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puceSOMMET DE L’UNION AFRICAINE : COMPROMIS SUR LA CRÉATION D’UNE AUTORITÉ COMMUNE À SYRTE, EN LIBYE. (le 04/07/2009 à 01h22)

 

Les chefs d'Etat africains réunis à Syrte, en Libye, sont tombés d'accord ce vendredi pour renforcer les compétences de l'Union africaine, qui sera notamment chargée de coordonner la politique du continent en matière de défense et de diplomatie. Hôte du sommet, le colonel Mouammar Kadhafi a usé de toute son influence pour faire de l'Union Africaine une institution proche dans ses statuts de l'Union européenne. Après de longues heures de discussions, le document final a été adopté par les participants vers quatre heures du matin (02h00 GMT). Un texte, qui met fin à l'existence de la Commission, rebaptisée « Autorité ».

 
 

Sommet de l'UA / Libye  : Compromis sur la création d'une « Autorité » commune



Ils ont passé une nuit blanche mais ils ont bien travaillé. Les chefs d'Etat et de gouvernement sont bien arrivés au Centre de conférences de Syrte à minuit. Une petite quinzaine seulement, le Sud-Africain Jacob Zuma, l'Ethiopien Meles Zenaoui, le Tchadien Idriss Deby, le Centrafricain François Bozizé étaient là. Et le Libyen Mouammar Kadhafi bien sûr. En revanche, l'Algérien Abdel Aziz Bouteflika, le Sénégalais Abdoulaye Wade et le Togolais Faure Gnasimbé étaient déjà repartis chez eux.



La Commission africaine est morte, vive l'Autorité. Au bout de quatre heures de discussions, les chefs de délégations ont donc validé cette nouvelle autorité qui sera en fait une commission aux compétences élargies.



Pendant toute la semaine, la Libye a essayé d'imposer dans cette Autorité, la création d'un secrétariat à la Défense et d'un secrétariat aux Affaires étrangères. Pour le Nigeria, l'Afrique du Sud et l'Ethiopie, c'est une atteinte à leur souveraineté donc un casus belli. Finalement, on est arrivé à un compromis.



Dans la nouvelle Autorité, un secrétaire s'occupera entre autre de la défense commune c'est à dire des opérations multinationales comme l'Amissom, la mission de paix africaine en Somalie ; un autre aura en charge, la politique étrangère du continent c'est à dire par exemple, la défense des intérêts de l'Afrique dans les négociations internationales sur le commerce ou le climat. Bref, chaque pays reste maître chez lui.


Cette nuit, personne n'a perdu la face. Et ce vendredi à 4 heures du matin, les chefs de délégations ont applaudi l'annonce de l'accord. A la sortie, les chefs d'Etat étaient fatigués mais soulagés.


Après plusieurs jours de négociations, les chefs d’Etat africains ont fini par s’entendre sur la création d’une Autorité qui remplacera la Commission. Ce nouvel organe coordonnera la mise en place de la politique africaine commune de défense et des affaires étrangères. 
 

 

 

 

Publié   le :   03  juillet  2009

Rubrique :  Afrique-politique

Source : RFI

 

 

 

 

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puceAUTORITÉ DE L’UNION AFRICAINE : LES CONTOURS DÉFINIS PAR LES CHEFS D’ÉTAT À SYRTE, EN LIBYE. (le 04/07/2009 à 01h16)

 

 

La transformation de la Commission de l'Union africaine en une « Autorité » vise à renforcer la cadre institutionnel de l'organisation pour accélérer l'intégration politique et socioéconomique du continent vers la réalisation des Etats unis d'Afrique, ont souligné, vendredi à Syrte, en Libye, les chefs d'Etat et de gouvernement africains dans un rapport dont la PANA a obtenu copie.




C'est après une nuit de débats que les chefs d'Etat sont parvenus à un accord consensuel sur la mise en place de cette Autorité qui va remplacer la Commission.



L'accord conclu aux premières heures de la matinée (4 heures locales- 2 heures GMT) stipule que l'Autorité « exercera ses fonctions sur la base du principe de subsidiarité avec les Communautés économiques régionales (CER) et les Etats membres ».



Ses domaines de compétence sont très larges et concernent la réduction de la pauvreté sur le continent (en coordination avec les CER), la libre circulation des personnes, biens et services, les infrastructures interrégionales et continentales (réseaux routiers, ponts, chemins de fer, ports, aéroports, énergie et communication, etc.).



De même, le réchauffement de la planète, la désertification et l'érosion côtière, les épidémies et pandémies comme le VIH/SIDA, la recherche, les négociations commerciales, sont intégrés dans ses prérogatives.



L'Autorité doit aussi s'occuper des questions de paix et de sécurité, de la politique étrangère, de la coordination de la défense du continent, ainsi que de la criminalité transfrontalière (terrorisme, drogues, trafic d'armes et cadres juridiques).



Entre autres activités, l'Autorité est chargée de faire des propositions tendant à accélérer l'intégration politique et économique du continent, d'assurer la promotion du panafricanisme et veiller à l'application des décisions.



Elle doit aussi coordonner les positions des Etats membres de l'Union africaine lors des négociations internationales, représenter les Etats et parler en leur nom dans les organismes internationaux, notamment dans le domaine de la politique extérieure commune.



Autres fonctions dévolues à l'Autorité, la coordination, le suivi et la promotion de mesures de prévention, de gestion et de règlements des conflits et celle de la mise en œuvre de la politique africaine commune de défense et de sécurité, ainsi que les stratégies et la mobilisation des ressources nécessaires pour la défense du continent.



Elle doit aussi représenter les intérêts communs des Etats de l'Union et parler en leur nom dans les fora internationaux sur le commerce international, assurer et suivre la mise en œuvre des programmes du Nouveau partenariat pour la développement de l'Afrique (NEPAD).



Dans sa composition, l'Autorité comprend un président, un vice- président, 9 secrétaire et un coordonnateur de la Défense commune.



Les secrétaires doivent élaborer des politiques et programmes communs dans les domaines relevant de leurs portefeuilles, les soumettre aux organes pour examen et adoption et suivre la mise en oeuvre des décisions.



Par ailleurs, cette transformation de la Commission en Autorité a des incidences financières qui seront abordées prochainement, sans doute lors du prochain Conseil exécutif en janvier prochain à Addis-Abeba, en Ethiopie.



En attendant, les chefs d'Etat ont souligné "la nécessité impérieuse d'identifier des sources alternatives de financement afin d'assurer le bon fonctionnement des programmes et activités de l'Union".



A cet égard, il a été précisé qu'un rapport doit être soumis à la prochaine session ordinaire du Conseil exécutif.

 

 

Auteur :  Ousseynou Guèye

Publié   le :   03  juillet  2009

Rubrique :  Afrique-politique

Source : PANA 

 

 

 

 

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puceSOMMET DE L’UNION AFRICAINE : KADHAFI VEUT SON « GOUVERNEMENT AFRICAIN » ET VITE ! (le 01/07/2009 à 18h52)

 

Le 13e sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine s’ouvre mercredi à Syrte, en Libye. Autour de Mouammar Kadhafi, le président en exercice de l’organisation, les dirigeants africains devraient se pencher sur les crises qui secouent certains pays du continent ainsi que sur l’investissement dans l’agriculture. Mais le Guide de la révolution libyenne, l’hôte de cette rencontre de trois jours, envisagerait surtout de faire avancer son projet controversé des « Etats-Unis d’Afrique ».

 

  Les ministres africains des affaires étrangères assistent à l'ouverture de l'UA à Syrte (Libye), le 29 juin 2009.

 

 

Le Guide de la révolution libyenne, l’autoproclamé « roi des rois traditionnels d’Afrique », Mouammar Kadhafi, reçoit ses pairs africains à partir de ce mercredi pour le 13e sommet de l’Union africaine. Théoriquement, le thème de cette rencontre de trois jours est : « Investir dans l’agriculture pour la croissance économique et la sécurité alimentaire ». Mais Jean Ping, le président de la Commission de l’UA, a émis le vœu que le sommet soit axé sur la résolution des crises qui menacent la stabilité de nombreux pays. Il l’a fait savoir lors du Conseil des ministres de l’Union africaine qui se tient en marge du sommet de Syrte depuis dimanche. Le Gabonais Jean Ping a cité le cas du Niger où la situation ne s’améliore guère en raison de la détermination du président Mamadou Tandja à modifier la Constitution de son pays pour se maintenir au pouvoir. Des solutions devraient également être, selon Jean Ping, trouvées à Madagascar, en Mauritanie, en Guinée Bissau… ou encore de la Somalie. Le gouvernement de ce pays vient de faire appel à ses voisins pour faire face à l’avancée des islamistes qui veulent le renverser. « La situation d’ensemble sur le continent demeure préoccupante », a indiqué M. Ping, en regrettant « la persistance du fléau des coups d’Etat ou de changements anticonstitutionnels ».



Mais la priorité du Colonel Kadhafi est ailleurs. Le guide libyen met la pression pour faire avancer son projet controversé de « Gouvernement africain ». Après avoir obtenu de ses homologues, six mois plus tôt, leur adhésion au projet de transformation de la Commission de l’UA en une autorité au pouvoir renforcé, Mouammar Kadhafi veut visiblement aller plus loin. Dimanche, dans son discours de bienvenue aux ministres des Affaires étrangères, il a martelé qu’il était nécessaire de créer une autorité dotée de réels pouvoirs exécutifs, qui regrouperait les différentes instances de l’UA existantes. Le président en exercice de l’organisation panafricaine souhaite que cette autorité soit dotée d’un secrétaire à la Défense pour tout le continent africain. « Celui qui dira non devra expliquer pourquoi », a prévenu Mouammar Kadhafi.


Des chefs d’Etat non africains devraient, par ailleurs, participer à ce sommet. L’iranien Mahmoud Ahmadinejad dont la récente réélection à la tête de son pays suscite de violentes contestations, a été annoncé ce mardi. Et son homologue brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, est également attendu à Syrte. Ce dernier devrait réaffirmer, indique-t-on, l’engagement du Brésil dans le développement du continent africain.

 


INVITÉ PERSONNEL DU GUIDE LIBYEN : VISITE EMBARRASSANTE DU PRÉSIDENT AHMADINEJAD


Au sommet de Syrte qui commence officiellement mercredi, le président iranien est l’invité personnel du guide libyen. Que ce soit du côté des dirigeants de l’Union africaine ou du côté des invités européens, cette visite suscite des inquiétudes, le président iranien étant bien connu pour ses dérapages verbaux sur Israël. La présence du président iranien à la tribune d’un sommet de l’Union africaine n’est pas une première. Mahmoud Ahmadinejad avait déjà participé au sommet de l’Union africaine, à Banjul (Gambie) en 2006. Cette fois-ci, il est l’invité personnel du guide libyen, président en exercice de l’Union africaine.


Le Premier ministre italien est également attendu. Silvio Berlusconi est également invité par le colonel Kadhafi. Les relations entre les deux hommes sont visiblement au beau fixe depuis le règlement du contentieux colonial entre les deux pays. Les responsables de la Commission, Jean Ping en tête, expliquent, pour se démarquer de cette initiative et pour marquer leur embarras, qu’ils n’ont qu’un seul invité, le président brésilien Lula… La présence du président iranien est donc diversement appréciée. Embarrassés, les ambassadeurs des pays membres de l’Union européenne se sont réunis dans l’après midi de mardi, à Syrte, pour adopter une position commune.


Selon une source diplomatique européenne, ces représentants européens seront présents, mercredi, à l’ouverture du sommet. « S’il y a un dérapage dans le discours du président iranien sur Israël ou la Shoah, nous quitterons la salle », explique l’un d’eux. Embarras également au sein des délégations africaines. « Ça va perturber le sommet’ »- « C’est une erreur », nous ont déclaré plusieurs ministres francophones sous le couvert de l’anonymat. « Cette visite va irriter les Européens », a affirmé un diplomate de haut rang.


Le Conseil de paix et de sécurité examine une nouvelle fois la question de la levée des sanctions contre la Mauritanie. Hier lundi les quinze Etats membres de cette instance ne sont pas parvenus à trouver un compromis. Est-ce que la mise en place d’un gouvernement transitoire d’union nationale, est-ce que le départ volontaire du président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi, sont des signes qui marquent le retour de la Mauritanie à l’ordre constitutionnel ? Les avis sont partagés…

En marge du Conseil des ministres, un mini-sommet du Nepad a eu lieu mardi en fin d’après-midi en présence du guide libyen et des présidents algérien, sénégalais, sud-africain et du Premier ministre éthiopien. L’intégration de cette institution au sein de l’Union africaine, une institution qualifiée d’inutile il y a quelques années par de nombreux diplomates, est à l’ordre du jour.

 

 

Publié   le :   01  juillet  2009

Rubrique :  Afrique-politique

Source : Wal Fadjiri  

 

 

 

 

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puceSOMMET DE L’UNION AFRICAINE : ON ÉCHAPPE EN EXTREMIS À LA VENUE DE M. AHMADINEJAD. (le 01/07/2009 à 18h48)

 

Les chefs d'Etat africains se sont retrouvés mercredi à Syrte, en Libye, pour un sommet sous l'égide de Mouammar Kadhafi, qui a tenté un premier coup d'éclat en invitant le président iranien Mahmoud Ahmadinejad mais dont la venue a été annulée in extremis.

 

 

  Les ministres africains des affaires étrangères assistent à l'ouverture de l'UA à Syrte (Libye), le 29 juin 2009.

 

Autre revers apparent pour le leader libyen, le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi - convié en tant qu'hôte du prochain G8 - a lui aussi annulé sa visite juste avant l'ouverture de la rencontre, officiellement en raison de la catastrophe ferroviaire de Viareggio dans le nord-ouest de l'Italie.

 

L'invitation adressée à la dernière minute par le « Guide » à M. Ahmadinejad, moins de trois semaines après une élection très contestée, avait suscité malaise et interrogations parmi les délégations du 13e sommet de l'Union africaine (UA).

 

L'annulation de sa venue a été annoncée par la présidence iranienne sans explication.

 

Sa présence risquait d'éclipser les sujets à l'ordre du jour et notamment la mise en place d'un « gouvernement africain », projet particulièrement cher au leader libyen qu'il veut faire avancer coûte que coûte pendant les trois jours de ce sommet.

 

Les diplomates européens présents comme observateurs s'étaient réunis pour envisager de quitter la salle de conférences en cas de diatribe particulièrement violente du président iranien.

 

« L'annulation de sa visite est juste une bonne nouvelle », assurait l'un d'eux mercredi matin, visiblement soulagé de voir s'éloigner un possible incident diplomatique.

 

Invité officiel de l'UA, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva est lui bien arrivé à Syrte et devait comme prévu prendre la parole durant la cérémonie d'ouverture du sommet.

 

Mais, les contretemps se multipliant, il était impossible de savoir mercredi matin à quelle heure cette cérémonie aurait lieu.

 

 Le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad lors d'un discours à Téhéran, le 27 juin 2009.

 

Les délégués pouvaient tromper leur attente en déambulant dans le gigantesque centre de conférences de Syrte, un édifice ultramoderne construit à 500 km à l'est de Tripoli entre la Méditerranée et le désert, dans la région natale de M. Kadhafi.

 

Les couloirs y sont tellement longs qu'une jeep y est y garée à l'intérieur pour transporter le « Guide » sur d'épais tapis rouges.

 

Autoproclamé « roi des rois traditionnels d'Afrique », M. Kadhafi avait été élu en février pour un an à la présidence de l'UA malgré les réticences de certains dirigeants.

 

Au pouvoir depuis 40 ans, il peut aussi désormais se targuer du titre de doyen des chefs d'Etat africains, qui lui est revenu après la mort début juin du président gabonais Omar Bongo Ondimba.

 

Il entend profiter de ce sommet pour forcer la voie à la création d'une "Autorité" africaine aux pouvoirs exécutifs élargis, qui constituerait à ses yeux une avancée majeure vers les « Etats-Unis d'Afrique » dont il a fait son grand projet.

 

Le thème officiel de la rencontre est le développement de l'agriculture, au moment où l'Afrique fait face à une crise alimentaire.

 

Mais le sommet ne pourra pas faire l'impasse sur les crises politiques ou les conflits qui se sont multipliés ces derniers temps sur le continent, de la Somalie au Niger en passant par Madagascar ou la Guinée Bissau.

 

A la veille de la rencontre, l'UA a réintégré la Mauritanie, suspendue de l'organisation depuis le coup d'Etat d'août 2008, en saluant le « retour à l'ordre constitutionnel » après la mise en place d'un gouvernement d'union nationale.

 

Parmi les chefs d'Etats présents à Syrte, le Soudanais Omar el-Béchir devrait à nouveau recevoir le soutien de ses homologues africains en dépit du mandat d'arrêt lancé à son encontre par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour.

 

 

Publié   le :   01  juillet  2009

Rubrique :  Afrique-politique

Source : http://www.lexpress.fr   

 

 

 

 

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puceNIGERIA : AMNESTY INTERNATIONAL DÉNONCE LA « TRAGÉDIE DES DROITS DE L’OMME » AU DELTA DE NIGER. (le 01/07/2009 à 18h20)

 

 

La pollution causée par un demi-siècle d'exploitation du pétrole dans le sud du Nigeria est un exemple de la "malédiction des ressources naturelles". Malédiction dont Amnesty International décrit les mécanismes et fustige les acteurs, dans un rapport accablant, publié ce mardi.

 

 

Habillés de blanc, une quinzaine de militants d'Amnesty International France s'affairent devant une station service de Shell de Pantin, en Seine-Saint-Denis. Pancarte dans une main, brosse ou balai dans l'autre, ils frottent, astiquent, nettoient. Comme ils aimeraient que Shell nettoie, à son tour, les sites pollués notamment par les déversements de pétrole dans le delta du Niger, dans le sud du Nigéria. En Europe, une quinzaine de mini-blocage de ce type étaient prévus ce mardi. 

 

Derrière ces apparences relativement bon enfant, une situation dramatique mêlant « pétrole, pollution et pauvreté dans le delta du Niger ». C'est le titre du nouveau rapport publié ce mardi par Amnesty International.  

 

 

PÉTROLE  D’ABORD

An undated photo of a Shell Oil rig in the Niger Delta, Nigeria
Une plate-forme de la compagnie Shell dans le delta du Niger
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

POLLUTION  ENSUITE

 

D'après les Nations unies, plus de 6800 fuites pétrolières entre 1976 et 2001 ont entraîné le déversement de 3 millions de barils dans l'ensemble de la région quadrillée de milliers de kilomètres de pipe-lines.  

 

Francis Perrin, membre du bureau exécutif d'Amnesty International, utilise une image glaçante: « Depuis le début de l'exploitation pétrolière de la région, il y a une cinquantaine d'années, c'est comme si un Exxon Valdes y déversait le contenu de ses cales chaque année ». C'était déjà une catastrophe en Alaska (50 000 tonnes de pétrole déversées dans la mer le 24 mars 1989). Là, 31 millions de personnes en subissent les conséquences directes.

