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  Créer son blog KaZeo     Créer un blog gratuit Mardi 18 juin 2013   St Léonce  
Africdossier
 

puce Sommaire des articles de cette rubrique

   

puce ECHEC POLITIQUE : ET SI L’AFRIQUE REFUSAIT LA DEMOCRATIE ? (le 29/06/2008 à 13h25)

 

  

La tendance à substituer la démocratie par la pyromanie se généralise sur notre continent. Est-ce un phénomène de type négroïde ou une manipulation blanche? Qui peut, et comment arrêter le cercle vicieux de ces élections onéreuses soldées par des affrontements sanglants pour finir avec un partage déréglé du pouvoir? A la condition que les africains actualisent leur conception de ce pouvoir et comprennent la défaite électorale et l’alternance politique comme des lois de la nature, la démocratie sera vaine sur le continent. Le projet des Etats-Unis d’Afrique, en conséquence, restera un vœu pieux, une fausse route, une grossière tromperie.

 

 

·           Le président Mugabe promet la guerre à son peuple en cas de défaite à l’élection présidentielle. Le petit dictateur se croyant irremplaçable au Zimbabwe  poussé, par la force brutale, son rival à un retrait de la course.

 

·           Idriss Deby, en dépit des feux récurrents des rebelles sous ses fenêtres, s’accroche à un fauteuil présidentiel qu’il ne doit plus qu’à l’assistance française :

 

·           Lansana Conté pense que la démocratie, c’est l’affaire des autres et que les guinéens
doivent l’aimer jusqu’à l’idolâtrie ou mourir.

 

·           Idem pour le burkinabé Compaoré,  Omar Bongo.

 

·           Paul Biya et peut-être Wade, eux, explorent ardemment les voies constitutionnelles de s’assurer que leur succession ne soit envisageable qu’à la manière togolaise.

 

·           Au sujet justement du Togo, la Communauté Internationale, tout en veillant sur ce pays comme du lait sur le feu, retient son souffle, ne sachant pas le genre de spectacle qu’il lui réserve pour 2010.

 

·           Toute la Corne de l’Afrique est assise sur la braise alors que dans les “monarchies” maghrébines, alternance politique ne semble pas avoir son équivalent en arabe.

 

 

Finalement,   L’Afrique refuse t-elle la démocratie?  Peut-elle s’en passer?


 

MUGABE, UNE PLAIE QUI REVELE LA TRAGEDIE AFRICAINE :

 

Les difficultés du Kényan, l’année dernière,à consolider sa stabilité politique et sa démocratie encore récemment citées en exemple n’ont rien de nouveau sur le continent. Les situations analogues sont légion. Au Nigeria, les élections générales de 2007 ont été ternies par des fraudes massives. Pourtant, il avait été espéré que ce géant d’Afrique qui avait inauguré,en 1991,une ère démocratique après de tumultueuses décennies de régime militaire, reste dans cette voie moderne de transfert de leadership au plan national.

 

Lorsqu’en décembre l’élection du président de l’ANC avait chassé de la tête du plus grand parti d’Afrique du Sud Tabo M’BEKI, l’homme qui a échoué de répondre aux attentes de son peuple,cette élection a fait venir un autre au caractère discutable et sur qui pèsent des soupçons de malversations financières. La succession de M’beki par ZUMA peut être perçue comme démocratique. Seulement, à voir le système sud-africain de l’après Mandela,il présente beaucoup plus des caractéristiques de parti unique;les élites de l’ANC (African National Congres), fort de la prédominance numérique sont entrain de mener le pays dans la mauvaise direction,amenuisant les immenses espoirs suscités par la fin de l’apartheid. Les récentes violences xénophobes commises sur les étrangers vivant en Afrique du Sud, violences face auxquelles le président M’beki a fait preuve d’une incompétence notoire,sont les effets de la décadence du système en place. L’Afrique du Sud est en passe de trahir ses obligations de puissances continentale.


Son voisin, le Zimbabwe est mis au ban de la Communauté Internationale. Le parti gouvernant, la ZANU, au pouvoir depuis 28 ans,avait,malgré l’échec partant de celui qui est passé du héro libérateur en dictateur meurtrier,donné à ce dernier carte blanche et consacré sa candidature. Les résultats du premier tour de l’élection qui a suivi n’ont jamais été proclamés en bonne et due forme. Ainsi l’a voulu l’hectogénaire qui fera arrêter ses opposants politiques engagés dans la course au second tour contre lui. N’est-ce pas une grande honte pour les peuples d’Afrique lorsqu’un de leurs dirigeants se déclare prêt pour la guerre en cas de défaite électorale?
 
N’est-ce pas une pure moquerie à la démocratie que de faire croire que le peuple Zimbabwéen ait pu apporter son soutien à un président aussi brutal,qu’intolérant, et qui, de surcroît,l’a rendu misérable. Mugabe, pour sécuriser un second tour de la honte, a distribué voitures flambant neuves, tracteurs, maisons clés à main et liasses de billets de banque aux Chefs traditionnels, aux Chefs de la police et aux vétérans de guerre. Au même moment, les sympathisants de l’opposition sont, eux, empêchés par la force d’avoir accès à leur part de l’aide alimentaire internationale. Théoriquement, la démocratie empêche de tels abus tout comme elle empêche la militarisation abusive et irrationnelle d’un pays aux dépens de la production, génératrice de richesses. Pour cela elle fait peur.


 
SIMULATION :
 
En Afrique, les périodes électorales sont celles des plus folles adversités interethniques et de crispation sociale. Pas de débats publics – l’arbre à palabre en était dans le bon vieux temps – sur les questions sociales, malgré l’existence, dans nos pays, de graves problèmes de santé, d’éducation, de sécurité alimentaire et de pauvreté.

 

Les campagnes électorales sont identiques, dans le fond et dans la forme. Les candidats débarquent en hélicoptère chez des populations qui ne reçoivent ces genres de visites qu’une fois tous les quatre ou cinq ans. Habillés en grands boubous brodés qui coûtent parfois jusqu’à mille dollars américains (l’équivalent de trois ans de salaires pour certains de leur compatriotes), ils trônent au podium pour suivre les Alléluias qui leur sont dédiés par des paysans vieillis de plusieurs années parce que malnutris et physiquement ruinés par l’usage de techniques agricoles traditionnelles.
 
Après avoir écouté d’une oreille distraite ces populations hôtes, ils prononcent de vagues discours puis, quittent les lieux comme ils sont venus, brassant la poussière dans les pauvres visages vides d’espoirs pour un lendemain meilleur. Les élections se succèdent et se ressemblent. Des fois les messages délivrés par les différents candidats se limitent à des promesses (fausses) de construction de routes et d’hôpitaux ou encore d’écoles. Pas de déballage de projets de gouvernement viables, ni d’agenda d’exécution des urgences nationales. L’inexistence d’une feuille de route claire engendre, chez les nouveaux élus – ils sont très rares – ou nos éternels réélus, les improvisations qui sont généralement les causes premières des mandats présidentiels élastiques et sans fin en Afrique. On verra des Chefs d’Etats solliciter cinq ou dix ans supplémentaires après en avoir passés 15, 20, 25 à la tête de leurs pays .La répression sanglante vient comme riposte au refus des populations de céder au prolongement illégal ou immérité du mandat présidentiel. Ces populations sont alors traitées d’insoumises à l’autorité, de manipulées par l’extérieur, d’assoiffées de pouvoir ou accusées de trahison, d’atteinte a l’ordre public et à la sûreté de l’Etat.

 

 

TOUS DES « MUGABES » EN PUISSANCES :


La plupart de nos Chefs d’Etat sont de potentiels « mugissants », remplis de haines latentes contre leur peuple, beaucoup plus enclins à déclencher des conflits interethniques pour justifier leur maintien au pouvoir que de donner à manger à leurs administrés et de travailler pour la paix intérieure. Les exemples d’élections libres facilitant la transmission pacifique de l’autorité d’un leader à un autre – ce qui est la première base de la démocratie – sont  rarissimes sur le continent. La manipulation des urnes, des citoyens, des caisses et de l’opinion internationale est la préoccupation dominante chez nos présidents, au détriment du pain,de l’eau et de l’électricité, bref, du minimum vital pour les populations.


C’est pourquoi, à la place de l’alternance que voulaient les Kényans, KIBAKI leur offrira une stupide guerre civile. C’est aussi pourquoi YAR’ADUA ne sera élu que par moins de 30% de l’électorat Nigérian. C’est enfin pourquoi sur les 48 pays de la partie subsaharienne du continent, seulement 5 ont connu des élections multipartites crédibles et sans bain de sang entre 1990 et 2004.Ce survol ne laisse pas entrevoir une réelle volonté de nos dirigeants à concevoir une démocratisation apaisée de l’Afrique.


