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Sommaire des articles de cette rubrique
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AFRIQUE : L’ORSQUE LA DIASPORA S’EN MÊLE POUR PESER DANS LE CONTINENT. (le 03/03/2008 à 17h14)
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Samedi 1er mars 2008, a eu lieu à Paris, une rencontre panafricaine pour l’information sur le projet de création de la sixième région. Ce projet est élaboré à partir de l’article 3, de l’amendement sur l’acte constitutif de l’Union Africaine, de la première conférence ministérielle africaine sur la diaspora, du novembre 2007 à Johannesburg en Afrique du sud, cet article stipule [1]: « la Diaspora africaine, à participer en tant que composante africaine, à la construction de l’Union Africaine, ainsi que d’autres législations et instruments pertinents, y compris la décision du Conseil Exécutif (CE) sur le développement sur l’initiative de l’Union Africaine sur la diaspora et aussi sur la définition de la diaspora » Appolinaire Noël KOULAMA explique le projet de la sixième région, et, décortique les enjeux de la diaspora pour le continent.
1) LA SIXIEME REGION :
Ce projet de la sixième région est voulue par la diaspora africaine, par référence de l’article 3 de l’amendement de l’acte constitutif, par ci-dessus mentionné et approuvé par le conseil interministériel du novembre 2007 à Johannesburg. Soucieuse de participer activement, la diaspora africaine élargie à la diaspora africaine outre-mer descendant des esclaves africains souhaite, vraiment peser sur les décisions à venir à prendre, concernant le continent africain, y compris, bien entendu, la question de la construction de l’Union Africaine et son développement politique, économique et social.
C’est pourquoi, il a été voulu et décidé par la diaspora africaine, sur la base de l’article de l’amendement de l’acte constitutif de l’Union Africaine, de créer une sixième région. Certains vont se demander que veut dire sixième région où à quoi servirai la sixième région ?
Le choix du nom « sixième région », vient d’un simple constat : le continent africain est composé de cinq régions et chaque région est constituée par des Etats, comme vous le connaissez (l’Afrique du Maghreb, l’Afrique de l’Est, l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique Centrale, et enfin l’Afrique Australe), Ainsi la sixième région est celle de la diaspora africaine, et, sera constituée aussi des Etats comme les cinq régions du continent. Les états de la sixième région sont un ensemble des Etats réparties dans le monde en dehors du continent et définit dans le dudit projet, ainsi le projet propose par exemple, l’Amérique latine et les caraïbes constitue un des Etats de la diaspora africaine élargie à la diaspora outre-mer des descendants des esclaves africains, l’Europe occidentale est aussi un autre Etat de la sixième région, et d’autres Etats aussi répartis dans le reste du monde.
La sixième région aura les même prérogatives que les cinq régions du continent africain, c’est-à-dire, des représentants des Etats de la diaspora seront élu démocratiquement au suffrage universel direct dans chaque Etat de la sixième région, pour siéger, lors des assemblées interministériels ou lors des assemblées des Chefs d’état et du Gouvernement.
Les initiateurs de ce projet sont des anglophones africains, et pour l’instant, ce projet n’est rédigé qu’en Anglais et déposé au siège de l’Union Africaine à Addis-Abeba. Selon les animateurs de la rencontre panafricaine de Paris, « tant que ce projet n’aura pas encore l’assentiment de l’Union Africaine, les contours de ce projet ne seront pas divulgués au grand public », par contre, une version simplifiée sera bientôt envoyée à la diaspora francophone africaine, après sa traduction en français.
Il est vrai que ce projet, une fois validée va révolutionner la construction de l’Union Africaine, car se sera une première dans le monde qu’un continent crée une région géographique outre-mer constituée de sa diaspora. La diaspora africaine est souvent en avant de la critique et des propositions. Les dictateurs en place en Afrique ont du mal à suivre ou même, à avoir de l’écoute sur la diaspora africaine, qu’ils prennent le plus souvent, pour des opposants hostiles à leurs politiques.
La sixième région, une fois mise en place, ressemblerait plutôt à une Société civile composée de bénévoles, mais l’espoir est de mise, lorsqu’on sait, à l’heure actuelle, dans les grandes démocraties occidentales, les sociétés civiles sont à la tête sur de nombreuses avancées politiques, économiques et sociales. La sixième région aura cette lourde tache de converger vers un idéal commun, toutes les composantes multiculturelles et multiraciales de la diaspora africaine élargie à la diaspora africaine outre-mer descendant des esclaves africains.
Cependant pour faire fonctionner la sixième région, sachant qu’elle est disparate et ses Etats sont répartis à travers le monde entier, il sera nécessaire de mettre à sa disposition de moyens logistiques et financiers importants, pour permettre, ainsi aux membres les plus actifs et ceux qui auront de responsabilités de se réunir facilement. Or, la sixième région ne possède pas des aménagements adaptés, c’est pourquoi, son organisation du fonctionnement, devrait faire l’objet d’une étude, afin d’éviter, son disfonctionnement et son échec, à conduire au mieux les projets panafricains.
Pour terminer avec ce chapitre, disons le clairement, l’évolution de la construction africaine par son article 3 de l’amendement de l’acte constitutif, permet à une nouvelle configuration africaine dans cet univers mondialisé, c’est la mort de l’Africanisme et le début du panafricanisme [2].
2) LES ENJEUX ATTENDUS :
Les enjeux sont énormes, il est donc utile, d’installer la sixième région rapidement, si l’on observe très bien le continent africain, on peut se poser les questions, qu’est ce qui ne va pas en Afrique ? Ou du moins pourquoi cette malchance en Afrique ? C’est cette image que l’Afrique doit inversée.
Vue de l’extérieur du continent, l’Afrique est un continent perdu, un continent de guerre incessante, de maladie, de famine, des déplacés, de guerre entre tribus, se faisant ces tristes réalités ont largement contribué à ternir l’image du continent. Tout le monde le sait, tout le monde le parle, mais curieusement et contre toute attente, rien n’évolue de façon très significative, dans le bon sens. En même temps, les investisseurs mondiaux restent crispés et septiques de financer en Afrique, le tissu social se dégrade, les formations scolaire et professionnelle se dégradent, la pauvreté s’accroit.
Afin de mieux répondre aux maux qui minent le continent, il va falloir en examiner les causes, la plus part de ces crises ont pour origine : La dictature, la démocratie de façade ou le tripatouillage électoral. Or, a l’heure actuelle, le principe de la démocratie est acceptée par l’ensemble des pays du continent, en dehors de quelques irréductibles, la Lybie par exemple. Et les évènements récents les plus sanglants sont le Zimbabwe, le Tchad, le Kenya, et le Soudan. En dehors de ces Etats mentionnées, il subsiste encore dans le continent, d’autres Etats qui risqueront de flamber, dès lors que les dirigeants de ces Etats ne donnent pas de bons signes, destinés à faire vivre la démocratie en toute quiétude et d’assurer la transition démocratique pacifiquement.
Le continent africain, risque, encore pour longtemps de présenter l’image qui lui colle sur la peau, de continent perdu, qui peut rappeler chacun de nous, les propos du Président français Nicolas Sarkozy lors de sa dernière visite au Sénégal. Le but de la diaspora africaine élargie à la diaspora africaine outre-mer descendant des esclaves africains, est de contribuer à l’inversion de cette image et au développement du continent africain. Cette image négative sur l’Afrique est entretenue par des préjugés et l’état des lieux des indices de développement durables, actuellement, très catastrophiques. Par conséquent, tous les noirs de la planète, quelque soit leurs origines, sont sujets à ce stéréotype.
Même si, aux Etats-Unis, des progrès considérables ont été affranchis, sur la vision des noirs américains par les blancs, la lutte contre cette image négative, constitue un axe essentiel, pour essayer de changer cette image, dont, il est avéré déstabilise les parias de finance, sur l’idée des investissements en Afrique, ce qui permet à l’Afrique de ne pas bénéficier des délocalisations, c’est la raison pour laquelle, la diaspora africaine peut représenter un réel espoir pour le continent, et les yeux de certains observateurs sont braqués sur la diaspora, d’ailleurs le conseil interministériel, en novembre 2007 à Johannesburg en Afrique du sud, a souligné la nécessité de faire confiance la diaspora africaine.
L’ensemble des militants de la sixième région, assujettis au dispositif pour le redressement du continent africain, devront tenir compte des échecs du passé de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), car les mêmes difficultés de cette époque, demeurent, encore d’actualités dans le continent africain, car comme, nous le rappelons ci-haut, les dictatures on été remplacées par les démocraties de façade. Donc, tout le combat de la sixième région serait a très court terme, de favoriser la mise en œuvre des politiques de développement et de la construction de l’Union Africaine comme entité étatique, au service du développement et de la solidarité inter-état.
LA contribution de la sixième région ne sera pas facilitée, dès lors que les Etats des cinq régions dans le continent africain, sont entre les mains de ceux qui bloquent l’alternance, en d’autre terme, les dictateurs, pour preuve : il n’est pas question de tolérer toute de forme d’accession au pouvoir par les armes, certes, mais le dernier putsch au Tchad étaient soutenus par la majorités de la diaspora africaine, sauf la France et L’Union Africaine, en se référant par sa déclaration écrite le jour même du putsch. Cette différence de vision atteste en prime abord, les chocs de culture que doit s’attendre la sixième région aux assemblées de l’Union Africaine, je vous rappelle, que les représentants de la diaspora africaine, seront élus au suffrage universel, selon leurs programmes d’action, de ce fait, le point de vue de la majorité des votants sera celui qui sera défendu.
