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ECHEC POLITIQUE : ET SI L’AFRIQUE REFUSAIT LA DEMOCRATIE ? (le 29/06/2008 à 13h25)
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La tendance à substituer la démocratie par la pyromanie se généralise sur notre continent. Est-ce un phénomène de type négroïde ou une manipulation blanche? Qui peut, et comment arrêter le cercle vicieux de ces élections onéreuses soldées par des affrontements sanglants pour finir avec un partage déréglé du pouvoir? A la condition que les africains actualisent leur conception de ce pouvoir et comprennent la défaite électorale et l’alternance politique comme des lois de la nature, la démocratie sera vaine sur le continent. Le projet des Etats-Unis d’Afrique, en conséquence, restera un vœu pieux, une fausse route, une grossière tromperie.
· Le président Mugabe promet la guerre à son peuple en cas de défaite à l’élection présidentielle. Le petit dictateur se croyant irremplaçable au Zimbabwe poussé, par la force brutale, son rival à un retrait de la course.
· Idriss Deby, en dépit des feux récurrents des rebelles sous ses fenêtres, s’accroche à un fauteuil présidentiel qu’il ne doit plus qu’à l’assistance française :
· Lansana Conté pense que la démocratie, c’est l’affaire des autres et que les guinéens doivent l’aimer jusqu’à l’idolâtrie ou mourir.
· Idem pour le burkinabé Compaoré, Omar Bongo.
· Paul Biya et peut-être Wade, eux, explorent ardemment les voies constitutionnelles de s’assurer que leur succession ne soit envisageable qu’à la manière togolaise.
· Au sujet justement du Togo, la Communauté Internationale, tout en veillant sur ce pays comme du lait sur le feu, retient son souffle, ne sachant pas le genre de spectacle qu’il lui réserve pour 2010.
· Toute la Corne de l’Afrique est assise sur la braise alors que dans les “monarchies” maghrébines, alternance politique ne semble pas avoir son équivalent en arabe.
Finalement, L’Afrique refuse t-elle la démocratie? Peut-elle s’en passer?
MUGABE, UNE PLAIE QUI REVELE LA TRAGEDIE AFRICAINE :
Les difficultés du Kényan, l’année dernière,à consolider sa stabilité politique et sa démocratie encore récemment citées en exemple n’ont rien de nouveau sur le continent. Les situations analogues sont légion. Au Nigeria, les élections générales de 2007 ont été ternies par des fraudes massives. Pourtant, il avait été espéré que ce géant d’Afrique qui avait inauguré,en 1991,une ère démocratique après de tumultueuses décennies de régime militaire, reste dans cette voie moderne de transfert de leadership au plan national.
Lorsqu’en décembre l’élection du président de l’ANC avait chassé de la tête du plus grand parti d’Afrique du Sud Tabo M’BEKI, l’homme qui a échoué de répondre aux attentes de son peuple,cette élection a fait venir un autre au caractère discutable et sur qui pèsent des soupçons de malversations financières. La succession de M’beki par ZUMA peut être perçue comme démocratique. Seulement, à voir le système sud-africain de l’après Mandela,il présente beaucoup plus des caractéristiques de parti unique;les élites de l’ANC (African National Congres), fort de la prédominance numérique sont entrain de mener le pays dans la mauvaise direction,amenuisant les immenses espoirs suscités par la fin de l’apartheid. Les récentes violences xénophobes commises sur les étrangers vivant en Afrique du Sud, violences face auxquelles le président M’beki a fait preuve d’une incompétence notoire,sont les effets de la décadence du système en place. L’Afrique du Sud est en passe de trahir ses obligations de puissances continentale.
Son voisin, le Zimbabwe est mis au ban de la Communauté Internationale. Le parti gouvernant, la ZANU, au pouvoir depuis 28 ans,avait,malgré l’échec partant de celui qui est passé du héro libérateur en dictateur meurtrier,donné à ce dernier carte blanche et consacré sa candidature. Les résultats du premier tour de l’élection qui a suivi n’ont jamais été proclamés en bonne et due forme. Ainsi l’a voulu l’hectogénaire qui fera arrêter ses opposants politiques engagés dans la course au second tour contre lui. N’est-ce pas une grande honte pour les peuples d’Afrique lorsqu’un de leurs dirigeants se déclare prêt pour la guerre en cas de défaite électorale? N’est-ce pas une pure moquerie à la démocratie que de faire croire que le peuple Zimbabwéen ait pu apporter son soutien à un président aussi brutal,qu’intolérant, et qui, de surcroît,l’a rendu misérable. Mugabe, pour sécuriser un second tour de la honte, a distribué voitures flambant neuves, tracteurs, maisons clés à main et liasses de billets de banque aux Chefs traditionnels, aux Chefs de la police et aux vétérans de guerre. Au même moment, les sympathisants de l’opposition sont, eux, empêchés par la force d’avoir accès à leur part de l’aide alimentaire internationale. Théoriquement, la démocratie empêche de tels abus tout comme elle empêche la militarisation abusive et irrationnelle d’un pays aux dépens de la production, génératrice de richesses. Pour cela elle fait peur.
SIMULATION : En Afrique, les périodes électorales sont celles des plus folles adversités interethniques et de crispation sociale. Pas de débats publics – l’arbre à palabre en était dans le bon vieux temps – sur les questions sociales, malgré l’existence, dans nos pays, de graves problèmes de santé, d’éducation, de sécurité alimentaire et de pauvreté.
Les campagnes électorales sont identiques, dans le fond et dans la forme. Les candidats débarquent en hélicoptère chez des populations qui ne reçoivent ces genres de visites qu’une fois tous les quatre ou cinq ans. Habillés en grands boubous brodés qui coûtent parfois jusqu’à mille dollars américains (l’équivalent de trois ans de salaires pour certains de leur compatriotes), ils trônent au podium pour suivre les Alléluias qui leur sont dédiés par des paysans vieillis de plusieurs années parce que malnutris et physiquement ruinés par l’usage de techniques agricoles traditionnelles. Après avoir écouté d’une oreille distraite ces populations hôtes, ils prononcent de vagues discours puis, quittent les lieux comme ils sont venus, brassant la poussière dans les pauvres visages vides d’espoirs pour un lendemain meilleur. Les élections se succèdent et se ressemblent. Des fois les messages délivrés par les différents candidats se limitent à des promesses (fausses) de construction de routes et d’hôpitaux ou encore d’écoles. Pas de déballage de projets de gouvernement viables, ni d’agenda d’exécution des urgences nationales. L’inexistence d’une feuille de route claire engendre, chez les nouveaux élus – ils sont très rares – ou nos éternels réélus, les improvisations qui sont généralement les causes premières des mandats présidentiels élastiques et sans fin en Afrique. On verra des Chefs d’Etats solliciter cinq ou dix ans supplémentaires après en avoir passés 15, 20, 25 à la tête de leurs pays .La répression sanglante vient comme riposte au refus des populations de céder au prolongement illégal ou immérité du mandat présidentiel. Ces populations sont alors traitées d’insoumises à l’autorité, de manipulées par l’extérieur, d’assoiffées de pouvoir ou accusées de trahison, d’atteinte a l’ordre public et à la sûreté de l’Etat.