La situation sociopolitique au Zimbabwe est trop sévère pour être ignorée. Qu’est-ce qui retient l’Amérique et l’Europe? Naturellement, Harare n’est pas assise sur du pétrole. Qu’est-ce qui retient l’ONU? Rien .Cette Organisation qui a toujours joué au médecin après la mort a un choix:ou, elle se contente de ces molles condamnations sans effet et disparaître,ou elle doit commencer par agir,pour gagner en crédibilité et exister. Que font les chefs d’Etat africains? Rien.  Naturellement. Ils sont tous des « mugabes » ou presque.

 

 

CONCLUSION :

 

Finalement, doit-on avoir honte d’être Africain ?

 

 

Auteur :  Epou  KODJO   (Oakdale, USA)

Publication :  30  juin  2008

Rubrique :  Afrique-politique

Source :  Epou  KODJO   (Oakdale, USA)

 

 

 

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puce ETAT D’URGENCE: SAUVONS L’AFRIQUE CENTRALE DE SA DERIVE MONARCHIQUE. (le 16/06/2008 à 00h54)

     

 

Malgré  les  élans  de  démocratie  en  Afrique  et  dans  le  monde,  l’Afrique  continue  de  présenter  aux  yeux  du  monde,  son  incapacité  de  consolider  la  démocratie.  Les  élections  sont  le  plus  souvent  une  hécatombe  de  suspicions  et  de  tensions  politiques,  les  référendums  populaires  sont  pratiquement  inexistants,  les  droits  des  minorités  sont  bafoués  quotidiennement.  La  Responsabilité  à  tous  ces  maux,  est  le  blocage  du  consensus,  la  perpétuation  de  la  dictature,  qui  sont,  de  toute  évidence,  les  déterminatifs  des  ambitions  de  présidences  à  vie.  Aspects  de  cette  problématique  développés  par  Appolinaire  Noël  KOULAMA.  

 

 

 

 

1)    ASPECT  AMBITION :  MOURIR  AU  POUVOIR

 

La  volonté  de  mourir  au  pouvoir  est  affichée,  quotidiennement,  par  les  Chefs d’état,  en  Afrique  centrale,  il  s’est  dessiné  un  corridor  de  sécurité,  qui  permet  de  sécuriser  tous  les  pouvoirs  de  cette  région  d’Afrique.  La  communauté  internationale  n’est  pas  dupe,  de  croire  à  une  quelconque  démocratie  en  Afrique  centrale.  En,  effet,  il  a  été  constaté,  qu’au  point  de  vue  sociologique,  en  ce  qui  concerne  le  poste  du  Président  de  la République,  les  peuples  souverains,  ont  la  tendance  de  vouloir  changer  un  Président,  malgré  ses  bonnes  qualités,  ceci  est due :  1) par  l’usure  des  pouvoirs  et  aussi,  2) simplement  parce  que  la  population  en  a  lasse  de  voir  les  mêmes.

 

Le  besoin  de  l’alternance  est,  aussi,  sociologique,  même  si  le  jugement  politique,  économique,  social  ne peut  être  négligé.  Par  conséquent,  d’emblée,  l’alternance  est  un  principe  ou  une  donnée,  inéluctable,  et  régulière  dans  une  société  démocratique.  Ainsi,  les  Dictateurs  qui  s’accrochent  au  pouvoir,  ne  font  que  rendre  les  tensions  politiques  chroniques,  rappelons  le,  elles  sont  liées  entre  l’envie  du  changement  du  coté  du  peuple  souverain  et  l’envie  de  rester  Président  à  vie,  du  coté  des  Dictateurs.

 

Dans  ce  sens,  disons  le  clairement,  il  est  insupportable  de  voir,  la  longévité  au  pouvoir  des  Présidents  comme  Omar  Bongo  (40  ans  de  pouvoir),  Sassou-N’Guesso (25  ans  de  pouvoir),  Idriss  Deby  (18  ans  de  pouvoir),  Paul  Biya (26  ans  de  pouvoir),  La  longévité  au  pouvoir   ne  peut  pas  être  légitime  et,  décrit  bien  le  signe  réel  de  dictature  que  la  Communauté  internationale  devrait  prendre  en  compte,  comme  critère  et  injonction  de  la  mauvaise  gouvernance  politique.

 

Mourir  au  pouvoir  a  un  prix :  entretenir  une  pression  politique  de  domination,  de  contrôle,  par  le  biais  du  pouvoir  d’état. 

 

·          Comment  expliquer  les  maintiens  des  modifications  constitutionnelles,  justement,  avant  que  le  dernier  mandat  arrive  à  terme,  pendant  que  le  peuple  souverain manifeste sa  désapprobation ?

 

·          Comment  expliquer,  l’accord  entre  les  Chefs  d’états  d’Afrique  centrale,  à  Kinshasa,  prohibant  l’usage  de  coup  d’état  pour  la  prise  de  pouvoir  par  la  force,  alors  que  les  mêmes  se  sont  servis  des  coups  d’état  pour  renverser  les  institutions  établies  de  l’époque ?

 

·          Comment  expliquer,  la  militarisation  autour  des  pouvoirs  politiques,  qui  s’accompagne  par  des  brutalités  et  des  intimidations,  alors  que  le  but  premier  d’une  armée  est  la  défense  de  la  nation  et  de  son  peuple ?

 

La  stratégie  fine  en  Afrique centrale  est  perceptible,  entre  ces  Chefs  d’état   de démocrates  véreux,  c'est  l’unité  et  le  soutient  mutuel  tous  azimuts,  afin  de  rendre,  difficile  l’option  militaire  des  éventuels  rebelles,  en  vertus  du  corridor  sécuritaire  de  leur  alliance,  ainsi,  les  frontières  du  Gabon, du Congo-Brazzaville,  de  la  RDCongo,  du  Cameroun,  du  Tchad,  du Centrafrique,  du  Cabinda  (par  l’Angola)  sont  ainsi  réunies  en  une  seule  et  par  conséquent,  aucun  d’entre  eux  n’a  intérêt  de   soutenir  un  démocrate  du  pays  voisin,  bien  au  contraire,  le  but  est  d’étouffer  tout  combattant  de  liberté,  pour  permettre  l’existence  du  corridor  de  sécurité,  qui  garantirait  leurs  pouvoirs  à  vie.

 

On  a  bien  vue  le  rôle  joué  par les  Dictateurs  Sassou  N’Guesso  et  Omar  Bongo,  auprès  de  la  Françafrique,  pour  sortir  le  Président  Idriss  Déby  de  la  défaite  en  vue,  lors  du  rezzou  des  rebelles  tchadiens.  Les  exemples  ne  manquent  pas :  Dans  l’enclave  du  Cabinda,  pendant  que  les  femmes  cabindaises  font  les  frais  des  viols  et  les  droits  de  l’homme  bafoués  par  une  population  civile  traquée  par  l’armée  angolaise,  les  Dictateurs  des  deux  Congo  traquent  les  indépendantistes  FLEC  et  étouffent  ainsi,  la  démocratie  et  le  référendum  que  demande  le  peuple  cabindais.

 

Il  est  donc,  urgent,  de  sortir  de  cet  état  scandaleux,  qui  fausse  les  jeux  de  la  démocratie,  et,  comment  répondre  à  cette  alliance  de  pouvoir  à  vie  de  nos  dictateurs ? 

 

Nous  pensons,  à  une  alliance  entre  les  démocrates  de  l’Afrique  centrale  bien  consolidée  autour  d’une  association  politique  régionale  regroupant  les  partis  politiques  de  la  région,  autour  des  idéaux  et  des  fondamentaux  que  nous  défendons. 

 

Nous  pensons  à  des  actions  communes  des  diasporas  de  l’Afrique  centrale  réunies  autour  d’une  plate  forme  politique  commune,  les  avantage  d’une  telle  association  sera  le  nombre,  l’unité,  la  représentation  des  sans voies,  et  l’écho  international  sera  plus  conséquent,  avec  des  conséquences  psychologiques  dans  le  monde,  que  les  peuples  souverains  veulent  une  alternance  et  ceci  sera  une  illégitime  d’avantage  de  ces  régimes  frauduleux  qui  ne  pensent  qu’aux  présidences  à  vie.      

 

 

2)    ASPECT  CONSEQUENCE :  OBSTACLE  AU  PROGRES 

 

L’obstacle  au  progrès,  est  une  des  conséquences  défavorables  à  nos  démocraties,  en  effet: 

 

La  dictature  entraîne,  la  plus part  des  temps,  à  une  Nomenklatura,  en  Afrique,  cette  nomenklatura, essentiellement,  composée  de  membres  mafieux  du  clan  au  pouvoir.  C’est  ainsi,  les  membres  influents  régnants  autour  de  la  tribu  et  du  Clan  du  Président,  se  retrouvent,  Chef  de  police,  Chef  des  renseignements,  Chef  des  armées,  Directeurs  centraux  dans  les  entreprises  étatiques,  ET,  aussi,  à  des  postes,    la  corruption  enrichit  exponentiellement  les  membres  du Clan,  comme  le  trésor  public,  les  entreprises  pétrolières,  les  entreprises  de  télécommunication,  les  entreprises  de  fourniture  d’électricité,  les  douanes  et  les  ports.

