce qui pousse monsieur Sarkozy à lancer des diatribes à l'encontre de la Chine en ces termes « La Chine, engagée dans la plus impressionnante renaissance de l'histoire de l'humanité, transforme sa quête insatiable de matières premières en stratégie de contrôle, notamment en Afrique. » Qu'à cela ne tienne, point n'est besoin d'un Sarkozy pour  défendre  notre  continent.


L'Afrique est un grand continent qui a souffert des affres de la colonisation, elle n'est pas dupe pour se faire avoir une fois de plus, par n'importe quelle puissance. En réalité les attaques répétitives de monsieur Sarkozy ne sont que l'expression d'un désespoir. C'est un leurre pour celui qui continue de croire que la France est encore extrêmement influente en Afrique. Seule l'armée française est restée enfermée dans ses bases, garde prétorienne de régimes indéfendables. Cette armée qui se recycle en " gardien de la paix ". la France, déjà gênée aux entournures par le génocide au Rwanda, le scandale Elf, les turpitudes de la " Françafrique " par sa guerre en Côte d'Ivoire... a perdu " son " Afrique, Au moment où ce continent redevient un enjeu géostratégique. Ah La France de Sarkozy, les erreurs, les lâchetés et les ambiguïtés qui ont émaillé ta politique africaine te perdront.

 

 

Auteur :  Prao  Yao  Séraphin  (Président  du  MLAN)

Publication :  11  octobre    2007

Rubrique:  Afrique-politique

Source :  www.mlan.fr

Contact : contact@mlan.fr

 

 

 

Google Groupes
Abonnement au groupe Africdossier
E-mail :
Visiter ce groupe

[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer | Permalien ]

puce AFRIQUE : POURQUOI LES AFRICAINS NE VOTENT PLUS. (le 02/09/2007 à 23h38)

 

 

 

 

Au  Cameroun  et  au  Mali  en  juillet,  mais  aussi  au  Sénégal  un mois  plus  tôt,  au  Burkina,  au  Congo  ou  au  Bénin,  l’appel  aux  urnes  trouve  peu  d’échos.  Sauf  si  l’enjeu -  la  sortie  d’une  longue  crise  comme  au  Liberia  ou  en  RD  Congo -  le  commande.

 

 

 

« Aux  urnes,  l’Afrique ! » :  ce  titre  d’un  ouvrage  collectif  et  pionnier,  écrit  il  y a  un  quart  de  siècle  par  une  équipe  de  chercheurs  africanistes  à  l’époque    le  continent  s’ouvrait  enfin  au  pluralisme,  serait-il  un  contresens?  Apparemment,  oui.  Du  Cameroun  au  Mali,  en  passant  par  le  Congo  et  le  Togo,  les  dernières  nouvelles  du  front  électoral  ne  sont  pas  bonnes:  consultations  bâclées,  bugs  informatiques,  reports  indéfinis  et  taux  d’abstention   parfois   spectaculaires   relevés   lors   des   législatives   camerounaises  et   maliennes   du   22   juillet -  70 %  à  Douala  et  jusqu’à  90 %  dans  une  capitale  aussi  politisée  que  Bamako.  C’est  surtout  ce  dernier  phénomène,  celui  de  la  désaffection  de  l’électorat  -  également  constaté  lors  des  législatives  congolaises  du  24 juin,   où le taux  de  participation  a  manifestement  été  beaucoup  plus  faible  qu’annoncé  (60 %),  ne  serait-ce  que  pour  des  motifs  techniques -,  qui  ne  laisse  pas  d’inquiéter.  Pourquoi  boude-t-on  les  urnes,  vecteur  essentiel  d’une  démocratie  chèrement  acquise?  Il  existe  certes,  pour  expliquer  cette  défection,  une  clé  culturaliste,  aussi  simple  que  douteuse,  dont  usent  encore  certains  observateurs  venus  du  Nord.  Les élections  africaines  ne  seraient  que  rituels,  trucages  et  bouffonneries,  et  les  électeurs,  déboussolés  puis  dégoûtés,  les  auraient  définitivement  rangées  au  rayon  du  luxe  politique  et  financier  inutile.  Erreur:  c’est  l’inverse,  et  c’est  bien   tout  le  problème.  Bonne  gouvernance   et  conditionnalité  démocratique  de  l’aide  obligent,  les  élections  en  Afrique  sont  en  effet  globalement  de  plus  en  plus  transparentes  (ou  de  moins  en  moins  opaques),  de  mieux  en  mieux  contrôlées  et  de  plus  en  plus  crédibles.  Tous  les  pouvoirs  en place  savent  désormais  qu’une  victoire  écrasante  à  95 %  est  encombrante  et  dessert  inévitablement  le  but  recherché.  Au  Cameroun  par  exemple,  mais,  aussi  au  Congo  (où  le  spectaculaire  ratage  des  dernières   législatives  relève  presque  uniquement  de  l’incapacité  technique),  les progrès  et  la  bonne  volonté  en  ce  domaine  des  ministères  de  l’Administration  territoriale  et  des  Commissions  électorales  sont  évidents  pour  qui  refuse  de  s’arrêter  aux  préjugés.  Lentement,  mais sûrement,  les sociétés  politiques  africaines  -  pouvoirs  et  oppositions  confondus  -  assimilent  la  modernité,  et  les  résistances  à  l’ouverture  s’effacent,  l’une  après  l’autre.