Revenons-en aux causes qui déstabilisent l’Afrique, à laquelle la sixième région sera confrontée : Démocratie de façade, le manque de transparence, le blocage de l’alternance par des modifications des constitutions ou par des fraudes électorales, le non respect de la volonté populaire des minorités (exemple la Casamance, le Cabinda, le Sahraouie occidentale etc.….), autant de valeurs démocratiques, qui manque dans le continent, l’absence de ces valeurs de bonnes corrections sont, malheureusement, un appel à la violence ethnique, sur l’espace politique africain.
Outre les enjeux de la diaspora ci-dessus relatés, d’autres enjeux consistent, à inciter la diaspora africaine, d’avoir confiance sur le continent, dans l’espoir d’introduire dans le circuit financier africain, les investissements de la diaspora africaine élargie à la diaspora outre-mer des descendants des esclaves africains, comme le dit un adage : « il faut d’abord compter sur ses propres efforts ».
Ce projet de la diaspora africaine élargie à la diaspora outre-mer des descendants des esclaves africains, une fois introduit dans la construction de l’Union Africaine, aura un impact positif, lors des négociations internationales de l’Union Africaine, car il sera tenu compte que, la puissance de l’Union Africaine s’étend désormais hors des frontières africaines.
3) QUE CONCLURE ?
L’idée de la formation de la sixième région est la bienvenue, elle fera boule de neige, en démontrant qu’à l’humanité entière, que l’Afrique reste à la pointe, pour trouver des solutions pour le continent. Habituellement, les propositions sur les maux qui minent le continent, sont proposés de l’extérieur, cette fois-ci, l’extérieur sera la diaspora africaine élargie à la diaspora africaine outre-mer descendant des esclaves africains.
La circonstance actuelle du continent et l’univers de la mondialisation demande plus de tactique, la sixième région représentera la diaspora africaine dans toutes les structures de concertation de l’Union africaine, elle recréera le cordon ombilical entre le continent et la diaspora outre-mer des descendants des esclaves africains, en ce sens, il y aura interactivité du développement, entre le continent et tout le reste de l’ensemble de la diaspora africaine.
Souhaitons que ce projet de la sixième région retienne l’attention de l’Union Africaine et ouvre le continent vers une nouvelle étape dans sa construction de l’union, le blog Africdossier restera à votre disposition, sur toutes les informations utiles sur l’évolution de la création de la sixième région.
Vous pouvez lire le texte suivant dont le titre est : « PLAN D’ACTION DE LA PREMIERE CONFERENCE MINISTERIELLE AFRICAINE SUR LA DIASPORA »
Auteur : Appolinaire Noël KOULAMA
Publication: 03 mars 2008
Rubrique : Afrique-politique
Source : Africdossier.oldiblog.com
Note :
[1] Voir l’article 3 sur le texte suivant dont le titre est : « PLAN D’ACTION DE LA PREMIERE CONFERENCE MINISTERIELLE AFRICAINE SUR LA DIASPORA »
[2] il s’agit de faire évoluer les conceptions sur la construction de l’Union Africaine, afin de faire une distinction claire, entre « l’africanisme » qui concerne l’idéal de la construction africaine par les africains uniquement, et « le panafricanisme » qui est l’idéal qui fonde à construire l’Union africaine en associant les africains avec les descendants des anciens esclaves africains ?
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PLAN D'ACTION DE LA PREMIERE CONFERENCE MINISTERIELLE AFRICAINE SUR LA DIASPORA. (le 03/03/2008 à 17h06)
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PLAN D'ACTION DE
LA PREMIERE CONFERENCE MINISTERIELLE
AFRICAINE SUR LA DIASPORA
(Johannesburg, Afrique du Sud, Novembre 2007)
Traduction en français pp.1-6
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Plan d'Action de la Première Conférence Ministérielle Africaine sur la Diaspora (traduction anglais/français MIR)
Nous, ministres de l'Afrique et des Caraïbes,
Considérant le dialogue que nous avons eu avec les représentants de différentes régions du monde où la diaspora africaine est basée;
Exprimant notre gratitude à son Excellence le Président Thabo Mbecki, au Gouvernement et au Peuple de la République d'Afrique du Sud et à l'Union africaine pour l'accueil chaleureux qui nous a été réservé et pour avoir abrité et conduit cette conférence;
Rappelant l'acte constitutif de l'Union africaine qui est guidé par la vision commune d'une Afrique unie et forte basée sur un partenariat entre les gouvernements et tous les segments de la société en vue de renforcer la cohésion et la solidarité entre ses peuples;
Rappelant également le protocole sur les Amendements de l'acte constitutif de l'Union africaine approuvé par la Première Session Extraordinaire de l'Assemblée des Chefs d'États et de Gouvernements à Addis-Abeba, Éthiopie en janvier 2003, dont l'article 3(q) invite la Diaspora africaine à participer en tant que composante importante à la construction de l'Union Africaine, ainsi que d'autres législations et instruments pertinents, y compris la Décision du Conseil Exécutif sur le développement de l'Initiative de l'Union Africaine sur la Diaspora (Ext/EX/CL/5(III)) et la décision du Conseil Exécutif sur la définition de la Diaspora (EX/CU221 (VII);
Reconnaissant le besoin de créer des partenariats durables entre la diaspora africaine et le continent africain par un dialogue durable et une collaboration effective avec les gouvernements et les peuples des différentes régions du monde où réside la Diaspora;
Reconnaissant également le besoin de célébrer et de préserver l'héritage que partagent l'Afrique et les personnes d'ascendance africaine dans la Diaspora ;
Ayant à l'esprit le fait que la Diaspora africaine incarne une expérience historique et en évolution avec des spécificités régionales qui exigent une approche adaptée qui en tienne compte ;
Affirmant la nécessité de promouvoir une coopération sud-sud comme cadre pour renforcer le développement mutuel comme la solidarité Panafricaine ;
Louant les efforts entrepris jusqu'à présent par la Commission de l'Union Africaine pour soutenir ce processus y compris les efforts organisationnels, les mesures et les stratégies ;
Prenant en compte la première et la seconde Conférences des Intellectuels en Afrique et dans la Diaspora (CIAD I & II), les conclusions de la Première Conférence Union Africaine / Afrique du Sud / Caraïbes qui s'est tenue en 2005 à Kingston, Jamaïque, et les diverses Conférences Consultatives Régionales qui se sont tenues dans différentes régions du monde en 2007 pour consolider ces résultats ;
Appréciant le travail accompli lors de la réunion des hauts fonctionnaires / Experts qui s'est tenue avant cette réunion soit les 14 et 15 novembre 2007 ;
Convaincus de la nécessité de construire à partir de ces efforts et résultats pour établir une fondation solide pour la revivification de l'ensemble de la famille africaine dans le monde comme instrument d'une renaissance élargie ;
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Plan d'Action de la Première Conférence Ministérielle Africaine sur la Diaspora (traduction anglais/français MIR)
AFFIRMONS QUE :
Afin de traduire ce surcroît d'engagement en action, nous adoptons solennellement le Plan d'Action ci-dessous :
COOPERATION POLITIQUE :
Nous convenons :
1) d'établir des plates-formes et de développer des mécanismes institutionnels concrets pour une collaboration plus rapprochée et plus effective entre l'Afrique et sa Diaspora, et d'accroître l'interaction et la solidarité entre et au sein des gouvernements et de la société civile de la Diaspora dans les diverses régions du monde ;
2) de faciliter l'accès et la participation des populations de la Diaspora aux activités de l'Union Africaine via, entre autre, la représentation et la participation dans la mise en œuvre des politiques et programmes ;
3) de soutenir la participation des Africains, sur le continent et dans la Diaspora, à la résolution des conflits et aux politiques de reconstruction post-conflit, en Afrique et dans les régions de la Diaspora, ainsi que de soutenir l'expression de la solidarité ;
4) d'accroître la coopération sud-sud à travers les formations régionales telles que le MERCOSUR (Marché Commun du Sud1) et la CARICOM (Communauté Caribéenne2)
5) d'accroître les efforts collectifs des États de l'Union Africaine et de la CARICOM dans les organisations multilatérales pour promouvoir et faire avancer les questions qui revêtent une importance critique pour l'Afrique et sa Diaspora;
6) d'exprimer le soutien mutuel et la solidarité entre Africains sur le Continent et dans la Diaspora lorsqu'il y a violation des droits des individus et des peuples ;
7 ) de mener campagne pour la ratification et la mise en œuvre intégrale de la Convention des Nations Unies sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, Convention des Nations Unies sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, la Convention des Nations Unies sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, la Convention de l'UNESCO sur la protection et la promotion de
la diversité des expressions culturelles, ainsi que tous les autres instruments pertinents qui renforcent la protection des femmes, des jeunes, des enfants et d'autres groupes vulnérables.