TOUS DES « MUGABES » EN PUISSANCES :
La plupart de nos Chefs d’Etat sont de potentiels « mugissants », remplis de haines latentes contre leur peuple, beaucoup plus enclins à déclencher des conflits interethniques pour justifier leur maintien au pouvoir que de donner à manger à leurs administrés et de travailler pour la paix intérieure. Les exemples d’élections libres facilitant la transmission pacifique de l’autorité d’un leader à un autre – ce qui est la première base de la démocratie – sont rarissimes sur le continent. La manipulation des urnes, des citoyens, des caisses et de l’opinion internationale est la préoccupation dominante chez nos présidents, au détriment du pain,de l’eau et de l’électricité, bref, du minimum vital pour les populations.
C’est pourquoi, à la place de l’alternance que voulaient les Kényans, KIBAKI leur offrira une stupide guerre civile. C’est aussi pourquoi YAR’ADUA ne sera élu que par moins de 30% de l’électorat Nigérian. C’est enfin pourquoi sur les 48 pays de la partie subsaharienne du continent, seulement 5 ont connu des élections multipartites crédibles et sans bain de sang entre 1990 et 2004.Ce survol ne laisse pas entrevoir une réelle volonté de nos dirigeants à concevoir une démocratisation apaisée de l’Afrique.
La situation sociopolitique au Zimbabwe est trop sévère pour être ignorée. Qu’est-ce qui retient l’Amérique et l’Europe? Naturellement, Harare n’est pas assise sur du pétrole. Qu’est-ce qui retient l’ONU? Rien .Cette Organisation qui a toujours joué au médecin après la mort a un choix:ou, elle se contente de ces molles condamnations sans effet et disparaître,ou elle doit commencer par agir,pour gagner en crédibilité et exister. Que font les chefs d’Etat africains? Rien. Naturellement. Ils sont tous des « mugabes » ou presque.
CONCLUSION :
Finalement, doit-on avoir honte d’être Africain ?
Auteur : Epou KODJO (Oakdale, USA)
Publication : 30 juin 2008
Rubrique : Afrique-politique
Source : Epou KODJO (Oakdale, USA)
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ETAT D’URGENCE: SAUVONS L’AFRIQUE CENTRALE DE SA DERIVE MONARCHIQUE. (le 16/06/2008 à 00h54)
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Malgré les élans de démocratie en Afrique et dans le monde, l’Afrique continue de présenter aux yeux du monde, son incapacité de consolider la démocratie. Les élections sont le plus souvent une hécatombe de suspicions et de tensions politiques, les référendums populaires sont pratiquement inexistants, les droits des minorités sont bafoués quotidiennement. La Responsabilité à tous ces maux, est le blocage du consensus, la perpétuation de la dictature, qui sont, de toute évidence, les déterminatifs des ambitions de présidences à vie. Aspects de cette problématique développés par Appolinaire Noël KOULAMA.
1) ASPECT AMBITION : MOURIR AU POUVOIR
La volonté de mourir au pouvoir est affichée, quotidiennement, par les Chefs d’état, en Afrique centrale, il s’est dessiné un corridor de sécurité, qui permet de sécuriser tous les pouvoirs de cette région d’Afrique. La communauté internationale n’est pas dupe, de croire à une quelconque démocratie en Afrique centrale. En, effet, il a été constaté, qu’au point de vue sociologique, en ce qui concerne le poste du Président de la République, les peuples souverains, ont la tendance de vouloir changer un Président, malgré ses bonnes qualités, ceci est due : 1) par l’usure des pouvoirs et aussi, 2) simplement parce que la population en a lasse de voir les mêmes.
Le besoin de l’alternance est, aussi, sociologique, même si le jugement politique, économique, social ne peut être négligé. Par conséquent, d’emblée, l’alternance est un principe ou une donnée, inéluctable, et régulière dans une société démocratique. Ainsi, les Dictateurs qui s’accrochent au pouvoir, ne font que rendre les tensions politiques chroniques, rappelons le, elles sont liées entre l’envie du changement du coté du peuple souverain et l’envie de rester Président à vie, du coté des Dictateurs.
Dans ce sens, disons le clairement, il est insupportable de voir, la longévité au pouvoir des Présidents comme Omar Bongo (40 ans de pouvoir), Sassou-N’Guesso (25 ans de pouvoir), Idriss Deby (18 ans de pouvoir), Paul Biya (26 ans de pouvoir), La longévité au pouvoir ne peut pas être légitime et, décrit bien le signe réel de dictature que la Communauté internationale devrait prendre en compte, comme critère et injonction de la mauvaise gouvernance politique.
Mourir au pouvoir a un prix : entretenir une pression politique de domination, de contrôle, par le biais du pouvoir d’état.
· Comment expliquer les maintiens des modifications constitutionnelles, justement, avant que le dernier mandat arrive à terme, pendant que le peuple souverain manifeste sa désapprobation ?
· Comment expliquer, l’accord entre les Chefs d’états d’Afrique centrale, à Kinshasa, prohibant l’usage de coup d’état pour la prise de pouvoir par la force, alors que les mêmes se sont servis des coups d’état pour renverser les institutions établies de l’époque ?
· Comment expliquer, la militarisation autour des pouvoirs politiques, qui s’accompagne par des brutalités et des intimidations, alors que le but premier d’une armée est la défense de la nation et de son peuple ?
La stratégie fine en Afrique centrale est perceptible, entre ces Chefs d’état de démocrates véreux, c'est l’unité et le soutient mutuel tous azimuts, afin de rendre, difficile l’option militaire des éventuels rebelles, en vertus du corridor sécuritaire de leur alliance, ainsi, les frontières du Gabon, du Congo-Brazzaville, de la RDCongo, du Cameroun, du Tchad, du Centrafrique, du Cabinda (par l’Angola) sont ainsi réunies en une seule et par conséquent, aucun d’entre eux n’a intérêt de soutenir un démocrate du pays voisin, bien au contraire, le but est d’étouffer tout combattant de liberté, pour permettre l’existence du corridor de sécurité, qui garantirait leurs pouvoirs à vie.
On a bien vue le rôle joué par les Dictateurs Sassou N’Guesso et Omar Bongo, auprès de la Françafrique, pour sortir le Président Idriss Déby de la défaite en vue, lors du rezzou des rebelles tchadiens. Les exemples ne manquent pas : Dans l’enclave du Cabinda, pendant que les femmes cabindaises font les frais des viols et les droits de l’homme bafoués par une population civile traquée par l’armée angolaise, les Dictateurs des deux Congo traquent les indépendantistes FLEC et étouffent ainsi, la démocratie et le référendum que demande le peuple cabindais.
Il est donc, urgent, de sortir de cet état scandaleux, qui fausse les jeux de la démocratie, et, comment répondre à cette alliance de pouvoir à vie de nos dictateurs ?