Alors,  pourquoi  l’abstention?  Pourquoi  cette  « exit  option »  de  toute  une  partie  de  l’électorat  au  moment   le  marché  politique  est  de  plus  en  plus  libre  et  privatisé?  À  bien  y  regarder,  l’abstention  est  beaucoup  plus  grave  que  la  fraude  ou  la  violence,  qui  sont  encore  trop  souvent  la  marque  des  scrutins  en  Afrique.  Quand  on  met  à  sac  les  locaux  d’un  concurrent,  quand  on  corrompt  des  électeurs,  quand  on  boycotte  volontairement  une  élection,  c’est   une  forme  déviante,  certes,  mais  une  forme  réelle  de  participation  au  processus.  Une  manière  de  voter  contre  et  en  dehors  du  système,  de  le  subvertir,  un  produit  pervers  de  la  compétition  en  quelque  sorte.  Aussi  paradoxal  que  cela  puisse  paraître  en  effet,  le  fait  de  devoir  tricher  ou  payer  pour  gagner  est  un  progrès  par  rapport  à  l’époque  des  partis  uniques,   le  besoin  de  recourir  à  ce  type  de  méthodes  ne  se  faisait  nullement  ressentir.  Et  des  pays  considérés  comme  plus  démocratiques  que  d’autres,  à  l’instar  du  Sénégal  ou  du  Bénin,  le  sont  aussi  parce  que  l’inégalité  des  différents  partis  en  lice  devant  la  fraude,  le  clientélisme  et  l’achat  de  voix  y  est  moins  forte  qu’ailleurs.  En réalité,  l’attitude  qui  détermine  le  pôle  vraiment  opposé,  c’est  bien  l’abstention.  C’est  un  signal  d’alarme,  le  symptôme  d’une  crise  de  confiance   profonde  et  d’une  démobilisation  qui  peut  être  lourde  de  conséquences.

Avant  d’analyser  ce  phénomène,  sans  doute  convient-il  de  le  relativiser  quelque  peu.  Quand  l’enjeu  paraît  neuf  et  réel  -  comme  en  RD  Congo  -  et  quand  le  scrutin  concerne  ce  qui  est  perçu  comme  la  clé  du  pouvoir  (l’élection  présidentielle),  la  participation  est  toujours  plus  élevée.  Le  vrai  déficit  d’intérêt  porte  beaucoup  plus  sur  les  législatives  et,  comme  le  démontrent  les  chiffres  des  dernières  consultations  camerounaises  et  maliennes,  plus  l’électorat  est  urbain  et  politisé,  moins  il  se  rend  aux  urnes.  Pour  quelles  raisons?  La   première,  fondamentale,  tient  dans  le  sentiment  d’impuissance  et  d’incapacité  à  changer  les  règles  éprouvées  par  beaucoup  d’électeurs,  en  particulier  les  jeunes.  En quinze  années  de  pratique  électorale  pluraliste,  beaucoup  d’anciens  ­partis  uniques  se  sont  recyclés  en  partis  hyperdominants,  bénéficiant  de  surcroît  de  la  légitimité  conférée  par  le  suffrage  universel.  La  fraude  parfois,  le  poids  des  habitudes  et  le  zèle  de  l’administration  ont  joué  leur  rôle  dans  le  maintien  (ou  le  retour)  des  groupes  au  pouvoir.  Mais  pas  seulement  et   de  moins  en  moins.  Mieux  organisés  et  mieux  dotés  que  leurs  concurrents,  certains  de  ces  partis  (comme  le  RDPC  au  Cameroun,  le  CDP  au  Burkina,  le  PDG  au  Gabon  ou  le  PCT  au  Congo)  ont  montré  une  vraie  capacité  à  se  renouveler  et  à  capter  de  nouvelles  élites  à  travers  la pratique  sélective  des  primaires.  La désespérance  de l’électorat  contestataire  est  donc  d’autant  plus   forte que  le  couvercle  ne  se  maintient  pas  uniquement  par  des  moyens  autoritaires,  mais  aussi  démocratiques.  Résultat:  à  de  rares  et  fragiles  exceptions  près,  les  élections  ne  débouchent  pas  -  et  cela  quel  que  soit  leur  degré  de  transparence  -  sur  une  alternance.

Dans  ce  blocage  au  sommet,  générateur  d’abstentionnisme  parfois  massif,  les  oppositions  ont  aussi  une  grande  part  de  responsabilité.  Pratiquement  aucun  parti  n’est  porteur  d’un  programme  et,  surtout,  d’un  projet  de  société  alternatif  au  statu  quo  en  vigueur.  Surtout,  les  opposants  ont  souvent  failli  à  leurs  obligations  pédagogiques.  À  cet  égard,  la  comparaison  avec  un  parti  comme  l’ANC  en  Afrique  du  Sud  -   la  participation  électorale  est  sensiblement  plus  élevée  qu’ailleurs  -  est  éclairante.  Les  nationalistes  sud-africains  ont   toujours  placé  la  mystique  du  « one  man,  one  vote »  au cœur  de  leur  combat,  habituant  ainsi  leurs  militants  et  les  populations  à  l’importance  décisive  de  l’acte  électoral.  Églises,  ONG,  associations  civiques:  tout  le  monde  a  participé,  dans  le  cadre  des  programmes  de  «voter  éducation»,  à  l’ancrage  du  bulletin  de  vote  au  plus  profond  du  paysage  démocratique.  Dans  l’Afrique  francophone  des  années  1990,  rien  de  tel.  Pour  les  oppositions,  l’élection  n’était  qu’un  moyen  comme  un  autre  de  déboucher  sur  la  prise  du  pouvoir  immédiate,  une  sorte  de  sésame  complémentaire  des  Conférences  nationales  avec  alternance  obligatoire  à  la  clé,  un  raccourci  permettant  de  faire  l’économie  de  la  lente  et  patiente  mise  en  place  de  rapports  de  force  favorables  au  changement.  Quinze  ans  plus  tard,  la  chute  est  lourde  et  les  désillusions  tenaces.  Le  jeu  parlementaire  est  presque  partout  grippé  et  la  compétition  pour  le  pouvoir  se  joue  bien  souvent,  comme  au  Cameroun,  à  l’intérieur  même  du  parti  hyperdominant.  À  quoi  bon  voter  dans  ces  conditions ?