1 Communauté économique des États d'Amérique du Sud - http://www.mercosur.int
2 http://www.caricom.org/
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Plan d'Action de la Première Conférence Ministérielle Africaine sur la Diaspora (traduction anglais/français MIR)
COOPERATION ECONOMIQUE :
Nous convenons :
a) de développer des mécanismes efficaces d'intégration régionale qui permettront de renforcer les relations entre l'UNION AFRICAINE, la CARICOM, et d'autres institutions multilatérales de la Diaspora ;
b) de faciliter la libre circulation des personnes, des biens et des services ;
c) de promouvoir dans la Diaspora africaine et en Afrique la coordination et le développement des institutions dédiées à l'innovation et à l'invention pour le développement commercial et industriel du Continent ;
d) d'explorer et de développer des mesures concrètes pour promouvoir et entretenir les liens entre l'Union Africaine, la CARICOM et la Diaspora dans les domaines prioritaires suivant : commerce et investissement, science et technologie, voyage et tourisme, infrastructure de communication et de transport ;
e) de développer un portail Internet pour transmettre les informations relatives aux projets du NEPAD3 et aux autres opportunités d'investissement en Afrique et dans les régions de la Diaspora pour que progresse la réponse aux aspirations des Africains ;
f) d'explorer les opportunités commerciales et d'investissement liées aux systèmes indigènes de connaissance, en garantissant que les droits afférents de propriété intellectuelle sont protégés au bénéfice des peuples africains ;
g) de créer et promouvoir un environnement favorable à la croissance et au développement des petites, moyennes et micro entreprises et des entreprises commerciales en Afrique et dans la Diaspora ;
h) de réaliser une étude de faisabilité sur l'utilisation efficace des transferts de fonds comme instrument de développement.
i) de collaborer étroitement pour faire avancer l'agenda international sur le changement climatique compte tenu des effets dévastateurs qu'annonce le changement de climat pour l'Afrique et la Diaspora ;
COOPERATION SOCIALE :
Nous convenons :
a) de concevoir et développer pour les enseignants du Continent et de la Diaspora, des plateformes qui traitent du développement du Continent et de la Diaspora. Ceci comprendrait entre autres l'établissement d'institutions et de programmes afro-centrées et une collaboration accrue entre institutions académiques et de recherche en Afrique et dans les régions de la Diaspora ;
b) de promouvoir la coordination et le financement de programmes d'échange culturels entre l'Afrique et la Diaspora ;
3 Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique.
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Plan d'Action de la Première Conférence Ministérielle Africaine sur la Diaspora (traduction anglais/français MIR)
c) de coordonner les efforts des médias existants et de promouvoir de nouveaux médias pour reconcevoir l'image de l'Afrique et contrer les stéréotypes sur les Africains et les personnes d'ascendance africaine ;
d) d'engager les États en vue de créer de bons mécanismes de contrôle de l'émigration et de répondre aux préoccupations des communautés d'immigrants africains de la Diaspora ;
e) de renforcer la mise en œuvre de la législation et autres mesures destinées à éradiquer le trafic des êtres humains, le travail des enfants, des enfants dans les conflits armés et des autres formes modernes d'esclavage ;
f) d'assurer l'harmonisation et la mise en œuvre des protocoles régionaux et internationaux de protection des systèmes indigènes de connaissance et des droits de propriété intellectuelle ;
g) de travailler à la mise en œuvre intégrale du Plan d'action de la Conférence mondiale des Nations Unies contre le racisme... de Durban 2001
h) de créer les mécanismes permettant de traiter la marginalisation politique et socioéconomique des communautés de la Diaspora dans leurs pays de résidence.
INSTRUMENTS ET STRATÉGIES
Les instruments et stratégies suivants faciliteront le ce plan de collaboration :
1) Lobby pour l'obtention du soutien financier, technique et autre des institutions régionales et internationales, dont l'Union Africaine, la CARICOM, l'ALBA4, les Nations Unies et autres agences et organismes pertinents, et les mouvements de la Diaspora Africaine ;
2) Appui et approche coordonnée et appropriation des programmes et projets liés à la Diaspora africaine afin de promouvoir leur mise en œuvre efficace et de rehausser leur impact ;
3) Stratégie humano-centrée qui intègre les apports de tous les segments de la société en Afrique et dans la Diaspora, en particulier la société civile, le secteur privé, la jeunesse, les femmes et les groupes vulnérables.
ACTIONS A COURT TERME
La conférence ministérielle :
1. demande à l'Union Africaine de prendre des mesures urgentes pour faciliter la ratification de l'Article 3 (q) du Protocole d'Amendement de l'Acte Constitutif de l'Union qui concerne la pleine participation de la Diaspora en tant que composante importante dans la construction de l'Union Africaine.
4 Alternative Bolivarienne pour les Amériques (Venezuela...).
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Plan d'Action de la Première Conférence Ministérielle Africaine sur la Diaspora (traduction anglais/français MIR)
2. demande que l'Union Africaine, dans les pays et régions où la Diaspora africaine réside, là où cela est nécessaire, engage les gouvernements et les institutions financières à promouvoir un cadre réglementaire qui améliore la distribution, la mobilisation et l'utilisation des transferts de fonds.
3. demande à l'Union Africaine de convenir de journées mondiales de célébration comme symboles de solidarité pour la commémoration de l'héritage commun et de la vision commune de l'Afrique et de sa Diaspora, telles que la journée de l'Afrique et la journée de l'émancipation ;
4. demande à l'Union Africaine de convenir de l'établissement par l'Afrique et sa Diaspora d'un mécanisme culturel visant à consolider l'Identité, l'unité et la solidarité africaines comme une question prioritaire, incluant la nomination par chaque communauté de la Diaspora d'Ambassadeurs de bonne volonté devant être accrédités par l'Union Africaine et la CARICOM;
5. demande à l'Union Africaine de convenir de créer une base de données des compétences et des informations du marché, liées aux initiatives de développement en Afrique et dans la Diaspora, qui prenne également en compte les secteurs de déficit critique et de pénuries, en vue de soutenir les objectifs à court, moyen et long terme de l'Agenda africain.
6. demande à l'Union Africaine de convenir de l'établissement de comités sectoriels Afrique- Diaspora pour promouvoir et soutenir les actions et programmes dans les secteurs prioritaires suivant : coopération économique (infrastructure, liaisons maritimes et aériennes), commerce et investissement, échanges culturels, science et technologie, voyage et tourisme avec une emphase particulière sur les liaisons aériennes et maritimes directes et la délivrance des visas.
7. demande à l'Union Africaine de convenir que, l'Afrique et sa Diaspora devraient organiser des tournois sportifs, des échanges culturels et des festivals, comme préparatifs à la Coupe du Monde de 2010, comme partie du processus de redéfinition et de révision de l'image de l'Afrique, et pour s'assurer de l'appropriation par la famille africaine globale de la Coupe du Monde 2010.
8. recommande que l'Union Africaine et la CARICOM établissent une commission conjointe qui assiste et soutienne le processus d'engagement entre l'Afrique et la Caraïbe sur les questions de la Diaspora, qui traite des préoccupations de la Diaspora africaine, et qui serve d'outil pour une action commune dans les domaines suivant : réparation, droit au retour, Modalités institutionnelles pour l'intégration de la Diaspora dans l'Union Africaine, ainsi que suivi de la mise en œuvre du Plan d'action de la CMCR5.
9. demande à l'Union Africaine de décider d'étudier la possibilité de lancer un Congrès des sociétés civiles, Union Africaine / Diaspora, pour faciliter le dialogue.
10. demande à l'Union Africaine de convenir de l'établissement d'un Fond de la Diaspora africaine pour mobiliser des ressources pour l'engagement de la Diaspora avec l'Afrique.
11. demande à l'Union Africaine de convenir de l'établissement de structures régionales appropriées pour assurer un engagement efficace entre l'Afrique et sa Diaspora.
12. demande à l'Union Africaine et à la CARICOM de convenir de la nomination d'ambassadeurs de Bonne volonté.
5 Conférence Mondiale des Nations Unies contre le racisme, la xénophobie et l'intolérance qui y est liée.
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Plan d'Action de la Première Conférence Ministérielle Africaine sur la Diaspora (traduction anglais/français MIR)
MISE EN OEUVRE ET SUIVI
1. Abriter une Conférence biannuelle, Union Africaine / Diaspora, pour évaluer la mise en œuvre du Plan d'Action susmentionné.
2. L'Union Africaine en partenariat avec la CARICOM devrait organiser des séminaires/ateliers axés sur la région, afin d'évaluer les initiatives régionales.
3. Mener un audit financier afin d'évaluer l'impact de ce plan d'action.
4. Convoquer une réunion d'experts techniques pour élaborer un plan de mise en œuvre de ce qui précède en préparation du sommet de 2008.
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ANTHROPOLOGIE POLITIQUE : LORSQUE L’HOMME ABUSE DE SON POUVOIR (1ère PARTIE). (le 28/01/2008 à 00h56)
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Le pouvoir est un terme très général, loin de rentrer en profondeur sur des thèses précises et variées sur le pouvoir, nous allons nous contenter sur l’utilisation et l'organisation actuelle des pouvoirs dans la cité. Or l’anthropologie est générale à l’humanité entière, ce qui nous permet d’étudier le pouvoir en terme général, avant d'observer le pouvoir tel qu'il fonctionne en Afrique. Le pouvoir entraîne à l’abus du pouvoir et quels en sont les facteurs et les conséquences ? Appolinaire Noël KOULAMA s’intéresse, ici, du pouvoir politique dans l’ensemble du continent africain.
1) L’EVOLUTION DU CONCEPT DU POUVOIR POLITIQUE:
Le pouvoir c’est la capacité d’agir et à obtenir un résultat. En politique, il devient la capacité de participer au pouvoir et d’organiser la cité, en vue d’obtenir des résultats. Dans ce sens, le pouvoir est tenu d’être exercé par les hommes, et, sur d’autres hommes : ce contrat a donné une relation de subordination des hommes sur d’autres, ainsi l’efficacité sur les résultats à obtenir. Par cette relation de subordination des hommes sur d’autres hommes, il y a forcement « des abus de pouvoir ».
Le pouvoir politique est apparu avec l’existence ou la naissance des cités, dès lors s’imposait le besoin d’organiser la cité. Puisque la cité est composée, essentiellement, des individus, il paraît, donc, normal, que l’individu soit au centre des conséquences liées entre la politiques et ses incohérences.
La solution idéale à ses conséquences, serait de faire en sorte que ses incohérences n’existent pas, par conséquent un principe de contrat gagnant-gagnant est nécessaire, entre les gouvernants et les gouvernés.