 

 

PAUVRETÉ  ENFIN

 

Masked Ateke Tom militants hold their guns as they arrive at their camp (File)Des militants du chef rebelle Ateke Tom militants arrivant dans leur camp dans le delta

 

Parce que non seulement les habitants ne bénéficient-ils guère de la manne pétrolière - quelque 600 milliards de dollars dégagés depuis les années 1960 - mais ils doivent cultiver des terres polluées, boire de l'eau contaminée, y pêcher et se laver avec, ou encore respirer un air affecté par les torchères de gaz.

 

 

AMNESTY VISE EN PARTICULIER SHELL

 

D'après ce rapport, l'industrie pétrolière n'apporte que pollution et pauvreté, et nuit au droit à un environnement sain et au droit de gagner sa vie. Cette situation nourrit la frustration des communautés affectées, les protestations des groupes rebelles et, en réponse, la répression par des forces armées fortement mobilisées, dont les civils font parfois les frais. Dans le delta du Niger, grand comme l'Ecosse ou la Belgique, se trame donc une « tragédie des droits de l'homme » en condensé.

 

 

UNE CAMPAGNE  PLUS  VASTE

 

 

Ce rapport sur le delta du Niger s'inscrit dans une campagne plus vaste qu'Amnesty International va mener pendant six ans. Baptisée « Exigeons la dignité », cette opération permettra à l'ONG de « mobilise l'opinion publique pour faire en sorte que les acteurs soient tenus de rendre des comptes pour toutes les atteintes aux droits humains qui participent à l'extension et à l'aggravation de la pauvreté ». Le delta du Niger n'est que la première région à passer sous le "coup de projecteur" de l'organisation dans ce cadre.

 

 

Parmi les entreprises présentes sur ce petit territoire, Shell est particulièrement visé par Amnesty International. Francis Perrin reconnaît que le géant anglo-néerlandais « n'est certes pas le seul... mais il est incontournable ».En effet, la plupart des sites affectés se trouvent dans la zone où opère la Shell Petroleum Development Company (SPDC), consortium qui produit 40% de la capacité de production nationale, et dont Shell, premier opérateur étranger dans le pays, détient 30%. 

 

Amnesty donne symboliquement cent jours au nouveau directeur général de Shell, Peter Voser, qui prend ses fonctions mercredi, pour changer de cap et rompre avec ses « mauvaises pratiques », parmi lesquelles Antonio Manganella, responsable de la Commission Entreprises d'Amnesty International, épingle: « peu ou pas de mesures préventives, refus de dépolluer, manque d'informations rendues publiques, pratiques déloyales pendant les investigations ».

 

 

Auteur :  Marie  Simon

Publié   le :   30  juin  2009

Rubrique :  Droit de l’homme

Source : http://wwww.lexpress.fr 

 

 

 

 

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puceDÉMOCRATIE & ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES 2009 AU CONGO-BRAZZAVILLE : LA FRANCE S’EN FOUT ÉPERDUMENT ! (le 28/06/2009 à 19h59)

 

 

 

Au Congo aussi, l'Histoire est en marche. Des élections présidentielles sont prévues pour le 12 Juillet. Les Congolais ont le choix, - si elles se tiennent -, entre le président en titre, Denis Sassou Nguesso, qui vient d'annoncer sa candidature, et une coalition d'opposants, regroupés dans le « Front de l'opposition ».  Ces élections posent un problème assez classique. Faut-il participer à des élections dont tout indique qu'elles seront truquées ? Le Front de l'Opposition semble disposé à les boycotter ; un autre parti d'opposition, l'UPADS, héritier de Lissouba, l'ancien dictateur renversé par Sassou, se présente.

 

 

Une commission électorale indépendante, la CONEL, aurait du être mise en place depuis belle lurette. A ce jour, elle reste inféodée au ministère de l'Intérieur. D'après un journal d'opposition, La Rue meurt, no 660 du 4 juin 2009, il y aurait au Congo 500 000 électeurs en trop sur les listes électorales. Et devinez pour qui ces fantômes vont voter ?



Dans ces conditions, comme souvent en Afrique centrale, les résultats sont plus révélateurs du degré de mégalomanie du dictateur en place que de la volonté du peuple.  La question n'est que de savoir si le dictateur de Mpila se donne carrément un résultat du genre 99,8 % des suffrages exprimés, ou si on reste modeste, avec un petit 65 %, par exemple. Souvent, l'expérience montre que, contre toute attente, on a des scores complètement baroques : 99, 99 %, c'est un résultat qui plaît beaucoup. Ce qui montre bien que les élections ont une fonction symbolique assez exotique, pas du tout celle qui consisterait à choisir quelqu'un à la majorité des voix : le chef est désigné par la puissance qu'il s'accorde à lui-même, finalement. La démocratie est une sorte de légitimation de la puissance par la démonstration de sa propre force.



Ça  vous paraît archaïque et un peu tribal, je vous connais, et vous vous dites : au fond, ces gens-là ne sont pas prêts pour la démocratie, il maquillent juste un système où le chef, c'est celui qui est le plus fort, par un maquillage démocratique. Mais ce n'est pas tout à fait vrai. En réalité, c'est souvent l'administration coloniale qui a créé la fonction « chef » dans les tribus d'Afrique centrale pour avoir des interlocuteurs stables. Le Chef traditionnel n'y était en réalité qu'une sorte de sage sans pouvoir réel, et  pas très sérieux, rien de comparable avec le pouvoir de nuisance d'un dictateur moderne. La corruption des systèmes politiques en Afrique centrale, ce qu'on appelle la « post-colonie », à la suite de Mbembe, paraît donc plutôt comme la décomposition du système colonial, centralisateur et inadapté, mais maintenu artificiellement, et nullement comme un retour en arrière vers la sauvagerie précoloniale.   



Dans sa visite récente en Afrique centrale, Sarkozy a voulu rencontrer l'opposition à Brazzaville. Cela paraissait louable : donnons la parole à l'opposition, reconnaissons le multipartisme, développons la participation de la société civile ... Il a ainsi conseillé à l'opposition de ne pas pratiquer la « politique de la chaise vide », qui consiste à boycotter les élections, pour donner sa chance à la démocratie. Mais, en même temps, participer à des élections truquées, c'est accepter d'avance un résultat probablement humiliant, qui déconsidère l'opposant tout en légitimant l'élection. Combien de partis d'opposition ont ainsi pu résister à une claque électorale cuisante ? Les oppositions sont inexistantes, entend-on partout.



Nicolas Sarkozy,  « ami de Sassou », rappelle le journaliste Guy Milex Mbondzi, (« L'échec prévisible du Front de l'Opposition », La Rue meurt, même numéro),  « n'a-t-il pas tendu un piège à l'Opposition », qui en participant à ses échéances traficotées, les crédibiliseront et maintiendront Sassou N'Guesso au pouvoir pour les intérêts personnels de la France ? Les Congolais ont encore à l'esprit les mots de Nicolas Sarkozy qui disait que « la France travaillera avec le président que les Congolais éliront » Cela inclurait-il la manière légale ou frauduleuse à laquelle ce dernier sera élu ?

 

« Ce qui est sûr, c'est que la France s'en fou », (sic) continue journaliste avec superbe.  « Le jargon politique de la chaise vide »  ne paye pas, et est fortement prisé par les adeptes de la politique du ventre ou alimentaire, est la preuve du manque de sérieux de nos politiciens dans la gestion de l'appareil d'Etat. Entre nous soit dit : « que nous a déja apporté la politique de la chaise pleine au Congo ? »

 

On a donc le choix entre la « chaise vide », qui condamne les opposants à rester dans la marginalité et les rend inaudibles, et la « chaise pleine », motivée par la  « politique du ventre », qui permet de manger mais décrédibilise toute velléité d'action politique. Ce n’est pas simple. « De toutes façons, moi, je voterai pas », me dit un gardien. En attendant, le Congo va mal.

 

 

Publié   le :   28  juin  2009

Rubrique :  Spéciales  élections présidentielles 2009

Source : http://aquateurnoir.over-blog.com 

 

 

 

 

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puceLA VÉRITE SUR LE FORUM DE REIMS : UNE AFFAIRE ENTRE MOUMBAMBA ET SES BEAUX PARENTS BLANCS. (le 28/06/2009 à 19h37)

 

 

En Champagne Ardennes, certains industriels caressent le rêve insensé de produire une boisson d'un autre genre que celle à bulles qui leur a donné leur réputation et leurs lettres de noblesses avec pour désir d'en faire une grande cuvée qu'ils commercialiseraient ensuite en Afrique, particulièrement dans la sous région avec l'intention d'y prendre leurs aises et de se partager le gâteau irrésistible que sont ses richesses naturelles.................. des africains.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 4 avril 2009 à Reims, s'est tenue au palais des congrès, sous la direction de l'Institut de Recherche Internationale pour une .Médiation Economique et Politique (I.R.I.M.E.P), un forum pour « un nouveau partenariat entre l’Europe et l'Afrique francophone ».

 

Ce forum, dont la réalisation a nécessité une manne financière colossale et dont l'origine suscitait les interrogations de la communauté gabonaise, a été financé en totalité par l'IRIMEP et ses sponsors, certains gros bonnets de la région rémoise.

 

 

1- LE SCOOP :

 

 

Devinez entre mille chers compatriotes, qui se cachent derrière la location de la salle royale de 3500 places du palais des congrès de Reims, la location d'un train spécial gratuit aller-retour Paris-Reims, les buffets royaux rivalisant avec ceux d'un restaurant de luxe, sans oublier le champagne qui coulait à flot et la publicité faite autour de l'évènement?

 

 

Après l'accueil des participants, l'ouverture des débats a été lancée par le père fondateur et président en exercice de l'IRIMEP, Monsieur Henri Hubert.

 

Révélation, faite par le Révérend Mike Jocktane en fin de journée, celui qui a cumulé sans craindre le conflit d'intérêt les qualités d'organisateur, d'arbitre du forum, de président et de père fondateur de l'IRIMEP, est également le BEAU PERE de BB MOUBAMBA ( !!!).

 

L'Axe principal de la discussion devait être un nouveau partenariat entre l'Europe et l'Afrique francophone.

 

Dans son propos introductif, «  BEAU PAPA » s'est présenté comme un catholique pieux, doté de hautes valeurs religieuses et morales soucieux conformément à la parole de Dieu du bien être et de l'avenir de son prochain, particulièrement de celui des peuples africains.

 

(Cela nous a étrangement rappelé ces lettres d'un autre siècle adressées par les rois européens à leurs sujets qui avaient pour principale mission d'apporter la lumière aux peuples d'Afrique et s'emparer de leurs richesses sous le couvert de la religion).

 

Cette allocution introductive a été suivie d’un discours inaugural prononcé par le bi national (français et gabonais) M. Bruno Ben Moubamba, qui s'est lui même autoproclamé porte parole de la société civile, ce qui a semé une certaine confusion dans l'esprit des auditeurs en raison des différents pays représentés par les participants de la salle (particulièrement, le Gabon, le Congo et la France) et de la double nationalité de l'intervenant.

 

La communauté gabonaise de France, aiguisée par la curiosité et profitant du train spécial et gratuit mis à disposition par l'IRIMEP, désireuse d'entendre les arguments de celui qui non seulement à lui seul prétend représenter la société civile gabonaise, mais s'est aussi pompeusement défini comme l'OBAMA gabonais, était également l'une des plus nombreuse dans ce forum.

 

Dans son discours inaugural, Bruno Ben Moubamba, célébrant « l'Afrique libre » s'est adressé à «  ceux qui dirigent l'Afrique avec des méthodes d'un autre âge » et a déclaré qu'une telle rencontre aurait été impossible dans les pays africains foulant ainsi aux pieds la démocratie existant en Afrique francophone notamment au GABON depuis la conférence nationale de 1990, mais aussi l'apport des différents acteurs de la vie politique gabonaise parti au pouvoir et partis d'opposition compris depuis 1990.

 

 

2- 10h-12h30mn, LE CARACTERE ARBITRAIRE DU FORUM :

 

Le programme de la matinée intitulé INTERVENTIONS SUR LA THEMATIQUE DE LA SOCIETE CIVILE- tout à fait différent des thèmes d'il y a un mois, s’est ensuite enchaîné.

 

Ainsi, de 10 heures à 12 h 30, six orateurs ont tenté de s'exprimer quant à un nouveau partenariat entre l'Europe et l'Afrique francophone.

 

Ce matin du 4 avril 2009 s'est avéré riche en surprises de taille.

 

La communauté gabonaise arrivée en masse des quatre coins de la France en ce compris les membres de l'UJPDG FRANCE, - se considérant comme acteur libre de la société civile gabonaise-, désireuse de voir ses lanternes éclairées par les différents orateurs sur la question de la bonne gouvernance en Afrique, notamment dans notre pays le Gabon, est restée sur sa faim quant à la qualité des débats, mais à surtout été grandement ahurie par le caractère arbitraire qui a régné tout au long de la matinée.

 

Au vu de la publicité sans précédent dont a bénéficié l'évènement et du programme qui a inondé les boîte e-mail de bon nombre d'entre nous depuis plus d'un mois, les différentes communauté présentes, particulièrement les étudiants et travailleurs gabonais résidents en France s'attendaient à la présence d'experts de renom pour orienter les débats et expliquer les questions traitées ou tout simplement à une certaine rigueur quant à la tenue des débats qui souvent étaient hors sujets.

En effet, quand les sujets abordés n'étaient que de simples constats, quant aux situations connues en Afrique francophone sans propositions de solutions, et contenaient de nombreuses zones d'ombres au vu des auditeurs, qui naturellement et comme c'est l'usage en la matière s'attendaient à poser des questions après chaque intervention,Monsieur Henri Hubert, alias « BEAU PAPA », qui s'est défini dans son allocution introductive comme « un homme de dialogue, de justice et de paix » s'est révélé d'un autoritarisme innommable, nous pesons nos mots, et a précisé premièrement qu'il ne permettait que deux questions après chaque interventions, puis à tout bonnement supprimé les questions lorsqu'elles lui semblaient embarrassantes en arguant que le temps ne les permettait pas.

 

Les participants inscrits au forum, frustrés et ignorés par le président de l'IRIMEP qui a dirigé le forum selon son bon plaisir se sont donc vu infliger toute la matinée, les représentants d'une société civile indéfinie, obscure dont Bruno Ben MOUBAMBA était la vedette mise en scène par l'IRIMEP et ses sponsors.

 

Voyant qu'ils ne pourraient s'exprimer, tout au long de ce forum à caractère antidémocratique dont les jeux semblaient faits à l'avance et se sentant utilisés par les organisateurs, ils ont commencés à manifester leur mécontentement dans la salle par des cris et des protestations sous le regard outragé des principaux responsables.

 

Ce matin d'avril, qui s'apparentait étrangement à une mascarade, certains orateurs, qui semble t-il, connaissent la région de Champagne Ardenne davantage que le continent africain, notamment notre pays le Gabon, ont donc globalisé les états de l'Afrique francophone et considéré devant les invités sidérés que le « peuple africain » souffrait des mêmes maux et en conséquence les mêmes remèdes étaient applicables sur tout le continent.

 

Le Congo et le Gabon ont donc été considérés comme deux états jumeaux vivant les mêmes réalités. Mais globaliser l'Afrique de la sorte n'aura t-il pas pour conséquence d'appliquer les mêmes solutions aux Etats de l'Afrique centrale qui possèdent d’énormes disparités? Voici l'une des questions qui nous brûlaient les lèvres hier mais qu'il ne nous a pas été donné de partager lors de ce forum.

 

En conséquence, lorsque la communauté congolaise applaudissait les intervenants de toutes ses forces et poussait des cris encourageants, la communauté gabonaise s'est sentie frustrée, estimant que bien qu'ayant des difficultés, on ne pouvait ainsi assimiler les problèmes des Etat gabonais et congolais et s'est sentie étrangère à ces échanges.

 

S'en est suivi une pause déjeuner comprenant un copieux buffet aux termes duquel tout un chacun a été arrosé du champagne provenant de la maison « POMMERY ».

 

Durant cette pause, le sentiment et les impressions partagées étaient identiques chez les invités qui devisaient autour du buffet.

 

Ebahissement, incrédulité, quasi tyrannie, non respect de la liberté d'expression, débats abusivement légers et erronés s'apparentant davantage à des récits comme l'a affirmé un invité interrogé plus tard dans l'après midi, bref, les termes fusaient pour définir cette matinée qui s'apparentait à une véritable fable.

 

L'attention des auditeurs du forum a été également attirée par le comportement de Monsieur B. MOUBAMBA.

 

En effet, lorsque ce dernier ne prenait pas la parole, il ignorait délibérément les auditeurs qui se sont déplacés en masse et leur tournait le dos, et, dans une position négligée quasiment affalé sur son fauteuil, pieds croisés, il se concentrait sur les intervenants.

 

 

3- 14h30 -18 h45 LE SCOOP VALAIT LE DEPLACEMENT :

 

14 h 30 mn reprise du forum, les participants gabonais, remis sur pied par le copieux buffet gracieusement offert par Bruno Ben Moubamba, sa belle famille et ses nombreux sponsors regagnent la salle, décidés à se faire entendre face à ceux qui, à leurs yeux n'ont pas respecté leur liberté d'expression et une fois de plus, s'unissent pour une seule et même cause : le désir de démontrer aux organisateurs qu'il ne leur appartient pas de s'ingérer dans les affaires africaines et que le droit revient au peuple gabonais seul de décider de sa destinée.

Les questions fusent et là encore c'est l'incompréhension, le tri est fait par cet ami du « dialogue », qu'est Henry Hubert. Une compatriote interroge M Moubamba quant à sa légitimé en tant qu'acteur de la société civile. La question est simplement occultée.

 

Les autre gabonais de la salle échauffés par cette inégalité criante émanant de ceux qui se disent acteurs libres, -considérant que pour les questions gabonaises ils ont leur mot à dire, étant les premiers concernés- désireux de se faire entendre, décident de crier leurs questions étant donné qu'ils sont tout simplement ignorés lorsqu’ils lèvent le doigt pour les poser.

Les interventions continuent comme les précédentes, et suscitent les interrogations, car souvent sans rapport avec le thème principal qui était pourtant  « un nouveau partenariat entre l 'Europe et les pays d'Afrique francophone ».

 

Certains récits qui sont d'un genre tragi-comique vont même jusqu'à susciter l'hilarité générale.

 

Comble des combles, Une chargée de mission de l'actuel Premier Ministre de France, a tenté de convaincre l'auditoire du bien fondé des relations économiques entre l'Europe et l'Afrique et a essayé de démontrer les « méfaits » de la Chine en Afrique francophone qui obtient désormais tous les marchés, lesquels étaient jadis offerts gracieusement aux partenaires économiques européens sans expliquer les causes réelles de cet abandon de leur premier partenaire.