Pour  inquiétante  qu’elle  soit,  en  ce  qu’elle  peut  déboucher  sur  une  conduite  de  fuite,  voire  de  dissidence  par  rapport  aux  institutions,  l’abstention  a  cependant  un  côté  positif.  Elle  dénote  en  effet  une  individualisation  progressive  de  l’électeur  africain,  de  son  comportement  et  de  sa  capacité  de  choix.  En  ce  sens,  l’abstentionniste  de  Douala,  de  Brazzaville  ou  de  Bamako  est  beaucoup  plus  proche  de  l’idéal  démocratique  dit  moderne  que  l’électeur  de  province  qui  prend  le  chemin  de  l’isoloir  avec  tout  son  village  par  obligation  communautaire  et  en  fonction  de  réflexes  purement  identitaires.  Un  mal  pour  un  bien?  Possible.  Et  une  crise  de  croissance  passagère,  espère-t-on,  en  attendant  que  les  urnes  et  ceux  qui  en  sortent  soient  vraiment  dignes  de   la  confiance  des  citoyens. 

 

 

Auteur :  François  SOUDAN

Publication :  29  juillet  2007

Rubrique:  Afrique-politique

Source :  Jeune  Afrique

 

 

 

Google Groupes
Abonnement au groupe Africdossier
E-mail :
Visiter ce groupe

 

 

[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer | Permalien ]

puce 47 ANS D’INDEPENDANCE POUR RIEN. (le 18/08/2007 à 03h47)

 

 

Au moment de son accession à la souveraineté internationale, il foisonnait pour notre pays, d'innombrables raisons de fonder un espoir en un avenir de prospérité. Contre toute attente, 47 ans plus tard, on nous propose un tableau d'une extrême mocheté qui n'a d'égale que la laideur morale des ceux qui à un moment ou un autre, avaient entre leurs mains les destinées de notre pays.

 

En ce début du 21 e siècle, les valeurs démocratiques ne sont plus l'apanage des pays développés, elles s'enracinent à travers le monde sous la houlette de certaines bonnes volontés. Dans un contexte irrémédiablement plombé par les avatars de la Nouvelle Espérance, le génie du peuple congolais ne trouve toujours pas les conditions de son éclosion et de son envol. La prise en compte de nos conditions matérielles d'existence ne sont ni en projet, ni garanties.

Cette grande désillusion rend nos aînés nostalgiques de la période coloniale. Or, l'Histoire de la colonisation du Congo reste un long cauchemar fait de l'écrasement continuel des peuples privés de la plupart de leurs droits. Elle fut une opération de broyage de nos cultures qui finit par détruire une grande partie de nos repères identitaires. Et l'inconscient de la psyché individuel et collective en est traumatisée sous la forme d'une angoisse existentielle sans cause apparente. D'aucuns restent dubitatifs quant à la capacité du congolais à prendre le train de la démocratie et du progrès social. Face à cette résignation maladive et généralisée, c'est encore l'Histoire qui vient à la rescousse de notre honneur. A travers les écrits du missionnaire Giovanni Antonio Cavazzi ( Cavazzi A., 1732 ) qui fut envoyé deux fois au royaume Kongo en 1654 et en 1670. On apprend avec fierté que chez nos ancêtres, les Kongo précoloniaux, sur le plan de prestige social, le Noir passe avant le Blanc. Ainsi à la fin du XV e siècle, le Roi de Kongo et son peuple ne se firent baptiser que parce qu'ils estimaient que la religion des Blancs était un moyen d'élargissement de leur connaissance pour améliorer les conditions d'existence des humains.

C'est à la faveur des contacts soutenus avec les Blancs qu'il y eût redistribution des hiérarchies renversées et leur redonner le rang que d'abord les kongo leur avaient refusé.

Notre pays regorge actuellement des intelligences dans des domaines inimaginables, et il n'a jamais été aussi riche que maintenant, paradoxalement il est dans un piteux état. La société et les cultures sont éclatées, mutilées. Ces savants congolais n'attendent qu'une opportunité pour rassembler les fragments de notre pays pour nous donner une image susceptible d'asseoir des perspectives plus lisibles.

Le peuple congolais au passé glorieux, est désormais, curieusement plongé dans une espèce d'hébétude dont il a tant de mal à se réveiller. On ne peut autrement expliquer un tel état de fait que par les incohérences des discours, la lenteur de l'action et la décision lorsqu'il s'agit d'actes ce courage ; la couardise, la pusillanimité, l'instrumentalisation des ethnies, l'insuffisance du rêve et la peur du risque sans lequel il est irrationnel d'envisager quelque chose de grand.

A un assourdissant silence public, s'ajoute le vacarme de l'indifférence. Les sporadiques manifestations de la diaspora troublent l'indolence commune, mais ne parviennent pas à soulever le couvercle plombé de l'aboulie nationale. Reste donc à jeter un énorme pavé dans les douves de la politique pour que tous les congolais, dessillés par les éclaboussures jettent un regard sur ces cloaques.