Pour faire fonctionner la cité, l’homme a fait recours aux lois, mais une loi ne peut correspondre à tous les individus, pour un voleur, la loi lui prive son besoin de voler, on peut se poser la question, en vertus de quoi et de qui décides-tu de me contraindre ? Au delà de ce questionnement, se frôlent des lois ressenties arbitraires, dès lors qu’elles sont incapable de satisfaire l’idéal de l’homme. C’est donc la naissance de la problématique entre l’homme et le pouvoir politique.
En effet, un pouvoir est organisé par une hiérarchie pyramidale, qui exerce une pression ou des contraintes sur les sociétés, la société des hommes a eu besoin d’être organisée, au cours de l’évolution et du développement social dans notre histoire, d’où la nécessité d’un pouvoir dirigeant et organisationnel. Puisque le pouvoir est invité à nous organiser, il crée, par conséquent, des normes ou des codes (appelées lois) destinées à être respectées, en théorie, par tous. Ainsi, cette disposition est une inégalité dans la société des hommes, dès lors, le système est une pression des hommes sur d’autres hommes.
Le pouvoir, ainsi, organisé dicte nos comportements et décide à notre place, « entre ce qui est bien pour la société, et, ce qui ne l’est pas », entraînant en chaque individu, une contradiction interne entre notre « moi » constitué de nos désirs et notre « surmoi » influencés par les codes de la société développés par le pouvoir. Rousseau n’a t-il pas raison de croire : « que l’homme originel était bon, mais l’homme organisé autour du pouvoir devient mauvais ». En contredisant notre « moi », le pouvoir devient mauvais, tous les pouvoirs sont confrontés par cette problématique, celle de la malfaisance. La première conséquence, est la naissance de « l’anarchie », puisque le pouvoir est mauvais, supprimons, intégralement, l’exercice du pouvoir sur tous les hommes.
Selon l’anarchiste Godwin: « aussi longtemps, que l’homme reste sur les filets de l’obéissance et qu’il soit conditionné à régler ses pas sur quelqu’un d’autres, sa raison et son intelligence resteront endormies ». Cette expression pose la problématique de la dépendance des individus à la loi, comme abus des pouvoirs organisés. La question que se pose, traditionnellement, l’anarchie « En vertus de qui, te permets-tu de m’imposer par la loi », nous sommes encore sur la même problématique des abus liés au pouvoir politique, c’est ainsi que l’anarchie, dans son combat contre les pouvoirs politiques, poserait, le pouvoir politique en terme de contrat social pour protéger l’homme contre les privations de liberté. Conséquence, le pouvoir induit de l’incohérence.
Si les cohérences entre l’homme, le pouvoir et la politique sont difficiles à réaliser, on peut, raisonnablement, faire en sorte que les lois ne soient plus arbitraires, mais émanant de la volonté générale, en ce sens, le politique s’adresse aux individus pour établir des lois ou une constitution.
L’évolution de la réflexion sur le pouvoir des cités, a donné naissance aux constitutions, Ainsi sont nées les institutions. Leurs mises en pratique nécessitent, normalement, l’installation d’un pouvoir légitime pour conduire la destinée des cités, nous verrons plus tard dans la conclusion le fondement d’un pouvoir légitime.
Si l’on prend pour postulat, que la liberté consiste à faire ce que l’on veut faire réellement, par conséquent, toute loi émanant d’un pouvoir politique, qui m’en empêche est donc abusive, Par ailleurs, Montesquieu semble trouver le juste milieu, selon lui : « le pouvoir est un mal en soi, mais un mal inévitable et il faut, donc, s’efforcer à l’endiguer », il propose comme solution la séparation et l’équilibre des pouvoirs:
· Pouvoir exécutif
· Pouvoir judiciaire
· Pouvoir législatif
En démocratie, cette séparation de pouvoir a permis à l’équilibre des pouvoirs tel le souhaitait son inventeur et a anéanti les velléités tyranniques, alors qu’en dictature les trois pouvoirs sont concentrés et contrôlés aux mains d’un individu ou d’une poignée d’individu, qui prend toutes les décisions [1].
2) L’EXERCICE DU POUVOIR POLITIQUE EN AFRIQUE:
Le pouvoir politique en Afrique a enregistré une progression en trois phases :
· 1ère phase : Le pouvoir acquis avec les indépendances.
· 2ème phase : Le pouvoir obtenu par des renversements des régimes suite aux coup d’état.
· 3ème phase : Le pouvoir établit suite à la chute du mur de Berlin, occasionnant les démocraties en Afrique.
1ère PHASE :
Après les indépendances, tous les pouvoirs politiques qui se sont installés en Afrique, étaient de nature démocratique, du moins dans leur héritage colonial du système européen. Les conséquences politiques et les enjeux politiques postindépendances entraîneront tous les pouvoirs politiques en monopartisme, vraisemblablement, pour créer des nations fortes et unies. Ce virement brutal prend son explication dans l’histoire et les coutumes [2] et nous le verrons plus tard, que cette conception se répètera, malgré les changements politiques. Le retour au monopartisme était censé permettre l’unité et le développement des états, mais quelques années plus tard, le démenti est criard.
Les pouvoirs politiques vont faire recours à l’autoritarisme, Selon le politologue Juan Linz sur le concept de l’autoritarisme : « Le pouvoir d’état se trouve concentré dans l’escarcelles d’individus ou de groupes qui se préoccupent de soustraire leurs sorts politiques aux aléas de l’imputabilité public et du jeu institutionnel concurrentiel », Cette concentration de pouvoir politique crée une Nomenklatura ou un Clan qui s’enrichit et pour survivre, elle a besoin de procéder aux répressions des opposants, à la diffusion de la corruption et du tribalisme, à formation d’une société de délation et à la création du clientélisme.
Finalement, l’arrêt de l’héritage colonial sur le pluralisme, sera le retour rapide du concept du pouvoir comme rapport de forces. Les occidentaux selon leurs intérêts vont apporter leurs soutiens à ces régimes, qui deviennent, en même temps, autoritaires. Ces régimes font recours au tribalisme, à la corruption, à l’écrasement comme moyens de survie. En même temps, l’Afrique postcoloniale, va bénéficier d’un contexte économique très favorable, une croissance économique dans l’ensemble du continent africain étonnant, ce qui permet à ces régimes de répondre aux besoins ponctuels administratifs et économiques [3]. Mais ces régimes n’arrivent pas à répondre aux attentes populaires. Leurs impopularités grandissants, vont être exploité par une nouvelle génération des hommes politiques plus jeunes et mieux formés, au nom : « de la rupture, de l’accroissance économique et du développement », cette nouvelle génération, en majorité, aura pour allié l’ex-URSS.
2ème PHASE :
Plusieurs pays du continent africain seront le théâtre de révolution censée changer la donne, la quasi totalité de changements de pouvoirs politique se sont effectués au moyen de coups d’états [4]. Malgré ces changements politiques d’espoir, les africains constatent, impuissamment, la persistance des systèmes dictatoriaux, sur les décombres des régimes précédents combattus. Alors que la volonté d’origine de ces nouveaux régimes étaient unanimes, il faut assurer la croissance économique et lutter contre la prétendue corruption, les slogans étaient : « il faut que ça change, le pouvoir au peuple ; il faut finir avec la corruption ; il faut mettre fin au tribalisme ; il faut lutter contre les détournements des deniers publics et la corruption ; il faut lutter contre le néo-colonialisme ; etc.….) ».
Dans ces conditions, comment comprendre, que des peuples soumis par la répression, qui parviennent à renverser la répression, installent encore une autre répression, C’est ainsi selon le quotidien El Watan, l’auteur de Master and Disciple, cherche à conjurer les dangers de l’essentialisme, selon lui : « Partout les individus se montrent capables de deux attitudes diamétralement opposées, quand ils sont en position subalterne, c’est la soumission qui très souvent confine à l’obséquiosité ; par contre les mêmes individus en position de commandement, ils entendent se faire obéir de façon absolue. Tout se passe, comme si en chacun de chaque individu coexistaient deux personnalités dont les traits et comportement se contredisent terme à terme, et surtout si l’une comprimait l’autre, en fait préparait son surgissement ».
Or cette constatation est pourtant vérifiée du point de vue de l’anthropologie générale, cependant, ce comportement trouve quelques limites dans les sociétés démocratiques, le fait de la séparation des pouvoirs et du pouvoir politique dépendant du peuple souverain, mais n’oublions pas qu’Adolf Hitler était bien élu. En Afrique cette ambivalence présente des indices existentiels : Le clientélisme, le tribalisme, le népotisme, l’achat des consciences, l’imbrication et l’encadrement des jeunes diplômés dans le pouvoir politique dictatorial, sont autant des signes coureurs qu’ils restent encore cachés des petits dictateurs obéissants aujourd’hui, et, qui deviendront un jour des grands dictateurs imposants.
Par ailleurs, les nouvelles configurations politiques sont, pour la plus part, d’obédience socialiste ou marxiste, elles vont installer les mêmes mécanismes de l’autoritarisme et de pouvoir à vie, dans lesquelles, il est institué un mode de contrôle de la population, cette technique sera un encouragement à la délation et au renforcement des solidarités tribales. La presse est totalement subordonnée et ne véhicule pas les informations des détournements publics, de corruptions au haut sommet de l’état, par contre, elle ne cesse de faire la propagande du parti unique, allant jusqu’à qualifier les tenants d’opinion contraire d’ennemi du peuple ou d’ennemi de la Nation. Pendant ce temps, le catastrophisme économique, les guerres civiles et la pauvreté dans le continent s’enlisent.