 

Puis, vint le tour de Christiane Bitougat, ancienne syndicaliste, professeur d'histoire géographie dans les lycées et collège de formation, Celle qui a été des années durant une syndicaliste chevronnée après avoir été ministre du travail, est actuellement une des directrices adjointe du cabinet du président de la république gabonaise, son Excellence, El hadj Omar Bongo Ondimba.

 

Elle fustige sur un ton tout à fait naturel à la gabonaise le comportement des compatriotes qui l'ont huée lors de son arrivée sur le plateau : « mais vous criez pourquoi? », a-t-elle martelé à l’assistance avant de manifester avec force sa déception quant à la tenue de ce forum , et de la liberté d'expression des participants invités, bafouée par les prétendus acteurs libres de la société civile et Monsieur Henri Hubert.

 

Elle a également souligné l'ouverture des plus hautes autorités gabonaises pour lesquelles elle travaille et qui lui ont permis de répondre à cette invitation qu'elle a reçue de l'IRIMEP.

 

S'exprimant en femme libre et considérant au grand plaisir des auditeurs gabonais présents dans la salle que la parole avait longtemps été confisquée par les organisateurs qui lui demandaient de se taire à tout moment, elle a considéré que les problèmes de l'Afrique ne se trouvent pas dans les personnes qui les dirigent mais dans les systèmes utilisés pour diriger les Etats de l'Afrique francophone. Elle a proposé la révision de tous les systèmes existants, notamment celui de Monsieur Ben MOUBAMBA, soutenu par les industriels champenois, ainsi que par le conseil régional.

 

Elle a notamment ajouté que le département champenois n'était pas le lieu indiqué pour traiter des questions intéressant le GABON et ce, sous les vivats d'une foule gabonaise en délire, renouant avec la syndicaliste d'antan qui s'est faite leur voix durant ce forum dans lequel ils n'ont pu s'exprimer.

 

Coup de théâtre après ces interventions, Monsieur Moubamba est pris de colère, décide de prendre la parole et se lâche devant l’assistance, perdant ainsi son sang froid sous prétexte de faire un rappel à l’ordre, en affirmant notamment que le système aurait envoyé des mallettes d’argent à lui remettre (refrain d’un disque raillé bien connu des gabonais). Mais l’assistance qui n’est pas dupe, avait d’ores et déjà compris qu’elle venait d’être piégée par le sieur Moubamba. Car en effet, le but de cette rencontre visait plutôt à adouber l’intéressé qui, il faut le préciser,  était le seul membre de la structure dont il se réclame le porte-parole.

 

L'intervention marquante après celle de Madame Bitougat, est celle du Révérend Mike Joktane, actuel directeur adjoint du cabinet du Président de la République gabonaise qui a révélé à la communauté africaine présente, les dessous de l'affaire Moubamba.

 

Le révérend Joktane a en effet commencé son intervention en saluant ses hôtes, Monsieur Moubamba et son BEAU PERE, le président de l'IRIMEP, sous les exclamations stupéfaites des auditeurs.

 

Au vu de l'allure dictatoriale de la conférence, il a manifesté son inquiétude quant à cette société civile désireuse de diriger un jour le Gabon. « Ce serait sortir d'un système de pensée unique, pour entrer à nouveau dans un autre système de pensée unique » a t-il affirmé.

 

L'on se demande alors pourquoi M. Moubamba et son beau père, personnes qui se disent dotés d'une intégrité sans faille, n'ont pas fait part de cette information dans les divers courriels qu'ils nous ont adressés sans répit durant leur campagne de publicité.

 

Le révérend Joktane a également évoqué le discours du Président de la République du 2 décembre 2007 aux termes duquel ce dernier a fait preuve d'une sévérité et d'une rigueur sans égale quant au bilan qu'il tire de notre pays le Gabon après de si longues années à sa tête.

 

Terminant son propos en faisant allusions à son désir d'agir pour le Gabon il a regagné son siège sous les applaudissements de la foule.

 

Suite à cette intervention, c'est un B. Moubamba décomposé et outré qui a repris la parole. Désireux de ne pas revenir sur les propos du pasteur Joktane, il s'est d'un ton larmoyant adressé au Président de la République pour lui demander de quitter le pouvoir. S’en est suivi la partie la plus tragi-comique, le meilleur étant toujours pour la fin, Monsieur Moubamba a, tenez vous bien, Fondu en Larmes (!!!).Même si il est utile de reconnaître que la scène était très bien jouée, puisque ayant ému certains dans la salle, il n'en demeure pas moins que les réelles intentions de B.B.Moubamba, ont dissipé l'émotion et laissé place aux interrogations.

 

Le forum a été clôturé par un discours lu par ce dernier appelé pompeusement déclaration de Reims dont la rédaction douteuse n’a vu la contribution d’aucun participant,  suivi par des déclarations faisant la promotion de la région Champagne notamment de la maison « POMMERY », le tout sur fond de champagnes et de petits fours à volonté.

 

 

LES QUESTIONS QU'IL NE NOUS A PAS ETE PERMIS DE POSER LORS DU FORUM DE REIMS

 

Y a t-il une volonté délibérée de taire cette information concernant le lien de parenté entre les différents organisateurs du forum qui peut laisser transparaître des ambitions moins nobles que celles que certains chantent à tue tête?

 

·          Celui qui considère que le fils du Président de la République ne peut et ne doit en aucun cas «  afficher ses ambitions » pour la Présidence de la République n'a t-il pas vu le conflit d'intérêt résidant dans le fait qu'un homme mette en scène son gendre par le biais de l'institut politique dont il est le dirigeant?

 

·          Quelles raisons poussent certains gros bonnet français de gauche ou de droite, francs maçons compris à mettre en scène ce personnage jusque là inconnu du grand public ? Ont-ils peur de voir le Gabon, centre névralgique de leur pré-carré leur échapper ? Pourquoi cet intérêt de l'IRIMEP pour l'Afrique alors qu'il ignore tout simplement la Guadeloupe et la Martinique qui sont des départements français.

 

·          Ou, ont ils délibérément et soigneusement tu l'information qui laisse transparaître des ambitions moins nobles que celles qu'ils chantent à tue-tête? Veulent ils établir une colonisation bis afin de faire main basse sur les richesses de notre pays avec l'aide de leurs alliés et de les piller honteusement?

 

 

Chers compatriotes, en Champagne-Ardennes, se fabrique actuellement une boisson d'un tout autre genre que celle à bulles dans le but de la commercialiser en Afrique.

 

Mais cela ne peut se faire sans la volonté du peuple gabonais dotée d'une armée redoutable : la jeunesse sacrée aujourd'hui l'une des plus instruites et intellectuelles d'Afrique à laquelle le système au pouvoir à permis de faire les plus hautes études via le ministère des bourses et stages et à qui l'on ne peut faire passer des vessies pour des lanternes.

 

Oui au changement dans notre pays ? Non à une colonisation BIS !

 

 

Auteurs :  Stéphane Mesrine, Suzzy Ogouliguendé, Matilde Adandé, Rose Agnamali, Edgrad Moudouma et Rostand Manfoumbi Mabadi

Publié   le :   28  juin  2009

Rubrique :  Spéciales  élections présidentielles 2009

Source : Les Echos du Gabon 

 

 

 

NOTE DE LA RÉDACTION AFRIDOSSIER

Les informations que nous publions, n’engagent que ceux qui les écrivent.

 

 

 

 

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puceCULTURE : MOUSS DIOUF DANS UN ÉTAT CRITIQUE DE COMA. (le 28/06/2009 à 06h20)

 

 

Le comédien Mouss Diouf est actuellement hospitalisé, dans un état grave. Il aurait été victime d'un malaise dans un restaurant parisien, et serait depuis dans un coma très profond. «Le pronostic des médecins est plus que réservé».

 

 
Mouss Diouf a été hospitalisé après un accident vasculaire cérébral le 24 février 2009.
 

Mouss Diouf a été hospitalisé après un accident vasculaire cérébral le 24 février 2009.

 

 

Le comédien Mouss Diouf a été hospitalisé samedi à Paris. Victime d'un nouvel accident vasculaire cérébral il y a quelques jours, selon son entourage, le comédien est dans le coma.

 

Le 24 février dernier, il avait déjà victime d'un accident similaire, avec complication rénale. En pleine représentation au Théâtre du Gymnase, il s'était effondré sur scène.

Agé de 44 ans, l'humoriste, connu pour avoir interprété « l'inspecteur N'Guma » dans la série télévisée « Julie Lescaut », au côté de Véronique Genest, avait dû annuler début avril tous ses engagements dans l'attente d'une greffe de rein. 

 

«Un nouveau diagnostic du corps médical concernant l'état de santé de Mouss Diouf contraint son producteur Michel Nouader à annuler tous ses engagements professionnels jusqu'à nouvel ordre, y compris sa participation au Festival d'Avignon cet été», avait annoncé le 1er avril son service de presse.

 

« Les médecins restent optimistes, mais à l'heure actuelle, son état est stationnaire. Malgré tous les efforts médicaux, son hématome n'est pour le moment pas résorbé et surtout l'état de ses reins ne s'est pas amélioré: une greffe s'avère indispensable », ajoute ce texte. 

 

En mars, le comédien, interviewé par Europe 1, évoquait sa convalescence à Marseille. Il disait aller mieux.

 

 

VIDÉO :  Mouss Diouf évoque sa maladie sur le plateau d’Europe 1

 

  

 

 

Publié   le :   26  juin  2009

Rubrique :  People

Source : http://www.leparisien.fr 

 

 

 

 

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puceÉLECTION PRÉSIDENTIELLE 2009 EN GUINÉE-BISSAU : QUEL PRÉSIDENT POUR UN ÉTAT EN CRISE ? (le 28/06/2009 à 06h17)

 

 

Près de 600 000 électeurs sont appelés aux urnes ce dimanche pour le premier tour de l’élection présidentielle anticipée en Guinée Bissau. La Commission Nationale des Elections affirme que tout est prêt. L’élection fait suite à l’assassinat par des militaires, le 2 mars dernier, du président Nino Vieira. Un candidat et un ancien ministre ont eux-mêmes été tués au moment de l’ouverture de la campagne. Rien n’a été résolu depuis. Et beaucoup craignent que les violences politiques ne reprennent après l’élection…

 

 

La sonorisation festive de la fin de campagne électorale a fini par couvrir le bruit des balles qui ont tué le candidat Baciro Dabo et le ministre Helder Proença le 5 juin dernier. La détente du climat politique bissau-guinéen, ces derniers jours, ferait presque oublier que les militaires qui ont assassiné le président Vieira n’ont toujours pas eu à rendre de comptes à la justice.

 

La poursuite de l’impunité et la persistance de conflits politiques au plus haut niveau de l’Etat font craindre à de nombreux observateurs que l’élection d’aujourd’hui ne parvienne pas à ramener la stabilité en Guinée-Bissau.

 

L’opposant Idrissa Diallo, estime ainsi qu’avec cette élection, « on cherche à légitimer un pouvoir politique qui n’existe pas. Ce scrutin, dit-il, va simplement faire ressortir les fragilités du système. Il faudrait plutôt, explique-t-il, que les Guinéens se mettent autour d’une table pour définir les contours d’un véritable Etat. »

 

L’universitaire Huco Monteiro pense lui aussi que le scrutin ne va rien résoudre : « Il ne faut pas penser, dit-il, que c’est grâce aux élections seulement qu’on va éclairer la situation politique, sortir de l’imbroglio ». Selon lui, la Guinée-Bissau devrait s’inspirer des expériences de dialogue national qui ont réussi.

 

L’organisation International Crisis Group, dans son dernier rapport sur la Guinée-Bissau, estime elle aussi qu’une élection seule ne suffira pas si on veut mettre fin à la militarisation de la vie politique. Il faut plus : l’organisation appelle le prochain président à mettre en oeuvre la réforme des forces armées. Elle appelle la communauté internationale à établir une force qui pourrait protéger les institutions de l’Etat et les hommes politiques.

 

 

TROIS CANDIDATS SORTENT DU LOT

 

Difficile, pour les électeurs bissau-guinéens de véritablement oublier les drames qui ont marqué l’ouverture de la campagne. Dans le secret de l’isoloir, ils seront face à des bulletins de vote comprenant 13 noms. Des bulletins imprimés avant l’assassinat de Baciro Dabo, et avant que Pedro Infanda ne se désiste pour des raisons de sécurité.

 

Les observateurs s’accordent à dire que le scrutin d’aujourd’hui se joue entre trois candidats sur les onze qui restent en lice. Trois hommes qui ont tous déjà occupé le fauteuil présidentiel.

 

Malam Bacaï Sanha est le candidat officiel du parti au pouvoir, le PAIGC. Un parti divisé, mais qui s’efforce, pour ce scrutin de préserver une unité de façade. La machine électorale du parti est un véritable atout.

 

Kumba Yala porte les couleurs du principal parti d’opposition, le PRS. Et cherche à faire oublier sa très forte identité ballante. Ses origines lui donnent pourtant des soutiens dans l’armée et font de lui un homme craint.

 

Troisième poids lourd de cette élection : Enrique Rosa. Ancien président intérimaire entre 2003 et 2005. Candidat indépendant. Sa popularité, notamment à Bissau, vient brouiller le jeu dans ce qui s’annonçait comme un duel entre le PAIGC et le PRS.

 

Publié   le :   26  juin  2009

Rubrique :  News - Guinée Bissau

Source : RFI

 

 

 

 

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puceTCHAD ET SRI LANKA : DES LECONS MILITAIRES À MÉDITER SUR LES VICTOIRES DE CES DEUX ARMÉES. (le 27/06/2009 à 01h09)

 

 

Deux conflits du  « Sud »  ont connu, durant le mois de mai, des évolutions très importantes dont il est possible de tirer quelques réflexions militaires (avec toute la prudence nécessaire, au vu des informations parcellaires).

 

 

LE  TCHAD :

 

Le 6 mai 2009, la rébellion lance une offensive destinée à renverser le régime du président Déby. Elle avait échouée en février 2008, défaite dans les rues de la capitale N'Djaména. Elle a de nouveau été sévèrement battue par l'armée nationale tchadienne, mais cette fois-ci bien avant de menacer la capitale. Cette bataille, qui aurait fait 300 morts, illustre une évolution notable de la manière de faire la guerre en Afrique. Sur ce continent aussi, le durcissement des opérations est à l'ordre du jour.

 

Traditionnellement, les parties en présence s'affrontaient par le choc de colonnes de 4x4 lancées à vive allure l'une contre l'autre. Ces Toyata ont remplacé les chevaux d'antan, mais la tactique était celle des charges de cavalerie. Chaque Toyata transporte une petite dizaine d'hommes, de l'essence et des armes légères (Kalach, lance-roquettes RPG7 et mitrailleuses lourdes de 14,5). Autant dire qu'à chaque coup au but, c'est l'explosion assurée du véhicule. L'armée du président Déby est parvenu à imposer à son adversaire un conflit asymétrique, mais pas comme on l'entend d'habitude. Elle s'est considérablement renforcée en s'appuyant sur trois choses : 1- une volonté politique. 2- de solides traditions guerrières (partagées par les deux camps); 3- de l'argent, provenant du pétrole, et donc des armes.

 

L'armée nationale est désormais équipée d'une force aérienne, servie par des mercenaires, mais qu'importe. Elle aligne quelques Sukhoï Su-25, hélicoptères de combat Mi-24 et Mi-17 et Pilatus. Ces appareils lui donnent une sérieuse capacité d'attaque au sol et de reconnaissance. Ils ont largement été mis à contribution. Dans le même temps, l'armée tchadienne se blinde, avec des véhicules comme les BTR ou BMP et même des T-55. Elle dispose d'une sérieuse puissance de feu, avec des canons de 30mm ou des canons sans recul. Par ailleurs, elle a littéralement "fortifié" la capitale, avec des fosses, des espaces dégagés pour le tir et seulement trois portes d'accès très protégés. Les rebelles ont été défaits plusieurs centaines de kilomètres avant d'avoir eu le loisir d'affronter les défenses de la capitale. Ses officiers d'état-major, formés au CID à Paris, maîtrisent les opérations interarmes, avec engagement de l'aviation et des troupes au sol.

 

Dans cette affaire, l'aide française est moins importante qu'on le croit souvent. Certes, les accords de coopération militaire entre les deux pays jouent et la France fournit une aide logistique, sanitaire et en matière de renseignement, ce qui est loin d'être négligeable. Mais c'était déjà le cas auparavant. Ce qui est nouveau, c'est le fait que le régime tchadien a pris sérieusement ses affaires en main et se donne les moyens de gagner, sans compter sur Paris. 

 

 

LE  SRI  LANKA :

 

Un an et demi après avoir rompu le cessez le feu, guère respecté d'ailleurs, avec les Tigres tamouls, le gouvernement du Sri Lanka et son armée sont venus à bout de l'une des guérillas les plus agressives et les mieux organisées du monde. Les Tigres Tamoul sont, par exemple, les inventeurs des attentats suicide, bien avant les islamistes. Le conflit durait depuis 1983, soit plus d'un quart de siècle, et aurait fait près de 80.000 morts, dans un pays peuplé d'une vingtaine de millions d'habitants.

 

Nous ne disposons que d'informations fragmentaires sur l'armée du Sri Lanka, mais on sait qu'elle a été fortement conseillée et équipée par les Israéliens tout en bénéficiant d'un soutien chinois. Mon collègue de Libération, Arnaud Vaulerin, qui rentre du Sri-Lanka nous précise : « Depuis 2005 et l'arrivée à la présidence de Mahinda Rajapakse, l'armée a considérablement augmenté les budgets, les troupes (au moins 180000 soldats plus les divers groupes paramilitaires et polices. Elle a acheté, du matériel en Israël, en Chine et en Inde. Elle a pu couler la marine de poche des Tigres de mer (et donc couper les routes des trafics et d'approvisionnement), abattre les quelques avions tchèques des Tigres de l'air et retourner un grand nombre de Tigres qui ont collaboré avec les autorités de Colombo. Un exemple: quand l'ex-numéro 2 de la guérilla est passé du côté gouvernemental en 2004, il est venu avec au moins 5000 hommes qui en savaient beaucoup sur les caches d'armes, les habitudes des leaders et leurs stratégie.  Il y a plus d'une similitude entre ce dernier conflit au Sri Lanka et la manière dont Tsahal a procédé à sa dernière offensive à Gaza en janvier-février: bouclage de la zone, civils pris au piége, observateurs étrangers tenus loin des combats, très fortes suspicions d'utilisation de bombes à phosphore, très grande activité de renseignement ». 