On est presque surpris que dans des conditions extrêmement difficiles, Mabiala Ma NGanga et André Matsoua aient bravé l'ordre colonial alors que les Congolais du 3 e millénaire, disposant des moyens de communication les plus modernes, continuent à subir tant de frustrations pendant une longue période de désordre et d'angoisses existentielle ouverte par un pouvoir putschiste qui n'est pas prêt à se terminer.

Après 47 ans d'indépendance, on nous impose un Congo où le clan familial détourne impunément l'exclusivité des recettes pétrolières à travers les sociétés écran établies dans les paradis fiscaux, alors que le peuple congolais s'enfonce chaque jour dans une misère effroyable. On nous impose un Congo où les constitutions changent au gré des stratégies personnelles des hommes politiques, c'est ainsi qu'un putschiste abroge la constitution élaborée en toute indépendance par les congolais, pour la remplacer par une autre, taillée sur mesure, mais qu'il ne daigne même pas respecter. On nous impose un Congo où la quête du pouvoir et s'y maintenir devient un combat sans merci, tout adversaire devient un comploteur en puissance. On nous impose un Congo où, un régime disposant de tous les pouvoirs est incapable d'organiser des simples élections dignes, justes et transparentes. Il pousse l'impudence à l'extrême en nommant ses «  députés ». Bref, on nous impose un Congo où tout va à vau-l'eau comme si le suicide collectif était l'ultime alternative.

Quand Pierre Bourgault dit «  L'indépendance, ce n'est pas une récompense, c'est une responsabilité », il met en exergue la responsabilité qui nous incombe à tous, nous fils et filles de ce pays. Cette responsabilité nous condamne à refuser la résignation, mais surtout d'éviter que le Congo, ce bateau ivre ne sombre définitivement dans les flots de la médiocrité.

Qu'on ne se méprenne pas: l'indépendance n'est pas un état des choses, ni une fin en soi. C'est une dynamique. Comme la liberté, elle n'est jamais acquise. Comme pour la démocratie, c'est un combat de tous les instants. Comme pour le progrès, c'est un devoir. C'est cette dynamique quasiment ontologique qui fait l'honneur des peuples qui se battent pour en faire une réalité. L'universel démocratique se comprend précisément comme ce qui est en attente de contenu, en attente de sens, en instance de remplissage ou de complétude par et dans une histoire, une culture, une période ou une vision du monde particulière. Ce qu'on doit y mettre ne doit s'inscrire que dans un seul cadre : celui qui garantit le bien être des congolais.

On ne peut naïvement s'accommoder d'un avilissement général ni à des faux diagnostics du genre : manque d'argent, inadaptabilité de la démocratie à la diversité ethnique, baisse des cours de matières premières, opposition nuisible, privatisations des entreprises etc.., on est loin, mais alors très loin, mais surtout à mille lieux des solutions.

Il ne faut pas se tromper d'enjeu ! Aujourd'hui, au-delà de l'indépendance, le vrai combat reste, l’adaptation des systèmes de gouvernement aux temps et aux lieux; les modifier suivant les circonstances et les hommes, l'émulation généralisée pour distinguer les plus aptes à se mettre à la disposition des congolais, la mise en place des conditions de répartition plus égalitaire des richesses de notre pays. Tels devraient être les devoirs imposés à ceux qui dirigent la société.

Une indépendance n'a de sens que lorsque l'on peut librement choisir les acteurs politiques capables d'inventer une stratégie de progrès réfléchie, cohérente avec les stratégies de différents sous-systèmes de la société congolaise, autrement le désenchantement sera récurrent et notre indépendance politique n'aura servi à rien puisqu'elle ne nous aura pas conjuré l'abîme. Bien au contraire…

 

Auteur :  Djess  dia  Moungouansi

Publication :  14  août  2007

Rubrique:  Afrique-politique

Source :  http://demainlecongo.oldiblog.com

 

 

 

Google Groupes
Abonnement au groupe Africdossier
E-mail :
Visiter ce groupe

 

 

[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer | Permalien ]

puce LA FRANCAFRIQUE: ENTRE PROMESSE DE COOPERATION ET RUPTURE DANS LA CONTINUITE. (le 31/05/2007 à 08h13)

 

 

 

 

La  Françafrique  est  cette  institution  voulue  et  créer  par  De gaulle,  avec  des  impératifs  biens  précis :  La  promotion  de  la  France  auprès  des  Nations Unies  et  de  préserver  de  liens  très  étroits  de  ce  qui  est  appelé  le  Pré  carré  Français (1).  Aujourd’hui,  nous  sommes  en  2007  et  l’on  peut  se  poser  des  questions,  si  cette  institution  est  encore  adaptée ?

 

En  effet,  un  bref  rappel  historique,  son  évolution  dans  le  temps  et  surtout  quels  sont  ses  conséquences,  tant  au  niveau  africain,  qu’au  niveau  Français  sont nécessaires  pour  nous  permettre  de  mieux  encercler  les  enjeux  de  cette  institution  et  de  la  rupture  made  Nicolas  Sarkozy.

 

 

 

 

1)    Rappel  Historique :

 

 

Le  Général  De Gaulle  accède  au  pouvoir  en  1958,  après  la  seconde  guerre  mondiale,  la  France  possédait  des  colonies  en  Afrique,  lesquelles  qui  ont  répondu  et  combattu  pour  la  libération  de  la  France,  à  la  demande  du  Général  De Gaulle  (discours  de  Brazzaville).  Cet  appel  à  défendre  la  mère  patrie  envahie,  était  suivie  d’une  promesse  d’indépendance,  mais  posons-nous  légitimement  la  question  de  quelle  indépendance,  au  fond,  s’agissait-il ?