 

Pour  y  accéder  à  la  mangeoire,  les  oppositions  nombrilistes  font  allégeance  au  pouvoir  à  vie,  souvent  en  total  désaccord,  avec  la  base  de  leurs  militants  qui  attendaient  à  plus  de  lutte  pour  instaurer  la  démocratie,  et,  mettre  fin  au  pouvoir  à  vie.  Avec  les  oppositions  incompétentes  et  muselées,  il  devient,  difficile  de  croire  et  d’entrevoir  tout  changement  salutaire,  ce  qui  laisse  la  place,  à  un  soulèvement  populaire  comme  changement  ou  aux  violences  ethniques  comme  moyen.  Dans  la  même  perspective,  les  membres  influents  du  Clan,  ne  voient  pas de  bon  œil,  tout  changement  démocratique  légitime,  honnête  et  propre,  qui  leur  priverait,  des  marchés  publics,  des  postes  clés  de la  fonction  publique  et  des  sociétés  d’état  et  autres  monopoles  qui  les  engraissent,  même  si  70%  de  la  population  vit  sous  le  seuil  de  la  pauvreté.

 

Dans  ces  conditions,  les  démocraties  africaines  de  façade  représentées  par  les  Dictateurs,  ne  peuvent  pas  garantir  d’être  une  source  de  paix,  même  si  au  niveau  international,  les  dictateurs  tentent  de  faire  comprendre  aux  parias  de  la  mondialisation  et  des  investissements  internationaux,  d'un  éventuel  règne  de  paix.  Les  investisseurs  internationaux  ne  sont  pas  dupes,  ainsi,  ils  sont  méfiants  à  tout  investissement  sur  le  continent.  Les  seules   prises  de  risques  sur  les  investissements,  sont  celles  destinées  aux  exploitations  des  ressources  minières,  alors  que  l’Afrique  a,  énormément,  besoin  des  investissements  concernant  les  transferts  de  technologie,  les  industries  de  transformation  et  de  production.

 

La  stabilité  politique  ne  peut  être  assurée,  dès  lors  que  les  élections  sont  bidons,  selon  Anthony  Bouthelier,  Président  délégué  du  Conseil  Français  des  Investisseurs  en  Afrique  (CIAN),  lors  d’une  interview  Philipe  Bernard  en  juin  2008,   répondait :  « Tout  entrepreneur  gère  des  risques. Il  a  besoin  d’une  visibilité,  qui  dépend  de  l’existence  d’un  état  de  droit.  Or  400  milliards  de  dollars  US  ont  été  détournés  d’Afrique  depuis  30  ans,  selon  l’ONU.  Les  entreprises  étrangères  sont  les  premières  victimes  de  la  corruption.  Les  Présidents  prédateurs  africains  envoient  leurs  fortunes  à l’étranger.  Par  cet  acte,  ils  montrent  qu’ils  n’ont  pas  confiance  à  leurs  propres  pays,  ils  adressent  un  message  très  négatif  aux  investisseurs,  soit :  { on  y  va  pas,  c’est  trop  pourri },  pour  ces  raisons  les  africains  sont  peut-être  en  train  de  rater  le  coche. »

 

Les  propos  de  Anthony  Bouthelier  résume  bien,  la  psychose  des  investisseurs  internationaux,  il  est donc,   inadéquat  de  croire  que  les  dirigeants  africains  travaillent  pour  leurs  pays,  car  la  meilleure  façon  de  penser ,  avant  tout,  à  son  pays,  avant  de  penser  soi  même,  c’est  déjà  de  respecter  le  peuple  souverain  (ce  qui  prohibe  les  comportements  ignobles  contre la  volonté  du  peuple)  et  de  faciliter  les  alternances,  source  importante  pour  contribuer  à  la confiance  des  investisseurs  et  au  développement  des  pays.

 

Mourir  au  pouvoir  à  un  coût  économique  financé  par  l’enrichissement  illicite  et  par  le  budget  de  l’état : 

 

·          Dépenses  colossales  pour  financer  la  cooptation  des membres  influents  de  la  société  (Rois,  Chefs  traditionnels,  Musiciens,  Evêques,  Homme  d’Affaire,  Ecrivains  etc.….),  ou  l’adhésion  de  ces derniers,  par  la  corruption

 

·          Dépenses  colossales  pour  financer  l’image  internationale  destinée  à  masquer  la  dictature  et  les  réseaux  mafieux  pour  bénéficier  des  soutiens  extérieurs.

 

·          Dépenses  militaires  à l’approche  des  échéances  électorales,  pour  contenir  les  oppositions  et les  soulèvements  populaires

 

Toutes  ces  dépenses  qui  permettent  d’entretenir,  les  stratégies  des  «  pouvoirs  à  vie »  des  dictateurs,  pouvait  être  réinvesties  autrement :  Dans  la  construction  et  l’entretien  des  routes  et  des  rues,  dans  la  construction  des  écoles  et  des  hôpitaux.  Surtout,  lorsqu’on  sait  que  nos  pays  ont,  largement  besoin  des structures  pour  l’amélioration  du  niveau  de  vie  et  du  développement  durable.

 

 

3)    CONCLUSION :

 

Malgré  l’avènement  de  la  démocratie  dans  le  continent  africain,  l’Afrique  continue  de  conforter,  elle  même,  à  l’image  des  pays  instables  et  peu  sûrs,  comme  à  l’époque  des  monopartismes.  Il  est  nécessaire,  d’appréhender  qu’un  régime dictatorial  ne  se  résume  pas  seulement  à  un  parti  unique.  L’Afrique  est  bien  multipartite,  et  pourtant  la  dictature  continue,  pire  encore,  elle  légitimée  par  des  élections  bidons,  sous  le  silence  coupable  de  la  communauté  internationale.

 

L’Afrique  n’absorbera  pas  la confiance  des  investisseurs  étrangers,  tant  que  la  démocratie  ne  sera  pas  consolidée  et  tant  que  l’alternance  sera  bafouée  par  le  besoin  des  « présidences  à  vie »,  elle  demeurera  instable  et  fragile  pour  éviter  des  regains  ethniques  et  de  violences.  Par  conséquent,  il  y  a  tout  lieu  de  croire,  que  les  Dictateurs  actuels  au  pouvoir,  sont  un  affront  au  développement  de  la  région  d’Afrique  centrale  et  doivent  être  jugés,  par  ailleurs,  pour  trahison  nationale  avec  comme  chef  d’accusation :  Méthode  illicite  de  pratique  de  la  démocratie,  ayant  occasionnée,  la  corruption,  l’enrichissement  illicite,  des  droits  de  l’homme  bafoués,  des  troubles  politiques,  des  morts,  des  sinistrés  et  ayant  eu  des  impacts  sur  le  développement.

 

Enfin,  il  faut  construire  l’unité  des  démocrates  en  Afrique  centrale,  tant  aux  niveau  régional  qu’au  niveau  de  sa  diaspora,  dont  le  combat  est  l’installation  de  la  démocratie  dans  la  région,  en  ce  sens,  si  la  dictature  tombe  au  Congo-Brazzaville,  la  nouvelle  démocratie  congolaise  devra  aider  la  démocratie  gabonaise,  à  faire  tomber  la  dictature  gabonaise,  et  le  contraire  est  aussi,  vraie,  si  la  dictature  est  déboulonnée  en  premier  au  Gabon,  la nouvelle  démocratie  gabonaise  devrait  aider  les  autres  démocrates  à  déboulonner  les  dictatures.  Ces  exemples  s’étendent  à  tous  les  autres  pays  d’Afrique  centrale,  le  Cameroun,  le  Tchad, le  Centrafrique,  la  Guinée  équatoriale,  le  Cabinda,  la  RDCongo  etc.….

 

La  confiance  des  investissements  en  Afrique  centrale,  sera  beaucoup  mieux  assurée,  avec  la  plus  grande  quiétude,  dans  une  région  débarrassée  totalement  de  dictature  et  pour  accompagner  cette  confiance,  l’Afrique  centrale  doit  aller  plus  loin  dans  l’unité,  en travaillant  ensemble :  en  matière  de  qualification  de  nos  citoyens,  en  matière  d’éducation  nationale,  en  matière  de  recherche  scientifique,  en  matière  d’agriculture  vivrière,  en  matière  de  la  préservation  de  l’environnement,  tout  ceci  pour  notre  développement  et  notre  prospérité.

 

Un  peuple  avertit  en  vaut  deux.