 

Au Sri Lanka, les leçons militaires sont moins tactiques (encore que...) que stratégiques. On peut les résumer ainsi :

 

1 - une volonté politique inébranlable d'en finir avec les rebelles et de tuer (ou de retourner) ses dirigeants.

2- la capacité à isoler la guérilla, tant géographiquement que politiquement. Aucun grand pays, à commencer par l'Inde, ne soutenant les Tigres tamouls.

3 - le soutien diplomatique inconditionnel d'un membre permanent du Conseil de sécurité des nations unies, en l'occurrence la Chine - ce qui évite les condamnations et les embargos...

4 - Une indifférence totale aux droits de l'homme et aux protestations des organisations humanitaires. La fin du conflit s'est soldé par la mort de milliers de civils tamouls, pris au piège entre la guérilla et l'armée. Tout cela n'est sans doute pas très moral, mais le gouvernement de Colombo vient quand même de remporter la guerre.

 

Ces deux cas sont très différents, mais ils montrent une chose: contrairement à la vulgate, les solutions militaires existent et les pays du Sud le savent, eux, parfaitement. Les Occidentaux ont intérêt à méditer ces leçons. Ces deux conflits (auxquels on peut ajouter l'offensive pakistanaise contre les talibans à Swat ou l'essai nucléaire nord-coréen) offrent une image assez inquiétante du monde dans lequel nous entrons.

 

 

Publié   le :   26  juin  2009

Rubrique :  International

Source : http://secretdefense.blogs.liberation.fr

 

 

 

 

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puceNIGER : UNE NATION EN ALERTE CONTRE UN COUP D’ÉTAT CONSTITUTIONNEL ET DU 3ème MANDAT DU PRÉSIDENT. (le 27/06/2009 à 01h06)

 

Le Conseil de l'ordre des avocats du Niger a averti que le référendum sur la Constitution, proposé par le parti au pouvoir afin d'autoriser le président Mamadou Tandja à rester au pouvoir au-delà de la limite de 10 ans - et jugé comme illégale par la plus haute instance judiciaire du pays -, équivaut à une prise illégale du pouvoir.

 

« Les diatribes verbales auxquelles nous assistons actuellement vis-à-vis de la plus haute juridiction de notre pays sont, non seulement constitutives d'infractions prévues et réprimées par la loi pénale, mais également de menaces pour la paix et la quiétude sociales », a écrit le barreau dans un communiqué en date du 17 juin.


Depuis le 23 juin, l'armée a commencé à faire des patrouilles après 18 heures dans la capitale Niamey. La Communauté Economique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), qui avait menacé le Niger de sanctions économiques s'il se comportait « d'une manière non démocratique », a indiqué le 23 juin avoir reçu l'assurance du Premier ministre nigérien que la loi serait respectée.


« Il est impossible de s'engager à respecter la Constitution tout en préparant un vote inconstitutionnel », a déclaré Laoual Sayabou, coordinateur national d'une coalition d'organisations non-gouvernementales (ONG) de défense des droits humains et de la démocratie.


Les décisions de la Cour constitutionnelle sont irrévocables, selon la Constitution actuelle, qui interdit également les modifications concernant la limitation du nombre de mandat présidentiel.


M. Sayabou a indiqué à IRIN que les partisans du Président avaient déclaré que le président Tandja pourrait prendre « des mesures exceptionnelles » pour diriger le pays, selon l'article 53.


Mais cela nécessiterait l'approbation du Parlement, que M. Tandja a dissous le 26 mai.
Chris Formunyoh, directeur régional pour l'Afrique du National Democratic Institute (NDI) basé aux Etats-Unis, a dit à IRIN que les mises en cause croissantes de la Constitution engendreront inévitablement des violences. « Le risque de conflit est imminent », a-t-il souligné. « Je ne vois pas une sortie pacifique pour le (président) Tandja s'il poursuit sur cette voie autoritaire ».


Même si l'armée s'est déclarée neutre lors du débat sur le référendum, le responsable de la coalition des ONG, M. Sayabou, a estimé qu'un coup d'état militaire était possible étant donné les antécédents de régime militaire autoritaire au Niger. « Pour restaurer la démocratie, des éléments de l'armée pourraient faire un coup d'état ».



SANCTIONS

Selon M. Formunyoh du NDI, le Niger peut difficilement se permettre une réaction violente des bailleurs de fond ou des sanctions de la CEDEAO. « Le Niger est un pays enclavé qui ne peut pas subir un ostracisme ». Tout comme la CEDEAO, les Nations Unies, le gouvernement français et la Confédération internationale syndicale ont aussi appelé à un retour de l'ordre constitutionnel au Niger.

Ce pays désertique se trouve dans les dernières places du classement 2008 des Nations Unies, relatif à l'indice de développement dans le monde. En 2006, le taux de mortalité infantile était de 129 pour 1 000 naissances, et moins d'un tiers de la population était alphabétisé, selon des données gouvernementales.



DÉSACCORDS  DÉMOCRATIQUES


Un membre de la société civile et ancien ministre a indiqué à IRIN, sous couvert d'anonymat, que jusqu'à présent le pays respectait l'autorité de la loi pour s'opposer à la nouvelle Constitution ; citant en exemple les manifestants demandant des autorisations de manifester, des responsables syndicaux sollicitant l'aval des tribunaux pour lancer une grève nationale et qui ont annulé la grève lorsque cette permission n'avait pas accordé, et portant la question du référendum devant les tribunaux.


« Nous avons travaillé si dur pour faire éclore la démocratie », a poursuivi l'ancien ministre en poste il y a 10 ans, sous le régime du président Ibrahim Baré Maïnassara. « Nous ne voulons pas que la construction de notre démocratie soit vaine ».


Les opposants à la modification de la Constitution ont en grande partie respecté la loi, à l'exception d'une manifestation qui a dégénéré en violences en juin dans la région de Dossa, au sud-est du pays, avec des coups de feu, des pillages et plusieurs blessés, a indiqué à IRIN le responsable de la coalition des ONG, M. Sayabou. « Toutefois, il existe un risque de voir la violence s'étendre si un référendum se tient », a-t-il ajouté.


Selon M. Formunyoh du NDI, les opposants au référendum se sont montrés jusqu'ici « malins », lors de la controverse sur la Constitution. « Les opposants au référendum ont porté leur combat devant les tribunaux. [Le président] Tandja est en position de faiblesse d'un point de vue juridique. Et il lui sera difficile de persister sur cette voie et d'apparaître avec la légitimité dont il a besoin pour gouverner ».


Mais Ibrahim Hamidou, le porte-parole du parti au pouvoir, a dit à IRIN qu'un référendum était démocratique et qu'une nouvelle Constitution bénéficierait d'un large soutien. « La précédente Constitution a été adoptée lors d'une période agitée, à la suite d'un coup d'état militaire. Elle a été adoptée sous la pression et la violence. Ainsi, la volonté du peuple pourra s'exprimer ».


La préférence du peuple sera connue avant le vote prévu, selon M. Sayabou, de la coalition des ONG. « Le pays se lèvera et n'autorisera pas la tenue du vote, cela serait une trahison de notre combat pour la démocratie et l'autorité de la loi que de faire autrement ».

 

Publié   le :   26  juin  2009

Rubrique :  News - Niger

Source : INRI 

 

 

 

 

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puceHOMMAGE AU ROI DU POP MICHAEL JACKSON DÉCÉDÉ CE 25 JUIN 2006. (le 26/06/2009 à 02h39)

 
 

Le chanteur américain Michael Jackson est mort à l'âge de 50 ans des suites d'un arrêt cardiaque à Los Angeles en Californie (ouest), a annoncé jeudi le quotidien Los Angeles Times, confirmant une information du site internet spécialisé dans les célébrités TMZ.com.

La saga Michael Jackson
La saga Michael Jackson

 

 

« Le décès de Michael Jackson a été constaté par des médecins cet après-midi après son arrivée à l'hôpital dans un coma profond », écrit le grand quotidien de la deuxième ville des Etats-Unis, citant des « sources de la municipalité et des forces de l'ordre ».

 

Selon TMZ.com, qui avait auparavant annoncé le décès de Jackson sans donner de source, "le roi de la pop" a été victime d'une crise cardiaque peu après 12H00 (19H00 GMT) et les services de secours n'ont pas réussi à le ranimer.

 

Le Los Angeles Times avait pour sa part indiqué que les pompiers avaient répondu à un appel en provenance du domicile du chanteur, dans l'ouest de Los Angeles, vers 12H26 (19H26 GMT). Le chanteur ne respirait plus quand ils sont arrivés, indique le journal, qui précise qu'il a été ranimé puis transporté à l'hôpital Ronald-Reagan de l'UCLA (université de Californie de Los Angeles).

 

L'annonce du décès n'a été confirmée dans l'immédiat ni de source hospitalière, ni par son agent, Tohme E.

 

Les accès des urgences de l'hôpital étaient bloqués jeudi après-midi par la police, et une cinquantaine de journalistes accourus sur place étaient tenus à distance.

 

La nouvelle du décès du "roi de la pop" intervient alors que le chanteur espérait faire son grand retour sur scène cet été à Londres avec une série de concerts.

 

Michael Jackson, enfant prodige et génie de la musique, a été l'une des stars les plus adulées puis l'une des plus controversées, pour ses transformations physiques ou son mode de vie.

 

Après avoir virtuellement disparu depuis son acquittement en 2005 dans un procès retentissant où il était accusé d'attouchements sexuels sur un adolescent, le chanteur désormais quinquagénaire était réapparu en mars pour annoncer son grand retour sur scène cet été à Londres.

 

Mais fin mai, les organisateurs avaient annoncé que le lancement de la série de concerts avait été repoussé de quelques jours en juillet, assurant toutefois que cela n'avait "rien à voir" avec la santé de la star.

Doté d'une voix haut perchée reconnaissable entre toutes, danseur hors du commun, l'artiste est déjà reconnu alors qu'il n'a pas dix ans, avant de passer progressivement au statut de star planétaire.

 

Mais dès les années 1980, l'énigmatique Jackson montre des signes physiques et comportementaux étranges et, au-delà du phénomène musical, devient un phénomène tout court.

 

Michael Joe Jackson est né le 29 août 1958 dans une famille noire pauvre de Gary, dans l'Indiana (nord). Son père est mineur, sa mère employée de magasin. Le couple a neuf enfants.

 

La carrière musicale familiale commence avec ses quatre frères aînés, bientôt rejoints par le petit garçon. C'est le temps des « Jackson Five ».

 

En 1979, le producteur Quincy Jones supervise son premier disque solo, « Off the Wall », auquel participent Stevie Wonder et Paul McCartney. Le succès est foudroyant et durera 15 ans.

 

Michael Jackson bat le record mondial de ventes avec son album « Thriller » en 1982 (plus de 50 millions d'exemplaires). Suivent des albums au succès moindre mais toujours honorable, « Bad » (1987) et « Dangerous » (1991).

 

Mais au même moment, le physique du chanteur se transforme, son teint devient pâle, son nez de plus en plus effilé. Jackson nie toute chirurgie, à part deux rhinoplasties, et explique la blancheur de sa peau par une maladie, le vitiligo.

 

Il transforme un ranch californien en résidence et parc d'attractions baptisé « Neverland », en hommage à son modèle, Peter Pan, l'enfant qui ne veut pas grandir.

 

Mais en 1993, cette image de doux excentrique vole en éclats avec la plainte d'un adolescent de 13 ans qui l'accuse d'attouchements. L'affaire se règle à l'amiable contre 23,3 millions de dollars, une somme qui n'entame que peu une fortune alors estimée à 600 millions.

 

En 1994, Jackson épouse la fille du « King » Elvis, Lisa Marie Presley, à la surprise générale. L'année suivante, la sortie d'« HIStory », annoncée comme son grand retour, est une déception. En 1996, divorcé, il épouse Debbie Rowe, infirmière australienne dont il a deux enfants, Prince Michael Jr et Paris Michael Katherine, avant de divorcer en 1999.

 

Le chanteur est également père de Prince Michael II, né d'une mère porteuse en 2002.

 

Son album « Invincible » sorti en octobre 2001, connaît un succès mitigé. En 2003, le chanteur raconte dans un documentaire britannique aimer dormir en toute innocence avec des petits garçons. Le scandale et son retentissement judiciaire ternissent son image, même s'il est finalement acquitté en juin 2005.

 

Entre-temps, sa fortune a fondu, contraignant en 2006 le chanteur à restructurer une dette de quelque 170 millions de dollars, selon la presse américaine, en donnant à Sony une option d'achat sur la moitié de son prestigieux catalogue musical.

 

 

 

Michael Jackson à Singapour le 29 août 1993.
 

 

 

Publié   le :   26 juin  2009

Rubrique :  Hommage

Source : AFP 

 

 

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puceFRANÇAFRIQUE : LES EXACTIONS DE TOTAL AU PLAN SOCIAL, POLITIQUE ET ECONOMIQUE. (le 26/06/2009 à 02h31)

puceBIENS MAL ACQUIS : QU’ALLONS-NOUS FAIRE DE L’ARGENT DES DICTATEURS ? (le 26/06/2009 à 02h19)

 

 

De Taïwan à Haïti, de l’Indonésie au Gabon, au Pérou, au Congo, ils seraient une trentaine à s’être approprié, en quelques décennies, la bagatelle de 180 milliards $ de fonds publics sur le dos de peuples à qui manque l’essentiel. Qu’ils se nomment Suharto, Mobutu, Dos Santos, Comparoé, Obiang, Nguesso, Fujimori, Pinochet, Omar Bongo... les fortunes qu’ils ont volées représenteraient plusieurs années de l’aide internationale aux pays du Sud. Comment de tels détournements furent-ils possibles ? Pourquoi tant tarder à restituer aux populations concernées ce qui leur est non seulement dû, mais vital ? Cet aspect du pillage des terres pauvres est décrypté dans le lumineux rapport que CCFD –«  Terre Solidaire » publie aujourd’hui.

 

UN  BUTIN GELÉ  DANS  LES  BANQUES  OCCIDENTALES

 

Chaque année, d’après l’ONU et la Banque mondiale, c’est au moins l’équivalent des PIB cumulés du Niger, du Burkina Faso, du Tchad et du Mali qui fuit les pays en développement pour aller se terrer en Europe, sur les comptes blanchis des « kleptocrates » ou de leur clan. 22 ans d’exactions d’un Mobutu (ex-Zaïre) ont fait monter à 13 milliards $ une dette où il aurait encore puisé pour son propre traintrain (palais, villas dans toutes les capitales, aéroport de son village natal...), affaiblissant son pays par le manque immédiat, mais aussi en le forçant à renouveler son recours à l’endettement extérieur. Suharto, lui, aurait dérobé de 15 à 35 milliards à l’Indonésie. Sassou Nguesso (toujours en exercice) détiendrait à lui seul 50% de l’économie du au Congo-Brazzaville...

 

 

 

LA  CORRUPTION  ERIGÉE  EN  SYSTÈME

Selon les auteurs, Antoine Dulin et Jean Merckaert, ces fuites de capitaux, pour énormes qu’elles soient, ne sont  « rien en regard des pillages auxquels elles ont donné lieu ». Passations de marchés publics, transactions avec l’Etat, négociations de contrats officiels, tout est corrompu dans les régimes basés sur le clientélisme, l’intègre entrepreneur local n’ayant guère de chances contre les pots de vin d’un concurrent étranger.... ni contre un régime qui ne tient que par la violation de droits qu’il serait risqué de chercher à faire valoir.

 

FRANCE  BONNET  D’ÂNE

Le détournement de biens publics étant, depuis 1991, déclaré par l’ONU violation des droits humains, pourquoi la championne toutes catégories des lois anti-blanchiment est-elle en queue de peloton au moment des comptes, loin derrière les Etats-Unis (1ers) et la Suisse (2e) ? Pour ses bases militaires ? Son contrôle du pétrole, de la forêt, de l’uranium dans les zones francophones ? Pour ne pas avoir à se justifier sur des compromissions essentielles au maintien d’une certaine influence ? En 2007 le procès d’Omar Bongo avait conclu à un non-lieu. Fut-ce pour sa notoire générosité envers - tous - nos partis politiques ?

Plus de 150 collectifs de la société civile africaine ont officiellement demandé à la France "les milliards volés par des potentats [dont] on ne peut plus attendre la mort pour connaître la fortune et la restituer à leurs pays". Les meilleures plaisanteries ont une fin.

 

Publié   le :   26  juin  2009

Rubrique :  International

Source : http://www.agoravox.fr 

 

 

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puceGABON : L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE POUR LE REMPLACEMENT DE OMAR BONGO EST EN BERNE. (le 23/06/2009 à 23h02)

 

 

La présidente du Gabon par intérim, Rose Francine Rogombé, devait entamer mardi des discussions avec des responsables de partis politiques sur l'organisation de l'élection présidentielle, a indiqué un communiqué officiel. Le scrutin consécutif à la mort du président Omar Bongo Ondimba ne pourra se tenir fin juillet comme prévu par la Constitution, car la classe politique demande une révision des listes électorales.

 

 

CONCERTATION POUR L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE (JEUNE AFRIQUE)

 

Le programme de cette concertation, publié par le quotidien semi-gouvernemental L'Union, prévoit mardi à partir de 16H00 (15H00 GMT) une rencontre avec les partis de la majorité présidentielle, et mercredi à partir de 10H00 (09H00 GMT) avec une dizaine de formations de l'opposition.

 

Dans un message à la Nation samedi, Mme Rogombé avait annoncé l'organisation à une date non précisée d « une large concertation avec les différentes forces vives de la Nation » en vue du choix du prochain chef de l'Etat.

 

Elle s'était engagée à agir « sous le triple sceau de la Constitution, de la concertation et du consensus ».

 

La présidente par intérim a prêté serment le 10 juin, deux jours après l'annonce du décès du président gabonais Omar Bongo.

 

Selon des sources proches du pouvoir, cette concertation doit aboutir à la révision des listes électorales, ce qui obligerait à repousser la présidentielle.

 

D'après la Constitution, le scrutin doit avoir lieu 45 jours au plus tard après la prise de fonctions du président par intérim, sauf « cas de force majeure ». Mais les avis divergent sur l'ampleur de la révision nécessaire des fichiers électoraux, certains tablant sur un scrutin en septembre, d'autres d'ici à la fin de l'année, voire en 2010.

 

Dans un entretien diffusé lundi par la chaîne France 24, le Premier ministre gabonais Jean Eyeghé Ndong a reconnu que la présidentielle ne pourrait avoir lieu fin juillet selon les délais constitutionnels prévus, sans exclure de s'y porter candidat le moment venu.

 

 

 

REPORT DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE  (NOUVEL OBS)

 

 

 

Le Premier ministre gabonais Jean Eyeghé Ndong a admis que l'élection présidentielle consécutive à la mort du président Omar Bongo Ondimba ne pourrait se tenir fin juillet comme prévu par la Constitution, dans une interview diffusée lundi 22 juillet par la chaîne de télévision France 24.