 

A  son  accession  au  pouvoir,  le  Général  De  Gaulle  se  voit  contraint  de  tenir  sa  parole,  devant  une  situation  internationale,  ou  de  plus  en  plus  de  voies  s’élèvent  en  Afrique  et  dans  d’autres  Etats  du  monde  (tel  l’Union  Soviétique  et  les  Etats-Unis),  hostiles  à  la colonisation,  le  Général  De  Gaulle  lâche  de  lest  et  octroie  les  indépendances,  une  à  une,  à  partir  des  années  soixante.  Mais  de  quelles  indépendances  s’agit-il  vraiment ?

 

Pour  saborder  les  indépendances  dans  une  certaine  manière,  le  Général  De  Gaulle  imagine  et   procède  à  la  création  d’un  système  de  dépendance,  pour  cela,  il  lègue  cette  mission  à  son  bras  droit  de  l’époque,  Monsieur  Jacques  Foccart,  dont  les  avantages  seraient  doubles : 

 

·          Dans  un  premier  temps,  d’établir  une  certaine  visibilité  de  l’image  de  la  France,  à  travers  le  monde,  à  partir  du  pré carré  africain  qu’il  envisage  créer.  En  effet,  hormis  sa  possession  de  l’arme  atomique,  qui  fait  de  la  France,  un  pays  membre  permanent  au  conseil  de  sécurité  des  Nations Unies,  la  France  a  besoin  d’un  poids  politique  mondial  de  taille,  afin  de  prouver  son  rôle  d’influence  dans  le  monde,  ainsi  va  par    l’image  et  la  reconnaissance  qu’elle  espérait.

    

·            Dans  un  second  temps,  d’établir  une  géopolitique  et  une  géoéconomique  stratégiques  pour  les  intérêts  français,  à  partir  de  ce  moment,  le  système  de  dépendance  est  affinés.  Au  lendemain  des  indépendances,  les  Chefs  d’Etats  sélectionnés  seront  mis  au  pouvoir,  au  moyen  des  fraudes  électorales  massives  des  élections  organisées  sous  la  coupole  de  la  France.  Après  les  indépendances, les  Chefs  d’Etats  africains  sélectionnés  sont  mis  au  pouvoir,  au  moyen  des  guerres  civiles  et  ethniques,  ayant  occasionnées  parfois  de  génocide,  de  crimes  de  guerre  et  de  crimes  contre  l’humanité  (c’est  le  cas  du  Congo-Brazzaville  qui  s’est  vue  imposé  Sassou  N’Guesso  contre  la  jeune  démocratie  naissante,  par  Jacques  Chirac).

 

 

 

 

2)    Entre  Fonctionnement  et  ses  conséquences :

  

 

La  France  peut  désormais  s’assurer,  grâce  à  ses  réseaux  locaux  développés  par  Jacques  Foccart,  pour  s’assurer  de  la  main  mise  de  ces  réseaux  organisés  autour  des  Chefs  d’Etats  africains  potentats,  Au  nom  des  ses amitiés,  avec  les  Chefs  d’Etats  africains,  la  France  propose   des  Barbouzes  français  pour  leurs  protections  et  pour  leurs  conseils.

 

Mais  ces  Barbouzes  sont  des  véritables  mercenaires,  au  service  de  l’Elysée  et  des  services  secrets  français,  qui  avaient,  pour  mission,  de  mettre  ou  de  démettre  un  Chef  d’Etat,  sous  les  ordres  de  l’Elysée.

 

la  France  procède  par  chantage  de  coup  d’état  ou  par  exécution  des  coup  d’états.  Par  les  accords  passés  avec  les  Chefs  d’Etats  africains  amis,  la  France  finit  par  avoir  le  contrôle  économique,  monétaire  et  militaire  dans  tout  le pré  carré,  sauf  dans  la  Guinée  de  Sékou  Touré.  

 

Par  la  Françafrique  et  son  fameux  pré  carré  africain,  la  France  peut,  désormais,  avoir  le  contrôle  politique,  économique,  monétaire  et  militaire.  La  France  peut,  désormais,  détenir  tout  le  monopôle  économique  et  l’accession  aux  matières  premières  sans  concurrences  étrangères.

 

La  société  publique  de  l’époque  ELF,  aujourd’hui  devenue  privée  TOTAL  FINA  ELF  est  à  la  fois  un  groupe  pétrolier  et  un  service  de  renseignement  français,  elle  finance  à  la  demande  des  Présidents  français  ou  en  accord  avec  l’Elysée,  la  diligence  des  coups  d’état,  des  guerres  civiles,  et  les  corruptions  pour  s’en  garantir  du  monopole  d’extractions  pétrolières  dans  le  pré  carré  africain.

 

Les  conséquences  qui  en  découlent  sont,  tristement,  pour  les  Etats  africains  d’ordre  politiques,  économiques  et  sociales :  En  effet,  les  répressions  des  dictateurs  (amis  de  la  France),  les  guerres  civiles  occasionnées  par  la  France  pour  faire  et  défaire,  pour  mettre  et  démettre  ont  fait  beaucoup  de  morts  dans  le  continent. 