 

 

Auteur :  Appolinaire  Noël  KOULAMA

Publication :  16  juin  2008

Rubrique :  Afrique politique

Source :  Africdossier.oldiblog.com

 

 

 

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puce FRANCE : LA FONCTION PRESIDENTIELLE LIMITEE A DEUX MANDATS, QUELLES CONSEQUENCES EN AFRIQUE ? (le 28/05/2008 à 14h02)

 

      

 

Nous  venons  de  recevoir,  sur  notre  mail,  un  texte,  portant  éclaircissement,  sensibilisation  et  conscientisation  des  africains,  concernant  les  comportements  des  dirigeants  africains,  sur  la  fonction  présidentielle  à  vie,  par  les  modifications  des  constitutions. Et  nous  avons  voulu,  mettre,  rapidement  à  votre  disposition  ce  texte.   Dans  le  souci  qu’il  corresponde  à  l’ensemble  du  monde  africain  francophone,  nous  avons  pris  le  soin  de  le  retoucher  considérablement.  Adaptation  par  Appolinaire  Noël  KOULAMA

 

 

 

Que diront maintenant nos  dictateurs  africains endurcis qui prenaient récemment exemple sur la France pour tenter de justifier leurs  projets de modification de la Constitution qui limite le nombre de mandats présidentiels à 2.  (Cf. interview de SASSOU dans J.A) ?

 

Feront-il encore une fois à l'opposé à la France comme certains  qui  avaient  augmenté  le  mandat  présidentiel  à  sept  ans,  parce  qu’en France,  il  était  de  sept  ans.  Depuis  quelques  années,  le mandat  présidentiel français est passé à cinq ans, vont-ils décider de suivre la France pour cinq ans, comme ils l’avaient suivis pour sept ans ? That is a question !

 

En prenant exemple sur la France, il faut se rappeler  que la France avait, finalement, choisi d'abondonner le septennat jugé trop long pour passer au quinquennat afin de mieux jouer le jeu de la démocratie en permettant une alternance plus rapide?

 

Ah! Pauvre Afrique. Les chefs d’état au pouvoir, ne veulent  pas voir quelqu'un d'autre qu’eux  et leurs familles gérer la  manne  des  économies de rente, alors ils s'accrochent au pouvoir. Mais malheureusement pour eux, ils ne pourront jamais repousser la date de leurs morts qui les enverront directement en enfer où l'attendent impatiemment Lucifer et les autres pour le plus grand bonheur des africains. Eh! oui, ainsi va la vie. Toute chose a une vie et on a beau en repousser l'échéance, cela ne changera rien.  

 

 

RAPPEL :

 

Le  Président  Abdou  DIOUF,  alors  qu’il  était  candidat  à  sa  propre  succession,  avait  modifié  à  son  époque,  la  constitution  sénégalaise,  pour  la  faire  passer  de  5  ans  à  7  ans  comme  en  France  qui  était  son  exemple  pour  remplir  complètement  une  mission  présidentielle.

 

Dans  la  même  logique  que  le  Président  Abdou  DIOUF,  le  Dictateur  Sassou  N’Guesso,  après  le  succès  de  son  coup  d’état,  décide  de  prolonger   la  durée  de  mandat  à  7  ans  au  lieu  de  5  ans  tel  que  le  prévoyait  la  constitution  consensuelle  de  la  Conférence  Nationale  Souveraine  de  1992,  toujours  en  prenant  exemple  sur  la  France.

 

Le  Président  Paul  BIYA  du  Cameroun  vient  de  lever,  unilatéralement,  l’ambiguïté  sur  la  possible  modification  de  la constitution,  modification  qui  sera  opérée  avec  l’aide  de  son  assemblée  croupion  à  sa  botte.

 

Le  Président  congolais  Sassou  N’Guesso,  lors  de  son  interview  sur  « Jeune Afrique » affirme  que :  « la  limitation  du  mandat  présidentiel,  n’est  pas  conforme  à  la  démocratie,  un  Président  doit  rester  au  pouvoir,  aussi  longtemps  que le  peuple  le  voudra ».

 

Les  Présidents  Omar  Bongo  du  Gabon,  Idriss  Deby  du  Tchad,  Bozizé  de  Centrafrique,  sont  tous  sur  la  même  longueur  d’onde.

 

 

CONCLUSION :

 

 

Africdossier & Infopagecongo  dénoncent,  depuis  longtemps,  la  copie  à  tout  va  sur  la  France,  que  ce  soit,  la copie  sur  la  constitution  que  sur  la  manière  d’aborder  notre  développement  et  notre  nation,  pour  que  prime  le  bon  sens ,  et  moderniser  notre  vision  sur  la  cité.

 

Rappelons-nous :

 

·          La   diminution  sur  la  durée  du  mandat  présidentiel  et  de  sa  limitation,  permet  au peuple  souverain  de  faire  vivre  la  démocratie,  afin  que  soit  détecté  des  nouvelles  compétences  possibles  pour  conduire  la  destinée  du  pays

 

·          Une  durée  longue  du  pouvoir  use  le  pouvoir,  le  pouvoir  devient  monarchique,  éloigné  de  la  réalité  ou  des  besoins  nécessaires  pour  le  pays,  et  au  bout  compromet  au  développement  de  nos  pays.  Et  l’Afrique  a  vécu  ce  cas,  depuis  les  indépendances,  on  n’a  pas  donné  la  chance  aux  nouvelles  compétences  méritantes  pour  conduire  notre  destinée.

 

 

Adaptation  par :  Appolinaire  Noël  KOULAMA

Publication :  28  mai  2008

Rubrique :  Afrique-politique

Source :  voxhumana@club-internet.fr

 

 

Note : 

 

Lire ci-après:

 

 

FRANCE : La LOI  SUR  LA  REFORME  DU  MANDAT  PRESIDENTIEL

 

Les députés sont entrés jeudi dans le vif du sujet sur la réforme des institutions dont ils ont adopté, dans la nuit, trois mesures phares : le referendum d’initiative populaire, l’interdiction pour un président de la République d’exercer plus de deux mandats consécutifs et le contrôle du Parlement sur certaines nominations présidentielles.

 

Par scrutin public, les députés ont adopté, par 113 voix contre 10 (UMP) et avec l’accord de Rachida Dati (Justice), une série d’amendements similaires déposés par les cinq groupes de l’Assemblée, UMP, SRC (PS et Radicaux de Gauche), Nouveau Centre (NC) et GDR (PCF et Verts).

 

Un référendum peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenu par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales, prévoit le texte adopté.

 

Non prévu dans le projet de loi, cette disposition, réclamée de longue date par la gauche, avait été proposée par le comité Balladur. En début de semaine, le Premier ministre François Fillon s’y était déclaré favorable.

 

Auparavant les députés avaient entériné l’interdiction faite au président de la République d’effectuer plus de 2 mandats consécutifs.

 

"Nul ne peut être élu plus de deux fois consécutivement", prévoit le texte voté à l’unanimité dans la version proposée par les députés Radicaux de gauche.

 

En revanche les députés ont refusé, à une très large majorité, droite et gauche confondues, d’inscrire dans la Constitution un nombre maximal de membres du gouvernement, une mesure demandée par l’Elysée.

 

Ils ont par ailleurs instauré un droit de veto des parlementaires, à une majorité qualifiée des 3/5èmes des commissions, sur les nominations les plus importantes du chef de l’Etat.

 

Toutes ces mesures ont totalement été réécrites par rapport au projet gouvernemental, dans la perspective d’un compromis avec le NC et le PS, dont l’adhésion, ou du moins la neutralité, est indispensable au vote de la réforme, par le Parlement réuni en congrès.

 

Mais après le rejet des textes socialiste visant à décompter le temps de parole audiovisuelle du chef de l’Etat, et à modifier le mode de scrutin au Sénat, deux préalables du PS à un vote positif, Jean-Marc Ayrault (PS) a vu "deux signes négatifs.

 

Dix-sept députés socialistes de diverses sensibilités ont pourtant signé, dans une tribune publiée dans Le Monde daté de vendredi, un appel en faveur de la réforme.

 

Cependant, dans l’hémicycle ou les couloirs, plusieurs élus PS s’appliquaient à en minimiser la portée.

Le jugeant prématuré, ils ont réaffirmé que le groupe resterait uni lors du vote et que la position ne serait tranchée qu’au terme de l’examen en première lecture.

 

"Pour le moment, la récolte est bien maigre", a déploré M. Montebourg laissant envisager qu’à défaut de nouvelles avancées, le vote pourrait être négatif.

 

Les socialistes attendent de nouveaux gestes au Sénat où "un dialogue constructif s’est engagé" entre le groupe PS et le rapporteur UMP du texte, a fait savoir le chef de file des sénateurs socialistes, Jean-Pierre Bel.

 

Roger Karoutchi (Parlement) s’est gardé de crier victoire sur le soutien d’élus PS. "Nous voulons convaincre, pas seulement 17, mais l’ensemble du groupe PS, que cela vaut le coup de prendre tout ce qui est sur la table", a-t-il déclaré.

 

Il a précisé que le gouvernement ferait d’autres "avancées sur les droits de l’opposition, sur le droit d’amendement, sur le référendum d’initiative populaire".