 

 

 

Jean Eyeghé Ndong n'a pas non plus exclu, le moment venu, de se porter candidat à cette élection. « Je vois mal comment en 45 jours nous pouvons régler le problème de l'élection présidentielle", a déclaré Jean Eyeghé Ndong. ». « J'espère que je ne m'avance pas trop mais c'est sûr que nous irons au-delà de 45 jours », a-t-il déclaré lors de cet entretien, réalisé à Libreville.
Selon la Constitution, la présidente par intérim Rose Francine Rogombé, investie le 10 juin 2009, a 45 jours au plus après sa prise de fonction pour organiser un scrutin, qui doit donc en théorie avoir lieu fin juillet.

 

 

 

« TOUJOURS PAS DE CALENDRIER EN COURS »



Toutefois, des commentateurs et l'ensemble de la classe politique jugent qu'il est impératif de repousser ce délai afin d'effectuer une révision des listes électorales. La Constitution prévoit un allongement possible du délai en « cas de force majeure ».

 

 

 

Interrogé sur ce point, le Premier ministre a déclaré : « nous allons avoir une concertation politique à la demande du chef de l'Etat, nous verrons s'il est nécessaire absolument de revoir cette liste électorale ».

 

 

 

« Il ne suffit pas de décider de la revoir, il faut maintenant qu'on se mette d'accord sur les modalités de révision de cette liste électorale », a encore indiqué Jean Eyeghé Ndong, vice-président du Parti démocratique gabonais (PDG), créé par Omar Bongo Ondimba.

 

 

 

Le Premier ministre a présidé lundi à Libreville un conseil interministériel dédié notamment à la préparation de l'élection, mais qui n'a pas permis de déboucher sur un calendrier, a-t-on appris de sources gouvernementales.

 

 

 

« Nous avons commencé à étudier les différentes hypothèses mais nous n'avons pas terminé », a expliqué une de ces sources.

 

 

 

Alors que la succession de l'ancien président suscite de vives luttes en coulisses et que le ministre de la Défense Ali Ben Bongo est présenté comme l'un des principaux prétendants à la succession de son père, le Premier ministre a envisagé sa propre candidature.

 

 

 

« Si certains compatriotes estiment que je peux être candidat, j'examinerai la question », a-t-il dit.

 

 

 

 

Publié   le :   23  juin  2009

Rubrique :  News - Gabon

Source : http://africdossier.oldiblog.com 

 

 

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puceAPRÈS LA MORT D’OMAR BONGO, JACQUES CHIRAC EST LE NOUVEAU P.D.G. DE LA S.A. GABON. (le 23/06/2009 à 05h00)

 

Le Gabon peut enfin entrer dans l'histoire en changeant de statut et devenir une véritable filiale de Total, avec un conseil d'administration de personnalités de choix : Chirac, Le Floch'Prigent, Pasqua... et un conseiller en or de la société BK consulting.

 

 

Le conseil d'administration exceptionnel du Gabon qui se tenait ce mardi à Libreville s'est déroulé dans une atmosphère tendue. En effet, le président du conseil et représentant de l'actionnaire majoritaire (UMP), Nicolas Sarkozy, a été accueilli sous les huées d'une poignée de salariés, remettant en cause la politique sociale de l'entreprise. Avant même l'ouverture de la réunion, Nicolas Sarkozy avait tenu à informer les salariés du Gabon de ses intentions: « Il faut tourner la page de la Françafrique. Le Gabon a besoin de transparence, d'une gouvernance apaisée, dans le respect des intérêts de chacun. »

 

 

« CA FAIT UNE RÉPÉTITION AVANT CELUI DE GISCARD »

 

La mort d'Omar Bongo est en effet l'occasion pour les actionnaires du Gabon de revoir le statut de l'entreprise et de changer le mode de gouvernance. Jusqu'ici, dans le cadre d'un partenariat avec Total, l'UMP avait confié la gérance du pays à un homme du cru, Omar Bongo. Malheureusement, de forts soupçons de corruption pesaient sur cet ami de la France. Ainsi les membres du conseil d'administration (Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac, Loïk le Floch'Prigent, Bernard Kouchner, Jean-Louis Debré....) devrait entériner le changement de statut du pays, qui deviendra une Société Anonyme, filiale à 100% de Total. Dans le souci de restaurer un dialogue social apaisé, le nom de la future multinationale devrait être soumise aux citoyens/salariés gabonais par référendum. Dans ce cadre, une étude marketting a été commandée au cabinet BK Consulting qui planche sur les futurs noms et drapeaux à soumettre au vote populaire.

  

 

L’ÉTUDE DE BK CONSULTING A COÛTÉ 817 000 EUROS

 

Mais la mesure la plus spectaculaire est sans doute la probable nomination de Jacques Chirac à la direction du Gabon. Fini donc la gérance pour ce qui sonne comme une reprise en main de l'actionnaire : « Nous devons arriver à plus d'efficacité. On doit simplifier les modes de financement des campagnes électorales. Il faut limiter au maximum les intermédiaires ». L'ancien président français trouve ainsi un poste à sa mesure où il saura faire valoir toute son expérience. « J'en ai faite des campagnes électorales, et financées de manière plus ou moins exotiques. Comptez sur moi pour faire aller l'argent là où il sera le plus utile ». Jacques Chirac devrait s'entourer d'anciens conseillers spécialisés dans les affaires électorales et africaines, comme Jean Tibéri ou Charles Pasqua.

 

 

LES ACTIONNAIRES MINORITAIRES N’ONT PAS SU SE METTRE D’ACCORD POUR IMPOSER LEUR DIRECTION

 

Avant même sa prise de fonctions, la nouvelle direction du Gabon a tenu à rendre hommage à son prédecesseur. Ainsi Jacques Chirac a félicité le défunt « pour sa remarquable gestion de l'entreprise, qui fait du Gabon un des fleurons de la production de matières précieuses. Je tiens à saluer sa politique économique qui a su réduire la masse salariale, investir judicieusement dans l'immobilier français et enfin respecter l'environnement gabonais en limitant au maximum les infrastructures. »

 

 

LE SERVICE D’ORDRE DE L’ENTREPRISE

 

Du côté des salariés gabonais, on fait grise mine. Et on ne croit guère à la gouvernance éthique promise par l'actionnaire français. « La redistribution des bénéfices est au coeur des revendications. On revendique la règle des trois tiers prônés par Nicolas Sarkozy. Jusque là c'était plutôt 85% à l'actionnaire et 15% à la direction. La rénovation du capitalisme doit passer par le Gabon ». Certains extrémistes vont même plus loin, réclamant du bout des lèvres l'auto-gestion des ressources naturelles, sur le modèle vénézuélien. Malheureusement, « l'homme gabonais n'est pas assez entré dans l'histoire et a besoin du savoir faire français pour gérer au mieux les richesses de son sous-sol.  »

 

Une vision partagée par les soldats français postés à Libreville.

 

 

Publié   le :  22  juin  2009

Rubrique :  International

Source : http://www.mariane.2.fr 

 

 

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puce« LA FRANCE N’ARRIVE PAS À COMPRENDRE QUE L’AFRIQUE EST UN MARCHÉ COMME UN AUTRE ». (le 23/06/2009 à 04h49)

 

 

Alexandre Vilgrain, pdg du groupe Somdiaa et président du Conseil français des investisseurs en Afrique (Cian), évoque pour lexpansion.com le poids des entreprises françaises en Afrique subsaharienne et l'après Bongo.

 

 Alexandre Vilgrain

La disparition d'Omar Bongo, le président du Gabon marque la fin d'une époque pour ce petit pays d'Afrique équatoriale, est-ce aussi le cas pour les entreprises françaises dans le pays ?

Cela reste un pays francophone. Donc très proche avec des identités de vue très importantes. Il faut arrêter de croire que sur le plan économique, il y a une chasse gardée française. Ce n'est pas le cas. Les Gabonais choisissent ceux qui font le travail correctement. C'est la francophonie qui nous a réuni, qui a fait que l'on se comprend. Il y a déjà de nouveaux arrivants, comme les Chinois. Et c'est tant mieux. Ce sont autant de nouveaux investissements pour que ce pays se développe. A nous d'être compétitif. Cela me paraît normal et sain. On ne peut pas leur reprocher de ne pas mettre leurs oeufs dans le même panier. Par ailleurs, je tiens à dire que j'ai confiance dans les institutions gabonaises. Ils vont organiser des élections et on s'adaptera au nouveau ou à la nouvelle patronne.

Plus globalement, est-ce que les entreprises françaises ont pris la mesure du marché africain ?

Bien sûr. Rien que le CIAN, avec ses 80 entreprises, ce sont 40 milliards d'euros de chiffre d'affaires réalisés chaque année sur le continent africain.

On a toutefois l'impression que les entreprises françaises en Afrique sont pour la plupart implantées depuis longtemps ?

J'ai 53 ans, je ne me considère pas comme un vieil africain. Le directeur général Afrique du groupe Bolloré, Dominique Laffont, n'en est pas un non plus. Et il y a de nouvelles entreprises. Prenez la téléphonie mobile. Il n'y avait rien il y a dix ans. On se promenait avec des mallettes satellites. Aujourd'hui je reçois mes mails partout. Cela prouve bien qu'il y a un intérêt, dès qu'il y a un marché. De nombreux pays du continent font des progrès, peut-être plus que dans n'importe quel autre continent. L'Afrique va beaucoup mieux. La preuve, il y a six ans, nous ne serions pas en train de discuter du marché africain. Maintenant, c'est devenu un enjeu, c'est la nouvelle frontière, un peu comme la côte ouest des Etats-Unis au 19ème siècle. C'est pourquoi, j'aimerais qu'il y ait davantage de visas pour les étudiants africains, car désormais ils vont au Canada, aux Etats-Unis où ils créent des liens, des réseaux... Avant, nos séminaires, on les faisait en France. Le dernier, on a dû l'organiser à Casablanca, au Maroc, car il nous a été impossible d'obtenir des visas pour tous nos collaborateurs africains. Le problème réside dans le fait que la France n'arrive pas à comprendre que l'Afrique est un marché comme un autre.

 

Propos reccueillis par:  Binjamin Neumann

Publié   le :  22  juin  2009

Rubrique :  International

Source : http://www.lexpansion.com  

 

 

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puceAFRIQUE-AGRICULTURE : VERS LA RUÉE VERS DES TERRES AFRICAINES PAR DES INVESTISSEURS ÉTRANGERS. (le 21/06/2009 à 20h19)

 

 

 

La culture de biodiesel occupe des surfaces de plus en plus importantes en Afrique. 
La culture de biodiesel occupe des surfaces de plus en plus importantes en Afrique.

 

En cinq ans, 2,49 millions d’hectares ont été acquis dans cinq pays africains. C’est la ruée vers les terres africaines. Elle peut être bénéfique ou catastrophique pour l’agriculture.

Depuis l’indépendance du pays, en 1980, la question de la propriété des terres empoisonne le Zimbabwe. Elle a entraîné famine, isolement diplomatique, suspension de l’aide internationale, effondrement de l’économie, pour déboucher sur des violences postélectorales et, finalement, un gouvernement d’union nationale.

Non loin de là, à Madagascar, c’est la cession d’une immense superficie de terres arables à l’entreprise sud-coréenne Daewoo Logistics qui a enclenché le mouvement qui a entraîné la démission du président Marc Ravalomanana.

Ces exemples sont les plus criants, mais la question de la propriété des terres est devenue un enjeu majeur en Afrique. C’est pourquoi, à la demande de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) et du FIDA (Fonds international pour le développement agricole), l’Institut international pour l’environnement et le développement (IIED) a conduit une étude sur ce problème dans huit pays africains.

Le rapport rendu public le 25 mai dernier mesure d’abord l’ampleur du phénomène. Depuis 2004, ce sont au total 2,49 millions d’hectares qui ont fait l’objet de transactions, soit des concessions, soit des ventes, dans cinq pays, l’Ethiopie, le Ghana, Madagascar, le Mali et le Soudan.

« Les achats de terres sont en rapide augmentation en Afrique et ailleurs, entraînant le risque, si ces opérations sont mal réalisées, que les populations rurales les plus pauvres perdent leurs droits sur les terres et autres ressources naturelles », souligne le rapport.

Les investisseurs internationaux, naturellement, achètent de préférence les meilleures terres agricoles, qui constituent pourtant le moyen de subsistance des populations locales, qui risquent d’en perdre l’usage. Pourtant, les gouvernements sont indifférents à cet aspect.

 

TENDANCE  LOURDE

La ruée des investisseurs étrangers vers les terres arables est une tendance lourde du continent africain, constate le rapport. Ces achats de terres à grande échelle qui sont en rapide augmentation en Afrique et dans le reste du monde. Souvent, ces terres sont la propriété des Etats, les paysans n’en ayant qu’un droit d’usage.

« Le manque de transparence paraît problématique » note le rapport. Il n’en apparaît pas moins que les terres sont cédées à bas prix. L’accent est mis sur les emplois générés ou encore les infrastructures construites. Les contrats qui ont pu être analysés se révèlent presque tous « courts et simples, comparé à la réalité économique de la transaction ». Les engagements des investisseurs sont vagues et muets sur la répartition des récoltes entre exportation et consommation locale.

L’étude déplore aussi que les populations concernées soient tenues à l’écart des négociations et les données sur la superficie ou la nature des contrats, tenues secrètes, aussi bien pour les

transactions commerciales privées que pour les accords entre gouvernements.

 

ACCAPAREMENT ?

Alors, « Accaparement des terres ou opportunités de développement ? » comme s’interroge le titre du rapport sur les investissements agricoles et les transactions foncières internationales en Afrique. La question n’est pas tranchée. Les deux, selon Paul Mathieu de la FAO.

Pour Rodney Cooke, un des directeurs du FIDA, « réalisés de la bonne façon, ces accords peuvent apporter des résultats positifs pour toutes les parties et être un outil de développement ». La bonne façon, pour lui, c’est permettre aux petits producteurs de rester propriétaires de leurs terres tout en augmentant leur production avec l’aide d’investisseurs ; inciter les Etats à négocier des conditions meilleures pour leurs populations ; ou encore indemniser les propriétaires expulsés. C’est préférer le développement au business. Est-ce là la logique habituelle des gouvernements, dont l’horizon dépasse rarement la prochaine échéance électorale ? Pas vraiment, mais pour Mathieu, c’est l’intérêt bien compris des Etats et des investisseurs qui « n’aiment pas l’instabilité sociale. Or, si les bénéfices ne sont pas suffisants à court terme, les risques de tensions sont réels. » L’exemple malgache, rappelle-t-il est là pour mesurer les risques.

Les acheteurs sont généralement étrangers, en provenance de Chine et des Etats du Golfe, et publics. Mais il y a aussi des privés.

Qu’est-ce qui explique cette ruée ? A croire Mathieu de la FAO, « les motivations sont multiples. L’insécurité alimentaire, les mécanismes financiers destinés à encourager le stockage du carbone, les biocarburants et la recherche d’opportunités de placements plus stables que les marchés financiers alimentent les anticipations d’augmentation de la valeur des terres. »

Le phénomène, prédit l’étude, va s’accentuer, entraînant des transformations économiques et sociales en Afrique et ailleurs. « Ce qui se joue là aura donc de fortes implications pour l’avenir de l’agriculture mondiale, où « l’agribusiness » pourrait encore plus dominer ».

« Le phénomène existe et il est massif. Il faut faire en sorte que ses effets soient positifs et ses dégâts minimes », conclut Paul Mathieu.

 

Publié   le :   21  juin  2009

Rubrique :  Afrique-économie

Source : http://kaotal.com

 

 

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puceJEAN-PIERRE CHEVÈNEMENT S’EXPRIME SUR LA COLONISATION ET LA DÉCOLONISATION DU GABON. (le 21/06/2009 à 20h16)

 

 

Jean-Pierre Chevènement était récemment l'invité de Radio classique. L'entretien nous donne à réentendre des propos déjà tenus ailleurs (les verts sont des bobos, etc.) et aurait pu être sans intérêt si l'ancien ministre ne s'était pas arrêté un instant sur le Gabon après la mort d'Omar Bongo. Jean-Pierre Chevènement invité de Nicolas Pierron, voici son discours [1] :

 

 

« Je m'exprime avec beaucoup de nuances sur ce sujet parce que les liens entre la France et l'Afrique sont anciens. Nous avons entraîné beaucoup de pays d'Afrique dans le courant de l'histoire universelle, cela nous crée des responsabilités particulières et je ne suis pas de ceux qui critiquent par exemple le fait que nous ayons des forces pré-positionnées en Afrique, notamment au Gabon. Il semble que le gouvernement actuel voudrait replier le dispositif mais cela ne serait pas une bonne chose parce que la France a un rôle stabilisateur et elle a évité les déchirements ethniques, par exemple en Côte d'Ivoire, le Gabon lui-même les a évités et quand j'entends Eva Joly dire qu'il était un vieil ami de la France, un fidèle ami de la France, ce n'est pas une critique en soit, il n'a pas servi ses citoyens, (je continue la citation d'Eva Joly). S'il a préservé la paix au Congo cela mérite que, au Gabon pardon, (je pense au Congo voisin qui lui n'a pas évité une guerre civile ravageuse), disons que c'est un point qu'il faut mentionner à l'heure de sa mort. Que par ailleurs, il ait voulu corrompre beaucoup de dirigeants, y compris français, ça c'est certain, mais il a corrompu ceux qui voulaient bien se laisser corrompre et ils sont sans doute nombreux. »

 

 

HISTOIRE  UNIVERSELLE  OU  MONDIALISATION

 

Examinons rapidement le propos sur la France qui a entraîné beaucoup de pays dans le courant de l’histoire universelle. Posons une question : Jean-Pierre Chevènement dirait-il la même chose des celtes ? Eux aussi ont été, parait-il, entraînés par les Romains dans le courant de l’histoire universelle puisque Rome se pense comme le centre de l’univers connu et qui a seule prétention à écrire l’histoire universelle. Tacite qui comme chacun sait est né en Gaule Narbonnaise, c’est-à-dire dans le Midi de la France actuelle, écrit ses Histoires et ses Annales d’un point de vue foncièrement romain parce que l’histoire semble se jouer à Rome. De manière nette, le point de vue de Jean-Pierre Chevènement est entièrement romain : le peuple conquérant entraîne les autres dans le sillage de son histoire qu’il pense comme universelle, l’argument est vieux comme la romanisation !

 

Mais qu’est-ce que l’histoire universelle ? Il semble qu’elle commence avec l’apparition des hommes quelque part en Afrique et il ne faut pas confondre « la mondialisation et l’histoire universelle ». Cette première prend un essor considérable avec la colonisation, Fernand Braudel parle de « première mondialisation ». En revanche personne, de sérieux s’entend, ne peut dire que l’Afrique entre dans le sillage de l’histoire universelle avec la colonisation.