Nous pensons, à une alliance entre les démocrates de l’Afrique centrale bien consolidée autour d’une association politique régionale regroupant les partis politiques de la région, autour des idéaux et des fondamentaux que nous défendons.
Nous pensons à des actions communes des diasporas de l’Afrique centrale réunies autour d’une plate forme politique commune, les avantage d’une telle association sera le nombre, l’unité, la représentation des sans voies, et l’écho international sera plus conséquent, avec des conséquences psychologiques dans le monde, que les peuples souverains veulent une alternance et ceci sera une illégitime d’avantage de ces régimes frauduleux qui ne pensent qu’aux présidences à vie.
2) ASPECT CONSEQUENCE : OBSTACLE AU PROGRES
L’obstacle au progrès, est une des conséquences défavorables à nos démocraties, en effet:
La dictature entraîne, la plus part des temps, à une Nomenklatura, en Afrique, cette nomenklatura, essentiellement, composée de membres mafieux du clan au pouvoir. C’est ainsi, les membres influents régnants autour de la tribu et du Clan du Président, se retrouvent, Chef de police, Chef des renseignements, Chef des armées, Directeurs centraux dans les entreprises étatiques, ET, aussi, à des postes, où la corruption enrichit exponentiellement les membres du Clan, comme le trésor public, les entreprises pétrolières, les entreprises de télécommunication, les entreprises de fourniture d’électricité, les douanes et les ports.
Pour y accéder à la mangeoire, les oppositions nombrilistes font allégeance au pouvoir à vie, souvent en total désaccord, avec la base de leurs militants qui attendaient à plus de lutte pour instaurer la démocratie, et, mettre fin au pouvoir à vie. Avec les oppositions incompétentes et muselées, il devient, difficile de croire et d’entrevoir tout changement salutaire, ce qui laisse la place, à un soulèvement populaire comme changement ou aux violences ethniques comme moyen. Dans la même perspective, les membres influents du Clan, ne voient pas de bon œil, tout changement démocratique légitime, honnête et propre, qui leur priverait, des marchés publics, des postes clés de la fonction publique et des sociétés d’état et autres monopoles qui les engraissent, même si 70% de la population vit sous le seuil de la pauvreté.
Dans ces conditions, les démocraties africaines de façade représentées par les Dictateurs, ne peuvent pas garantir d’être une source de paix, même si au niveau international, les dictateurs tentent de faire comprendre aux parias de la mondialisation et des investissements internationaux, d'un éventuel règne de paix. Les investisseurs internationaux ne sont pas dupes, ainsi, ils sont méfiants à tout investissement sur le continent. Les seules prises de risques sur les investissements, sont celles destinées aux exploitations des ressources minières, alors que l’Afrique a, énormément, besoin des investissements concernant les transferts de technologie, les industries de transformation et de production.
La stabilité politique ne peut être assurée, dès lors que les élections sont bidons, selon Anthony Bouthelier, Président délégué du Conseil Français des Investisseurs en Afrique (CIAN), lors d’une interview Philipe Bernard en juin 2008, répondait : « Tout entrepreneur gère des risques. Il a besoin d’une visibilité, qui dépend de l’existence d’un état de droit. Or 400 milliards de dollars US ont été détournés d’Afrique depuis 30 ans, selon l’ONU. Les entreprises étrangères sont les premières victimes de la corruption. Les Présidents prédateurs africains envoient leurs fortunes à l’étranger. Par cet acte, ils montrent qu’ils n’ont pas confiance à leurs propres pays, ils adressent un message très négatif aux investisseurs, soit : { on y va pas, c’est trop pourri }, pour ces raisons les africains sont peut-être en train de rater le coche. »
Les propos de Anthony Bouthelier résume bien, la psychose des investisseurs internationaux, il est donc, inadéquat de croire que les dirigeants africains travaillent pour leurs pays, car la meilleure façon de penser , avant tout, à son pays, avant de penser soi même, c’est déjà de respecter le peuple souverain (ce qui prohibe les comportements ignobles contre la volonté du peuple) et de faciliter les alternances, source importante pour contribuer à la confiance des investisseurs et au développement des pays.
Mourir au pouvoir à un coût économique financé par l’enrichissement illicite et par le budget de l’état :
· Dépenses colossales pour financer la cooptation des membres influents de la société (Rois, Chefs traditionnels, Musiciens, Evêques, Homme d’Affaire, Ecrivains etc.….), ou l’adhésion de ces derniers, par la corruption
· Dépenses colossales pour financer l’image internationale destinée à masquer la dictature et les réseaux mafieux pour bénéficier des soutiens extérieurs.
· Dépenses militaires à l’approche des échéances électorales, pour contenir les oppositions et les soulèvements populaires
Toutes ces dépenses qui permettent d’entretenir, les stratégies des « pouvoirs à vie » des dictateurs, pouvait être réinvesties autrement : Dans la construction et l’entretien des routes et des rues, dans la construction des écoles et des hôpitaux. Surtout, lorsqu’on sait que nos pays ont, largement besoin des structures pour l’amélioration du niveau de vie et du développement durable.
3) CONCLUSION :
Malgré l’avènement de la démocratie dans le continent africain, l’Afrique continue de conforter, elle même, à l’image des pays instables et peu sûrs, comme à l’époque des monopartismes. Il est nécessaire, d’appréhender qu’un régime dictatorial ne se résume pas seulement à un parti unique. L’Afrique est bien multipartite, et pourtant la dictature continue, pire encore, elle légitimée par des élections bidons, sous le silence coupable de la communauté internationale.
L’Afrique n’absorbera pas la confiance des investisseurs étrangers, tant que la démocratie ne sera pas consolidée et tant que l’alternance sera bafouée par le besoin des « présidences à vie », elle demeurera instable et fragile pour éviter des regains ethniques et de violences. Par conséquent, il y a tout lieu de croire, que les Dictateurs actuels au pouvoir, sont un affront au développement de la région d’Afrique centrale et doivent être jugés, par ailleurs, pour trahison nationale avec comme chef d’accusation : Méthode illicite de pratique de la démocratie, ayant occasionnée, la corruption, l’enrichissement illicite, des droits de l’homme bafoués, des troubles politiques, des morts, des sinistrés et ayant eu des impacts sur le développement.
Enfin, il faut construire l’unité des démocrates en Afrique centrale, tant aux niveau régional qu’au niveau de sa diaspora, dont le combat est l’installation de la démocratie dans la région, en ce sens, si la dictature tombe au Congo-Brazzaville, la nouvelle démocratie congolaise devra aider la démocratie gabonaise, à faire tomber la dictature gabonaise, et le contraire est aussi, vraie, si la dictature est déboulonnée en premier au Gabon, la nouvelle démocratie gabonaise devrait aider les autres démocrates à déboulonner les dictatures. Ces exemples s’étendent à tous les autres pays d’Afrique centrale, le Cameroun, le Tchad, le Centrafrique, la Guinée équatoriale, le Cabinda, la RDCongo etc.….