3ème PHASE :
La chute du mur de Berlin et sous l’impulsion des société civiles vont précipité l’ouverture politique vers les processus démocratiques, dont les mises en œuvre des transitions démocratiques, s’effectuent, soit aux moyens des conférences nationales, des gouvernements d’union nationale, ou directement par un calendrier d’échéances électorales.
Mais, ici encore, l’universalité de la démocratie est mise en cause dans le continent africain, donnant ainsi raison au Président Jacques Chirac, qui disait : « La démocratie est un luxe pour les africains », en effet, les pouvoirs politiques de la première ou de la deuxième phase vont tenter le sabotage des processus démocratiques [5]. C’est le pouvoir au bout de fusil comme rapport de force, suivie d’une démocratie de trompe l’œil.
La démocratie comme injonction de la communauté internationale et de la bonne gouvernance, est vécue comme une obligation subie par les Dictateurs, dont la conséquence, sera la naissance de nouveaux comportements ou des adaptabilités. Les nouveaux pouvoirs politiques s’organisent en Clan complètement opaque, qui opère aux mafias, allant du bourrage des élections par fusil pointé à la conservation du pouvoir au bout de fusil, le cas le plus récent est celui du Kenya ou le pouvoir battu par les urnes, transforme sa défaite en victoire et n’hésite pas de mater les revendications démocratiques de l’opposition.
Notons que, les dirigeants actuels ont concentré tout le pouvoir politique entre les mains d’un seul individu et de ses proches, où découlent toutes les décisions politiques. Cette politique concentrationnaire des décisions développe des mécanismes très dévastateurs sur le plan social et culturel, le principal est la dépendance : Le pouvoir politique attend des actes de compromission des élites et des opposants, ainsi, certains étudiants africains de leurs retour de l’occident, se soumettent à cette pesanteur qu’ils dénonçaient, pendant qu’ils étaient en occident. On y retrouve ici, les ingrédients, 1) sur l’ambivalence sur la relation Soumis/Dictature et son inversion de l’auteur du « Master and Disciple », et, 2) sur le concept de l’autoritarisme, du politologue Juan Linz (les deux principes sont cités plus hauts).
En conséquence, nombreux sont les pouvoirs politiques qui manquent de légitimité, et qui sont, entre autres, usés. En Afrique certains pays ont réussit d’intégrer la démocratie dans leurs 3ème phase, d’autres par contre tente à déboulonner les dictatures à présidence à vie dans la prochaine phase (4ème phase), afin de s’inscrire dans une réelle démocratie où les pouvoirs politiques seront légitimes et démocratiques.
3) CONCLUSION :
La légitimité d’un pouvoir politique ne peut s’écarter de la morale politique [6], la morale du majoritarisme consiste à dire : « si nous sommes nombreux à penser et à agir ainsi, c’est que nous avons raison sur la minorité », cette théorie est, scientifiquement, aléatoire, mais néanmoins, elle paraît vraie du point de vue de la probabilité. Dans les sciences, lorsque la notion aléatoire apparaît, le résultat se justifie au niveau de la probabilité ou aux équations faisant recours à la probabilité. Ce fait scientifique prouve, qualitativement, que le respect du verdict du peuple souverain, en terme de la majorité, permet, au mieux, d’aboutir à la légitimité des pouvoirs politiques et à la consolidation des droits et libertés de ce même peuple souverain.
La démocratie devient, dès lors, impérieuse pour un pouvoir politique légitime, en plus d’être, une recommandation de la bonne gouvernance. Winston Churchill n’a t-il pas raison de dire que « la démocratie est le moins mauvais système politique » ? La communauté internationale sous le principe de l’ingérence humanitaire, devrait être intransigeant aux valeurs démocratiques contre les régimes dictatoriaux et, pourquoi pas exercer de pressions multiformes pour renverser les dictatures.
Avec la persistance de la dictature [7], l’Afrique se trouve à bout de souffle, la diaspora n’est pas motivée à contribuer dans le continent, il est important que la Communauté internationale soit consciente de cette situation. En France le discours du Ministre de la Coopération, monsieur Bockel tombe à pic, il reste, donc, au Président Sarkozy de prouver sa volonté de rupture avec les vielles méthodes, et, pourquoi pas aider au renversement des dictatures ayant installés des démocratie de façade , ceci justifiera la lutte contre l’immigration illégale, contribuera à lutter efficacement contre les criminalités financières perpétrées par les dictatures sans inquiétude, dont la France est adhérant.
Ensemble unis, luttons contre les dictatures africaines et les présidences à vie et aidons à la promulgation des pouvoirs politiques légitimes, partout, en Afrique.
Auteur : Appolinaire Noël KOULAMA
Publication : 28 janvier 2008
Rubrique : Afrique-politique
Source : Africdossier.oldiblog.com
Note :
[1] Dans toutes les dictatures africaines, les Dictateurs Présidents contrôlent, entièrement, l’exécutif, le législatif, le judiciaire et l'organisation des élections. Ils se mettent, donc, en position de joueur et d'arbitre, tout en utilisant, la force et les fraudes.
[2] En Afrique du Nord, le pouvoir politique justifie son statut de présidence à vie, en se référant au « Tawhid » et à la « Fitna », de commandeur de croyant.
En Afrique subsaharienne, le pouvoir politique justifie son statut de présidence à vie, en se référant aux chefferie traditionnelle et héréditaires où les sujets doivent être soumis.
[3] Dans une situation économique favorable à l’Afrique, la manne financière va permettre aux régimes dictatoriaux et incompétents postindépendances, d’installer des infrastructures qui demeurent encore : c’est la cas du Cameroun avec le Président Ahidjo, le cas du Centrafrique avec le Président Jean Bedel Bokassa, le cas de la Guinée avec le Président Sékou Touré, c’est le cas du Congo-français avec le Président Alphonse Massamba débat.
[4] Au moyen des coups d’états respectifs, Au Cameroun, le Président Paul Biya succèdent au Président Ahidjo. Au Congo-Brazzaville, le Capitaine Marien N’Gouabi succède au Président Alphonse Massamba Débat et le Général Sassou N’Guesso succède au Professeur Pascal Lissouba. Au Tchad le Président Hissen Habré succède au Général Malloum. Au Burkina-Faso, le Capitaine Thomas Sankara succède au Médecin militaire le Président Jean-Baptiste Ouédraogo. Au Centrafrique, le Président André Kolingba succède au Président Jean Bédel Bokassa etc.….
[5] En Algérie, le pouvoir politique appuyé par l’armée va mettre fin aux élections remportées honnêtement et proprement par le Front Islamique du Salut national (FIS).
Au Congo-Brazzaville, le Dictateur Président Sassou N’Guesso va renverser le pouvoir démocratiquement élu du Président Pascal Lissouba, et pourtant la démocratie n’était pas mise en cause.
[6] La légitimité d’un pouvoir politique est intimement, liée à la morale politique, ce qui prohibe, l’usage de coup d’état, l’usage de fraudes politiques multiformes, l’usage de la force comme moyen de confiscation du pouvoir politique. Seul le peuple souverain dans ses droits et libertés, hautement, respectés, fait et défait les régimes et contribue ainsi à leurs légitimités.
[7] Les principaux dictateurs encore en vie : Paul Biya du Cameroun, Sassou N’Guesso du Congo-Brazzaville, Omar Bongo du Gabon, Dos-Santos de l’Angola, Kadhafi de la Lybie, Le Dictateur Bozizé du Centrafrique, Ben Ali de la Tunisie, Idriss Deby du Tchad, Robert Mugabe de Zimbabwe etc.….
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AFRIQUE : LA LIMITATION DE MANDATS PRESIDENTIELS ET L’ALTERNANCE SONT LES GAGES DE PAIX. (le 14/01/2008 à 01h07)
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Développer la démocratie dans le monde, est une injonction de la Communauté internationale et une exigence de la bonne gouvernance. Or en Afrique, les relations complexes entretenues entre opposition et pouvoir d’une part et d’autre part, entre les différentes communautés ethniques, nécessitent un compromis gagnant-gagnant sur le pouvoir. Or, depuis l’instauration des démocraties en Afrique, de nombreuses guerres civiles à connotation politico-ethniques naissent dans le continent, mettant ainsi en panne le fonctionnement démocratique. Quelle place occupe actuellement la démocratie sur le paysage politique africain ? Appolinaire Noël KOULAMA fait l’état des lieux et propose de solutions.
1) ETAT DES LIEUX DE LA DEMOCRATIE EN AFRIQUE:
Selon Winston Churchill, « La démocratie est le moins mauvais système, parmi tant d’autres systèmes », mais en Afrique, il nous faut distinguer deux Afriques, celle où la démocratie s’enracine progressivement, et l’autre, celle tenue par les dictateurs et les présidences à vie. C’est cette deuxième catégorie qui nous intéresse dans ce qui suit :
Les récents évènements au Kenya, ne doivent pas nous laisser indifférent, les africains ne cessent de se découvrir, en effet, après la Côte d’Ivoire considérée, il n’y a pas longtemps, comme havre de paix, la question de l’ivoirité, qui est une conséquence de la démocratie mal intégrée, avait fait basculer la Côte d’Ivoire dans un cycle de violence entre le Nord et le Sud. Le Kenya, une autre havre de paix, pays très touristique où de nombreux étrangers visitent ce pays en toute quiétude, vient, enfin, de briser l’image de la paix. Quelle malédiction l’Afrique ?