 

 

LA  FRANCE ET SON  RÔLE  STABILISATEUR  AU  GABON

 

Mais ce qui est le plus étonnant, c’est d’entendre Jean-Pierre Chevènement parler de « responsabilités particulières » de la France pour parler du soutien apporté à Omar Bongo. Ces responsabilités rappellent le devoir d’ingérence que Jean-Pierre Chevènement exècre pourtant. En 1990, quand une grande partie du peuple congolais manifeste pour réclamer des augmentations de salaires, des élections libres et la liberté d’expression et que peu de temps après Joseph Rendjambé et Paul Mba Abessole sont retrouvés morts dans des conditions suspectes, le pouvoir d’Omar Bongo vacille mais la France (Jean-Pierre Chevènement est ministre de la Défense) envoie des parachutistes à Libreville pour rétablir l’ordre. Bien entendu, les dictateurs affirment toujours que sans eux ce serait pire et que leurs opposants sont des apprentis dictateurs... Ceux qui les croient veulent bien se laisser convaincre aussi. Car en réalité, ce sont les dictateurs en Afrique qui jouent la carte ethnique notamment en favorisant toujours l’ethnie du président et en créant des jalousies et des rivalités. Lewin, le village natal du Téké Omar Bongo est devenu Bongoville…

 

Alors de grâce, M. J.-P. Chevènement, nous vous admirons pour votre courage à avoir refusé le devoir d’ingérence au Moyen-Orient, ne le justifiez pas en Afrique au nom de responsabilités morales qui cachent en fait des intérêts stratégiques.

 

 

VIDEO :  [1] LE  DISCOURS  CORRESPOND  À  LA  DERNIÈRE  PARTIE  DE  L’ENTRETIEN  QUI  SUIT

 


 

 

Publié   le :   21  juin  2009

Rubrique :  International

Source : http://romanderenart.canalblog  

 

 

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puceCONGO-B : LE MUSICIEN YOULOU MABALA DANS LA TOURMENTE (ECOUTER AUSSI UNE BANDE AUDIO MUSICALE). (le 21/06/2009 à 11h58)

 

 

Démuni de tout, il vivait de l’aumône des adeptes généreux. Que des regrets ? C’est fini, fini à jamais. Le glas à l’air d’avoir sonné pour le prince Youlou Mabiala Aujourd’hui, le ciel et la terre ne l’ho­norent plus. Ses dieux l’ont quitté. Tout semble lui avoir tourné le dos comme l’empereur Napoléon à la morne pleine de Waterloo. C’est l’ex­piation. Et même H..., la plus chère de sa vie et la mère de son dernier enfant, âgé de quatre printemps, la plaque malgré elle. Les seuls cadeaux et souvenirs queue lui lègue en de­hors de l’enfant se traduisent en re­grets, en pleurs et en larmes. Inta­rissable pour éternité. Qui s’amourachera-t-elle encore de lui ? - En tout cas personne. Qui pourra encore lui redonner l’espoir de vivre ? -Seul Dieu peut-être.

 

 

Youlou Mabiala plaqué par sa compagne et abandonné dans une église (+ vidéo)

Certes, Youlou n’est pas, en effet, le premier musicien à vivre ce drame sentimental. Bien d’illustres vedettes notamment Kallé, Rochereau, Dr. Nico, Vicky, Max Soki, Franco etc en furent victimes. 

 

 

LE PRINCE Y.M  ABANDONNÉ PAR SA FEMME À PARIS.

 

A l’exemple de son frère Freddy Mayaula Don Padrino, Youlou devra désormais apprendre seul. A passer des nuits entières, sans la chaleureuse peau satinée de sa bien-aimée perdue qu’il se plaisait d’appeler tendrement, avec un accent rustique 100% Né Kongo, « mama Lêni ».

 

En ce moment, avec sa Bible au chevet comme dernier rempart. Nous espérons que Youlou Mabiala tiendra le coup. L’absence prolongée de sa chère « mama Lêni qui » papillonne­rait insouciamment sous d’autres voûtes étoilées ne le poussera certai­nement pas au pire.

 

Certes, Youlou n’est pas, en effet, le premier musicien à vivre ce drame sentimental. Bien d’illustres vedettes notamment Kallé, Rochereau, Dr. Nico, Vicky, Max Soki, Franco etc en furent victimes. Et la plupart d’entre ­eux se laisseront mourir ... puisque incapables d’endurer le choc.


Pour le cas du « prince », tout est parti sup­pose-t-on d’une enveloppe; part d’hé­ritage provenant de d’une con­cession familiale. Jeune dans sa na­ture et cherchant à profiter intensément, elle aussi, de la vie, au lieu de croupir devant les charges et caprices de son malade, la douce compa­gne de Youlou s’est rappelée de l’adage selon lequel en amour, il y a toujours un perdant. Tout doucement, elle a préféré faire ses valises. Sa vie devenait de plus en plus monotone. Un cauchemar.

 

Personnellement, en apprenant cette rupture, j’avais cru à un bluff. Car, l’amour courtois qui liait -devant mes eux- ces deux amoureux me parais­sait inaltérable. Ce fut une union pas­sionnante contre laquelle rien ne pré­valait ...

 

Après plusieurs errements, la petite H... semblait trouver enfin en Gilbert, de surcroît bon casse-cœur, l’assouvissement tant recherché par les femmes dites « cocktail-molotov », Hélas ! Ce n’était qu’une illusion. Mal­gré les promesses qu’ils s’étaient fai­tes aux premières lueurs de leur amour en 1977, aujourd’hui, leur idylle qui souleva un scandale à Kin et à Brazza tourne au vinaigre. Elle est comparable maintenant à un verre cassé... impossible à restaurer.

 

Toujours hanté par le signe indien, comme le malheur ne vient jamais seul, même la faramineuse somme de dix millions des francs CFA lui envoyé par le Président Sassou par le canal du doyen Jean- Serge Essous ne lui était pas parvenue.

 

Perdu à Paris comme une épingle dans une botte de foin, Youlou Mabiala est resté injoignable pendant qu’on le croyait dans une clinique habituellement fré­quentée par nos frères d’en face. Fi­nalement l’argent en question reprit le chemin de l’expéditeur.

 

En dernière minute, nous appre­nons que le prince Y.M végéterait quel­que part dans une église des Béninois à Paris. C’est là où sa compagne l’aurait abandonné comme Moise en Egypte. Même Verckys Kiamuangana qui a recouvré sa bonne santé n’a pas encore découvert son gîte. Il serait toujours a sa recherche. (A suivre)

 

 

BANDE AUDIO :  « CHANSON MAMOU »

 

Comme l’avait, déjà,  chanté, Le prince Youlou Mabiala, une femme « Mamou » l’avait quitté, plaqué et abandonné, et nombreux rapprochements tentés avec cette dernière, en vain, le mettait, définitivement, dans la tourmente.

 

 

 

 

 

 

 

Publié   le :   20  juin  2009

Rubrique :  News - Musique

Source : Digital Congo 

 

 

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puceAFRIQUE : LA RÉPUBLIQUE « DYNASTIQUE » OU LA DERNIÈRE PERVERSION DE LA DÉMOCRATIE. (le 21/06/2009 à 00h21)

 

 

 

De son avènement en 1945 à nos jours, la démocratie en Afrique a connu, tantôt des avancées, tantôt des régressions, dont les dernières, en date, sont celles qui se produisent actuellement, à savoir, d’une part la modification des constitutions afin que des détenteurs du pouvoir s’y éternisent, d’autre part l’accession « démocratiquement » à celui-ci de leurs fils, donnant ainsi naissance, en quelque sorte, à des Républiques « dynastiques ».

 

 

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 Par Enoh Meyomesse, écrivain et homme politique

 

 

 

I – LES ANCIENS COMBATTANTS ET L’AVÈNEMENT DE LA DÉMOCRATIE EN AFRIQUE NOIRE

 

Les Camerounais ne le savent pas suffisamment, les anciens combattants de la guerre de 1939-1945, ont été à l’origine des bouleversements politiques qu’a connus le continent africain dès 1944 (nous parlons ici des colonies françaises, du Togo et du Cameroun). En effet, ceux-ci ont vu mourir, à leurs côtés, de manière pas toujours glorieuse, les demi-Dieux qu’étaient, jusqu’à lors, les Blancs, se sont mêlés à eux, ont connu ensemble la peur, la faim, le découragement, la traîtrise, etc. Le gouvernement français a ainsi rapidement compris qu’une fois ces soldats « indigènes » démobilisés, c’est-à-dire rendus à la vie civile, ceux-ci allaient se mettre à contaminer le reste de leurs congénères, à leur inoculer la fin de la soumission aux Blancs, en un mot, à semer la révolte auprès des leurs, si les conditions de domination des « indigènes » n’étaient pas revues.

  

Charles de Gaulle, alors en dissidence avec le gouvernement légal de la France, avait installé le sien à Brazzaville, capitale de l’Afrique Equatoriale Française et du Cameroun, AEF, et qui dirigeait les fameuses Forces Françaises Libres, FFL, avait alors eu l’idée d’organiser des journées de concertation entre administrateurs français des colonies, au sujet du devenir des populations des territoires sous domination française en Afrique noire.

 

Du 30 janvier au 8 février 1944, s’était ainsi tenue la fameuse « Conférence de Brazzaville »,à l’issue de laquelle il avait été décidé de revoir, en l’assouplissant, la domination que la France exerçait sur les « indigènes » d’Afrique. Six mois plus tard, à savoir le 07 août 1944, René Pleven, ministre des colonies de Charles de Gaulle, en application aux résolutions de Brazzaville, signait un décret introduisant le droit syndical en Afrique noire. A partir de cette date, les « indigènes » que nous étions, étaient désormais autorisés à créer des syndicats, à réclamer de meilleures conditions de travail, à organiser des grèves, etc. C’était l’avènement de la démocratie en Afrique noire, au Togo et au Cameroun.

  

 

II – LE TOUT PREMIER SCRUTIN DE L’AFRIQUE SOUS DOMINATION FRANÇAISE :  21 OCTOBRE 1945

 

Peu de temps après, à savoir le 21 octobre 1945, s’est déroulé le tout premier scrutin de l’histoire de l’Afrique noire, du Togo et du Cameroun, sous domination française. Il s’est agi d’élire les députés de l’Assemblée constituante française chargée de rédiger une nouvelle constitution pour la France. Au Cameroun, les deux élus ont été, Louis-Paul Aujoulat, pour les Blancs, et Alexandre Douala Manga Bell, pour les « indigènes ». Ce dernier avait battu Fouda André, autre candidat « indigène », inamovible maire de Yaoundé par la suite, lors de ce scrutin. Avaient été également élus, en Afrique de l’Ouest, Félix Houphouët-Boigny, pour la Côte d’Ivoire, et Lamine Gueye pour le Sénégal. Tous deux joueront un rôle essentiel pour l’émancipation des « indigènes » dans les colonies françaises d’Afrique noire.

 

Le 11 avril 1946, Félix Houphouët-Boigny a déposé une proposition de loi finalement adoptée par l’Assemblée nationale française à Paris, abolissant le travail forcé, les corvées de portage, en un mot, le régime de l’indigénat en Afrique noire, véritable calamité pour les populations africaines jusque-là. Un mois plus tard, à savoir le 7 mai 1946, c’est au tour de Lamine Gueye de déposer une autre proposition de loi également adoptée, octroyant la citoyenneté française aux « indigènes » d’Afrique noire. A la faveur de ces deux lois et du décret de René Pleven, la démocratie a été véritablement instaurée en Afrique noire sous domination française, au Togo et au Cameroun.

  

 

III – LES 15 ANNÉES DE VÉRITABLES DÉMOCRATIE EN AFRIQUE NOIRE, DE 1945 AUX INDÉPENDANCES EN 1960

  

Pendant quinze petites années, à savoir de 1945 à 1960, l’Afrique noire, ironie du sort, aura connue, sous domination française, une authentique démocratie, dont ce qu’elle vit, actuellement, n’est à peine qu’une pâle copie, une vague ressemblance. En d’autres termes, les peuples africains ont vécu, sous les Français qui les maintenaient en servitude, un âge d’or de la démocratie qu’ils ne parviennent toujours pas, actuellement, à retrouver. D’abord, les hommes politiques de toute cette période, quoique disposant de peu de diplômes universitaires comme ceux d’aujourd’hui, étaient, de par le fait qu’ils se frottaient aux hommes politiques français tant au Parlement à Paris que dans les assemblées territoriales localement, infiniment plus compétents, politiquement, et plus performants, que ceux d’aujourd’hui.

 

Il n’est que de lire les documents que rédigeaient ces titulaires parfois du CEPE, uniquement, et les comparer à ceux, par exemple, des diplômés de l’ENAM qui siègent à Ngoa-Ekele à ce jour. Il n’y a pas match. Pour tout dire, le Cameroun a régressé politiquement. Les André-Marie Mbida, Paul Soppo Priso, Okala Charles, Marcel Eyidi Bebey, Charles Assale, Daniel Kemajou, Ruben Um Nyobè, Ouandié Ernest, Abel Kingué, Félix Roland Moumié, Germain Tsala Mekongo, Richard Manga Mado, Blaise Manga Bilé, Pierre Ninekan, Pierre Kotouo, Gaston Medou, Paul Amougou Nguélé, Mahondé, etc, dépassent de très très très loin, politiquement, la quasi-totalité des députés actuels du Cameroun.

 

Ensuite, l’Afrique était soumise à des régimes parlementaires à partir de 1957, à travers lesquels la population contrôlait, véritablement, les gouvernements. C’est ainsi que, par exemple,le projet de statut du Cameroun déposé par le Haut - commissaire Pierre Messmer à l’Assemblée Territoriale du Cameroun, ATCMA, au début du mois de janvier 1957, avait connu, très exactement, soixante (60) amendements, de la part des élus du scrutin du 23 décembre 1956. Si comparaison était raison, il faudrait rappeler le projet de modification de la constitution de Paul Biya pour s’éterniser au pouvoir n’a connu aucun, nous insistons sur AUCUN amendement de la part des députés camerounais. 60 amendements, en 1957, de la part d’individus détenteurs de CEPE, 0, en 2008, de la part de diplômés de l’ENAM.

  

Enfin, le débat d’idées était effectif, à la différence de la politique des motions de soutien au Cameroun à ce jour. Il n’est que de lire le journal des débats parlementaires des années 50, et celui des débats d’aujourd’hui, pour s’en convaincre. 

 

 

IV – LES INDÉPENDANCES EN 1960 ET LA FIN DE LA DÉMOCRATIE EN AFRIQUE

 

Mais, cet âge d’or de la démocratie, finalement, n’était pas du tout du goût de Paris. La raison ? Ces « indigènes » formés à l’école du parlementarisme français, leur posaient d’insolubles problèmes, dont le plus grand a été la manière dont un grand nombre d’entre eux sont parvenus à acculer la France, à l’obliger à accorder, contre son gré, l’indépendance aux pays africains. Tout ce qu’il était resté à la France à faire n’était que de vider cette indépendance de son contenu, par des accords de « coopération », véritables traités inégaux, avec ses protégés et obligés hissés au pouvoir un peu partout en Afrique noire. Dans le cas du Cameroun, ceux-ci ont été signés avec Ahmadou Ahidjo le 31 décembre 1958, condition pour que ce dernier soit maintenu au pouvoir jusqu’à la proclamation de l’indépendance le 1er janvier 1960, et au-delà.

 

C’était ça, ou un limogeage en bonne et due forme comme André-Marie Mbida venait d’en être victime, dix mois auparavant, à savoir le 11 février 1958. A travers ces fameux « accords de coopération », Ahmadou Ahidjo avait cédé, à la France, le pétrole camerounais découvert en 1954 à Logbaba, dans la banlieue de Douala. C’est ce qui explique le fait que Ahmadou Ahidjo se soit mis à chanter aux Camerounais, pendant plus de dix ans – 1960-1970 - que leur pays n’avait pas de pétrole, et, lorsque la France a, enfin, décidé d’entamer son exploitation, il a déclaré aux Camerounais que le produit de la vente de ce pétrole était placé dans un compte « hors budget ».

 

Au lendemain de la proclamation de l’indépendance au Cameroun (le 1er janvier 1960), au Togo (27 avril 1960) et dans ses anciennes colonies d’Afrique (tout au long du mois d’août 1960), le gouvernement français s’est retrouvé confronté à la fronde de l’élite africaine de l’époque qui dénonçait énergiquement la tromperie des « indépendances » vidées de leur contenu à travers les accords de « coopération » signés avant l’indépendance, autrement dit, entre un gouvernement suzerain, celui de Paris, et des gouvernements vassaux, ceux d’Afrique. Pour y mettre fin, Paris a alors ordonné à ses protégés africains au pouvoir de fermer la bouche à tous ces contestataires en abolissant, purement et simplement, la démocratie en Afrique noire, et en instaurant des dictatures sanglantes au besoin - tel avait été le cas pour le Cameroun – pendant que la police française se chargerait de traquer les exilés politiques africains sur le sol français.

 

C’est ainsi que, tandis que les exilés politiques russes, polonais, tchèques, roumains, grecs, portugais, espagnols, chiliens, argentins, brésiliens, péruviens, etc., étaient chouchoutés en France, ceux d’Afrique étaient persécutés de manière impitoyable par les autorités françaises. Les dirigeants africains, pour leur part (probablement aidés par les « conseillers techniques » français si nombreux dans les ministères au début de l’indépendance faute, par la France, de n’avoir pas formé de cadres africains), ont inventé les  théories les plus alambiquées, dont celle de « l’unité nationale » pour développer le pays, sous-entendu, une multitude de partis politiques, de syndicats, de journaux, etc., constituaient une entrave grave au progrès de la nation.

 

L’Afrique noire, de cette manière, a sombré, pendant près de trente années – 1960 environ à 1990 – dans la terrible nuit de la dictature et de la terreur policière, afin que les Africains ne puissent pas remettre en cause le maintien de l’exploitation économique de leurs pays par la France, malgré la proclamation de l’indépendance, c’est-à-dire, la fin de la colonisation.

 

 

V – LA RÉSISTANCE DES PEUPLES AFRICAINS À LA DICTATURE

 

Pendant ces trente années, les Africains, loin s’en faut, n’ont guère abandonné la lutte pour leur liberté, et pour l’amélioration de leurs conditions de vie. Dans tous les pays, ils ont véritablement donné du fil à retordre à leurs dirigeants : tracts, grèves sauvages, émeutes spontanées, dénonciations diverses, maquis, etc. Chez nous, au Cameroun, Ahmadou Ahidjo n’a guère connu de répit.