La confiance des investissements en Afrique centrale, sera beaucoup mieux assurée, avec la plus grande quiétude, dans une région débarrassée totalement de dictature et pour accompagner cette confiance, l’Afrique centrale doit aller plus loin dans l’unité, en travaillant ensemble : en matière de qualification de nos citoyens, en matière d’éducation nationale, en matière de recherche scientifique, en matière d’agriculture vivrière, en matière de la préservation de l’environnement, tout ceci pour notre développement et notre prospérité.
Un peuple avertit en vaut deux.
Auteur : Appolinaire Noël KOULAMA
Publication : 16 juin 2008
Rubrique : Afrique politique
Source : Africdossier.oldiblog.com
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FRANCE : LA FONCTION PRESIDENTIELLE LIMITEE A DEUX MANDATS, QUELLES CONSEQUENCES EN AFRIQUE ? (le 28/05/2008 à 14h02)
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Nous venons de recevoir, sur notre mail, un texte, portant éclaircissement, sensibilisation et conscientisation des africains, concernant les comportements des dirigeants africains, sur la fonction présidentielle à vie, par les modifications des constitutions. Et nous avons voulu, mettre, rapidement à votre disposition ce texte. Dans le souci qu’il corresponde à l’ensemble du monde africain francophone, nous avons pris le soin de le retoucher considérablement. Adaptation par Appolinaire Noël KOULAMA
Que diront maintenant nos dictateurs africains endurcis qui prenaient récemment exemple sur la France pour tenter de justifier leurs projets de modification de la Constitution qui limite le nombre de mandats présidentiels à 2. (Cf. interview de SASSOU dans J.A) ?
Feront-il encore une fois à l'opposé à la France comme certains qui avaient augmenté le mandat présidentiel à sept ans, parce qu’en France, il était de sept ans. Depuis quelques années, le mandat présidentiel français est passé à cinq ans, vont-ils décider de suivre la France pour cinq ans, comme ils l’avaient suivis pour sept ans ? That is a question !
En prenant exemple sur la France, il faut se rappeler que la France avait, finalement, choisi d'abondonner le septennat jugé trop long pour passer au quinquennat afin de mieux jouer le jeu de la démocratie en permettant une alternance plus rapide?
Ah! Pauvre Afrique. Les chefs d’état au pouvoir, ne veulent pas voir quelqu'un d'autre qu’eux et leurs familles gérer la manne des économies de rente, alors ils s'accrochent au pouvoir. Mais malheureusement pour eux, ils ne pourront jamais repousser la date de leurs morts qui les enverront directement en enfer où l'attendent impatiemment Lucifer et les autres pour le plus grand bonheur des africains. Eh! oui, ainsi va la vie. Toute chose a une vie et on a beau en repousser l'échéance, cela ne changera rien.
RAPPEL :
Le Président Abdou DIOUF, alors qu’il était candidat à sa propre succession, avait modifié à son époque, la constitution sénégalaise, pour la faire passer de 5 ans à 7 ans comme en France qui était son exemple pour remplir complètement une mission présidentielle.
Dans la même logique que le Président Abdou DIOUF, le Dictateur Sassou N’Guesso, après le succès de son coup d’état, décide de prolonger la durée de mandat à 7 ans au lieu de 5 ans tel que le prévoyait la constitution consensuelle de la Conférence Nationale Souveraine de 1992, toujours en prenant exemple sur la France.
Le Président Paul BIYA du Cameroun vient de lever, unilatéralement, l’ambiguïté sur la possible modification de la constitution, modification qui sera opérée avec l’aide de son assemblée croupion à sa botte.
Le Président congolais Sassou N’Guesso, lors de son interview sur « Jeune Afrique » affirme que : « la limitation du mandat présidentiel, n’est pas conforme à la démocratie, un Président doit rester au pouvoir, aussi longtemps que le peuple le voudra ».
Les Présidents Omar Bongo du Gabon, Idriss Deby du Tchad, Bozizé de Centrafrique, sont tous sur la même longueur d’onde.
CONCLUSION :
Africdossier & Infopagecongo dénoncent, depuis longtemps, la copie à tout va sur la France, que ce soit, la copie sur la constitution que sur la manière d’aborder notre développement et notre nation, pour que prime le bon sens , et moderniser notre vision sur la cité.
Rappelons-nous :
· La diminution sur la durée du mandat présidentiel et de sa limitation, permet au peuple souverain de faire vivre la démocratie, afin que soit détecté des nouvelles compétences possibles pour conduire la destinée du pays
· Une durée longue du pouvoir use le pouvoir, le pouvoir devient monarchique, éloigné de la réalité ou des besoins nécessaires pour le pays, et au bout compromet au développement de nos pays. Et l’Afrique a vécu ce cas, depuis les indépendances, on n’a pas donné la chance aux nouvelles compétences méritantes pour conduire notre destinée.
Adaptation par : Appolinaire Noël KOULAMA
Publication : 28 mai 2008
Rubrique : Afrique-politique
Source : voxhumana@club-internet.fr
Note :
Lire ci-après:
FRANCE : La LOI SUR LA REFORME DU MANDAT PRESIDENTIEL
Les députés sont entrés jeudi dans le vif du sujet sur la réforme des institutions dont ils ont adopté, dans la nuit, trois mesures phares : le referendum d’initiative populaire, l’interdiction pour un président de la République d’exercer plus de deux mandats consécutifs et le contrôle du Parlement sur certaines nominations présidentielles.
Par scrutin public, les députés ont adopté, par 113 voix contre 10 (UMP) et avec l’accord de Rachida Dati (Justice), une série d’amendements similaires déposés par les cinq groupes de l’Assemblée, UMP, SRC (PS et Radicaux de Gauche), Nouveau Centre (NC) et GDR (PCF et Verts).
Un référendum peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenu par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales, prévoit le texte adopté.
Non prévu dans le projet de loi, cette disposition, réclamée de longue date par la gauche, avait été proposée par le comité Balladur. En début de semaine, le Premier ministre François Fillon s’y était déclaré favorable.
Auparavant les députés avaient entériné l’interdiction faite au président de la République d’effectuer plus de 2 mandats consécutifs.
"Nul ne peut être élu plus de deux fois consécutivement", prévoit le texte voté à l’unanimité dans la version proposée par les députés Radicaux de gauche.
En revanche les députés ont refusé, à une très large majorité, droite et gauche confondues, d’inscrire dans la Constitution un nombre maximal de membres du gouvernement, une mesure demandée par l’Elysée.
Ils ont par ailleurs instauré un droit de veto des parlementaires, à une majorité qualifiée des 3/5èmes des commissions, sur les nominations les plus importantes du chef de l’Etat.
Toutes ces mesures ont totalement été réécrites par rapport au projet gouvernemental, dans la perspective d’un compromis avec le NC et le PS, dont l’adhésion, ou du moins la neutralité, est indispensable au vote de la réforme, par le Parlement réuni en congrès.