 

 

 

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puce AFRIQUE FRANCOPHONE : UN VERITABLE BOURBIER D’UNE FRANCAFRIQUE ENLISEE. (le 30/04/2008 à 16h01)

                                         

  

  

         

Pour  atteindre  ses  promesses  électorales :  Pouvoir  d’achat,  Dettes,  Croissance,  Chômage,  Service  à  ses  amis  riches   sous  forme  des  contrats  à  l'étranger etc.…,  Nicolas  Sarkozy  fait  allégeance  au  « Réal  politik ».  Depuis,  il  est,   sans précédent,  de  voir  la  diplomatie  française  s’enliser  en  Afrique,  le  nouveau  discours  de  Nicolas  Sarkozy  en  Tunisie  et  la  mutation  de  Jean  Marie  Bockel  de  la  coopération  sont  les  preuves,  Eh !  oui  nos  amis  de  la  françafrique  ont  la  peau  très  dure.  En  même  temps,  les  mécontentements  en  Afrique  prennent  de  plus  en  plus  de  pans  entiers,  soit :  l’indignation,  le  dégoût,  la  révolte  etc.…   Développement  par  Appolinaire  Noël  KOULAMA.

 

 

Nicolas Sarkozy, au deuxième jour de sa visite d'Etat en Tunisie, a déclaré que l'Europe...

 

 

  

1)    SARKOZY  INDIGNE  LES  AFRICAINS : 

 

En  présentant  ses  vœux  de  fin  d’année  au  français,  le  Président  français  ne  dévoile  pas  sa  politique  africaine,  et  dernièrement,  lors  de  l’interview  réalisée  par  les  grandes  chaînes  de  télévision  françaises,  à  l’Elysée,  nous  pouvons  déplorer  le  manque  de  question  sur  la  promesse  de  Nicolas  Sarkozy  sur  sa  politique  africaine.  Mais,  de  jour en  jour,  le  vrai  visage  africain  de  Nicolas  Sarkozy  se  dévoile

 

A  chaque  fois,  force  est  de  voir  le  Président  français,  tenir  un  comportement  humble  dans  les  pays  anglophones  (en  référence  de  sa  dernière  visite en  Afrique  du  sud),  mais  par  contre  dans  les  pays francophones,  de  comportements  truffés  d’arrogance,  de  dénigrement  et  d’humiliation  des  peuples  africains,  pendant  qu’il  chouchoute  les  dictateurs  francophones.

 

Lors  de  son  périple  africain  du  Sénégal,  Nicolas  Sarkozy  évoque :  « L’Afrique  n’est  pas  assez  entrée  dans  l’histoire……. »,  En  Afrique  du  sud,  il  calme  le  jeu,  en  disant :  « La  France  n’a  pas  pour  vocation  de  demeurer  un  gendarme en  Afrique  et  tous  les  accords  de  défense  seront  renégociés ». 

 

Actuellement,  en  Tunisie,  en  voyage  d’état,  Nicolas  Sarkozy  accompagné,  pour  la  circonstance,  des  hommes  d’affaires  et  de  Ramada  Yade,  Secrétaire aux  droits  de  l’homme,  évoque  les  questions  de  droit  de  l’homme  en  Tunisie :  C’est  le  satisfecit  attribué  lundi  17  mai  2008,  au  soir,  par  Nicolas  Sarkozy  au  président  tunisien  Zine  El  Abidine  Ben  Ali  sur  le  terrain  des  droits  de  l'Homme  qui  a  suscité  la  polémique,  aussi  bien  en  France  qu'en  Tunisie :  « L'espace  des  libertés  progresse  en  Tunisie »  avait-il  jugé  devant  son  hôte,  assurant  ne  pas  vouloir  s'ériger   en  donneur  de  leçons. 

 

La  colère  des  démocrates,  des  défenseurs  des  droits  de  l’homme  et  des  droits  de  la  femme,  ne  s’est  pas  faite  attendre,  pour  un  peuple  sous  l’une  des  dictatures  les  plus  féroces  du  Maghreb.  Monsieur  Mokhtar Trifi  Président  de  la  ligue  tunisienne  des  droits  de  l’homme  a  regretté  les  propos  du  président  français  Nicolas  Sarkozy.  Et  pour  couronner  le  tout,  Ramada  Yade,  la  Secrétaire  aux  droits  de  l’homme,  annule  le  rendez-vous  prévu   avec  l'Association  Tunisienne  des  Femmes  Démocrates  (ATFD), regrette  sa  présidente  Mme Cherif.

Monsieur  Nicolas  Sarkozy,  joue  toujours  la  même  carte,  celle  de  privilégier  les  intérêts  économiques  français,  au  détriment  de  la  bonne  gouvernance  et  des  droits  de  l’homme  en  Afrique  francophone.  Son  réal  politik  n’est  qu’une  priorité  au  commerce,  à  l’économie,  à  l’aménagement  des  dictateurs  africains,  et  heurte  ainsi,  l’indignation  et  la  sensibilité  du  peuple  africain  francophone.  On  peut  resumer,  qu’en  Afrique,  la  France  n’est  plus  défenseuse  des  valeurs  Selon  Madame  Khadija ,  (Militante  des  droits  de  l’Homme  et  présidente  d’une  ONG  féministe),  à  l’AFP :  « même  s’il  ne s’agissait  pas  de  donner  des  leçons  de  démocratie,  mais,  devrait,  au  moins,  reconnaître  la  réalité  en  Tunisie ». 

 

2)    LE  NO  MANS’LAND  DE  LA  FRANCAFRIQUE : 

 

Les  années  à  venir  s’annoncent  dures  pour  les  démocrates  africains contre  la  Françafrique,  des  manifestations  contre  la  fin  et  contre  les  tripatouillages  constitutionnels et  électoraux  seront   attendus,  dans  les  mois  à  venir,  au  nom  de  « Trop  c’est  trop ».   Selon  l’ancien  premier  ministre  français  Michel  Rocard,  dans  une  interview  du  journal  les  Afriques n°16 du  jeudi  14  février  2008,  « La  Françafrique  m’a  empoisonné  la  vie.  J’ai  parfois  tenté  d’empoisonner  la  sienne,  mais  elle  a  la  vie  dure… »,  En  voici  des  exemples :

 

·          Au  Tchad,  après  l’attaque  rebelle  du  03  février  2008,  Idriss  Deby  aidé  par  la  France,  prend  le  contrôle  de  N’Djamena  et  les  opposants  démocratiques  (non  armés)  sont  laminés  au  silence  par  des  intimidations  et  des  arrestations  gratuites  au  bon  vouloir  de  Idriss  Deby.

 

·          Au  Congo-Brazzaville,  le  dictateur  Président  Sassou  N’Guesso,  arrivé  au  pouvoir  avec  l’aide  de  la  France,   par  les  intermédiaires  des  mercenaires  africains :  houtous  rwandais,  centrafricains,  tchadiens,  et  l’armée  angolaise,  a  malicieusement  taillé  sur  mesure  sa  constitution,  dont  certains  passages  sont  un  affront  à  la  démocratie,  actuellement  les  élections  locales  sont  poussées  à  une  échéance  encore  inconnue  et  une  incertitude  demeure  encore  en  2009,  sur  l’installation  d’une  Commission  Electorale  Indépendante  comme  l’a  toujours  demandé  l’opposition  et  que  le  régime  putschiste  de  Sassou  N’Guesso  l’a  toujours  rejeté.  A  l’heure  actuelle,  ce  régime  veut  modifier  l’article  constitutionnel  qui  limite  à  2  septennats   les  mandats  présidentiels.

 

·          Au  Cameroun,  le  Dictateur  Président  Paul  Biya,  après  avoir  évincé,  par  trahison,  sans  effusion  de  sang,  l’ancien  Président  Ahidjo,  sous  les  prétextes  que  son  état  de  santé  ne  pouvait  plus  lui  permettre  de  conduire  la  destinée  du  pays,  vient  de  réprimer,  violemment,  une  manifestation  au  Cameroun.  Manifestation  contre  l’augmentation  du  coût  de  la  vie  chère  et  de  la  prétendue  modification  de  la  constitution  par  le  Dictateur  Paul  Biya. A  75 ans  actuellement,  Paul  Biya  qui  a  fêté  ses  25  ans  du  pouvoir  le  6  novembre  2007,  veut  modifier  la  constitution,  pour  briguer  un  autre  mandat  dans  3  ans  (en  2011),  il  aura  bien  entendu  78 ans.  A  l’heure  actuelle,  il  vient  de  confirmer  qu’une  modification  constitutionnelle  de  la  limitation  de  mandats  présidentiels,  sera  soumise  au  parlement  qui  lui  est  acquis,  suite  à  de  nombreuses  fraudes  électorales.

 

·          Au  Centrafrique,  le  Général  BOZIZE  est  arrivé  au  pouvoir,  au  moyen  d’un  coup  d’état,  entend  suivre  la  même  voie  que  son  voisin  Paul  Biya,  celle  de  la  révision  constitutionnelle  de  la  loi  fondamentale  de  décembre  2004.  Pendant  que  ce  projet  est  discuté  entre  les   membres  de  la  majorité  présidentielle,  l’opposition  se  trouve  en  pied  de  guerre  contre  le  toilettage  de  la  constitution.