 

Du début de sa dictature à son départ du pouvoir, il n’a eu de cesse de pourchasser les Camerounais qui ne se résignaient nullement à accepter son pacte antipatriotique du 31 décembre 1958 avec la France et joliment dénommé « accords de coopération franco-camerounais ». Paul Biya en lui succédant, est venu trouver cette situation. Au Sénégal, au Mali, au Dahomey (Bénin), en Haute-Volta (Burkina Faso), en Côte d’Ivoire, au Togo, partout, c’était la même contestation qui régnait et qui ne s’estompait pas, malgré les arrestations, les massacres de populations, etc.(A suivre)

 

 

 

Auteur :  Enoh  Meyomesse

Publié   le :   20  juin  2009

Rubrique :  Afrique-politique

Source : http://www.camer.be 

 

 

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puceSASSOU SÉLECTIONNE LES CANDIDATS, SON PRINCIPAL OPPOSANT ANGE EDOUARD POUNGUI EST LA 1ère VICTIME. (le 19/06/2009 à 22h09)

 

 

Le gouvernement qui a peur de sa défaite au scrutin présidentiel du 12 juillet prochain vient de confirmer, avec le rejet de la candidature de Ange Edouard Poungui par la cour constitutionnelle, son intension d’aller aux élections sans concurrent de taille.

 Ange Edouard POUNGUI, principal opposant à Sassou N'Guesso et président du principal parti de l'opposition UPADS.

 

La décision de la cour constitutionnelle est perçue comme une volonté manifeste  du gouvernement de procéder à une sélection de candidats en sa faveur. La technique est simple. Elle consiste à usurper les attributions de la Cour constitutionnelle qui est chargée précisément de valider ou invalider les candidatures à l’élection présidentielle.

« La Cour constitutionnelle qui se conformera à sa jurisprudence du 14 juin 2009, disqualifiera à coup sûr, les candidats indésirables pour le pouvoir et laissera en piste les seconds couteaux, sur la base de l’article 58 de la constitution interprétée abusivement pour habiller juridiquement une décision éminemment politique prise par le ministre de l’administration du territoire », estime l’un des principaux partis de l’opposition, l’UPADS.

En procédant ainsi, le pouvoir de Brazzaville illustre la soumission totale de la dite Cour au gouvernement. Car, cette même Cour s’est montrée incompétente pour examiner la requête des partis de l’opposition relative au refus de Denis Sassou N’Guesso de déclarer son patrimoine, comme le souligne l’article 48 de la constitution du 20 janvier 2002.

En effet, le rejet du dossier de Ange Edouard Poungui par la Cour constitutionnelle témoigne, loin de croire aux raisons avancées par l’institution, d’un complot ourdi par le pouvoir qui a instruit l’administrateur maire de Poto-Poto de refuser de délivrer à ce dernier le certificat de résidence pour compléter, comme exigé par cette cour, son dossier.

Selon les observateurs de la scène politique nationale, ces manœuvres du pouvoir et ses institutions impartiales visent à assurer une victoire dès le premier tour au candidat Sassou N’Guesso par l’élimination du candidat de l’UPADS.

Soufflant à la fois le chaud et le froid, le pouvoir montre la preuve qu’il est prêt à aller vers une explosion sociale et politique dont il ne sortira que vainqueur au regard de l’armement acquis de la Chine, en échange du pétrole congolais.

 

 

 

 

Auteur :  Sébastien N'Kouta

Publié   le :   19  juin  2009

Rubrique :  Spéciales  élections présidentielles 2009

Source : http://www.242info.com

 

 

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puceCONGO-BRAZZAVILLE : REJET DE LA CANDIDATURE DE L’UPADS, PRINCIPAL PARTI DE L’OPPOSITION À SASSOU. (le 19/06/2009 à 20h41)

 

 

La Cour constitutionnelle du Congo a rejeté quatre candidatures à la présidentielle du 12 juillet, dont celle d'Ange Edouard Poungui du principal parti d'opposition, l'Union panafricaine pour la démocratie sociale, selon une délibération lue vendredi à la radio publique. 

 

 

LA JUSTICE « INVALIDE » 4 CANDIDAT, DONT LE PRINCIPAL CANDIDAT DE L'OPPOSITION M. ANGE EDOUARD POUNGUI

 

 

 Ange Edouard POUNGUI, principal opposant à Sassou N'Guesso et président du principal parti de l'opposition UPADS.

 

 

La Cour constitutionnelle du Congo a rejeté quatre candidatures à la présidentielle du 12 juillet, dont celle d'Ange Edouard Poungui du principal parti d'opposition, l'Union panafricaine pour la démocratie sociale, selon une délibération lue vendredi à la radio publique.

 

La candidature de M. Poungui ainsi que celles de Marcel Guitoukoulou (indépendant) et de Rigobert Ngouolali (opposant modéré) ont été rejetées parce qu'ils « n'ont pas résidé ces deux dernières années de façon ininterrompue au Congo », comme l'exige la loi, selon la délibération.

 

« Celle de M. Christophe Moukouéké (dissident de l'UPADS) a été jugée irrecevable à cause de l'âge ». L'âge limite est de 69 ans alors que « M. Moukouéké a 70 ans, 1 mois et 18 jours lors du dépôt de sa candidature (le 12 juin) », affirme la Cour.

 

 

LA JUSTICE « VALIDE » 13 CANDIDATS DONT LE CANDIDAT SORTANT M. SASSOU NGUESSO

 

 

 Le président congolais Denis Sassou-Nguesso le 26 mars 2009 à Brazzaville

 

 

Les treize autres candidatures déposées ont été retenues par la Cour, dont celle du chef de l'Etat sortant Denis Sassou Nguesso, revenu au pouvoir au terme d’un coup d’état ayant entraîné une guerre civile en 1997 et élu en 2002.

 

 

QUE DIRE DE ANGE EDOUARD POUNGUI  ET  DE L’UPADS

 

Ange Edouard Poungui, 67 ans, a été investi candidat de l'UPADS en décembre. Grande figure de la politique congolaise, il a été Premier ministre entre 1984 et 1989 sous le régime du parti unique, le Parti congolais du travail (PCT).

 

L'UPADS est le premier parti de l'opposition au Congo. Créée le 15 juin 1991 par le professeur Pascal Lissouba qui a remporté la première élection de l'ère démocratique organisée en 1992 au Congo-Brazzaville.

 

Actuellement, l'UPADS est l'unique formation de l'opposition qui dispose d'un groupe parlementaire (12 députés) à l'assemblée, alors que les autres formations de l’opposition, en dispose moins ou pas du tout.

 

 

 

 

Publié   le :   19  juin  2009

Rubrique :  Spéciales élections présidentielles 2009

Source : AFP 

 

NOTE DE LA RÉDACTION INFOPAGECONGO

Voici la liste des candidats disqualifiés :

-          Ange  Edouard  POUNGUI

-          Christophe  MOUKOUÉKÉ

-          Rigobert  NGOUOLALI

-          Marcel  GUITOUKOULOU

Par de voie de conséquence, ils sont également supprimés de sondage 

 

 

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puceLE CAP « HISTORIQUE » DU MILLIARD DE PERSONNES SOUS-ALIMENTÉES FRANCHI EN 2009. (le 19/06/2009 à 20h39)

 

Le niveau « historique » du milliard de personnes sous-alimentées dans le monde sera franchi en 2009 en raison de la crise économique, a annoncé vendredi à Rome l'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

 Le directeur de la FAO Jacques Diouf et la directrice du PAM Josette Sheeran lors d'une conférence de presse au siège de la FAO à Rome le 19 juin 2009.

 
 
 
 
« Un sixième de l'humanité est victime de sous-alimentation, comme jamais auparavant », écrit la FAO dans un rapport préliminaire consacré à l'insécurité alimentaire.

 

Elle précise que « l'humanité comptera 1 milliard 20 millions de personnes souffrant de la faim » à la fin de l'année, « un niveau historique ».

 

L'organisation précise que la récente aggravation de la faim dans le monde « n'est pas le résultat de mauvaises récoltes au niveau mondial » mais de « la crise économique mondiale qui a provoqué une baisse des revenus et des pertes d'emplois, réduisant l'accès des pauvres à la nourriture ».

 

En 2009, « compte tenu essentiellement des chocs de la crise économique et des prix souvent élevés des aliments au plan national, le nombre des victimes de la faim devrait augmenter globalement d'environ 11% », selon les projections de la FAO qui s'appuient sur une étude du Service de recherches économiques du département de l'Agriculture américain.

 

Selon la FAO, la « quasi-totalité des personnes sous-alimentées vivent dans les pays en développement ».

 

 

 Une femme souffrant de malnutrition en Ethiopie le 4 septembre 2008

 

 

Elles seraient « 642 millions en Asie-Pacifique, 265 millions en Afrique sub-saharienne, 53 millions en Amérique latine et dans les Caraïbes, 42 millions au Proche-Orient et en Afrique du Nord et 15 millions dans les pays développés ».

 

Le nombre de personnes sous-alimentées dans le monde est passé de 825 millions sur la période 1995-1997 à 873 millions en 2004-2006, selon l'agence spécialisée des Nations unies.

 

Elle a cependant revu à la baisse son estimation pour 2008.

 

Celle-ci a été révisée de 963 millions à 915 millions de personnes, « compte tenu principalement de l'amélioration imprévue des approvisionnements vivriers ».

 

Lors d'un sommet à Rome en juin 2008, les pays membres de la FAO avaient réaffirmé leur engagement à réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim d'ici 2015.

 

Les estimations alarmantes de la FAO ont été publiées à trois semaines du sommet du G8, le groupe des huit pays les plus industrialisés du monde, qui se tiendra à L'Aquila, du 8 au 10 juillet.

 

Le thème de la sécurité alimentaire, en particulier en Afrique, sera l'un de ceux abordés lors du sommet.

 

Le rapport complet sur « L'état de l'insécurité alimentaire dans le monde – 2009 » sera présenté en octobre 2009.

 

 

Publié   le :   19  juin  2009

Rubrique :  International

Source : AFP  

 

 

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puceLE SÉNAT AMÉRICAIN PRÉSENTE SES EXCUSES POUR « L’ESCLAVAGE ET LA SÉGRÉGATION RACIALE » AUX NOIRS. (le 18/06/2009 à 20h42)

  

 

 

 

Des esclaves dans une plantation en Virginie, artiste inconnu (fin du 18e siècle)/Abby Aldrich Rockefeller Folk Art Museum/DR

ETATS-UNIS – UN TEXTE ADOPTÉ  À  L’UNANIMITÉ  CE  JEUDI  18 JUIN 2009

D'une seule voie, le Sénat a approuvé par acclamation cette résolution symbolique. Le texte présente formellement ses excuses, au nom du peuple américain, pour « l'esclavage et la ségrégation raciale » envers les Noirs Américains.

La résolution devra être également être adoptée par la Chambre des représentants, mais ne requiert pas de signature du président Barack Obama.

 

Elle intervient à la veille de Juneteenth (19 juin), qui marque la célébration de la fin de l'esclavage aux Etats-Unis en 1865, après la guerre de Sécession.

 

A noter que de telles résolutions symboliques ont déjà été adoptées par le passé, pour s'excuser par exemple de l'emprisonnement des Japonais sur le territoire américain pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

 

« INJUSTICE  FONDAMENTALE »

 

Le texte reconnaît « l'injustice fondamentale, la cruauté, la brutalité et l'inhumanité de l'esclavage » et des lois ségrégationnistes connues sous le nom de « lois Jim Crow » qui ont été abolies en 1964 par la loi sur les droits civiques, le « Civil Rights Act » qui interdit toute forme de discrimination dans les lieux publics.

 

Il présente des « excuses aux Noirs Américains au nom du peuple américain, pour le mal qui leur été fait, ainsi qu'à leurs ancêtres qui ont souffert de l'esclavage et des lois Jim Crow ».

 

Toutefois, il stipule bien que le texte de la résolution ne peut servir de « support à une plainte contre les Etats-Unis ». D'ailleurs, le groupe des élus noirs de la Chambre des représentants, a exprimé ses « inquiétudes » sur cette dernière disposition.

 

« Alors que nous sommes fiers de cette résolution qui est attendue depuis longtemps, un vrai travail reste à accomplir (...) pour créer de meilleures opportunités pour tous les Américains. C'est véritablement le seul moyen de répondre à l'héritage de l'esclavage et de Jim Crow », a déclaré jeudi le sénateur Tom Harkin qui a introduit le projet de résolution.

 

Par ailleurs, une cérémonie est prévue début juillet au Capitole pour « marquer l'occasion », a assuré le sénateur Harkin.

 

Mais plus qu'un texte de loi, les Américains ont montré qu'un sacré chemin avait été parcouru en élisant en novembre dernier le premier président Afro-Américain de leur histoire.

 

Publié   le :   16  juin  2009

Rubrique :  International

Source : AFP 

 

 

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puceZIMBABWE : LES VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME SE POURSUIVENT, SELON AMNESTY INTERNATIONAL. (le 18/06/2009 à 20h27)

 

 

Les violations des droits de l'Homme, « graves et persistantes », se poursuivent au Zimbabwe, quatre mois après la formation d'un gouvernement d'union nationale, a estimé jeudi Amnesty International. 

 

 

 

 Le Premier ministre du Zimbabwe Morgan Tsvangirai (g) aux côtés du président Robert Mugabe, à Harare, le 14 mars 2009

 

 

Les violations des droits de l'Homme, « graves et persistantes », se poursuivent au Zimbabwe, quatre mois après la formation d'un gouvernement d'union nationale, a estimé jeudi Amnesty International.

 

Les violations des droits de l'Homme, "graves et persistantes", se poursuivent au Zimbabwe, quatre mois après la formation d'un gouvernement d'union nationale, a estimé jeudi Amnesty International.

 

« La situation des droits de l'Homme au Zimbabwe est précaire et les conditions socio-économiques sont très mauvaises pour la grande majorité des Zimbabwéens », a déclaré la secrétaire générale d'Amnesty Irene Khan lors d'une conférence de presse à Harare.

 

« Les violations des droits de l'Homme, graves et persistantes, se poursuivent », a-t-elle ajouté.

 

« L'introduction de réformes sur la police, l'armée et les forces de sécurité ont échoué, l'impunité se poursuit et il manque un engagement clair de la part de certains membres du gouvernement. Ce sont de réels obstacles qui doivent être réglés par les hauts dirigeants du Zimbabwe », a indiqué Mme Khan.

 

« Aucune grande enquête ou poursuite judiciaire n'a été réalisée contre les responsables des violences politiques soutenues par l'Etat ces dernières années. Certains éléments de la Zanu-PF (parti du président Robert Mugabe) voient encore la violence comme un outil légitime pour écraser les opposants », a-t-elle précisé, dénonçant « le climat d'intimidation » qui règne au Zimbabwe.

 

L'ancien opposant Morgan Tsvangirai et le président Robert Mugabe, au pouvoir depuis 1980, ont formé en février un gouvernement d'union nationale pour sortir le pays de la paralysie politique et reconstruire l'économie en ruine du pays.

 

Les principaux bailleurs de fonds internationaux ont cependant conditionné la reprise de leur aide à des réformes en profondeur, à la libération des prisonniers politiques et à la fin des violences contre les fermiers blancs.

 

Selon Mme Khan, « le gouvernement, qui fait beaucoup d'effort pour obtenir des aides financières, doit donner le même degré d'attention pour faire passer des réformes sur les droits de l'Homme ».

 

Au Zimbabwe, plusieurs militants des droits de l'Homme et des partisans du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de M. Tsvanguirai sont poursuivis pour complot contre le chef de l'Etat et aucune enquête n'a été réalisée sur les violences politiques qui ont suivi les élections générales fin mars 2008.

 

Plus de 180 personnes sont mortes et 9.000 ont été blessées lors de ces violences, selon un rapport d'Amnesty International présenté en octobre.

 

 

Publié   le :   16  juin  2009

Rubrique :  News - Zimbabwe

Source : AFP 

 

 

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puceCAMEROUN : LE RDPC DOIT-IL METTRE PAUL BIYA A LA RETRAITE ? SI OUI ? LE PEUT-IL ? (le 17/06/2009 à 16h09)

 

 

Généralement quand on parle de prendre sa retraite, on voit tout de suite la vieillesse, on pense à une sanction. Pourtant, le Président Paul Biya dans son discours à l’Assemblée nationale le 20 juin 1987, reconnaissait très bien que : « La retraite n’est pas une sanction, c’est l’aboutissement normal d’une carrière passée au service de l’État; elle correspond à une aspiration légitime au repos.» M. Biya précisait ainsi et de façon on ne peut plus claire que personne ne devrait être angoissée de prendre sa retraite. Dans son discours à la jeunesse camerounaise, il insiste une de fois de plus sur l’importance du changement, donc de l’alternance. Mais comment se fait-il qu’aujourd’hui, lui-même à peur de l’appliquer? À quand la retraite de M. Biya?

 

 

 Une image du président Paul Biya qui pleure

 

 

Le président Paul Biya a présidé sa 26ème fête de la jeunesse depuis qu’il est chef de l’État. Dans son 26ème discours aux fers de lance de la nation, il a évoqué le changement en s’adressant aux jeunes en ces termes : « Chers jeunes compatriotes, l’an dernier à la même époque, je vous invitais à prendre conscience des changements fondamentaux en cours dans le monde, changements qui façonneront le 21ème siècle, et je vous encourageais à vous y préparer afin de saisir les opportunités qui ne manqueraient pas de se présenter. J’ajoutais cependant que la complexité du phénomène en rendait l’évolution difficile à analyser et les effets imprévisibles. Je ne savais pas si bien dire ».

 

On se souvient aussi qu’au lendemain de l’assermentation du président Barack Obama, son homologue Camerounais, Paul Biya, s’était empressé de lui adresser une lettre de félicitation tout en reconnaissant le caractère historique de son élection. Or, depuis 1982, année où Paul Biya accéda au pouvoir sans effort, il a vu arriver à la Maison Blanche 5 différents présidents américains grâce aux changements. Il s’agit de Ronald Reagan, George Bush (père), Bill Clinton, George W. Bush (fils) et Barack Obama. Qui plus est, le président Obama, âgé aujourd’hui de 48 ans seulement, qui à la limite pourrait être son fils, n’aurait jamais espéré être président s’il était au Cameroun. Il n’avait que 21 ans quand Biya pris le pouvoir. À quand la retraite de notre président? 


 
Généralement quand on parle de prendre sa retraite, on voit tout de suite la vieillesse, on pense à une sanction. Pourtant, le Président Paul Biya dans son discours à l’Assemblée nationale le 20 juin 1987, reconnaissait  très bien que : « La retraite n’est pas une sanction, c’est l’aboutissement normal d’une carrière passée au service de l’État; elle correspond à une aspiration légitime au repos. » M. Biya précisait ainsi et de façon on ne peut plus claire que personne ne devrait être angoissée de prendre sa retraite. Dans son discours à la jeunesse camerounaise, il insiste une fois de plus sur l’importance du changement, donc de l’alternance. Mais comment se fait-il qu’aujourd’hui, lui-même à peur de l’appliquer? Pourquoi ne veut-il pas y souscrire?