Mais après le rejet des textes socialiste visant à décompter le temps de parole audiovisuelle du chef de l’Etat, et à modifier le mode de scrutin au Sénat, deux préalables du PS à un vote positif, Jean-Marc Ayrault (PS) a vu "deux signes négatifs.
Dix-sept députés socialistes de diverses sensibilités ont pourtant signé, dans une tribune publiée dans Le Monde daté de vendredi, un appel en faveur de la réforme.
Cependant, dans l’hémicycle ou les couloirs, plusieurs élus PS s’appliquaient à en minimiser la portée.
Le jugeant prématuré, ils ont réaffirmé que le groupe resterait uni lors du vote et que la position ne serait tranchée qu’au terme de l’examen en première lecture.
"Pour le moment, la récolte est bien maigre", a déploré M. Montebourg laissant envisager qu’à défaut de nouvelles avancées, le vote pourrait être négatif.
Les socialistes attendent de nouveaux gestes au Sénat où "un dialogue constructif s’est engagé" entre le groupe PS et le rapporteur UMP du texte, a fait savoir le chef de file des sénateurs socialistes, Jean-Pierre Bel.
Roger Karoutchi (Parlement) s’est gardé de crier victoire sur le soutien d’élus PS. "Nous voulons convaincre, pas seulement 17, mais l’ensemble du groupe PS, que cela vaut le coup de prendre tout ce qui est sur la table", a-t-il déclaré.
Il a précisé que le gouvernement ferait d’autres "avancées sur les droits de l’opposition, sur le droit d’amendement, sur le référendum d’initiative populaire".
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AFRIQUE FRANCOPHONE : UN VERITABLE BOURBIER D’UNE FRANCAFRIQUE ENLISEE. (le 30/04/2008 à 16h01)
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Pour atteindre ses promesses électorales : Pouvoir d’achat, Dettes, Croissance, Chômage, Service à ses amis riches sous forme des contrats à l'étranger etc.…, Nicolas Sarkozy fait allégeance au « Réal politik ». Depuis, il est, sans précédent, de voir la diplomatie française s’enliser en Afrique, le nouveau discours de Nicolas Sarkozy en Tunisie et la mutation de Jean Marie Bockel de la coopération sont les preuves, Eh ! oui nos amis de la françafrique ont la peau très dure. En même temps, les mécontentements en Afrique prennent de plus en plus de pans entiers, soit : l’indignation, le dégoût, la révolte etc.… Développement par Appolinaire Noël KOULAMA.

1) SARKOZY INDIGNE LES AFRICAINS :
En présentant ses vœux de fin d’année au français, le Président français ne dévoile pas sa politique africaine, et dernièrement, lors de l’interview réalisée par les grandes chaînes de télévision françaises, à l’Elysée, nous pouvons déplorer le manque de question sur la promesse de Nicolas Sarkozy sur sa politique africaine. Mais, de jour en jour, le vrai visage africain de Nicolas Sarkozy se dévoile
A chaque fois, force est de voir le Président français, tenir un comportement humble dans les pays anglophones (en référence de sa dernière visite en Afrique du sud), mais par contre dans les pays francophones, de comportements truffés d’arrogance, de dénigrement et d’humiliation des peuples africains, pendant qu’il chouchoute les dictateurs francophones.
Lors de son périple africain du Sénégal, Nicolas Sarkozy évoque : « L’Afrique n’est pas assez entrée dans l’histoire……. », En Afrique du sud, il calme le jeu, en disant : « La France n’a pas pour vocation de demeurer un gendarme en Afrique et tous les accords de défense seront renégociés ».
Actuellement, en Tunisie, en voyage d’état, Nicolas Sarkozy accompagné, pour la circonstance, des hommes d’affaires et de Ramada Yade, Secrétaire aux droits de l’homme, évoque les questions de droit de l’homme en Tunisie : C’est le satisfecit attribué lundi 17 mai 2008, au soir, par Nicolas Sarkozy au président tunisien Zine El Abidine Ben Ali sur le terrain des droits de l'Homme qui a suscité la polémique, aussi bien en France qu'en Tunisie : « L'espace des libertés progresse en Tunisie » avait-il jugé devant son hôte, assurant ne pas vouloir s'ériger en donneur de leçons.
La colère des démocrates, des défenseurs des droits de l’homme et des droits de la femme, ne s’est pas faite attendre, pour un peuple sous l’une des dictatures les plus féroces du Maghreb. Monsieur Mokhtar Trifi Président de la ligue tunisienne des droits de l’homme a regretté les propos du président français Nicolas Sarkozy. Et pour couronner le tout, Ramada Yade, la Secrétaire aux droits de l’homme, annule le rendez-vous prévu avec l'Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD), regrette sa présidente Mme Cherif.
Monsieur Nicolas Sarkozy, joue toujours la même carte, celle de privilégier les intérêts économiques français, au détriment de la bonne gouvernance et des droits de l’homme en Afrique francophone. Son réal politik n’est qu’une priorité au commerce, à l’économie, à l’aménagement des dictateurs africains, et heurte ainsi, l’indignation et la sensibilité du peuple africain francophone. On peut resumer, qu’en Afrique, la France n’est plus défenseuse des valeurs Selon Madame Khadija , (Militante des droits de l’Homme et présidente d’une ONG féministe), à l’AFP : « même s’il ne s’agissait pas de donner des leçons de démocratie, mais, devrait, au moins, reconnaître la réalité en Tunisie ».
2) LE NO MANS’LAND DE LA FRANCAFRIQUE :
Les années à venir s’annoncent dures pour les démocrates africains contre la Françafrique, des manifestations contre la fin et contre les tripatouillages constitutionnels et électoraux seront attendus, dans les mois à venir, au nom de « Trop c’est trop ». Selon l’ancien premier ministre français Michel Rocard, dans une interview du journal les Afriques n°16 du jeudi 14 février 2008, « La Françafrique m’a empoisonné la vie. J’ai parfois tenté d’empoisonner la sienne, mais elle a la vie dure… », En voici des exemples :
· Au Tchad, après l’attaque rebelle du 03 février 2008, Idriss Deby aidé par la France, prend le contrôle de N’Djamena et les opposants démocratiques (non armés) sont laminés au silence par des intimidations et des arrestations gratuites au bon vouloir de Idriss Deby.
· Au Congo-Brazzaville, le dictateur Président Sassou N’Guesso, arrivé au pouvoir avec l’aide de la France, par les intermédiaires des mercenaires africains : houtous rwandais, centrafricains, tchadiens, et l’armée angolaise, a malicieusement taillé sur mesure sa constitution, dont certains passages sont un affront à la démocratie, actuellement les élections locales sont poussées à une échéance encore inconnue et une incertitude demeure encore en 2009, sur l’installation d’une Commission Electorale Indépendante comme l’a toujours demandé l’opposition et que le régime putschiste de Sassou N’Guesso l’a toujours rejeté. A l’heure actuelle, ce régime veut modifier l’article constitutionnel qui limite à 2 septennats les mandats présidentiels.