 

Au  niveau  social,  la  pauvreté  s’aggrave  avec  son  lot  de  déplacés  des  guerres,  qu’il  faut  logé,  soigné  et  nourrir.  Certaines  régions  deviennent  déstructurées  après  de  violents  conflits,  parfois  avec  un  important  cortège  d’enfant  soldat  qu’il  va  falloir  réintégrer  dans  la  société. 

 

Au  niveau  économiques,  les  pays  voient  leurs  dettes  s’élevées  sans  incitations  directes  sur  les  économies  des  groupes  pétroliers  ou  de  l’Etat  français,  alors  que :  c’est  la  France ,  les  Groupes  pétroliers  et  les  Chefs  d’états  (amis  français)  qui  bénéficient  de  la  guerre

 

Au  niveau  politique,  on  assiste  dans  certains  pays,  des  assassinats  politiques,  la  pérennisation  des  chef  d’état  infréquentables,  criminels,  dictatoriaux  et  claniques.  Un  niveau  de  désamour  de  plus  en  plus  croissant  des  nouvelles  générations  africaines

 

 

 

 

3)    Entre  Coopération  et  ses  Conséquences :

 

 

Au  commencement  étaient  la  colonisation  puis  vint  les  indépendances, avec  comme  conséquences,  des  accords  de  coopérations:

 

·          Des  accords  sur  le  processus  de  la  décolonisation,  une  zone  de  Francs  avec  taux  de  change (2)  fixe  sera  convenu,  la  France  aida  les  pays  africains,  à  la  formations  des  fonctionnaires  ou  des  étudiants  qui  venaient  faire  leurs  études  en  France  et  une  aide  publique  au  développement  dans  le  cadre  du  co-développement.

 

·          Des  accords  sur  la  défense,  avec  la  création  des  bases  militaires  françaises  au  Gabon,  au  Tchad,  En  Côte-d’Ivoire,  en  Dibouthie   etc.….    Ces  accords  prévoient  une  protection  de  la  France,  lorsque  ces  Etats  sont  attaqués,  posons-nous  la  question,  pour  que  les  accords  de  défense  entrent  en  jeu,  ces  Etats  doivent  être  attaqués  par  qui?  si  n’est  par  l’extérieur.  Posons-nous  une  autre  question,  lorsque  les  institutions  d’un  pays  sont  menacées  de  l’intérieur  par  une  crise  interne  ou  local,  peut-on  considérer  que  ces  Etats  au  sens  noble  du  terme,  sont  menacés ?   Je  dirai  NON.

 

 

Qu’est  ce  qui  se  passe  en  pratique,  concernant  les  indépendances ? 

 

Pour  arracher  des  concessions  en  Afrique,  les  réseaux  mafieux  Pasqua,  Chiraquiens  de  la  Françafrique,  n’hésitent  pas  à  faire  un  double  jeu,  Pendant  une  guerre  civile,  on  endette  ces  Etats  par  des  emprunts  d’ELF  aux  deux  belligérants  (c’était  le  cas  au  Congo-Brazzaville,  lors  du coup  d’état  de  1997  orchestré  par ELF)

 

Bénéficiant  de  la  faiblesse  des  Chefs  d’Etats  africains  obtenue  par  le  chantage,  l’organisation  des  coup  d’état,  la  politique  des  Chefs  d’Etats  africains  sera  contrôlés  et  dirigés  par  les  réseaux  occultes  de  la  Françafrique,  ce  qui  occasionne  le  pillage  des  ressources  nationales  africaines  par  la  France  via  ses  sociétés  publiques  comme  ELF. 

 

Le  cas  de  Pillage  sur  le  Congo-Brazzaville  est  criard,  pendant  longtemps,  l’entreprise  publique  française  ELF,  charge  des  barils  et  des  barils  de  pétroliers  à  l’insu  des  congolais,  car  elle  bénéficiait  de  la  confiance  totale,  la  vente  de  tous  ces  embarquements  échappaient,  donc,  aux  autorités  congolaises  et  bénéficiait  intégralement  à  l’entreprise  publique  Française  ELF.

 

Pire  encore  sur  ce  pillage,  elle  fait  comprendre  aux  autorités  congolaises,  que  le  pétrole  congolais  présente  une  bonne  décote  au  niveau  international,  compte  tenu  de  sa  mauvaise  qualité,  par  conséquent,  ELF  présentait  librement  ses  bilans  négatifs,  la  différence  de  ce  pétrole  congolais,  en  réalité  bien  côté,  et  vendu  en  prix  réel,  bénéficiait  intégralement  l’entreprise  publique  ELF.

 

Concernant  le  Gabon,  le  rapport  du  sénat  américain  a  montré  que  8%  du  budget  allait  directement  dans  la  cagnotte  du  Président  gabonais  Omar  Ondimba  Bongo.  Cette  cagnotte  permet  au  Président  Omar  Ondimba  Bongo  a  financé  un  certain  nombre  de  partis  politique  français,  affirme  et  s’indigne  Jean  Merkaert   du  CCFD  une  des  associations  française  pour  le  développement.

 

 

Qu’est  ce  qui  se  passe  en  pratique,  concernant  les  politiques  de  co-développement ?

 

La  politique  de  coopération  de  la  France  se  fait  toujours  entre  état  à  état,  alors  que  les  anglais  par  exemple,  passent  le plus  souvent  par  les   ONG,  la  Société  civile  dans  leurs  politique  de  coopération,  résultat :  la  politique  de  coopération  est  transparente,  bien  gérée  et  profite  plus  aux  sociétés.