 

·          Au  Burkina  Faso,  le  Dictateur  Président  Blaise  Compaoré,    le  03  février  1951  à  Ouagadougou  (anciennement  Haute-Volta)  a  fondé  son  pouvoir  sur  la  tyrannie,  on  y  recense  le  massacre  ou  les  disparitions  de  nombreux  opposants  et  des  journalistes,  aussi,  toutes  manifestations  en  sa  défaveur  ou  déstabilisant  son  régime  sont,  durement,  réprimées.

 

·          Au Gabon,  le  Dictateur  Président  Omar  Bongo,    le  30  décembre  1935,  il  est  sans  conteste,  le  doyen  des  Chef  d’états  africains,  vice  président  du  Gabon  de  ‘ancien  président  gabonais  Léon  M’ba  et  devient  Président  du  Gabon,  après  la  mort  de  Léon  M’ba,  depuis  1967.  Il  prépare  son  pouvoir  à  vie  et  son  fils,  Ali  Bongo,  à  sa  succession,  après  sa  mort.  Il  est  aussi  le  doyen  de  la  françafrique  et  l'un  des  Conseillers  de  Nicolas  Sarkozy  sur  l'Afrique.

 

·          En  Tunisie,   Monsieur  Zine  El  Abidine  Ben  Ali,   est    le  03  septembre  1936  à  Hammam  Sousse  en  Tunisie,  il  prend  le  pouvoir  le  07  novembre  1987  au  matin,  par  le  biais  d’un  coup  d’état,    il  dépose  l’ancien  président  Habib  Bourguiba,  pour  des  raisons  médicales  en  se  servant  de  la  constitution  et  des  actes  médicaux.  Ces  actes  médicaux  ont  été  rédigé  par  7  médecins  convoqués  de  nuit  par  Zine  El  Abidine  Ben  Ali ,  à  son  ministère  de  l’intérieur.  A  l’heure  actuelle,  il a  imposé  des  restrictions  sévères  aux  opposants :  interdiction  aux  radios  et  télévisions  d’émettre jusqu’à  l’étranger,  interdiction  à  l’opposition  d’imprimer  ou  de  publier son programme.  21  ans  après  son  accession  au  pouvoir,  se  représentera  pour  un  énième  mandat  à  la  présidentielle  de  2009,  en  maintenant  les  conditions  ci-dessus,  à  l’élection  de  2009,  il  sera  le  candidat.

 

 

3)    QUI  DIRIGE  LA  FRANCAFRIQUE  AUJOURD’HUI ?

 

La  françafrique  est  un  système  mafieux  qui  protège  les  intérêts  du  peuple  français  et  les  intérêts  des  chef  d’état  africains,  au  grand  dam  des  intérêts  du  peuple  africain. 

 

A  la  tête  de  la  diplomatie  françafricaine  de  France,  se  superpose  4  mains :  le  Président  de  la  république :  Nicolas  Sarkozy,  le  Ministre  des affaires  étrangères :  Bernard  Kouchner  avec  sa  politique  de  civilisation,  Claude  Guéant,  le  Secrétaire  général  de  l’Elysée (  qui  est  le  nouveau  Monsieur  Afrique)  ayant  obtenu  la  tête  de  Jean  Marie  Bockel,  pour  le ministère  de  la  Défense,  chargé  des  anciens  combattants,  Et  enfin,  le  nouveau  ministre  de  coopération  Alain  Joyandet,  ( c’est  l’un  des  accompagnateurs  au  Gabon  du  Secrétaire  de  l’Elysée  en  mission  pour  la  Françafrique ).

 

Il  existe  aussi,  du  côté  de  la  diplomatie  françafricaine  de  l’Afrique,  des  poids  forts  comme : Omar  Bongo  un  des  doyens  et  respecté  de  la  Françafrique,  Denis  Sassou  N’Guesso  le  défenseur  et  le  protecteur  des  intérêts  de  la  françafrique  (confère  à  ses  rôles  joués :  Lors  de  la  crise  ivoirienne,  en  respectant  sans  scrupule,  les  vœux  de  l’ancien président  jaques  Chirac,  pendant  sa  présidence  de  l’Union  Africaine.  Enfin,  dans  la dernière  crise  du  Tchad,  en  sollicitant  directement  l’aide  matérielle  à  SArkozy  pour  Idriss  Déby).  On  y  trouve  aussi :  Paul  Biya  du  Cameroun,  Bozizé  du  Centrafrique,  Idriss  déby  du  Tchad,  etc... 

D’après  le  journal  « Le  Canard  enchaîné »  du  mercredi  20  février  2008  -  page 3 :  « A  la  demande  de  l’Élysée,  le  chef  du  personnel  des  Affaires  étrangères,  Xavier  Driencourt,  vient  d’adresser  un  télégramme  aux  ambassades  et  consulats  de  France.  Pour  leur  annoncer  que  plusieurs  grands  services  du  Quai  allaient  changer  de  patrons  avant  que  Sarkozy  n’occupe,  en  juillet  2008,  la  présidence  de  l’Union  Européenne  (UE).  Notamment  les  directions  des  secteurs  suivants:  Afrique,  Europe,  Asie,  Amérique,  Affaires  stratégiques, etc.… ».  Un  coup  de  balais  sans  précédent,  à  partir  duquel,  il  faut,  ajouter  à  la  liste  ci-dessus,  de  voir nommer  à  ces   postes  des  sarkozystes  et  des  françafricanistes  confirmés,  pour  appliquer  une  politique  plus  atlantiste  pour  les  uns  et  plus  françafricaine  pour  les  autres.

 

 

4)    CONCLUSION:

 

La  Françafrique  doit  savoir,  que :    « la  constitution  n’est  pas  un  paillasson  que  l’on  doit  changer  tout  le  temps,  lorsque  les  amis  de  la  françafrique  arrivent  en  fin  de  mandats »,  selon  le  centrafricain  Adrien  Serges  Poussou. 

 

La  Françafrique  doit  savoir,  que :  «  Seules  des  commissions  électorales  consensuelles,  permettent au  mieux  les  élections  propres  et  évitent,  par  conséquent,  les  affrontements  intercommunautaires »  pour  éviter  les  mêmes  scénarios  que  le  kenya.

 

La  Françafrique  doit  savoir,  que :  «  qu’on  ne  peut  pas  duper  les  peuples  à  vie,  même  avec  la  solidité  et  la  solidarité  de  ses  membres  mafieux  qui  violent  l’Afrique,  il arrivera  que,  les  peuples  d’Afrique  ne  supporteront  plus  à  être  colonisés  via  les  potentats  locaux   ». 

 

La  Françafrique  doit  savoir,  que :  « le  monde  est  en  pleine  mutation,  ainsi,  l’Afrique  n’en  échappe  pas,  au  contraire  l’attitude  actuelle  de  la  France,  arrange  les  américains  qui  sont  en  osmose  avec  les  peuples  africains ».   

 

   

Auteur :  Appolinaire  Noël  KOULAMA

Publication :  30  avril  2008

Rubrique :  Afrique-politique

Source :  Africdossier.oldiblog.com

 

 

 

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puce DECOLONISATION & COOPERATION : LORSQUE L’ANGLETERRE DEVANCE LA FRANCE DE PLUSIEURS PAS. (le 14/04/2008 à 01h02)

 

 

 

 

L’Angleterre  et  la  France  sont  les  deux  pays  qui  possèdent  le  plus,  d’anciennes  colonies  dans  le  continent  africain.  Pour  de  nombreux  observateurs  du  continent,  l’Afrique  anglo-saxonne  reste  différente  et  plus  émancipée,  que  l’Afrique  francophone  sur  les  plans  de  l’indépendance  et  la  mentalité  politique.  Appolinaire  Noël  KOULAMA  apporte  sa  réflexion  sur  les  différences  culturelles  dans  les  approches  politiques,  entre  les  deux  espaces  linguistiques,  à  ce  moment  précis,    la  rupture  annoncée  par  Sarkozy  demeure  un  leurre.

 

 

 

 

1)    L’ANGLETERRE :  DE  LA  COLONISATION  A  L’EMANCIPATION  DES COLONIES :

 

Comment  fonctionne  l’espace  politique  anglophone ?

 

Autour  de  l’Angleterre,  on  trouve  une  organisation  intergouvernementale  de  153  pays  membres,  avec  une  constitution  qui  est  adoptée  par  les  pays  membres :  C’est  le  Commonwealth.  De  ce  fait,  tout  pays  en  marge  de  cette  constitution  est  exclue  de  l’organisation.

 

En  exemple,  le  Pakistan  avait  été  suspendu  du  Commonwealth,  après  un  ultimatum,  portant,  sur  la  levée  d’urgence  décrétée  le  03  novembre  2007,  par  le  Président  pakistanais  Pervez  Mousharraf,  à  la  veille  d’un  sommet  à  Kampala.  Cette  suspension  tenait   lieu,  jusqu’à  la  « restauration  de  la  démocratie  et  de  l’autorité  de  la  loi  dans  ce  pays »,  l’on  pouvait  entendre,  même,  de  cette  déclaration :  le  reproche  sur  la  violation  flagrante  de  la  déclaration  de  Harare  1991  par  Pervez  Mousharraf.