Et pourtant, le principe de la démocratie est simple, le pouvoir d’un dirigeant ne serait qu’un pouvoir délégué par le peuple souverain, dans ce sens, le pouvoir devrait prendre l’apparence d’un pouvoir sans domination et sans écrasement du peuple souverain, le respect de la reconnaissance du peuple souverain est un des fondements des libertés du peuple. Le pouvoir perd ainsi son autonomie et dépend du peuple. En finalité, l’avantage de la démocratie permet à une compétition démocratique et honnête, dont, il sortira de l’émulation (vote) dû au peuple souverain, le moins mauvais qui assurera la destinée nationale.
En Afrique, ce principe élémentaire a laissé la place à la confiscation du pouvoir par le biais des armes, à la corruption des consciences des opposants qui n’ont pas de moyens suffisants d’existence et par les modifications des constitutions [1]. Ainsi l’honneur laisse la place au déshonneur. Résultat, la crise de confiance dans les politiques nationales africaines prend effet en même temps que le déficit démocratique.
Ce déficit démocratique, à l’approche des élections, conduit, toujours, à une prudence de l’opposition, et efface l’espoir ou l’optimisme des sociétés africaines sur la démocratie, et la valeur de la paix se trouve écartée, et pourtant, la paix est la valeur consensuelle et contractive entre deux forces. Selon l'écrivain congolais Patrice Yengo, : « Ce ne sont pas les élections qui provoquent les guerres civiles, mais ce sont les fraudes électorales ». Deux constats se distinguent dans le continent africain :
· L’opposition est traquée, intimidée par le pouvoir et devient résignée, la presse est muselée, le pouvoir politique n’a plus de contre poids. Dans un tel contexte la démocratie est confisquée, et toutes les atteintes sont possibles (droits de l’homme, Impunités, corruption, fraude).
· L’opposition présente une force politique incontournable qui est capable de contribuer à la recomposition du paysage politique et le manque du respect du jeu démocratique par les dictatures de présidence à vie créent des forces sociales et populaire incontrôlées d’où l’explosion de la violence et des troubles politico-ethniques.
Dans les deux cas de coercition de dictature, la démocratie est rendue en panne, les régimes dictatoriaux et archaïques africains inscrivent leur pouvoir, pour une gouvernance à vie, cette ambition fantasmatique est intolérable, dans la mesure où, les états s’installent dans une usure du pouvoir dans le temps, où le pouvoir politique usé, n’a plus d’idées et des hommes politiques non usés [2], capables de conduire convenablement leurs charges.
On a tous compris l’alternance démocratique a cédé sa place à la présidence à vie, dont la conséquence est l’usure du pouvoir.
2) L’USURE DE POUVOIR ET SES CONSEQUENCES:
L’usure du pouvoir se caractérise par la perte du contact avec la réalité, et se traduit le plus souvent par une perte de légitimité vis à vis des citoyens. Un pouvoir usé ne s’en rend plus compte de son bilan catastrophique, généralement, il se fond sur des jugements insensés et la fuite en avant devient l’ultime bataille.
Or, gouverner un pays, nécessite la crédibilité et la légitimité populaire, c’est ainsi, nous pouvons constater, par exemple en France : La constitution française ne limite, pourtant, pas de mandat présidentiel, mais le Président Jacques Chirac par sa baisse de popularité n’avait pas jugé utile de briguer la magistrature suprême pour la troisième fois. Ces exemples peuvent être multipliés, en effet, au Canada et en Grande Bretagne : Le Premier ministre Jean Chrétien, comme le Premier ministre Tony Blair, se sont résignés au verdict populaire sur l’usure, c’est pourquoi, ils avaient jugé nécessaire de ne pas briguer un autre mandat, malgré leurs appréciables bilans.
La longévité du pouvoir, l’articulation des différents comportements autour du pouvoir, les ambiguïtés qui existent parfois dans les discours, témoignent résolument, de la complexité des pouvoirs politiques usés et l’analyse autour de leur personnage décrit, généralement, des hommes d’état qui deviennent progressivement monarque [3].
Selon Véronique Tadjo, écrivaine franco-ivoirienne : « Le pouvoir n’est pas statique, quelqu’un peut arriver au pouvoir avec une aura de martyr, de grand opposant, de grand démocrate etc.…. Et puis au fur et à mesure, par l’usure du pouvoir, cette personne là devient différente ».
Le pouvoir usé ne reconnait plus l’altérité du temps et de l’espace, alors que la reconnaissance de ces deux vecteurs entraîne à la maîtrise et au dépassement de soi sur le temps imparti. L’expansion fantasmatique illimitée ou le besoin effréné du pouvoir pousse à la négation de la puissance limitée dans sa fonction et dans le temps.
En Afrique ce rêve de pouvoir illimité a maintenue les anciens rapports sociaux du monopartisme, entrainant, ainsi, à l’illusion d’un pouvoir politique héréditaire [4] et l’illusion de nation démocratique. Il se passe, donc, en Afrique un conflit entre « l’ordre ancien », qui puisait ses excuses, dans les sociétés traditionnelles africaines, où le pouvoir est absolu [5], non partagé et non critiqué, et « le nouvel ordre » qui est l’aventure dans le temps et l’espace et les libertés fondamentales en utilisant les moyens modernes que nous offrent les nouvelles technologies.
De ce conflit, naissent des rebellions qui ont pour principal objectif, de briser le monopole du pouvoir détenu, injustement, par un Clan, et de mettre fin à l’usure du pouvoir. Les contestations d’aujourd’hui ressemblent à celles ayant conduit à l’acceptation de la démocratie comme moyen de bonne gouvernance en Afrique. Et force est de constater, qu’en Afrique ces nouvelles contestations contre la confiscation du pouvoir et de l’usure de pouvoir qui s’en suit, permettent aux évolutions démocratiques dans le continent africain. Comme les premières contestations après la chutes du mur de Berlin, les pays qui résistaient à installer les démocraties, nombreux Chefs d’état ont péri ou en tout perdu, aujourd’hui la démocratie a été acceptée dans tous les pays africains, et dans ces nouvelles luttes contre les pouvoirs usés, des Chef d’états ont préféré lâché de lest, sous la pression de la rue, pour préserver leur vie et celle de leur progéniture, c’est le cas de la Guinée Conakry.
Néanmoins, il existe, encore, dans le continent, plusieurs foyers de pouvoirs usés, où les nouvelles luttes n’ont pas, encore, crée de forces centripètes et coercitives, pour permettre l’éclosion de l’alternance. Ces foyers de pouvoirs usés sont des foyers de tensions futures, allant du compromis sur l’organisation des élections honnêtes, propres et transparentes aux compromis sur la fiabilité des résultats des élections.
On a tous compris un régime s’use dans le temps, pour permettre au mieux l’alternance des régimes usés, qui ont l’illusion du pouvoir à vie, il convient de limiter les mandats présidentiels.
3) CONCLUSION:
Comment apprécions-nous, nous africains la notion de l’usure du pouvoir ? Le monde moderne fait la distinction entre un pouvoir républicain et un pouvoir royal. Un pouvoir royal est une autorité morale et arbitrale qui permet l’unité du peuple [6] autour de Roi, par de voie de conséquence, la longévité d’un pouvoir royal ne pose pas de conséquences pesantes, tandis que le pouvoir républicain est une autorité politique, et en tant qu’entité politique, elle dirige, organise la cité et prend des grandes décisions politiques, économiques et sociales. La complexité et l’importance de la tache nécessitent, par conséquent une compétition saine, honnête, transparente et une limite dans le temps du pouvoir, pour permettre à d’autres compétences de conduire le pouvoir républicain.
Par ailleurs, les états africains en proie au mauvais fonctionnement de la démocratie, mais qui respectent, la limitation des mandats présidentiels, ont pu organiser les élections avec moins de fraudes possibles. Mais, pourtant, le respect de la limitation des mandats présidentiels ne permettent pas de résoudre tous les manquements aux principes élémentaires de la démocratie et aux fraudes électorales. En exemple, au Nigeria : Le Président Olusegun Obasanjo qui a dirigé le pays du 29 mai 1999 au 29 mai 2007, avait été accusé de favoriser, par de fraudes massives son remplaçant Umaru Yar’Adua, qui est de son parti politique. En Russie, le Président Dictateur Vladimir Poutine, ne pouvant plus, constitutionnellement, se représenter aux futures élections présidentielles, est soupçonné de préparer l’élection de son ami, l’actuel président de la Douma (le parlement russe) pour le remplacer.
Ce qui revient à dire, il nous faut, donc, pas confondre Démocratie et organisation des élections, lorsque les forces du mal veillent à ce que le vote n’exprime pas la volonté populaire, en d’autres termes, préparer l’alternance dans les états où les forces occultes, souhaitent le pouvoir à vie n’est pas facile.
Mais, le cas du Nigeria est marginal dans le continent, en effet, dans la plus part des états africains, où la limitation à deux mandats sont respectés, les Présidents sortants organisent, généralement, des élections propres, ainsi l’alternance politique est assurée.
La limitation à deux mandats présidentiels de 5 ans chacun, permet de faire vivre la démocratie, par la consultation régulière du peuple souverain, même si, cette limitation ne permet pas de tout résoudre, elle demeure, néanmoins, le seul moyen pour résoudre les usures des pouvoirs et d’essayer de relancer les démocraties en panne. Toutes les avancées démocratiques, aussi minimes qu’elles soient, doivent être saisies et utiliser comme force supplémentaire de luttes et de résistances.
Tous les états africains qui ont dérogé à cette règle, par des modifications constitutionnelles, orchestrées par les Dictateurs et par leurs assemblées croupions, sont en proie, à des violences politiques interminables et qui durent dans le temps, c’est le cas du Tchad et de la Centrafrique : Les Dictateurs de ces deux états étaient à leurs deuxièmes et derniers mandats constitutionnels, mais avant la fin de leurs mandats constitutionnels, ils ont modifié rapidement, leurs constitutions pour demeurer Président à vie.