 

Quand  à  la  France,  elle  motive  sa  politique  de  coopération  état  à  état,  par  la  qualité  jacobine  de  le  France,  un  Etat  central  et  républicain  ou  la  notion  de  l’Etat  occupe  une  place  très  prépondérante,  c’est  dans  cette  conception  et  habitude  que  la  France  traite traditionnellement  avec  les  Etats  que les  sociétés  civiles.  Mais  en  réalité,  qu’est  ce  qui  se  cache  réellement,  derrière  cette  excuse,  lorsqu’on  sait  que  la  coopération  se  fait  essentiellement  avec  le  pré  carré  français ?

 

L’aide  publique  au  développement  de  la  France,  qui  est  la  principale  politique  de  co-développement,  n’est   qu’un  mécanisme  de  détournement  de  fond  entre  les  réseaux  de  l’Etat  français  et  les  réseaux  des  Etats  africains,  et  ce  détournement  constitue  aussi  la  dette  supportée  par  les  africains  et  l’autre  partie  de  l’aide  est  l’entretien  pour  faire  vivre  les  Etats  africains  de  continuer  à  fonctionner :  Cette  aide  est  une  aide  contre  la  maturité  et  le  développement  des  africains  du  paternalisme  français. 

 

Qu’est  ce  qui  se  passe  en  pratique,  concernant  les  politiques  de  défense ?

 

La  France  possède  des  bases  militaires (3)  en  Afrique,  acceptée  par  les  amis  crapuleux  de  la  France  au  pouvoir,  officiellement,  lorsqu’un  pays  est  agressé,  dans  la  pratique,  elle  s’ingère  dans  les  crises  internes  et  permet  en  conséquence,  le  maintien  ou  l’installations  des  crapuleux,  comme  récemment  au  Tchad  et  en  Centrafrique.  Voici  quelques  exemples,  parmi  tant  d’autres,  et  leurs  conséquences :

 

La  main  à  peine  invisible  de la  France  est  présente  non seulement  dans  les  meurtres  de  leaders  politiques  africains  tels : Ruben  Um Nyobé   en  1958  (Cameroun),  Sylvanus  Olympio  en  1963  (Togo),  Outel Bono  en  1973  (Tchad),  Thomas  Sankara  en  1987  (Burkina Faso),  pour  ne  citer  que  ceux-là,  mais  aussi  dans  les  crises  politiques  de  Madagascar  en  2001-2002,  le  génocide  au  Rwanda  en  1994,  les  guerres  civiles  du  Congo-Brazzaville  pour  installer  le  dictateur/criminel  Sassou  N’Guesso  (1997-2003)  et  de  Côte  d'Ivoire  (1999-2007),  sans  oublier  l'installation  du  fils  Eyadéma  au  Togo  en  2005  suite  au  décès   de  son  père  dictateur/criminel,  ayant  dirigé  le Togo.

 

 

 

 

4)    Entre  Rupture  et  continuité  made  Nicolas  Sarkozy :

 

 

Selon  Nicolas  Sarkozy,  alors  candidat  à  l’élection  présidentielle,  il  déclarait  « la  France  n’a  pas  besoin  de  l’Afrique »  et  nous  pouvons  pensé  que  la  France  n’a  plus  d’amis  en  Afrique,  mais  que  des  intérêts,  c’est  en  ce  dernier  point,  que  Sarkozy  ne  dérogera  pas  à  la  loi  françafricaine  nouvelle  version  made  in  Nicolas  Sarkozy.

 

Pendant  sa  campagne  électorale,  le  candidat  Nicolas  Sarkozy  avait  promis  refonder  la  politique  Elyséenne  de  l’Afrique,  les  principaux  thèmes  de  rupture  avec  le  passé  sont :  Plus  de  complaisance  et  des  secrets,  une  politique  d’immigration  concertée,  par  contre,  comme  son  prédécesseur  Jacques  Chirac   d’expression  connue  « l’Afrique  n’est  pas  mûre  pour  la  démocratie »  Nicolas  Sarkozy  ne  parle  même  pas  de  prime  à  la démocratie  comme  l’avait  préconiser  l’ancien  Président  français  François  Mitterrand  « l’aide  publique  au  développement  sera  fonction  des  avancées  significatives  démocratiques ».  Comment  à  croire  à  la  rupture  annoncée  par  Nicolas  Sarkozy,  lorsqu’on  sait  que  l’un  des  gros  soucis politiques  en  Afrique,  c’est  l’installation  et  les   maintiens  des  dictatures  depuis  l’arrivée  de  Jacques  Chirac  à  l’Elysée.

 

Or  le  Président  Nicolas  Sarkozy,  est  soutenu  et  appuyé  par  des  milieux  politco-affairistes  et  des  médias,  les  mêmes  s’activent  en Afrique,  l’exemple  le  plus  patent,  c’est  son  ami  Bolloré qui  possèdent  des  affaires  en  Afrique  et  se  bouscule  au  portillon  de  la  DGST  de  la  France  en  Afrique,  après  le groupe  pétrolier  TOTAL FINA ELF.  Par  conséquent,  il  y a  lieu  à  croire  que  la  rupture  est  dans  la  forme  et  la  continuité  est  dans  le  fond.  Dans  ces  millieux  politico-affairiste,  on  y  trouve  TOTAL FINA ELF,  Groupe  Bolloré,  Groupe  Bouygues  et  les  réseaux  Corses  (la  Corsafrique)  pour  le  blanchissement  de  l’argent  détourné  en  Afrique. 