 

La  fermeté  du  Commonwealth  n’est  pas  à  ses  débuts, en  effet,  le  Pakistan  de  Monsieur  Pervez  Mousharraf,  avait  déjà  été  suspendu pendant  5  ans,  à l’issue  du  coup  d’état  de  ce  dernier,  qui  lui  avait  permis  d’accéder  au  pouvoir.  La  participation  du  Nigeria  avait  été  suspendue,  en  novembre  1995,  à  la  suite  de  l’exécution  de  Monsieur  Ken  Saro  Wiwa,  toujours  sur  le même  reproche,  sur  la  violation  flagrante  de  la  déclaration  de  Harare  1991,  adoptée  par  les  pays  membres  du  commonwealth.

 

Or  si  les  suspensions  paraissent  symboliques  dans  la  forme,  mais  dans  le  fond,  elle  prive  les  Etats  à  participer  aux  activités  politiques,  économiques,  sociales  et  culturelles,  et  des  programmes  d’aide  de  Coopération  avec  le  Commonwealth.

 

Le  Groupe  ministériel  d’Action  du  Commonwealth  est  composé  de  9  pays :  Grande-Bretagne,  Malaisie,  Malte,  Papouasie  Nouvelle-Guinée,  Sainte-Lucie,  Sri  Lanka  et  Tanzanie,  et  qui  traitent  des  violations  graves  aux  principes  de  l’organisation,  de  la  déclaration  de  Harare  1991.  Dans  le Groupe  ministériel  d’Action  du  Commonwealth,  les  9  Etats jouissent   des  mêmes  prérogatives  que  l’Angleterre  et  toute  décision  est  prise  à  la  majorité  absolue.   De  plus,  l’Angleterre  dans  sa  généralité  n’a  pas  de  poids  politique,  juridique  et  économique  plus  que  d’autres  pays,  au  sein  de  toute  l’organisation,  ce  qui  lui  limite  un peu  plus  toute  velléité  de  néo-colonisation  et  favorise  l’émancipation  politique.

 

Quelles  peuvent  être  certaines  causes  aux  origines  de  cette  politique ?

 

Pour  mieux  comprendre  la  culture  politique  de  l’Angleterre,  sur  « la  liberté »,  il  faut  remonter  sur  l’histoire  de  ce  peuple,  en  s’appuyant  sur  des  moments  forts  de  rapports  politiques  entre  l’Angleterre  et  ses  anciennes  colonies :

 

L’Angleterre  après  avoir  influencé  ses  anciennes colonies,  va,  elle  même,  être  influencée,  par  l’évolution  positive  de  ses  anciennes  colonies  d’Amérique,  peuplées  pour  la  plus  part,  des  émigrés  qui  avaient  quitté  l’Angleterre  pour  des  raisons  religieuses.  Ces  anciennes  colonies  anglaises  d’Amérique  seront  en  tête  concernant  l’évolution  sur  la  liberté  et  sur  des  droits  humains  fondamentaux  (Il  nous  faut  pas  oublier,  que  la  première  déclaration  les  droits  de  l’homme  de  l’époque  moderne,  est  celle  de   l’Etat  de  Virginie,  écrite  par  Georges  Mason  et adoptée  par  la  convention  de  Virginie  le  12 juin  1776),  en  même  temps,  ces  anciennes  colonies  anglaises  d’Amérique  conservent  la  reconnaissance  de la  couronne  royale  d’Elisabeth II,  Ainsi,  les  gouverneurs  étaient  nommés  par  la  reine.    

 

Or,  l’histoire  de  l’Angleterre  était  faite,  très  souvent,  de  collision,  de  dialogue,  de  négociation  et  de  conflits  armés,  avec  ses  anciennes  colonies  d’Amérique,  en  proie  à  des  luttes  constitutionnelles,  des  luttes  fiscales  et  des  luttes  pour  l’indépendance.  Finalement,  l’indépendance  des  colonies  (actuels  Etats-Unis)  survient   le  04  juillet  1776,  date  de  la  déclaration  de  l’indépendance  par  le  congrès  et  de  la  rupture  définitive  avec  l’Angleterre.

 

Cependant,  malgré  cette  rupture,  la  reine  d’Angleterre  restait  le  symbole  des  colonies,  et  par  conséquent,   le  pays  entretenait  de  relations  étroites  avec  ses  anciennes  colonies  d’Amérique,  qui  étaient,  bien,  avancées,  pour  l’époque,  en  terme  de  libertés  et  des  droits  fondamentaux.  De  l’interaction  entre  ces  2  mondes,  prendra  naissance  d’une  culture  anglo-saxonne  d’affranchir  et  du  respect  de  la  liberté  des  colonies,  comme  le  bénéficieront,  plus  tard,  par  exemple,  dans  les  caraïbes,  les  îles  anglaises  comme  la  Jamaïque,  les  Bahamas  après  leurs  indépendances,  malgré  leurs  appartenances  à  la  couronne  royale,  Et  à  l’inverse  les  îles  françaises  comme  la  Guadeloupe, la  Martinique  qui  continuent  à  demeurer  dépendantes  de  la  France. 

 

N’oublions,  surtout,  pas,  que  l’Angleterre  est  le  pays  qui  a,  le  plus,  possédé,  de  colonies  dans  le  monde  et  les  plus  importantes,  n’étaient  pas  forcément,  celles  d’Afrique,  on peut  citer  à  travers  le  monde :  l’Inde,  l’Australie  qui  jouissent   de  totale  liberté,  tout  comme,  les  moins  importantes :  les  îles  anglophones  de  la  région  des  caraïbes.

 

 

2)    LA  FRANCE :  DE  LA  COLONISATION  A  LA  SOUMISSION  DES  COLONIES :

 

Comment  fonctionne  l’espace  politique  francophone ?

 

Autour  de  la  France  s’articule  deux  institutions,  l’Organisation  de  la  francophonie  (OIF)  et  la  coopération  France-Afrique  (françafrique  selon  le  concept  péjoratif  de  Xavier  Verschave), 

 

Surtout  ne  confondant  pas :  la  « francophonie »  qui  est  un  concept  inventé  par  Onésime  Reclus  en  1871  et  largement  popularisé  par  Léopold  Sédar  Senghor,  ET  « l’OIF »,  qui  est  une  institution  politique,  économique  et  culturelle  des  pays  membres  et  des  communautés,  ayant  la  pratique  de  langue  française.

 

Par  ailleurs,  le  terme  de la  France-Afrique  a  été  prononcée  pour  la première  fois  en  1955,  par  l’ancien  Président  Ivoirien  Félix  Houphouët-Boigny,  qui  expliquait  par  cette  expression,  ses  bonnes  relations  avec  la  France  coloniale,  alors  qu’il  était  député  ivoirien  à  l’Assemblée  nationale  à  Paris.  

 

Pendant  les  réunions  de  l’Organisation  Internationale  de  la  francophonie  (OIF),  après  la consécration  aux  débats  sur  l’ordre  du  jour,  lors  du  sommet  ou  de  la  rencontre,  une  partie  de  la  discussion  se  tournait,  vers  les  échanges  à  la  politique  internationale.  C’est  ainsi,  en  ce  qui  concerne  notre  continent,  les  sommets  de  l’OIF,  après  les  débats  sur l’ordre  du  jour  se  penchaient  sur  les  crises  en  cours  en  Afrique,  ce  qui  est  normal  pour  une  institution  de  ce  genre,  mais,  l’adoption  des  déclarations étaient  imposées  par  la  France  et  suivies  par  ses  Etats  satellites  africains,  idem  pour  les  sommets  France-Afrique.

 

Comme  nous  signalons plus  haut,  s’articule  autour  de  la  France,  deux  institutions  majeures  avec  l’Afrique, les  sommets  de  l’OIF  et les  sommets  de  la  France-Afrique.  Une  différence  tout  de  même  par  rapport  au  passé,  actuellement  l’OIF  a  un  secrétaire  et  les  sommets  de  la  France-Afrique  sont  élargis  aux  pays  anglophones  et  lusophones  africains.  Malgré  cette  relative  évolution,  la  position  de  la  France  reste  très  prépondérante  envers  les  pays  africains  francophones.  Les  positions  de  la  France  sont  en  fonction  des  locataires  de  l’Elysée :  L’ancien  président français  François  Mitterrand  encourage  aux  installations  démocratiques  et son  message  sera suivi  des  faits  par  les Etats  francophones,  mais  quand  arrive  Jacques  Chirac  à l’Elysée,  le  message  devient  différent  de  son  prédécesseur,  en  effet,  il  n’est  plus  question  d’inciter  aux  installations  des  démocraties  et  l’on  encourage  les  pouvoirs  forts. 