En somme, la limitation à deux quinquennat présidentiels non renouvelables, demeure, en Afrique, le seul moyen de répondre aux alternances, aux usures de pouvoir et permet de faire vivre la démocratie. Tous les pays, engagés dans cette voie, sont engagés sur le chemin de la paix à court terme et pendant très longtemps. Il ne reste, donc, aux états dirigés par les dictateurs qui se réclament pour la paix, de suivre cet exemple, qui est un gage de paix et de bonne gouvernance, ainsi, ils montreront leurs volontés pour la paix et de bonne gouvernance.
Auteur : Appolinaire Noël KOULAMA
Publication : 14 janvier 2008
Rubrique : Afrique-politique
Source : Africdossier.oldiblog.com
Note :
[1] Le Dictateur Président Paul Biya du Cameroun envisage la révision de la constitution pour se permettre d’être de nouveau Président. Au Congo-Brazzaville, le Dictateur Président Sassou N’Guesso avait modifié la constitution consensuelle pour une constitution taillée sur mesure. Actuellement son entourage au pouvoir souhaite une autre modification de la constitution, pour mettre fin au septennat renouvelable qu’une fois, afin d’installer un quinquennat avec un mandat présidentiel non limité.
[2] Le cas le plus récent est celui du Congo-Brazzaville, ou le Dictateur Président Sassou N’Guesso, vient de procéder à un remaniement ministériel, et le nouveau gouvernement ressemble exactement au précédent, qui est à la cause de la paupérisation du pays.
[3] C’est le cas du Cameroun avec le dictateur Paul Biya, le Congo-Brazzaville avec le dictateur Sassou N’Guesso, le Gabon avec le dictateur Bongo Ondimba, le Tchad avec le dictateur Idriss Deby, la Lybie avec le dictateur Kadhafi, l’Angola avec le dictateur Dos Santos, le Zimbabwe avec le dictateur Robert Mugabe , le Soudan avec le dictateur Omar Béchir etc.….
[4] Au Togo, l’ancien Dictateur Président Gnassingbé Eyadéma avait pris le pouvoir à la suite d’un coup d’état de 1967, et il était Président à vie jusqu’à sa mort en 2005, il fut remplacé par son fils Faure Gnassingbé. En RDC, on déplore un cas analogue, où le Dictateur Président Kabila, après sa mort tragique suite à un coup d’état, fut remplacé par son fils Joseph Kabila. Au Congo-Brazzaville, le Clan au pouvoir prépare Willy N’Guesso, le fils du Dictateur Président Sassou N’Guesso au pouvoir après sa mort.
[5] L’ex-Dictateur zaïrois le Président Mobutu Sésé Séko exprimait : « Chez nous les bantous, le pouvoir est à vie et le pouvoir d’un Chef est absolu », quand au Dictateur congolais le Président Sassou N’Guesso, il affirme : « Un Chef ça se respecte et nul n’a le droit de lui apporter une critique ».
[6] En Belgique par exemple, la communauté flamande est sur le point de se séparer avec la communauté wallonne, mais, ne pouvant diviser le Roi en deux, l’unité de la Belgique est préservée, actuellement, par la présence royale.
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LA FRANCAFRIQUE: LE NOUVEAU VISAGE DE L’IMPERIALISME ET SES CONSEQUENCES SUR LES RAPPORTS NORD/SUD. (le 10/12/2007 à 00h28)
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Bon nombre d’africains avaient cru en Nicolas Sarkozy, sur la rupture des relations franco-africaines, héritées de Jacques Chirac. Aujourd’hui, de la Françafrique à la Mafiafrique, les soutiens apportés aux dictateurs africains deviennent de plus en plus clairs, réels et indiscutables. Les enjeux de ces soutiens sont connus : des intérêts financiers des entreprises multinationales en collision avec la protection ou le soutien international des dictatures du sud, par les Etats occidentaux, au détriment des peuples. Une nouvelle forme d’impérialisme, de mode opératoire, parfois, déstabilisant et déstructurant dans les pays du sud, Nous allons voir ensemble, le fonctionnement de l’impérialisme dans sa sociologie politique actuelle et les dangers que présentent ses soutiens.
1) L’IMPERIALISME DANS SES NOUVELLES FORMES :
Pendant la période de la guerre froide, 2 blocs s’affrontaient, les Etats occidentaux soutenaient officiellement, les dictatures du sud, sous les excuses qu’elles ne basculent pas dans l’autre bloc, en même temps, l’impérialisme d’Etat (ou néo-colonisation), imposait les rapports interétatiques à sa guise pour l’accumulation des capitaux, par le capitalisme des Etats. La chute du mur de Berlin consacre la victoire du capitalisme et du monde démocratique, la démocratie devient, dès lors, la bonne gouvernance et le capitalisme associé à la mondialisation comme déréglementation que doit respecter les Etats. Le capitalisme échappe aux Etats et l’impérialisme subit de mutation et d’adaptation, il devient, dès lors, la pratiques des firmes transnationales.
L’impérialisme actuel conserve son identité d’antan, celle de dominer et d’opprimer les peuples et les nations, par sa structure, il continue à respecter la tradition sur l’accumulation mondiale des capitaux. Les marchés globaux ont rendu la concurrence plus gigantesque dans l’économie mondiale, les entreprises se regroupent pour constituer de grandes firmes multinationales, mais ces firmes transnationales, malgré leurs portés et le niveau international de leurs opérations, voire de leurs activités, gardent, néanmoins, une sorte de base nationale ou d’un label national d’un pays. Dans ces conditions par exemple, on peut constater que l’ancien groupe pétrolier ELF ACQUITAINE portait, majoritairement des capitaux américains, mais le label reste français et la politique économique de la multinationale par l’Elysée était conservée.
Afin de conduire une concurrence plus agressive, il est naturel que les multinationales appèlent au soutien de leurs gouvernements, soit des Etats où l’entreprise représente le label. Ce label, dans le cas de multinationale superpuissante, contribue à l’image dupays. C’est pourquoi, conscient de la globalisation et ses conséquences, les Etats n’hésitent pas à participer à aider leurs multinationales, qui, par ailleurs, contribuent, directement, aux entrées fiscales importantes des Etats.
Ces aides offrent un choix de plusieurs possibilités : Subvention, politique fiscale, politique d’ajustement structurel, politique de protection, politique d’expansion. Ces aides peuvent avoir des conséquences redoutables, surtout lorsque la politique s’y mêle, en occident, des expressions couramment utilisées, précisent : « Nous avons des intérêts, nous protégeons nos intérêts, nous défendons nos intérêts ».
Depuis les années 80, les américains ont réussit à imposer dans le monde, la mondialisation : la dérégulation des marchés et des finances, dans ces conditions, les Etats doivent être, normalement, éloignés des initiatives des entreprises tant qu’elles ne sont pas illicites. La réalité étant différente, les Etats ont un grand intérêt économique et financier de s’en approcher, sans les déstructurer.
Cette approche de l’Etat et des entreprises, est fortement liée, par les intérêts croisés entre le capitalisme et la politique, d’où la naissance de cette nouvelle forme de l’impérialisme. Cette approche présente de conséquences dans certains pays du sud, en effet, l’effet ricoché de l’approche est le développement de la puissance du capitalisme, qui contrôle , non seulement la vie économique, mais également, la vie politique de certains Etats crapuleux, les conséquences induites par l’impérialisme sont : les guerres civiles, les coup d’état, les pillages économiques, l’enrichissement des multinationales aux dépends des locaux et soutiens des dictateurs par les attitudes croisées entre les Etats et les multinationales. En conséquence, les firmes transnationales deviennent les services secrets de leurs pays d’origine, dans ces cas, le groupe pétrolier TOTAL FINA ELF est l’œil des services secrets français et de l’Elysée dans les pays du sud.
Cette constante des paramètres fondamentaux de l’impérialisme est vue de manière différente, selon qu’on soit du sud ou du nord. Dans nos Etats du sud, cette pratique impérialiste est vécue comme du racisme, du fascisme par exemple, alors que dans le nord, elle est vécue comme émanation de la démocratie et de la globalisation, pour lesquelles c’est un luxe pour les africains.
2) L’IMPERIALISME DANS SES SOUTIENS CRAPULEUX :
Comme nous l’avons signalé plus haut, l’approche entre les Etats et leurs multinationales renferme des intérêts croisés et a produit une nouvelle forme de l’impérialisme, d’où des stratégies parfois communes ou parfois complémentaires.
Les états des Nations riches mènent des campagnes, particulièrement, manipulatrices, par des représentations des pouvoirs africains, avec des qualificatifs nobles, comme manière de créer ou de renforcer de légendes, on peut tour à tour retenir des titres ronflants, répétés en occident, destinés aux Chef d’état crapuleux [1] :
· Père des indépendances
· Dirigeant populaire
· Doyen des Chefs d’état
· Sage dirigeant
· Homme de Progrès
· Homme des masses
· Le père de la Nation etc.……
Ces représentations de formes variées, sont des pratiques codifiées, du système de communication, destinées à être adresser aux populations africaines, de telle manière à susciter un renforcement de légitimité locale. Pendant ce temps, les dictateurs africains en quête de légitimation populaire, sont fiers de ces étiquettes qui sont conforme à leurs culte de personnalité et qui renforcent leurs images.
Il faut, évidemment, rappeler les soutiens militaires qu’apportent l’armée française en Afrique. Officiellement, les base militaires françaises ont été installées dans certains pays, pour respecter les accords de défense, mais de quels accords de défense s’agissent-il ? Ceux d’intervenir manu militari, lorsqu’une dictature se trouve en état de soubresaut ou lorsqu’un pays est agresser de l’extérieur ? Ainsi la France était venue aux secours des régimes anti-démocratiques. Dans leurs conditionnements, les occidentaux sont convaincus, que la démocratie est un luxe pour l’Afrique et qu'une dictature conduite par un homme fort produit la paix: Une image erronée qui profite bien aux mafieux de l’Elysée et aux Mafieux africains.