 

Une  autre  partie  de  sa  campagne  électorale,  était  d’être  le  défenseur  des  droits  humains  opprimés,  des  droits  des  femmes  opprimées,  comment  peut-il  recevoir  un  Chef  d’Etat,  qui  est  l’un  des  grands  symboles  des  réseaux  mafieux  françafricains  en  Afrique,  qui  dirige  son  pays  par  oppression  et  par  dictature ?  pourquoi,  au  lendemain  de  son  élection,  Nicolas  Sarkozy  prend  son  téléphone  et  remercie  Omar  Ondimba  Bongo  pour  ses  conseils ?

 

Selon l’ex  juge  Madame  Eva  Joly,  « je  regrette  que  le  premier  Chef  d’Etat  étranger  à  rendre  visite  à  Paris  à  l’Elysée,  soit  le  Président  Omar  Ondimba  Bongo,  qui  a  ses  yeux  reflètent  les  mauvaises  habitudes  de  la  France  a  t-elle  déclarer  le  25  mai  2007.

 

L’arrivée  de  Nicolas  Sarkozy  vient  de  marquer  officiellement  la  fin  de  la  Françafrique,  en  effet,  le  20  mai  2007,  Nicolas  Sarkozy  annonçait  la  fin  des  sommets  France-Afrique  et  la  fin  de  la  cellule  Elyséenne  de  l’Afrique,  et  pourtant  les  relations  France-Afrique  style  Etat  à  Etat  traditionnel  dans  le  monde,  vont  continuer,  l’on  peut  l’imaginer,  la  politique  «sous  la  table»  aura  toujours  ses  beaux  jours.  Peut-on  croire  à  cette  bonne  volonté  de  rupture,  pourtant  affichée,  par  le  Président  français  Nicolas  Sarkozy ?

 

 

 

 

5)    Conclusion :

 

 

Les  relations  France-Afrique  dépassent  les  rivalités  Droite/Gauche  que  les  français  connaissent  dans  leur  pays,  c’est  une  véritable  politique  sous  la  table,  une  politique  sous  l’ombre,  dont  les  seuls  invités  sont  les  initiés  ou  les  membres  de  réseaux,  par  conséquent,  au  niveau  du  droit  international,  nous  pouvons  considérer  que  ces  relations  sont  illégales,  elles  sont  destinées  à mettre  en  œuvre  tout  une  politique  de  pillages  de  ressources  nationales  des  Etats  africains  à  huis  clos,  loin  des  regards  des  société  civiles,  des  populations  locales 

 

Pour  connaître  mon  opinion  face  à  ce  pillage  à  huis  clos,  vous  pouvez  me  lire  en  cliquant  sur   « L’UA  devrait  obliger  des  Nations-Unies,  la  reconnaissance  de  Délit  de  Pillage  et  Crimes  économiques »

 

En recevant  le  Président  Omar  Ondimba  Bongo,  le  président  français  Nicolas  Sarkozy,  vient  de  manquer  à  l’honneur  de  la  rupture  de la  politique  africaine  qu’il  a  promise.  Ce  symbole  est  très  grave  qu’il semble  inaugurer  à  l’Elysée  l’oiseau  de  mauvaise  augure.  Ce  qui  est  peut-être  sûr,  nous  pourrions  assister,  dans  l’avenir,  à  de  nouvelles  politiques  de  co-développement,  à  entendre  ses  proches  supporters,  seront  plus  pragmatiques.

 

Mais,  la  vigilance,  sur  nos  différentes  et  anciennes  relations entre  Etats  ou entre   Partenaires  doit  rester,  de  mise.

 

Depuis  l’existence  de  la  Françafrique,  de  sommets  en  sommets,  tel  la  françafrique,  la  Francophonie,  les  coopérations  et  les  co-développements,  le  développement  des  Etats  africains  se  sont  compromis  de  plus  en  plus,  par  ces  sommets  qui  ne  sont  soldés  au  fond,  par  l’enrichissement  de  la  France  et  le  pillage  de  ses  pays,  l’Afrique  n’a  pas  besoin  de  ces  sommets  mafieux  pour  réussir.  Elle  a  besoin  de  faire  confiance  à  la  mobilisation  de  toutes  ses  énergies   

 

 

 

 

Notes

 

 

(1)    Les  pays  du  pré  carré sont  des  pays  d’Afrique  francophone,  et  aujourd’hui  les influences  du  pré  carré  sont  élargies  aux  pays  comme  l’Angola,  la  Guinée  équatoriale  et  le  Nigeria.

(2)    L’ancienne  parité  était  de  1FF=FCFA,  actuellement  elle  est  de  1FF=100FCFA.

(3)    Ces  bases  se  trouvent : En  Côte-d’Ivoire,  Tchad,  Gabon,  Djibouti  etc….

 

 

 

 

Auteur :  Appolinaire  Noël  KOULAMA

Publication :  31  mai  2007

Rubrique:  Afrique-politique

Source :  Africdossier.oldiblog.com

 

 

 

Google Groupes
Abonnement au groupe Africdossier
E-mail :
Visiter ce groupe

 

 

[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer | Permalien ]

Page   1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 
 

puceMises à jour

 - Comment avez-vous découvert ce blog? Sondage 18/02/2007
 - ÉDITION AFRICAINE DU 20 MAI 2013. News 20/05/2013
 - CAMEROUN : DÉPRAVATIONS DES MŒURS ET INTE... Articles 17/06/2009
 - PHOTO 1 Photos 17/05/2009
 - Guide Guadeloupe Liens 04/11/2007
 - La Françafrique a de beaux jours devant elle Vidéos 26/04/2008