· Au Cameroun, le Dictateur Président Paul Biya, après avoir évincé, par trahison, sans effusion de sang, l’ancien Président Ahidjo, sous les prétextes que son état de santé ne pouvait plus lui permettre de conduire la destinée du pays, vient de réprimer, violemment, une manifestation au Cameroun. Manifestation contre l’augmentation du coût de la vie chère et de la prétendue modification de la constitution par le Dictateur Paul Biya. A 75 ans actuellement, Paul Biya qui a fêté ses 25 ans du pouvoir le 6 novembre 2007, veut modifier la constitution, pour briguer un autre mandat dans 3 ans (en 2011), il aura bien entendu 78 ans. A l’heure actuelle, il vient de confirmer qu’une modification constitutionnelle de la limitation de mandats présidentiels, sera soumise au parlement qui lui est acquis, suite à de nombreuses fraudes électorales.
· Au Centrafrique, le Général BOZIZE est arrivé au pouvoir, au moyen d’un coup d’état, entend suivre la même voie que son voisin Paul Biya, celle de la révision constitutionnelle de la loi fondamentale de décembre 2004. Pendant que ce projet est discuté entre les membres de la majorité présidentielle, l’opposition se trouve en pied de guerre contre le toilettage de la constitution.
· Au Burkina Faso, le Dictateur Président Blaise Compaoré, né le 03 février 1951 à Ouagadougou (anciennement Haute-Volta) a fondé son pouvoir sur la tyrannie, on y recense le massacre ou les disparitions de nombreux opposants et des journalistes, aussi, toutes manifestations en sa défaveur ou déstabilisant son régime sont, durement, réprimées.
· Au Gabon, le Dictateur Président Omar Bongo, né le 30 décembre 1935, il est sans conteste, le doyen des Chef d’états africains, vice président du Gabon de ‘ancien président gabonais Léon M’ba et devient Président du Gabon, après la mort de Léon M’ba, depuis 1967. Il prépare son pouvoir à vie et son fils, Ali Bongo, à sa succession, après sa mort. Il est aussi le doyen de la françafrique et l'un des Conseillers de Nicolas Sarkozy sur l'Afrique.
· En Tunisie, Monsieur Zine El Abidine Ben Ali, est né le 03 septembre 1936 à Hammam Sousse en Tunisie, il prend le pouvoir le 07 novembre 1987 au matin, par le biais d’un coup d’état, où il dépose l’ancien président Habib Bourguiba, pour des raisons médicales en se servant de la constitution et des actes médicaux. Ces actes médicaux ont été rédigé par 7 médecins convoqués de nuit par Zine El Abidine Ben Ali , à son ministère de l’intérieur. A l’heure actuelle, il a imposé des restrictions sévères aux opposants : interdiction aux radios et télévisions d’émettre jusqu’à l’étranger, interdiction à l’opposition d’imprimer ou de publier son programme. 21 ans après son accession au pouvoir, se représentera pour un énième mandat à la présidentielle de 2009, en maintenant les conditions ci-dessus, à l’élection de 2009, il sera le candidat.
3) QUI DIRIGE LA FRANCAFRIQUE AUJOURD’HUI ?
La françafrique est un système mafieux qui protège les intérêts du peuple français et les intérêts des chef d’état africains, au grand dam des intérêts du peuple africain.
A la tête de la diplomatie françafricaine de France, se superpose 4 mains : le Président de la république : Nicolas Sarkozy, le Ministre des affaires étrangères : Bernard Kouchner avec sa politique de civilisation, Claude Guéant, le Secrétaire général de l’Elysée ( qui est le nouveau Monsieur Afrique) ayant obtenu la tête de Jean Marie Bockel, pour le ministère de la Défense, chargé des anciens combattants, Et enfin, le nouveau ministre de coopération Alain Joyandet, ( c’est l’un des accompagnateurs au Gabon du Secrétaire de l’Elysée en mission pour la Françafrique ).
Il existe aussi, du côté de la diplomatie françafricaine de l’Afrique, des poids forts comme : Omar Bongo un des doyens et respecté de la Françafrique, Denis Sassou N’Guesso le défenseur et le protecteur des intérêts de la françafrique (confère à ses rôles joués : Lors de la crise ivoirienne, en respectant sans scrupule, les vœux de l’ancien président jaques Chirac, pendant sa présidence de l’Union Africaine. Enfin, dans la dernière crise du Tchad, en sollicitant directement l’aide matérielle à SArkozy pour Idriss Déby). On y trouve aussi : Paul Biya du Cameroun, Bozizé du Centrafrique, Idriss déby du Tchad, etc...
D’après le journal « Le Canard enchaîné » du mercredi 20 février 2008 - page 3 : « A la demande de l’Élysée, le chef du personnel des Affaires étrangères, Xavier Driencourt, vient d’adresser un télégramme aux ambassades et consulats de France. Pour leur annoncer que plusieurs grands services du Quai allaient changer de patrons avant que Sarkozy n’occupe, en juillet 2008, la présidence de l’Union Européenne (UE). Notamment les directions des secteurs suivants: Afrique, Europe, Asie, Amérique, Affaires stratégiques, etc.… ». Un coup de balais sans précédent, à partir duquel, il faut, ajouter à la liste ci-dessus, de voir nommer à ces postes des sarkozystes et des françafricanistes confirmés, pour appliquer une politique plus atlantiste pour les uns et plus françafricaine pour les autres.
4) CONCLUSION:
La Françafrique doit savoir, que : « la constitution n’est pas un paillasson que l’on doit changer tout le temps, lorsque les amis de la françafrique arrivent en fin de mandats », selon le centrafricain Adrien Serges Poussou.
La Françafrique doit savoir, que : « Seules des commissions électorales consensuelles, permettent au mieux les élections propres et évitent, par conséquent, les affrontements intercommunautaires » pour éviter les mêmes scénarios que le kenya.
La Françafrique doit savoir, que : « qu’on ne peut pas duper les peuples à vie, même avec la solidité et la solidarité de ses membres mafieux qui violent l’Afrique, il arrivera que, les peuples d’Afrique ne supporteront plus à être colonisés via les potentats locaux ».
La Françafrique doit savoir, que : « le monde est en pleine mutation, ainsi, l’Afrique n’en échappe pas, au contraire l’attitude actuelle de la France, arrange les américains qui sont en osmose avec les peuples africains ».
Auteur : Appolinaire Noël KOULAMA
Publication : 30 avril 2008
Rubrique : Afrique-politique
Source : Africdossier.oldiblog.com
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DECOLONISATION & COOPERATION : LORSQUE L’ANGLETERRE DEVANCE LA FRANCE DE PLUSIEURS PAS. (le 14/04/2008 à 01h02)
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L’Angleterre et la France sont les deux pays qui possèdent le plus, d’anciennes colonies dans le continent africain. Pour de nombreux observateurs du continent, l’Afrique anglo-saxonne reste différente et plus émancipée, que l’Afrique francophone sur les plans de l’indépendance et la mentalité politique. Appolinaire Noël KOULAMA apporte sa réflexion sur les différences culturelles dans les approches politiques, entre les deux espaces linguistiques, à ce moment précis, où la rupture annoncée par Sarkozy demeure un leurre.