Au moment des indépendances, la France avait installé au pouvoirs en Afrique, des dirigeants à sa convenance politique, les intérêts du capitalisme d’état sont conservés, sous l’œil veillant de l’impérialisme. Après la chute du mur de Berlin, Monsieur François Mitterrand, Président de la France accepte le principe populaire des peuples africains sur la démocratie, les présidents élus, démocratiquement, en Afrique vont être défaits avec la complicité des transnationales et de la France, de manière à ce que soient installés les potentats pour la France, ainsi au Congo-Brazzaville : le dictateur Sassou N’Guesso, au Tchad : le dictateur Idriss Deby, au Centrafrique : le dictateur Bozizé vont revenir au pouvoir au moyen de coup d’état sanglant, ayant occasionné de guerres civiles.
En règle générale, ces dictateurs ne parviennent pas à obtenir, dans les consciences populaires, la légitimité locale, on assistera, surtout, aux interactions transnationales pour les enjeux, agissant pour le profit et pour le pouvoir, ceci, bien évidemment, aux dépends des peuples :
· Au blocage des processus démocratiques
· Aux violence comme moyen d’intimidation et de soumission
· A la criminalité économique organisée autour d’un Clan
Avec l’absence de l’illégitimité locale, voire internationale selon les cas de figure, la Communauté internationale assiste dans un premier temps à l’isolement des Chefs d’état qui violent les principes de la civilisation des droits de l’homme, mais plus tard, sur le principe des intérêts financiers transnationaux, en occident, on brise l’isolement politique et on construit la légitimité des pouvoirs crapuleux, c’est ainsi que le dictateur congolais Sassou N’Guesso serait invité au 5ème forum mondial du développement durable au sénat français, alors qu’il est sous le collimateur des juridiction à compétence universelle sur les crimes contre humanitaires et l’instigateur du pillage du pétrole et de la destruction de la biodiversité dans son pays.
Comme dans ces types d’alliance, les Chef d’états amis sont toujours bien protégés contre la grogne populaire, La France prête l’argent pour subvenir aux salaires, la grogne se calme, les affaires peuvent se poursuivre avec quiétude. Les multinationales ne dérogent pas à cette règle, elles portent assistance financière par prêt aux Etats amis, qui hypothèquent les futurs exploitations minières ou pétrolières. Le transfert de l’argent illicite est assuré par la banque FIBA, tandis que la banque BNP assure son blanchissement, pour le cas du Congo-Brazzaville par exemple.
Le danger d’un tel soutient, est la négation à l’alternance, l’encouragement aux fraudes électorales, l’incitation à une démocratie d’imposture, à l’installation durable de la dictature au détriment des droits de l’homme, chers à la communauté internationale.
En revanche, lorsqu’un Chef d’état africain n’intègre pas ce processus, la France adopte de stratégies économiques et sociales différentes, l’aide financière est plus réduite (c’était le cas de la Guinée Konakry de la période du Président Sékou Touré), on opte pour le chantage, les intimidations profitants des divisions ethniques internes, pour soutenir un groupe ethnique pour le pouvoir. Aussi, une déstabilisation médiatique respecte le rituel, dont les qualificatifs sont le plus souvent :
· homme dangereux
· Le dictateur
· L’homme fort etc.……
3) REFLEXION ET ANALYSE SUR LES DANGERS DE L’IMPERIALISME, DANS SES RAPPORTS NORD/SUD :
Les relations internationales et commerciales renvoient, aux interactions entre Etats, qui définissent leurs rapport bilatéraux ou multilatéraux. Ensuite, viennent se greffer aux Etats, de relations transnationales, dont les individus et les sociétés deviennent des sujets de la politique de la cité. Face au progrès et à la révolution de l’Internet, le monde devient de plus en plus étroit et il se constitue un autre type de relations transnationales, cette fois-ci, par des interactions entre les individus et les sociétés du monde. Cette démultiplication des relations transnationales, qui se construit sur l’espace mondiale peut constituer de groupes transnationaux, qui échapperont au contrôle des Etats, en exemple le terrorisme islamique.
C’est pourquoi, si l’on ne prend garde, les rapports Nord/Sud actuels, seront de nouvelles menaces contre la paix, tant que les pays riches du nord continueront à soutenir les dictatures africaines et la persistance du déséquilibre Nord/Sud. En effet, ces rapports qui n’échappent pas aux relations transnationales entre Etats, n’échapperont pas non plus aux relations transnationales entre les individus et les sociétés. Ces menaces sont de deux visages : Pression de flux d’immigration économique spontanée, massive avec son cortège de mafia multiforme d’une part & d’autre part, Affrontement de guérilléros ou de terroristes du sud, crises sociales dans certaines agglomérations des pays riches et vengeance contre les résidents et touristes occidentaux dans le sud.
Et pourtant, le candidat Nicolas Sarkozy, lors de la campagne présidentielle de 1997, nous avais promis « la rupture de la politique de la France ». Nicolas Sarkozy, le jour de sa victoire présidentielle avait prononcée : « Je serai aux côtés des femmes bulgares emprisonnées en Libye, je serai au côté de toutes les femmes du monde maltraitées, je serai au côté de tous les peuples opprimés ».
Lorsqu’il était encore Ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, affirmait au sujet de l’Afrique : « qu’il voulait la débarrasser des réseaux d’un autre temps, des émissaires officieux qui n’ont d’autres mandats que celui qu’ils s’inventent », et il continu : « le fonctionnement normal des institutions politiques et diplomatiques doit prévaloir sur des circuits officieux, qui ont fait tant de mal par le passé. Il faut définitivement tourner la page des complaisances, des secrets et des ambiguïtés », et promettait en cas d’arriver à l’Elysée : « de cesser de traiter indistinctement avec des démocraties et des dictatures ».
Le constat que nous pouvons faire aujourd’hui est simple: le « real politik » l’a remporté sur « la démocratie », sur « les droits de l’homme », sur « les femmes maltraitées dans le monde (en pays du golfe par exemple) » et sur « les peuples opprimés dans le monde (le Cabinda et la Casamance par exemple) », les Nations riches comme la France, sont plus soucieuses de conserver les intérêts économiques, que leurs apportent leurs firmes transnationales : Le discours du candidat Nicolas Sarkozy n’était qu’un leurre.
Pour apporter des propositions sur la problématique de la nouvelle forme de l’impérialisme, seule une politique volontariste de la Communauté internationale, en liaison avec les juridictions de compétence universelle, d’engager : La lutte internationale contre la criminalité économique internationale [2], contre la corruption internationale et contre les blanchissements de l’argent par les Etats voyous et les firmes transnationales dans les paradis fiscaux.
4) CONCLUSION
Ainsi développer, de façon simple et synthétique, la nouvelle forme de l’impérialisme adaptée à la mondialisation. La démocratie est une notion universelle, la mondialisation est une notion universelle, les Etats africains devraient pouvoir les intégrer sans problème, pour refuser les images, que la démocratie est un luxe, que la mondialisation est un luxe.
Je n’exclue pas les catastrophes qu’entraîne la mondialisation, la question centrale est de savoir, si l’ordre ancien qui était plein de réglementations différentes selon les Etats, où le protectionnisme et les surtout les énormes subventions des activités de pays riches, qui faussaient, largement, la concurrence des Etats faibles, étaient plus bénéfiques pour l’Afrique ?
La mondialisation est une réalité transnationale, le nouvel impérialisme trouve son passage en Afrique, non pas à cause de la mondialisation, mais, en réalité, à cause des faiblesses, à l’intérieur des Etats africains, telle : la division, le tribalisme les frustrations entre communautés ethniques, le manque de démocratie véritable etc.… font que nos Etats peuvent être, facilement, manipulés et désintégrés par l’impérialisme [3]. Le fédéralisme est le système qui répond mieux à ce genre des situations.
Depuis le 07 décembre 2007, se déroule à Lisbonne (Portugal) la 2ème rencontre Europe-Afrique, qui jettera de nouvelles bases de coopération et de développement, au moment où, la Chine semble s’installer durablement en Afrique, ce futur partenariat ne servira qu’à l’Europe, de combattre l’influence de la Chine sur le sol africain, ce futur partenariat ne pèsera pas contre la dictature, contre la mauvaise gouvernance, contre les peuples et les communautés opprimés. L’avenir du Continent africain reste entre les mains des combattants africains qui luttent, pour les libertés, pour le droit, pour les respect des communautés, enfin, pour les jeux équitables de la démocratie.
Auteur : Appolinaire Noël KOULAMA
Publication : 14 novembre 2007
Rubrique: Afrique-politique
Source : Africdossier.oldiblog.com
Note :
[1] Vous pouvez lire le blog: http://congobrazzavilleregimedictatorial.blogspot.com rubrique : « Politique » et le Titre : « Est ce la fin des titres de doyen des Chefs d’états africains ? ».
[2] Vous pouvez me lire dans : http://africdossier.oldiblog.com rubrique : « Politique » et le Titre : « L’Union Africaine (UA) devrait exiger des Nations Unies, la déclaration de crimes économiques et de délit de pillage ».
[3] Vous pouvez visualiser la vidéo suivante, sur le reportage sur l’ancien Président centrafricain, Jean-Bedel Bokassa, concernant les relations transnationales entre la France et la Centrafrique :
BOKASSA : Entrevue interdite 52 mn 25 déc. 2006
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