 

La  place  prépondérante  qu’occupe  la  France  dans  ces  institutions  contredit,  le  bon sens  qui  veut,  qu’une  déclaration  ou  (une  décision)  soit  établie  à  la  majorité  absolue  d’une commission  composée  des  Etats  membres.  Ces  décisions  unilatérales,  qui  ne  sont  pas  de nature  à  heurter  la  sensibilité  des  Chefs  d’Etats  africains  crapuleux  trouvent,  facilement,  leur  satisfecit.  Cette  position  prépondérante  de  la  France  dans  l’organisation  Internationale  de  la  Francophonie  et  des  sommets  France-Afrique,  avait  contraint,  le  Président  ivoirien  Laurent  Gbagbo  de  boycotter  par  son  absence,  le  sommet  de  l’OIF  de  Wagadougou  au  Burkina-Faso,  pendant  la  crise  de  la  côte  d’Ivoire,  car  le  président  ivoirien  ne  s’était  pas  trompé  que  le sommet  de  l’OIF = la  volonté  de  la  France  et  soumission  des  Etats  africains  sur  la  position  française  sur  la  crise  ivoirienne.

 

Quelles  sont  les  origines  de  cette  soumission  politique ?

 

L’ancien  président  français,  le  Général  De Gaulle  accepte  le  principe  de  la  décolonisation,  (qui  était  sa  promesse,  conditionnée  par  la  participation  des  Africains  de  colonies  françaises  dans  la  seconde  guerre  mondiale),  mais  cette  décolonisation  s’avérera  plus  tard  à  un  principe  de  contrainte  et  de  soumission  bien élaborée,  en  effet,  les  relations  politiques  et  commerciales  avec  ses  anciennes  colonies,  comme  l’Angleterre,  seront  très  différentes.

 

Concernant  les  relations entre  la  France  et  ses  anciennes  colonies,  elles  seront  fondées  sur  le principe  des  réseaux  opaques,  organisés  par  Monsieur  Jacques  Foccart  (aussi  appelé  Monsieur  Afrique),  à  la  demande  du  Général  De  Gaulle.  Ainsi,  avec  ces  réseaux,  la  France  via  ses  valets  locaux  à  la  tête  des  Etats  africains,  peut  désormais  pouvoir  plus  facilement,  la  restructuration  et  la  déstructuration  des  pouvoirs  qui  se  démarquent  de  sa  politique.  Ainsi  la  diplomatie  peut  se  faire  entendre,  facilement,  par  les Etats  africains,  qui  s’alignent  systématiquement,  sur  la  diplomatie  française  aux  Nations-Unies.

 

En  cela,  la  France  peut  se  prévaloir  d’un  précarré  dans  le  continent  et  à  travers  le  monde,  ou  s’y  trouve  d’autres  colonies  et  anciennes  colonies.  Finalement,  cette  position  stratégique  requiert  à  la  France,  aux  Nations-Unies,  une  position  de  puissance  d’influence  mondiale,  en  plus  de  sa  possession  de  l’arme  nucléaire.

 

La  conséquence  de  ces  relations  dans  le  temps,  sera  l’enlisement  en  Afrique  d’une  politique  gênante,  mais  qui  arrange  les  régimes  français  et  les  régimes dictatoriaux  africains.  Tandis  que  l’Angleterre,  dans  ses  nouvelles  relations  avec  l’Afrique  paraît  comme  « un  observateur »  Et,  avec  la  France,  comme,  à  la  fois  « un  juge »  et  « un  policier ».

 

En   ce  qui  concerne  la   françafrique,  les  différentes  coopérations  n’ont  jamais  été  suspendues  aux  pays  crapuleux  et  aucune  déclaration  de  sanction,  contre  les  Chefs  d’Etat,  qui  ne  respectent  pas  les  principes  élémentaires  de  la  démocratie,  mais  au  contraire,  apporte  sa  caution  aux  Chefs  d’Etats  crapuleux :  un  véritable  encouragement  de  la  France  à  la  délinquance  politique  et  financière  des  Etats voyous membres,  dont  les  détournements  alimentent  les  Chef  d’Etats  africains  et  réalimentent  les  réseaux  politiques  en  France.

 

Rappelons,  surtout,  que  la  France  ne  possédait  pas  de  colonies  à  travers  le  monde,  autant  que  l’Angleterre,  cependant,  les  plus  importantes,  sont  celles  d’Afrique,  au  regard,  de  l’histoire  de  sa  politique  de  colonisation,  de  ses  investissements  et  du  poids  africain,  qu’elle  compte  se  servir,  du  point  de  vue  politique  et  économique,  pour  peser,  à  l’époque,  aux  Nations Unies,  comme  une  « Grande  Nation »  et  aussi  faire  de  ses  anciennes  colonies,  comme  une  chasse  gardée.

  

 

3)    QUELQUES  POINTS  DIVERGENTS  ENTRE  LES  2  METHODES:

 

Le  Commonwealth  ressemble,  beaucoup  dans  sa  composition  à  la  francophonie,  les  deux  institutions  regroupent  en  leurs  seins,  des  pays  totalement  ou  partiellement  anglophones  pour  le  Commonwealth  et  francophones,  à  la  fois,  pour  l’OIF  et  la  Françafrique.

 

Les  deux  espaces  linguistiques  sont  le  produit  du  partage  des  frontières  de  l’Afrique,  lors  de  la  conférence  de  Berlin  de  1885,  à  l’invitation  du  Chancelier  allemand  Otto  Eduard  Leopold  von  Bismarck,  qui  anticipait  une  guerre  de  territoire  entre  européens  en  Afrique,  et  qui  inaugurera,  entre  autre,  une  colonisation  séparée  par  les  frontières,  entre  les  puissances  coloniales  européennes  en  Afrique.  Nous  allons,  donc,  fondé  notre  étude  de  comparaison,  en  observant  les  attitudes  des  uns  et  des  autres,  à  partir  institutions  politiques  fondées  de  ces  deux  espaces  linguistiques :

 

A  la  fin  de  la  colonisation,  l’Angleterre  se  retire  totalement,  mais  conserve  de  bonnes  relations  politiques  et commerciales  avec  ses  anciennes  colonies,  ce  qui  jusque    n’est  anormal.   Tandis  que  la  France  s’y  maintient  en  créant  les  réseaux  pour  asservir  ces  anciennes  colonies  d’Afrique.  Ces  réseaux  sont  protégés  par  des  accords  de  défense  signés  entre  la  France  et  certains  Etats  africains,  Accords  qui  préservent  les  dictateurs  de  pays  membres  africains.

 

L’institution  du  Commonwealth  est  constituée  d’un  « Groupe  ministériel  d’Action  du  Commonwealth »,  composé  de  9  pays  qui  veillent  aux  observations  du  respect  de  la  déclaration  de  Harare  de  1991,  pour sanctionner  les  dictateurs  de  pays  membres  qui  violent  les  règles,  par  suspension  de  participation  et  de  toute  aide.  Par  contre,  avec  les  sommets  de  la  France-Afrique  et  de  l’OIF,  la  France  est  le  seul  maître  à  bord  qui  prend  ces  décisions,  que  suivent  les  dictateurs  crapuleux,  corrompus  et  soumis  des  pays  membres  africains, et  l’aide  au  développement  n’est  ni  suspendu,  ni  conditionné  en  fonction  du  respect  des  valeurs  de  droits  de  l’homme,  de  la  démocratie  et  de  la  bonne  gouvernance. 

 

 

4)    CONCLUSION :

 

Deux  méthodes,  deux approches  différentes  sur  les  rapports  entre  la  France  et l’Angleterre  en  Afrique,  avec  pour  résultante : 

 

·          L’enlisement  de  la  France  dans  les  crises  en  Afrique,  alors  que  l’Angleterre  se  trouve  à  l’abris  de  ces  enlisements.

 

·          Une  France  qui  veille  au  précarré, avec  comme  moyen,  le  trésor  public  français  dans  la  zone  franc,  et  par  conséquent,  une  Afrique  francophone  frileuse  avec  d’autres  partenaires  économiques,  alors  que  l’Afrique  anglophone  est  plus  ouverte  à  n’importe  quels  partenaires.

 

·          Un désamour  de  la  France  grandissant  en  Afrique  francophone  et  perçu  simultanément,  en  Afrique  anglophone,  comme  l’un  des  derniers  colonisateurs,  avec  ses  conséquences  désastreuses,  lors  de  ses  soubresauts  dans  le  Tchad  du Dictateur  Idriss  Deby Itno. 

 

·          Au  niveaux  des  Etats  africains  et  des  îles  des  caraïbes,  une  émancipation  politique  nette  et  une  avancée  considérable  des  Etats  et  îles  anglophones,  en  général,  par  rapport  aux  Etats  et  îles  francophones,  réduit  en  enfantillage  et  assistés.

 

 

Auteur :  Appolinaire  Noël  KOULAMA

Publication :  14  avril  2008

Rubrique :  Afrique politique

Source :  Africdossier.oldiblog.com

 

 

 

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