1) L’ANGLETERRE : DE LA COLONISATION A L’EMANCIPATION DES COLONIES :
Comment fonctionne l’espace politique anglophone ?
Autour de l’Angleterre, on trouve une organisation intergouvernementale de 153 pays membres, avec une constitution qui est adoptée par les pays membres : C’est le Commonwealth. De ce fait, tout pays en marge de cette constitution est exclue de l’organisation.
En exemple, le Pakistan avait été suspendu du Commonwealth, après un ultimatum, portant, sur la levée d’urgence décrétée le 03 novembre 2007, par le Président pakistanais Pervez Mousharraf, à la veille d’un sommet à Kampala. Cette suspension tenait lieu, jusqu’à la « restauration de la démocratie et de l’autorité de la loi dans ce pays », l’on pouvait entendre, même, de cette déclaration : le reproche sur la violation flagrante de la déclaration de Harare 1991 par Pervez Mousharraf.
La fermeté du Commonwealth n’est pas à ses débuts, en effet, le Pakistan de Monsieur Pervez Mousharraf, avait déjà été suspendu pendant 5 ans, à l’issue du coup d’état de ce dernier, qui lui avait permis d’accéder au pouvoir. La participation du Nigeria avait été suspendue, en novembre 1995, à la suite de l’exécution de Monsieur Ken Saro Wiwa, toujours sur le même reproche, sur la violation flagrante de la déclaration de Harare 1991, adoptée par les pays membres du commonwealth.
Or si les suspensions paraissent symboliques dans la forme, mais dans le fond, elle prive les Etats à participer aux activités politiques, économiques, sociales et culturelles, et des programmes d’aide de Coopération avec le Commonwealth.
Le Groupe ministériel d’Action du Commonwealth est composé de 9 pays : Grande-Bretagne, Malaisie, Malte, Papouasie Nouvelle-Guinée, Sainte-Lucie, Sri Lanka et Tanzanie, et qui traitent des violations graves aux principes de l’organisation, de la déclaration de Harare 1991. Dans le Groupe ministériel d’Action du Commonwealth, les 9 Etats jouissent des mêmes prérogatives que l’Angleterre et toute décision est prise à la majorité absolue. De plus, l’Angleterre dans sa généralité n’a pas de poids politique, juridique et économique plus que d’autres pays, au sein de toute l’organisation, ce qui lui limite un peu plus toute velléité de néo-colonisation et favorise l’émancipation politique.
Quelles peuvent être certaines causes aux origines de cette politique ?
Pour mieux comprendre la culture politique de l’Angleterre, sur « la liberté », il faut remonter sur l’histoire de ce peuple, en s’appuyant sur des moments forts de rapports politiques entre l’Angleterre et ses anciennes colonies :
L’Angleterre après avoir influencé ses anciennes colonies, va, elle même, être influencée, par l’évolution positive de ses anciennes colonies d’Amérique, peuplées pour la plus part, des émigrés qui avaient quitté l’Angleterre pour des raisons religieuses. Ces anciennes colonies anglaises d’Amérique seront en tête concernant l’évolution sur la liberté et sur des droits humains fondamentaux (Il nous faut pas oublier, que la première déclaration les droits de l’homme de l’époque moderne, est celle de l’Etat de Virginie, écrite par Georges Mason et adoptée par la convention de Virginie le 12 juin 1776), en même temps, ces anciennes colonies anglaises d’Amérique conservent la reconnaissance de la couronne royale d’Elisabeth II, Ainsi, les gouverneurs étaient nommés par la reine.
Or, l’histoire de l’Angleterre était faite, très souvent, de collision, de dialogue, de négociation et de conflits armés, avec ses anciennes colonies d’Amérique, en proie à des luttes constitutionnelles, des luttes fiscales et des luttes pour l’indépendance. Finalement, l’indépendance des colonies (actuels Etats-Unis) survient le 04 juillet 1776, date de la déclaration de l’indépendance par le congrès et de la rupture définitive avec l’Angleterre.
Cependant, malgré cette rupture, la reine d’Angleterre restait le symbole des colonies, et par conséquent, le pays entretenait de relations étroites avec ses anciennes colonies d’Amérique, qui étaient, bien, avancées, pour l’époque, en terme de libertés et des droits fondamentaux. De l’interaction entre ces 2 mondes, prendra naissance d’une culture anglo-saxonne d’affranchir et du respect de la liberté des colonies, comme le bénéficieront, plus tard, par exemple, dans les caraïbes, les îles anglaises comme la Jamaïque, les Bahamas après leurs indépendances, malgré leurs appartenances à la couronne royale, Et à l’inverse les îles françaises comme la Guadeloupe, la Martinique qui continuent à demeurer dépendantes de la France.
N’oublions, surtout, pas, que l’Angleterre est le pays qui a, le plus, possédé, de colonies dans le monde et les plus importantes, n’étaient pas forcément, celles d’Afrique, on peut citer à travers le monde : l’Inde, l’Australie qui jouissent de totale liberté, tout comme, les moins importantes : les îles anglophones de la région des caraïbes.
2) LA FRANCE : DE LA COLONISATION A LA SOUMISSION DES COLONIES :
Comment fonctionne l’espace politique francophone ?
Autour de la France s’articule deux institutions, l’Organisation de la francophonie (OIF) et la coopération France-Afrique (françafrique selon le concept péjoratif de Xavier Verschave),
Surtout ne confondant pas : la « francophonie » qui est un concept inventé par Onésime Reclus en 1871 et largement popularisé par Léopold Sédar Senghor, ET « l’OIF », qui est une institution politique, économique et culturelle des pays membres et des communautés, ayant la pratique de langue française.
Par ailleurs, le terme de la France-Afrique a été prononcée pour la première fois en 1955, par l’ancien Président Ivoirien Félix Houphouët-Boigny, qui expliquait par cette expression, ses bonnes relations avec la France coloniale, alors qu’il était député ivoirien à l’Assemblée nationale à Paris.
Pendant les réunions de l’Organisation Internationale de la francophonie (OIF), après la consécration aux débats sur l’ordre du jour, lors du sommet ou de la rencontre, une partie de la discussion se tournait, vers les échanges à la politique internationale. C’est ainsi, en ce qui concerne notre continent, les sommets de l’OIF, après les débats sur l’ordre du jour se penchaient sur les crises en cours en Afrique, ce qui est normal pour une institution de ce genre, mais, l’adoption des déclarations étaient imposées par la France et suivies par ses Etats satellites africains, idem pour les sommets France-Afrique.