 

La retraite est souvent associée à tort à la vieillesse. Parler de vieillesse est délicat. Surtout parce qu'il est émotif et peut causer de la peine. De plus il fait bien plus référence aux passions qu'à la raison. Ce qui n'empêche pas d'avoir une opinion, car  parler de la retraite de nos dirigeants ne devrait pas être un tabou. Au contraire il devrait même faire partie des discussions dans la cité. Ceux qui prennent leur retraite devraient être fiers, dénotés des sentiments qui commandent le respect, l’admiration pour avoir servi leur pays. Abdou Diouf, qui prit le pouvoir au Sénégal (1981) presque à la même période que Paul Biya (1982), Matthieu Kerekou, Alpha Oumar konaré et Obansadjo sont des exemples de chefs d’État qui ont pris leur retraite. Ces ex-présidents ne considèrent pas leur retraite comme synonyme d’invalidité ou comme des personnes ayant raté leur carrière, ni comme des vieux. Tout simplement la retraite devrait signifier un changement. 


 
Et comme disait l’ex Président de la commission de l’UA, Alpha Oumar konaré : « on ne peut pas vivre notre  jeunesse et vivre aussi la jeunesse de nos enfants à leur place ». La retraite est un processus normale, si on est vieux c’est parce qu’on a été jeune. Pourquoi ne pas céder la place aux jeunes?  

 

C’est vrai, personne ne veut s’aventurer sur la retraite par décence et surtout parce que l’immense majorité des êtres humains, que nous sommes, accueillons l’âge d'or dans la peur de ne plus jouir de certains avantages dus à l’exercice de notre métier.  C’est donc un black out total. Pourtant, nous devons en parler pour mieux apprécier l'expérience accumulée au cours d'une vie entière et aussi comprendre une part de  notre être. Si nous acceptons l’âge mature pour être candidat à une élection présidentielle, c’est parce qu’il s’oppose à un certain âge virtuel dont  nous devons prendre le risque d’en parler. Il s’agit de l’âge de la retraite de ceux qui nous dirigent. D’autant plus que si la constitution a pensé bon de limiter l’âge  minimum  pour postuler aux fonctions de chef d’État, elle ne dit mot, par contre, de l’âge maximum pour ne plus être candidat ou pour ne plus être apte à exercer des fonctions de président de la république.   

 

Reconnaissons d’emblée qu’il est destructif de classer les gens selon leur âge, leur race, leur sexe ou leur religion. Cependant il est utile de reconnaître avec Les politiques de l’âge dans L’Homme 2003- 3/4 (n° 167-168) et la classification de Isidore de Séville ou de saint Augustin qu’on a généralement l’enfance jusqu’à 7 ans, la puberté de 7 à 14 ans, l’adolescence de 14 à 28 ans, la jeunesse de 28 à 49 ans, la maturité jusqu’à 70 ans et la vieillesse au-delà avec des risques de maladie. À ce sujet, certaines pratiques enracinées dans notre société reposent sur cette façon d’organiser les activités des citoyens. 

 

C’est ainsi qu’on peut citer à titre d’exemple l’âge de la retraite obligatoire. Chaque pays a fixé un certain âge pour libérer ses citoyens de la dure nécessité de travailler après un certain âge. On ne peut pas vivre et travailler à la place de ses enfants, voir même de ses petits enfants. Cependant, il n’y a aucune disposition qui oblige nos gouvernants à quitter leurs fonctions après un certain âge. Pourtant, ces mêmes pays ont établi l’âge minimum pour se porter candidat à la magistrature suprême. 


 
Certains pays Africains, soucieux du bon fonctionnement de la démocratie et du  bien fondé des idées nouvelles, résultats de l’alternance à la tête du pays, ont enchâssé dans leur loi fondamentale un âge limite pour être candidat à la présidence de la république. C’est ainsi que le Bénin dans l’article 44 de sa Constitution a fixé à 70 ans l’âge maximum pour se porter ou pour se représenter candidat à la présidence de la République.  Cette asymptote horizontale a poussé Matthieu Kerekou à se retirer, alors que Nicéphore Dieudonné Soglo, candidat emblématique de l’opposition, frappé par la limite d’âge, est passé à autre chose. Comme quoi le Bénin n’est pas tombé dans un chaos avec le départ à la retraite de Matthieu Kerekou et de Nicéphore Soglo. C’est aussi bien cela le changement.

 

Par contre, dans d’autres pays Africains, le ridicule ne tue pas. Tout comme M. Biya Paul, qui en 1987 reconnaissait les biens faits de la retraite mais qui aujourd’hui refuse de se retirer, M. Konan Henry Bédier, à 75 ans bien sonnés le 5 mai prochain, se porte candidat à la prochaine présidentielle en Côte d’Ivoire. Pourtant dans une entrevue accordée à Jeune Afrique Économie en 1998, cet ex président de Côte d’Ivoire, estimait qu’à 75 ans, un dirigeant a atteint la limite d’âge et ne peut donc plus être aux commandes de la destinée d’une nation moderne. Le président Bédier comprenait très bien et de façon assez sage, qu’à l’âge d’or, on doit être à la retraite et profiter de la vie. Dans certains pays occidentaux, 75 ans constituent l’âge de la retraite obligatoire du sénat.

 

Au Cameroun, la Constitution en son article 6 limite à 35 ans l’âge minimum  pour être candidat à la présidence de la république. Par contre elle ne prévoit rien pour encadrer l’âge maximum pour ne plus être aspirant. Voilà pourquoi il est tout à fait légal qu’un candidat se présente même s’il a atteint l’âge d’or.  

 

Aujourd’hui, passé 34 ans, on est considéré trop âgé au Cameroun pour concourir à un premier poste permanent à la fonction publique. Aussi, à 55 ans, vous êtes trop vieux pour continuer à occuper certains emplois à la fonction publique. Et selon la formule couramment utilisée, « vous êtes alors appelé à faire valoir vos droits à la retraite ». Par contre, il n’en est rien pour ceux qui nous gouvernent. Ils peuvent être ministre toute leur vie, ils peuvent  être ambassadeur toute leur vie, ils peuvent être président toute leur vie. C’est une situation de deux poids deux mesures. Le système biologique d’un président est-il si différent de celui d’un fonctionnaire? Allez donc savoir. Cette faille est aussi une des raisons pour lesquelles bons nombres de nos dirigeants s’éternisent à leur poste. Situation en contradiction avec certaines pratiques.

 

Ce qui, parfois malheureusement, pousse certains prétendants à la tête du pays, las d’attendre leurs tours, à recourir à des moyens non démocratiques pour chasser des dictateurs du pouvoir. C’est ainsi que le maréchal Mubutu fut chassé du pouvoir par Kabila père. Montrant aux yeux du monde une armée Zaïroise faible alors qu’on croyait solide. Finalement les seuls succès qu’on lui reconnaît restent sa capacité légendaire à chicoter et à tirer à balle réelle souvent sur ses propres concitoyens pour protéger un dictateur en péril. Depuis lors, le Zaïre devenu RDC ne s’en remet pas.

 

En Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny est mort au pouvoir. Son départ, bien que attendu, a soulevé l’appétit de tous ceux qui attendaient leur tour. On connaît la suite. Ce pays est depuis 10 ans toujours en situation de ni paix, ni guerre. 

 

En Guinée Conakry, les militaires ont du prendre le pouvoir après la mort de Lansana Conté, qu’on savait très malade depuis des années.  Le Jeune capitaine Dadis, s’est facilement emparé du pouvoir face à un gouvernement pris de peur et mal préparé pour succéder à un dictateur mort. 


 
Au Togo, on a accusé, à tord ou à raison, une main étrangère d’avoir imposé Faure Eyadema pour remplacer son père, décédé subitement, bafouant ainsi la constitution togolaise.  Solution salutaire pour certains Gabonais qui peaufinent la recette togolaise pour remplacer Bongo. Il est clair aujourd’hui que Bongo ne bougera pas de lui-même. En tout cas pas par les urnes. Selon certains Gabonais, son fils serait déjà prêt au cas où. Et la dynastie Bongo s’installera pour toujours au Gabon.

 

Au Cameroun, il existe un flou artistique entretenu par Monsieur Biya au pouvoir depuis bientôt 30 ans. Pourtant la Constitution de 1996 en son article 6 dit clairement qu’en cas de vacance du Président de la République pour cause de décès, de démission ou d’empêchement définitif constaté par le Conseil constitutionnel, la présidence du pays est assurée par le Président du Sénat ou son suppléant. 


 
Or, la création du Sénat avait été prévue depuis la révision constitutionnelle de 1996. 13 ans plus tard, rien n’est fait. Quand M. Biya parle d’inertie, il semble souvent s’exclure de ce lot. Alors qu’il en est un champion. À la limite c’est même de la paresse. Ainsi donc bien malin qui peut prévoir ce qui adviendrait au Cameroun aujourd’hui si une situation brusque nécessitait un changement à la tête du pays.

 

Et pour cause, beaucoup d’encres et de salives  coulent actuellement sur la possible succession à la tête du Cameroun. Il y a eu d’abord une nébuleuse G11. Curieusement, ses soit disant membres semblaient ne pas avoir que les mêmes ambitions. Ils avaient aussi en commun leurs âges. Ils sont presque tous dans la cinquantaine comme Edzoa Titus au moment de son arrestation en 1997. L’âge du pragmatisme, l’âge où on passe du rêve à l’action. Donc apte à prendre la relève. Une bonne partie de l’opinion publique s’entête mordicus à reconnaître que c’est cet appétit pour le pouvoir qui les a coulé. Puisque, argumentent-ils,  détourner les deniers publics ne date pas d’hier au Cameroun. Mais tout s’est refermé avec la mise hors d’état de nuire des principaux acteurs. 


 
Finalement, ils se sont retrouvés en prison pour différents détournements de biens publics comme Edzoa Titus, 63 ans aujourd’hui. Reconnu coupable de détournement et condamné à 15 ans d’emprisonnement ferme en 1997. Il a déjà purgé 12 ans et devrait recouvrer sa liberté dans 3 ans. Seulement il n’est pas au bout de ses peines car il serait accusé d’une autre affaire de détournement de 63 milliards. Ces milliards que les Camerounais attendent toujours qu’ils soient récupérés un jour. Malgré toutes ces accusations, une bonne partie de l’opinion publique continue à croire que c’est sa candidature à la présidentielle qui avait motivée son arrestation puisque son arrestation avait suivi de peu l’annonce de sa candidature à la présidentielle d’octobre 1997 contre le président sortant, Paul Biya.

 

Dans cette volonté de changement, les camerounais parlent aussi du rôle que pourrait jouer l’armée en cas de vacance de pouvoir. Les partisans de la ligne dure espèrent que comme Dadis en Guinée Conakry, un jeune vaillant capitaine pourrait prendre rapidement le pouvoir. Question de stabiliser le pays, neutraliser les appétits des uns et des autres, avant d’organiser des élections démocratiques. La tâche, comme il se discute souvent dans les milieux bien avertis, ne serait pas facile car l’armée serait très divisée. Qui plus est, le soit disant courageux capitaine devra parvenir à convaincre la garde présidentielle et persuader également ses supérieurs de prendre leur retraite. Puisque le président Biya lui-même semble avoir laissé la tâche de mise à la retraite des généraux à son futur successeur.

 

Pour le moment, les urnes restent le seul moyen qu’ont les Camerounais pour décider du vrai changement, celui de l’alternance à la tête du pays. M. Biya sait très bien que face à un candidat frais, plus inspiré, il pourrait être battu. Raison sans doute pour laquelle, voulant prendre le taureau par les cornes, il bétonne ELECAM en y nomment ses fidèles du RDPC. Il mène aussi, à coup de millions, une campagne internationale pour redorer son image avant la prochaine élection qu’il voudra, coûte que coûte, s’assurer de gagner. Puisque ce sera aussi, sans doute, la bataille de sa vie. Finalement de quel changement parle-t-il vraiment?

 

 

Publié   le :   17  juin  2009

Rubrique :  News - Cameroun

Source : http://www.camer.be

 

 

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puceNIGER : FIN DE PARCOURS POUR LA PRÉSIDENCE A VIE DU PRÉSIDENT NIGÉRIEN MAMADOU TANDJA ? (le 17/06/2009 à 15h18)

 

 

 

Le président Mamadou Tandja dans sa course folle pour un troisième mandat, venait de demander une révision constitutionnelle, en imitation d’autres leaders africains qui l’ont réussit dans leurs pays respectifs. Dans un arrêt rendu vendredi 12 juin 2009, la Cour constitutionnelle du Niger est catégorique : l’entreprise dans laquelle le Président Tandja s’est lancé depuis plusieurs semaines est anticonstitutionnelle.

 

 

 

 

 

[1]  ÇA DEVIENT DIFFICILE PARTOUT POUR LES DICTATEURS AFRICAINS, AU NIGER, MAMADOU TANDJA REÇOIT UNE CLAQUE JURIDIQUE !

 

Mamadou Tandja qui souhaite se maintenir au pouvoir à la fin de son second mandat fin 2009 a essuyé un revers cinglant vendredi après la décision de la Cour constitutionnelle d’annuler son projet de référendum qui devait avoir lieu le 4 août 2009 prochain. Les arrêts de la plus haute juridiction nigérienne sont contraignants et s’imposent au chef de l’Etat, et sont sans appel. Les autorités nigériennes ne souhaitaient pas réagir vendredi soir.

 

Dans son arrêt, la Cour est catégorique. L’entreprise dans laquelle le président Tandja s’est lancé depuis plusieurs semaines est anticonstitutionnelle.

 

Sur le fond, la Cour voit dans le décret présidentiel un véritable détournement de pouvoir et de la procédure. Une remise en cause à peine déguisée, dit-elle, d’une Constitution que le chef de l’Etat se doit, du fait de son serment, de respecter et de faire respecter.

 

La Cour estime, enfin, que la sincérité et la transparence des élections sont remises en cause en raison du non respect des délais pour la distribution des cartes électorales.

 

Une sanction sans appel pour l’initiative présidentielle dénoncée très massivement par la classe politique et la société civile nigérienne. Cet arrêt de la Cour constitutionnelle n’est pas une surprise, il confirme un avis rendu par la même Cour le 25 mai dernier, dans lequel elle jugeait, déjà contraire à la Constitution, le principe du référendum.

 

Reste à savoir que va faire le président Tandja. Prendre acte de cet arrêt qui s’impose à lui comme à tous, ou bien passer outre, au risque de provoquer une grave crise institutionnelle ? Depuis vendredi soir, le gouvernement et l’entourage proche de Mamadou Tanja refusait de s’exprimer.

 

 

[2]  AU NIGER, LES PARTIS POLITIQUES, LES SYNDICATS, LA SOCIÉTÉ CIVILE SONT DETERMINÉS  À FAIRE BARRAGE AU 3ème  MANDAT DE MAMADOU TANDJA

 

Loin d’être impressionnée par les effets de manches du chef de Niamey, la rue au Niger gronde depuis plus de six mois contre la tentation autoritaire du chef de l’Etat. Sous la férule du FDD, les Nigériens manifestent presque quotidiennement et de manière pacifique pour faire entendre raison à Mamadou Tandja. Hier, ce sont des dizaines de milliers de Nigériens, selon l’AFP, qui ont manifesté à Niamey contre le projet du président d’organiser début août un référendum sur une nouvelle Constitution pour rester au pouvoir au-delà de son dernier quinquennat fin 2009.

 

Deux jours après l’arrêt de la Cour constitutionnelle qui a annulé un décret présidentiel convoquant le corps électoral pour le référendum le 4 août, la population est sortie appuyer bruyamment cet arrêt et donner un coup de frein sec aux ambitions décidément débordantes de Tandja. A pied ou en moto, des milliers de ces sentinelles de la démocratie nigérienne ont scandé en chœur des : « A bas tazartché ! (la continuité), « tazartché est mort ! ! » Certains manifestants intrépides brandissaient même des banderoles proclamant « tazartché ne passera pas ! », « Non à un bonus de trois ans », « Non à une nouvelle Constitution ». C’est assurément un sursaut populaire insoupçonnable pour un pays d’Afrique, un continent où les coups d’Etat, les présidences à vie et les règnes impériaux constituent les principales caractéristiques des régimes en place. Ce début de « printemps démocratique » au Niger intervient curieusement à la veille de l’inhumation du doyen des dictateurs africains, Omar Bongo au pouvoir depuis 41 ans.

 

Il pourrait, s’il venait à réussir, faire tache d’huile dans tous les pays d’Afrique gérés comme des entreprises privées par leurs dirigeants avec le silence complice – voire le soutien – des capitales occidentales. Mamadou Tandja risque donc de faire les frais de sa volonté de puissance qui heurte une détermination de son peuple de ne pas se laisser guider comme un troupeau. Dans l’impossibilité légale de briguer un troisième mandat consécutif, Tandja et ses partisans avaient dans un premier temps pensé à une « rallonge de trois ans » de son second quinquennat pour contourner l’obstacle constitutionnel. Mais pour sauver les « formes », il a voulu s’offrir un autre mandat avec l’onction du peuple via un référendum contesté par de larges secteurs de la vie politique au Niger. Commence alors le conflit qui a abouti à l’arrêt de la Cour constitutionnelle invalidant la convocation du corps électoral par le président.

 

Mais c’est la volonté populaire qui a gagné dans ce bras de fer. « Tous les Nigériens doivent se soulever pour rejeter le projet de référendum antidémocratique », a exhorté Mahamadou Issoufou, chef de file de l’opposition et prédisent du FDD, rapporte l’AFP. Et comme pour couper l’herbe sous les pieds de Tandja, cet opposant à réclamé hier au pouvoir de doter la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de moyens pour lui permettre d’organiser des législatives anticipées avant fin août. Suivra après l’élection présidentielle annoncée pour le 14 novembre. Ironie de l’histoire, l’Algérie était confrontée il y a une année à la même situation d’un président qui a terminé ses deux mandats constitutionnels et qui a voulu et obtenu le troisième via la révision de la Constitution. Eh oui, les leçons pourraient finalement venir même du Niger…

 

 

DOUBLE VICTOIRE CONTRE MAMADOU TANDJA  OU  DOUBLE JURISPRUDENCE ?

 

La cour constitutionnelle nigérienne, par sa décision, vient de donner une grande leçon de morale et de sagesse, aux diverses juridictions du continent africain, qui restent, le plus souvent, subordonnées aux dictateurs. Cette décision est une victoire de l’opposition et la société civile qui voyait en ce décret présidentiel, une voie ouverte vers le pouvoir à vie du président Mamadou Tandja.

 

La cour constitutionnelle nigérienne, en sanctionnant le décret prési