Comme nous signalons plus haut, s’articule autour de la France, deux institutions majeures avec l’Afrique, les sommets de l’OIF et les sommets de la France-Afrique. Une différence tout de même par rapport au passé, actuellement l’OIF a un secrétaire et les sommets de la France-Afrique sont élargis aux pays anglophones et lusophones africains. Malgré cette relative évolution, la position de la France reste très prépondérante envers les pays africains francophones. Les positions de la France sont en fonction des locataires de l’Elysée : L’ancien président français François Mitterrand encourage aux installations démocratiques et son message sera suivi des faits par les Etats francophones, mais quand arrive Jacques Chirac à l’Elysée, le message devient différent de son prédécesseur, en effet, il n’est plus question d’inciter aux installations des démocraties et l’on encourage les pouvoirs forts.
La place prépondérante qu’occupe la France dans ces institutions contredit, le bon sens qui veut, qu’une déclaration ou (une décision) soit établie à la majorité absolue d’une commission composée des Etats membres. Ces décisions unilatérales, qui ne sont pas de nature à heurter la sensibilité des Chefs d’Etats africains crapuleux trouvent, facilement, leur satisfecit. Cette position prépondérante de la France dans l’organisation Internationale de la Francophonie et des sommets France-Afrique, avait contraint, le Président ivoirien Laurent Gbagbo de boycotter par son absence, le sommet de l’OIF de Wagadougou au Burkina-Faso, pendant la crise de la côte d’Ivoire, car le président ivoirien ne s’était pas trompé que le sommet de l’OIF = la volonté de la France et soumission des Etats africains sur la position française sur la crise ivoirienne.
Quelles sont les origines de cette soumission politique ?
L’ancien président français, le Général De Gaulle accepte le principe de la décolonisation, (qui était sa promesse, conditionnée par la participation des Africains de colonies françaises dans la seconde guerre mondiale), mais cette décolonisation s’avérera plus tard à un principe de contrainte et de soumission bien élaborée, en effet, les relations politiques et commerciales avec ses anciennes colonies, comme l’Angleterre, seront très différentes.
Concernant les relations entre la France et ses anciennes colonies, elles seront fondées sur le principe des réseaux opaques, organisés par Monsieur Jacques Foccart (aussi appelé Monsieur Afrique), à la demande du Général De Gaulle. Ainsi, avec ces réseaux, la France via ses valets locaux à la tête des Etats africains, peut désormais pouvoir plus facilement, la restructuration et la déstructuration des pouvoirs qui se démarquent de sa politique. Ainsi la diplomatie peut se faire entendre, facilement, par les Etats africains, qui s’alignent systématiquement, sur la diplomatie française aux Nations-Unies.
En cela, la France peut se prévaloir d’un précarré dans le continent et à travers le monde, ou s’y trouve d’autres colonies et anciennes colonies. Finalement, cette position stratégique requiert à la France, aux Nations-Unies, une position de puissance d’influence mondiale, en plus de sa possession de l’arme nucléaire.
La conséquence de ces relations dans le temps, sera l’enlisement en Afrique d’une politique gênante, mais qui arrange les régimes français et les régimes dictatoriaux africains. Tandis que l’Angleterre, dans ses nouvelles relations avec l’Afrique paraît comme « un observateur » Et, avec la France, comme, à la fois « un juge » et « un policier ».
En ce qui concerne la françafrique, les différentes coopérations n’ont jamais été suspendues aux pays crapuleux et aucune déclaration de sanction, contre les Chefs d’Etat, qui ne respectent pas les principes élémentaires de la démocratie, mais au contraire, apporte sa caution aux Chefs d’Etats crapuleux : un véritable encouragement de la France à la délinquance politique et financière des Etats voyous membres, dont les détournements alimentent les Chef d’Etats africains et réalimentent les réseaux politiques en France.
Rappelons, surtout, que la France ne possédait pas de colonies à travers le monde, autant que l’Angleterre, cependant, les plus importantes, sont celles d’Afrique, au regard, de l’histoire de sa politique de colonisation, de ses investissements et du poids africain, qu’elle compte se servir, du point de vue politique et économique, pour peser, à l’époque, aux Nations Unies, comme une « Grande Nation » et aussi faire de ses anciennes colonies, comme une chasse gardée.
3) QUELQUES POINTS DIVERGENTS ENTRE LES 2 METHODES:
Le Commonwealth ressemble, beaucoup dans sa composition à la francophonie, les deux institutions regroupent en leurs seins, des pays totalement ou partiellement anglophones pour le Commonwealth et francophones, à la fois, pour l’OIF et la Françafrique.
Les deux espaces linguistiques sont le produit du partage des frontières de l’Afrique, lors de la conférence de Berlin de 1885, à l’invitation du Chancelier allemand Otto Eduard Leopold von Bismarck, qui anticipait une guerre de territoire entre européens en Afrique, et qui inaugurera, entre autre, une colonisation séparée par les frontières, entre les puissances coloniales européennes en Afrique. Nous allons, donc, fondé notre étude de comparaison, en observant les attitudes des uns et des autres, à partir institutions politiques fondées de ces deux espaces linguistiques :
A la fin de la colonisation, l’Angleterre se retire totalement, mais conserve de bonnes relations politiques et commerciales avec ses anciennes colonies, ce qui jusque là n’est anormal. Tandis que la France s’y maintient en créant les réseaux pour asservir ces anciennes colonies d’Afrique. Ces réseaux sont protégés par des accords de défense signés entre la France et certains Etats africains, Accords qui préservent les dictateurs de pays membres africains.
L’institution du Commonwealth est constituée d’un « Groupe ministériel d’Action du Commonwealth », composé de 9 pays qui veillent aux observations du respect de la déclaration de Harare de 1991, pour sanctionner les dictateurs de pays membres qui violent les règles, par suspension de participation et de toute aide. Par contre, avec les sommets de la France-Afrique et de l’OIF, la France est le seul maître à bord qui prend ces décisions, que suivent les dictateurs crapuleux, corrompus et soumis des pays membres africains, et l’aide au développement n’est ni suspendu, ni conditionné en fonction du respect des valeurs de droits de l’homme, de la démocratie et de la bonne gouvernance.
4) CONCLUSION :
Deux méthodes, deux approches différentes sur les rapports entre la France et l’Angleterre en Afrique, avec pour résultante :
· L’enlisement de la France dans les crises en Afrique, alors que l’Angleterre se trouve à l’abris de ces enlisements.
· Une France qui veille au précarré, avec comme moyen, le trésor public français dans la zone franc, et par conséquent, une Afrique francophone frileuse avec d’autres partenaires économiques, alors que l’Afrique anglophone est plus ouverte à n’importe quels partenaires.
· Un désamour de la France grandissant en Afrique francophone et perçu simultanément, en Afrique anglophone, comme l’un des derniers colonisateurs, avec ses conséquences désastreuses, lors de ses soubresauts dans le Tchad du Dictateur Idriss Deby Itno.
· Au niveaux des Etats africains et des îles des caraïbes, une émancipation politique nette et une avancée considérable des Etats et îles anglophones, en général, par rapport aux Etats et îles francophones, réduit en enfantillage et assistés.
Auteur : Appolinaire Noël KOULAMA
Publication : 14 avril 2008
Rubrique : Afrique politique
Source : Africdossier.oldiblog.com
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